REPUBLIQUE
DE
COTE
D'IVOIRE
UNIVERSITE
D'ABIDJAN
FACULTE
DE
MEDECINE
1979 -1980
+
N° 268
+
EE
Pour le Doctorat en Médecine
(DIPLOME
D'ETAT)
+
Ii=IRESENTEE
ET
SOUTENUE
PUBLIQUEMENT
LE
30
.JUIN
1980
PAR
NE
EN
1947
A
GOYA
(BLOLEGUIN)
Président
de
Thèse
Monsieur
le
Professeur
DOUCET
J.
Membres
du .Jury
Monsieur
le
Professeur
ASSALE
N'dri
monsieur
le
Professeur
DUCHASSIN M.
Monsieur
le
Professeur
BRETTES
J. P.

LIS TE
DU
PERS o,~ NEL
ENS E l C.\\,~ ,'d DF:"
L,~ F ~ CIJ L r EDE f·l ED[C l \\ E
1979
-
1980
DOYEN:
M.
YANGNI-ANGATE Antoine
PROFESSEURS
M.M.
ALLANGBA
Koffi
Chirurgie
AS5I ADOU
Jérôme
Pédiatrie
ATTIA
Yao Roger
Hépato-Gastro-Entérologie
AYE
Hyppoiite
Médecine
BERTRAND
Edmond
Clinique Médic~!e
BONDURAND
Alain
Anesthésie-Réanimation
CARRlCABURU
Pierre
Biophysi"ue
CLERC
Michel
Biochimie
CORNET
Lucien
Chirurgie
COULIBALY
Nagbélé
Pneumo-phtisiologie
DOUCET
Jean
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ESSDH NOMEL
Paul
Pédiatrie
ET TE
Ambroise
O.R.L.
ETTE
Marcel
Anatomie Pathologique
GUESSENND
Kouadio Georges
Médecine Sociale
KEBE
Memel
AnatŒmie Chrirgie
LE GUY ADER
Armand
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LOUBIERE
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SANGARE
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Ophtalmologie
SANGARET
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Gynécologie-Obstétrique
VILASCO
Jacob
Odonto-Stomatologie
YANGNI-ANGATE Antoine
Chirurgie'
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M.M.
CABANNES
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Hémato-Immu~olàgie,
DUCHASSIN
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Bactériologie
GIORDANO
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SERVIEEEXfRAQROINAIRE
M.
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Dermatologie

M~ITRES DE CONFERENCES ~CREGES
M.M.
AHOLI
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Pédiatrie
;. 5 S:~ LE
N'dri
P8rasitologie
BE Dr\\
YüCJ Bcrn~rd
t1édec i ne
BOHOUSSOU
KnUAdic
Gynécolngie-Obstétrl: .
BRETTES
Jean-Philippe
Gynécnlcqie-ObstJtriqu~
COULIBALY
André
Chirurgie
COWPLI-SONI
Kwassi Philippe
Anatomie Chirurgie
DIARRA
Samba
GyriécGlllgie-Obstétr il::.'
DJIBO
WilliAIil
Chirur(]ie
G,.\\LLAIS
Hervé
Maladies Infectieus0s
KOUASSI
" Mannssé
Stomntologie
LONSDORFER
Jean
Physiolcgie
METRAS
Dominique
Chiru~gie Thoraciqu~ et
Cardi~-Vasculaire
001
AssamGi
Cardiologie
RAIN
Jean Didier
Immuno-hématologie
ROUX
Constant
Chirurgie Infantile
SOUBEYRAND
Jacques
Médecine Interne
Y;;O-OJ[
Christr,phe
Chirurgie-Urologie
CHEFS DE TRAVAUX
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BOUTROS-TONI
Fernand
Physiologie Explorct'
fnncticnnelle
DAGO AKRIBI
Augustin
Médecine Légale
EHOUt1AN
ArmAnc
His t C' log i e - Emb r y 01-; S ~
Cyt'Jgénétique
Mme
MORLIER
Geneviève
Hi6tologie-Embryol~gl~
Cy t-;g6n6 tique
Mme
RAIN
BernRdette
Anatomie Pathologiqü~
ASSISTANTS DE FACULTE - CHEFS DE CLINIQUE DES HOPITAUX
M.M.
ABY
Blaguet
Radio-Diagnostic
ANOOH
Joseph
Pédiatrie
BAMBA
Mema
O. R. l.
BENIE
Tha Michel
Gynécologie-ObstétriqG\\
BOUCHEZ
PAul
Médecine
BUROIN
Jacques
Cardiologie
CHAUVET
Jacques
C3rdi~logic
Mmo
CISSE
Geneviève
O. R. L.
CCt"FI
Sylvain
Anesthésie-Réanimati~r
Melle
C~ULIBALY
KharidiAta
Gynécologie-Obstét r iCi"

.~SSIST~NTS DE r4CUL TE - CHErs DE CLI~IQUE
DES HOPIT~UX
(suitLI
M.fi.
DELArOSSE
Ch<H les
Psychiatrie
DJEDJE
;' n c1 r G- ThÉ: Cl d 0 r e
R8~i,JloCJie
DJEDJE
~lQdy
Chirurgie
EKRA
Alain
Cardiologie
FADIGA
Doug.)utiki
Pneumo-Phtisiologie
FAK RY
Khéded
O.
R.
L.
GADEGBEKU
Samuel
Stomatologie
GAUDET
Djn
M6decine Interne
Mme
HOUOWU
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Pédiatrie
HOUPHOUET
Kounkeu
Gynécologie-Obstétrlou_
KADIO
Auguste
Maladies Infectieus0~
KANGA
Hiessen
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KANGAH
Oiékouedio
Pédiatrie
KASSANYOU
Salami
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KHOURY
Joseph
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KorrI Konan
Julien
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KONE
Nohou
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KOUAKOU
N'zué
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Konon
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KOM1E
Ouettere
Chirurgie
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Jean-Claude
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LAMBIN
Yves
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Kas91
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MGBAKO~
Antcny
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MOBlOT
Mand6u
thirurgie
N'boRI
Raymond
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N'DaRI
KOrrI
Anesthésle-Réanim?ti ~
N'GUESSAN
Henri
Chirurgie
N'GUESSAN
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Anatomie Chirurgie
NIAMKEY
Ezani
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Kourjou
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Soumahoro
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PIQUEMAL
Michel
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TIACHOH-KOUADIO
Georges
Gy né col 0 g i e - 0b 8 té tri .:; 'j , •
TICOlAT
Roger
Médecine Interne
"Ille
~~MITE
Adjoua
P~diotrie

ASSIST~NTS DE FACULTE - CHEFS DE CLINI0UE DES HOPITAUX (suite)
r·i • ri.
TRAORE TUnQUIN
Henri
Chirurgie
IoIAOTA
Coulibaly
Chirurqie
Mme
WELFFENS-EKRA
Christiane
Gynécologie-obstétI i;,
YAPI
Achy
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ASSISTANTS DE FACULTE - ASSIST~NTS DES HOPITAUX
M.n.
DUNAND
Jean
Parasitologie
KETEKOU SIE
Ferdinand
Biochimie
N'GUESSAIIl
.,
Isaïe
Biochimie
Si\\NGAR E
Amadou
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~lme
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PALOMBO
Robert
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M.
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8UERLE
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Biochimie
ASSISTANTS MONO-AP~ARTENANTS
Mme
ALLE-ANDO
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~'e Il e FERNEY
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Immuno-Hématologi2
M.
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Jean
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TOURE.
Kouakou
Bactériologie
CHARGES DE COURS
Mme
AGOH
Bernadette
Chimie
M.
COULIBALY KAFANA
Zoumana
Pharcologie-Toxic0~~~
M.
BOGUI
Vincent
Physique.

D E 0 ICA CES

A LA r·IU10IRE DE
r'lES GRANDS PARENTS
A ~10N PERE
A MA MERE
Pour tout ce que vous avez
fait pour nous,
mes
frères
et moi,
au prix de mille efforts.
En remerciement de toute l'affection dont
vous nous avez
entouré à chaque instant,
de
l'exemple de courage que vous
nous avez donné.
Je vous dédie ce Travail,
modeste
témoignage de mon amour
filial.
A MES FRERES ET SOEURS
Votre esprit de compréhension et d'abnégation m'ont permis
de
terminer,
en toute quiétude,
mes études médicales.
Trouvez ici l'expression de mes sentiments fraternels.
A MON COUSIN GBOHO Christophe Robert
.
Tu restes et resteras pour mol
le plus sOr des conseil~ers.
Tu m'as inculqué le courage,
la persévérance et la patience
dans l'effort.
En ce jour solennel,
les mots me manquent po~r t'exprimer
toute ma sincère reconnaissance.
Je t'offre ce modeste
Travail,
infime récompense de tout
ce que
tu as fait
et ne cesses de faire pour moi.

A MA FIANCEE.
Ta présence et tes conseils ne m'ont
jamais
fait
défaut.
Le moment est venu de te remercier de tous les sacrifices
que tu as consentis pour ce jour exeeptionnel.
Je te dédie cette Thèse avec tout mon amour et toute mon
affection.
A MES FILLES
SOLANGE,
SEVERINE,
ROSINE~ALICE.
Avec toute ma tendresse et toute mon affection.
A MES ONCLES ET TANTES,
A MES COUSINS ET COUSINES,
A MES NEVEUX ET ~IECES,
Veuillez trouver ici l'expression de ma profonde
reconnaissance.
A MES BEAUX-PARENTS,
A MES BELLES-SOEURS,
Avec toute mon affection.
AUX RESSORTISSANTS DE GOYA.
Pour votre souci constant et réel de voir arriver ce jour.
Avec ma sincère reconnaissance.

NOTRE MAITRE ET
Pn~SlUl~T DU JU~Y
MONSIEUR LE PROFESSEUR Jean DOUCET
Professeur de Parasitologie
Chef de Service de Parasitologie au CHU de Cocody
Officier de ~'Ordre National de la Santé Publique de
Côte d'Ivoire
Chevalier de l'Ordre de l'Education Nationale de Côte
d'Ivoire
Chevalier de la Légion d'honneur
Officier des Palmes Académiques
Nous ne saurions taire cet accueil
familial dont nous avons
été l'objet dès notre prise de contact avec votre service et
cette absence de barrière entre le plus "grand" et le plus
"petit" de cette maison.
Nous avons toujours admiré en vous votre bonté "paternelle",
votre simplicité et votre souci constant pour le travail bien
fai t.
Votre rigueur d'un grand chercheur et votre disponibilité d'un
grand pédagogue, nous ont été d'un secours inestimable pour
la réalisation de cette thèse.
~
La perspective de pouvoir travailler sous votre égide dans
l'avenir nous comble de joie et tout notre souhait est de ne
pas vous décevoir.
Profonde gratitude,
respectueux et fidèle attachement.

A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE
Monsieur
le Professeur
Agrégé
AS5ALE N'rlri Georges
Vous nous avez
fait découvrir tout
l'intérêt de
la Mycologie
médicale.
Ce travail,que vous avez inspiré en est l'exemple.
Tout au
long de son élaboration,
vous n'avez cessé de nous prodigue~
sanS compter~vos conseils et vos sincères encouragement, avec une
infinie bienveillance.
Les deux années que nous
venons de passer à
vos côtés~
dans
le Service de Parasitologie,
ont été pour nous très enrichis-
santes et elles nous ont permis d'apprécier
vGtre sens humanitaire,
votre tolérance devant tout ce qui nous touche.
Nous ne saurions assez vous exprimer notre profonde
reconnaissance et notre
fidèle attahcement.

A NOTRE MAITRE ET JUCE.
MONSIEUR LE PROFESSEUR Marcel
DUCHASSIN
Professeur de Bactériologie
Officier de
l'Ordre National de la Santé Publique de Côte
d'Ivoire
Officier de l'Education Nationale de Côte d'Ivoire
Chevalier de la Légion d'Honneur
Chevalier de l'Ordre National du Mérite Français
.Croix de la valeur militaire
Vous nous avez
fait découvrir dès notre BI
l'intérêt de la
Bactériologie, discipline aussi
vaste que complexe,
intérêt que
nous avons pu apprécier au cour~ de nos stages dans les différents
hôpitaux d'Abidjan et de l'intérieur.
Votre tolérance,
votre disponibilité sans
faille nous ont
permis de mener à bien ce travail.
Les bienfaits
que nous retlron~ de votre enseignement sont
immenses mais nous espérons que vous serez
indulgen~ pour
les
élucubrations
d'un
jeune médecin sur les problèmes complexes
des vulvo-vaginites bactériennes et
vous exprimons notre sincère
gratitude et notre profonde reconnaissance.

A NOTRE MAITRE ET
JUGE
Monsieur
le Professeur Agrégé Jean -Philippe BRETTES
Pendant notre bref passage dans
le Service de
Gynécologie-Obstétrique,
nous avons pu apprécier
la densité de vos connaissances et l'art que vous
avez de
les transmettre aux autres d3ns un langage
clair et simple.
Nous restons séduit par vos qualités humaines,
votre ouverture d'esprit
et votre disponibilité
habitue11e.
Nous vous exprimons toute notre gratitude et sommes
heureux de
fier de vous compter parmi
nos
juges.
A Tous hos Maîtres de
la Faculté de Médecine
Pour
leurs expériences mises au service de notre
formation.

A Monsieur
le Docteur
Jean DUNAND.
La
minutie
que vous apportez
au moindre de vos actes
et la haute conscience que vous avez de
votre métier resteront
pour nous un exemple précieux.
Votre sincère collaborati6n et votre grande délicatesse
tout au
long de cette Thèse nous ont sincèrement marqué.
En témoignage de notre gratitude et de
notre amitié.
A Mon Ami et "Frère"
le Docteur BAH Bernard
Frère ou ami? Je ne saurai choisir,
le choix s'étant
opéré de lui-même pendant ces
longues années d'expérience passées
ensemble.
Le silence,
à
mon avis,
convient
ici mieux que
les
mots qui ne traduisent pas toujours ce que
l'on désire pas
au
fond de soi-même.
'.
Aussi tout simplement te prierai-je d'accepter ce
maigre travail en souvenir de TOUT ce que nous avons connu et
vécu.
A MADAME LE DOCTEUR
WELFFENS-EKRA
En témoignage de notre
reconnaissance pour
l'aide
précieuse que vous nous avez
apportée dans
l'élaboration de ce
travail.

AUX TECHNICIENS DES LABORATOIRES DE PARASITOLOCrF ~t de
BACTERIOLOGIE
Cette thèse se voudrait un hommage à votre esprit
d'équipe.
Les résultats exposés ici sont ceux de votre travail
quotidien.
Veuillez accepter mes sincères remerciements.
AU PERSONNEL DE LA
BIBLIOTHEQUE DE LA FACULTE DE MEDECINE
Pour votre disponibilité toute dévouée.
A MONSIEUR ZOZAN Emile,
Secrétaire du service de Bactériologie
Pour l'énorme sacrifice consenti pour la réalisation de
ce travail.
Tous mes sincères remerciements.
A MADAME MANGLE Rosinè-Alice,
Secrétaire du Service de
Parasitologie.
Votre gentillesse et votre aide désinteressée m'ont
été d'un secours inoubliable.
~
Acceptez Toute ma reco~naissance.
A Mon Ami AHDBA
DTCHOUMOU Jean Marie
Les mots ne suffisent pas pour t'exprimer ma sincère
reconnaissance.

A MES JEUNES CADETS
PLO KOUIE Jeannot,
DOHO Robert
A MA CADETTE
DOUKOU Josephine
Le courage est un remède à tout.
'.

A LA MEMOIRE DE MESDAMES DJIKE POUHO et
TIEHI.
A MESSIEURS DJIKE POUHO Richard et
TIEHI
Benoit.
Il Y a
des moments dans la vie d'un homme où les mots
lui manquent pour exprimer ses désirs.
Tel est mon cas
en ce jour que vous avez tant souhaité.
Vous avez été pour moi plus que des tuteurs,
vous avez
été de véritables parents,
et sacs votre compréhension
votre sens humanitaire,
je ne serais sans doute jamais
arrivé à ce stade.
En ce jour solennel et mémorable,
je vous dédie cette
Thèse,
maigre témoignage de ma gratitude et de ma recon-
naissance infinies.
AU 'COLONEL OULAI
Z.
Gaston.
Tes conseils pleins de sagesse,
ton aide morale et
matérielle ne m'ont
jamais fait defaut.
Ta présence à mes cOtés en ce jour exceptionnel me
procure une joie immense et un grand reconfort.
Je te dédie ce Travail,
gage de mon filial
attachement.
'.
A MESSIEURS
OIILOBO KOUID;
GUI:.-AI
Jean,
ESI.EL Angbangui,
BAHA Bonfils
IRAHOU Francis Kombo
Vous êtes plus des frères que des amis.
Avec tous mes sincères remerciements pour votre collabora-
tion
franche à
la réalisation de ce Travail.

A ~1 E5 5 1 EUR5
DOH Jean,
KOUADIO BI BATI
BAH Blaise
AHOUMA TEDJE Joseph
A tous les amis de promotion
Pou r ces Ion g u e.s an née spa s sée sen sem bIc •
A Tous les Ainés et Cadets de la 50u~-Plefecture_
BLOLEQUIN
A Tous les cadres de l'ancien Cercle de MAN
Pour cette compréhension et cette tolérance chaquefois
manifestée à mon égard.
'.

SOM MAI R E
Pages
INTRODUCTION •••••••••••••••••• ~ •••••••••••••••••••••••••••
1 k 3
CHAPITRE
1
LES VULVO-VAGINITES A T. VAGINALIS·"'·
4 k 7
A - Historigue.~~~~•••• •••••••••••••·••••••••••••
8 k 20
B - Epidémiologie·······························
1. Agent pathogène
2. Problème de la pathogénicité
3. Facteurs favorisant la contagion
C -
Méthodes de mise en évidence •••••••••••••••••• 21 à 28
1. Examen direct.
2.
Examen après colorations
3. Méthodes de recherche par auteur
4. Méthodes sérologiques.
D _ Etude ,cljnique •••••••••••••••••.••• •••••••••••• 29 à. 38
1. Formes typiques
2. Formes chimiques
3.
Diagnostic différentiel.
"
E - Complications •••••••••••••• ~ ••••••••••••••••••• 39 k 41
1.
Atteintes au-delà de l'exocol
2.
T.
vaginalis et stérilité
3.
T.
vaginalis et troubles psycho~soumatiQues
4 . T. vaginalis et cancer.
F - Bases thérapeutigues •••••••••••••••••••••••••• 42 à .46
1 -
Traitement curatif.
2 -
Prophylaxie.

Pages
CHAPITRE II
LES VULVO-VAGINITES MYCOSJQUES •.
A - Historique ••••••••••••••••••••••••••••••••••• 47 à 49
B - Méthodes de mise en évidence ••••••....... " " . 50 à 64
1. Agents pathogènes
\\
2 - Caractères morphologiques
3.- Méthodes immunologiques
C - Epidémiologie •••• 3~ •• > •••.••
b~ à 77
1. Sources d'infection
2. Conditions d'apparition des mycoses vulvo-vaginites
3.
Facteurs favorisant cette apparition.
4.
Pouvoir pathogène.
D - Etude clinique
78 à 84
1. Formes typiques
2. Formes cliniques
3. Diagnostic différentiel
4. Complications
E
Bases thérapeutiques
85 à 90
1.
Traitement curatif.
2. Prophylaxie.
'.
CHAPITRE III
: LES VULVO-VAGINITES BACTERIENNES
A - Principaux aspects clinigues selon les germes... 93 à 95
en cause
1. Leucorrhéès è Neisseria gonorrhoeae
2.
L~ucorrhées à ~roteus et à Klebsiella
3.
Leucorrhées ~ Corynebacterium vaginale
4.
Leucorrhées ~j gprmes dits "banals".

Pages
B - Diagnostic différentieL
95
C - Méthodes de mises en évidence
95 à 110
1. Examen direct à l'état frais
2. Examen de frottis colorés par la méthodes de GRAM.
3. Cultures.
D - Bases thérapeutigues ...•...•...•..• " ••....•..•... 110
CHAPITRE IV
MODALITES DE L'ENQUETE ....•••••.•..•..•.•.•. 111 à 124
CHAPITRE V
RESUL TAT S •....•..•...•...• ~ ..••••••.•....•.. 125 à 140
CHAPITRE VI
COMMENTAIRES ....••..•..•.••.•••••....•...•.. 141 à 188
CONCLUS ION _
189 à 192
B1BLia GH APHI E'. . . . . . . . • • . • '. • . • • • . . • . • • • • . . . . • • • • • • • • . . • . . . . 1 9 3 à 2 Il
'.

;
1 N T R 0 0 U ~ T ION
,

-
1
-
"p par t e n an t
;)
l a p ~ t h ,~ l () r1 if', j t' tOI J S
ll~ S
j our s ,le s vu l v:J -
vaginites prennent une importancp de plus en plus ~rande, tant
sur le rlan de leur auqment~tio~ que dans les conséquences
physiques, psychiques et les incidencès multipl2s qu'~lles
reuvent déterminer chez la pati~nte.
La leucorrhée,
l'un de leurs signes objectifs le plus
constant, isolée ou as~ociée h d'Autres manifestations cliniques,
constitue un motif fréquent de consultation aussi bien en gyn~co-
IGgie-obstétrique Qu'en médecine générale en passant par la
dermatovénéréologie et la néphrologie.
Cependant,
il convient de signaler Que, constituant
Bouvent un élément révélateur d'une pathologie gynécologique
mineure ou majeure,
la lcucorrh~c peut parfois n'avoir aucun
substratum anormal et être du do~ainc rurement physiologique,
constituée alors par les cellules desquam6es de la muqueuse
vaginale noyées dans une glaire cevicale d'aspect et d'abondance
variables,
Existant chez toute femme de la puberté ~ la méno-
pause, cette leucorrhée est sous l'influence exclusive des
oestrogènes.
Il s'agit là d'un phéno~ènc p~riodiqueJel1è ést'différente
du mucus vestibulaire, sécretion peu abondante mais permanente
qui assure l'humidité de la cavité vaginale.
Hautement septique, comme toutes les cavités n~turelles, le
1
vaQin se trouve nor~81ement protégé de la pullulation de germes
pathogènes diveers par son acidit6 naturelle (pH 4,5 - 5,5)
acidité liée d'une part à l'ir'portance de la charge glycog~nique
des cellules de l'épithélium vaginal et d'autre part, à la
richesse du vagin en bacilles de Dëderle~n dont la propriété

7
le qlycoC]ène en acidE lnctiqu'-.
r.r~cL· t2 cette ::Jcidit8 If~ milieLJ
vag i n a r d e vie n t mi c r ü bic i d ,~.
~ l
f li U t
n0 t i? r q u ~ 1 f: D H 5 U bit tau t E -
fois des fluctuations p6riodiqu"-'i qui sdnt en rélpport avec le cycle
menstruel:
très bas lors de l'ovulation,
il va atteindre le~
chiffres les plus élevés p<>nd,mt
la période menstruelle.
Sur le plan physiopatholoqique,
tous l~s facteurs qui
f6vorisent la product~on exc~ssiv~ de glycogène ou la diminution
de la flore vaginale normale,
vnnt
faciliter
lA pullalation de
nombreux agents pathogènes respons9bles de vulvo-v8ginites.
A cOté des germes bactériens, deux agents retiendront ici plus
particulièrement notre attention de par leur recrudesc~nce ces
dernières années
- le Trichomon2s vaginalis d6couvert par A. DONNE en
IBJ6 et dont le rOle pothoqène dans les vulvo-vA~inites h'a
6té envisagé que beaucoup plus tard ..
- le Cundida al~icans dont la responsabilité d~n9
certaines vulvo-vaqinites a été ét8blie pour la première fois en
1840 par WILKINSON.
Depuis ces travaux, ce nombreux auteurs ont étudié la
fr9quence des vulvo-vaginites du~s à ces à ces deux parasites.
Jusqu'à ce jour,
les recherches à la Faculté de r~decine
\\
~'Abidjan~ n'ont pas été suffisamment exploitées dans ce domaine
pour être publiées. C'est donc pour nous autant un privilège
qu'une lourde responsabilité de vouloir faire un pas quelque peu
timide, dans ce cadre, ouvrantainsi la voie è nos successeurs ôven~
tuels ~~i, eux b~néficieront certainement de moyens techniques

-
3 -
b~ducoup plus efficace~.
Sur 1er- l a n thé r ;1 p e \\~ ~ i q 118,
les r e S sou r c e <> a c t 1 e Il e s
sont no rh b r eus CS Qui' p e r me t t e n t
d ;ln s
;:' r e s q \\J ê
tous l es Cl S des
guérisons ou du moins de~ amjlioratinns co~sidér~bJes. Mais ceci
n'est possible qUE" dans 12 mesure OtJ l',.'tiolc.qie p:8cise de
l'infection est clairement définie dAns le cadre d~s 13borotoir0s
d'analyses.
C'est donc dire combien pAr:ii~sent utile~ les ex~men3
p<3rasitolo<Jiques et b~.ctériologLj:.Jes d.!ns ce domaine. Cependant,
.
ces examens biologiques n'ont d~ v3leur que s'ils ~linscrivent
dAns un contexte clinique dnnné i3SU des rens':igncnlents sars
fournis pur le médecin et pnr l' interrCJ~;~toir':l r.léticuleux des
malades à la recherche,
entre autre, des circonstances
d'ap-
parition et des symptOI':c3 8ssocL5s.
Dans le cadr~ de ce trovnil, nous ?llons d'abord rap~~ler
brièvement les données biologiques, cliniques, épidÉ~iolù~iques
et thérRpeutiques des vulvo-veginites narssit9ires et mycosiqups,
ovant de terminer,
non sans avoir dit qualques mots des vulvo-
vaginites bactériennes, par les mod;:;lités de notre er.C;I!ête et 1es
résultats obtenus.
..

CHA PIT R E l
LES VULVO-VAGINITES A T. VAGINALIS

-
4
-
A -
HISTOHIQUE
Connue depuis ùne soi:~ul1t.::Ji;:l d';)n~ées cnvirün,la
trichomonase uro-génitnle est Ufl-' affection vt5ro6ri('nne cos-
Iilopolit~, d'importance rr.ondinle,
félvoris0e p2r le .ji::~',:,lo~pement

la liberté sexuelle contemporaine.
L'agent responsable:,
l~ 1. vaginnlis, appartient
au gen r'r'
Tricho~onas dont o~;ne connHit octue]l~ment que 5 varittés oyant
chacune sa morphologie et s~ biologie propres.
Deux de ces v~ri~t~s -
T. g811in~~ pt T.
foetus -
vivent chez les animaux,
tandis q~e les nutrcs -
T.
tnr:<..x
(=T. buccalis),
T. homini3 (~T.intestinRlis) et T. vaginalis -
s'avèrent les hOtes spécifiques dp l'homme:
les essAis de
transplantation de l'homme à l'animal ou inverscffient, ont échou'~.
Le Trichomon~s
v~ginnli~ n'est pa~ de ddcouverte récente.
C'e$t lors d'une séance de l'~cadcmi~ des Sciences, le 19 sept2wbre
1836, que le français A. DONNE
en fit
le pre~ier 10 description
dans un communication è prop08 d'ani~acules observés dans les
matières purulentes et le produit des sécretions des organes
génitaux dA l'homme et de la fem~e"; une annde plus tard, ~ ces
animacules d'un genre nouveeu, DlIJARDI~ donnera le nom de
Trichomonas vaginalis : "élément ge r~p~rochant des Trichodes par
les cils et des Monas par la trompe".
* Depuis, les publications ont été nombreuse~ qui font
état de l'existence de ce par~site chez l'homme sans pour autant
lui attribuer le moindre rOle pathogène

-
5 -
- en 1884, KU\\5TLER à' Borde8ux ol.J:';t~r\\i,' c:n tr~s rr~r,de
abondance le flaqc11é chez pr;sql~',' toutes les fer.lr.',·:s l~xélnlin~l;~
er. clinique gynécolJgique
;
-
e n
1 9 l 3 t
13 R!J il PTe t
5 i\\ ~! Aie
t r ar i ~ l e d û cou vr f'; Il t c r. ~ z
les femmes ~pparemmEnt saines qui consultent en cliniq~e d'accau-
chement.
-
au Hondu~as et au Casta ~icat nE~NER
le trouve chez la
moitié de 32 femme~ examinées.-
* Ce n'est qu'en 1916 que 1.'s travaux de HUE:.f1NE, dans un
ouvrage intitulé "le T,
vaginalin agent pathogène d'une
vaginite purulente et fréquentE" ccnfir.iiant,
avE.C c~ux 'de RODECURT t
le rOle pathogène de ce fla1ellé.
* Quant è la possibiJité d'une éventuelle transmission
vénérienne,
la question ~ été soulevée depuis IB55 par KOllI~[~
ET SCANZONI, devant l'extrêm~ fr~quence de l~ trichomonase uro-
génitale : 50 % des femmes examinées ;
- en 1894 de nombreux autours d'horizon~ divers co~me
MARCHAND b ~8rburg; MIURA è To~yo ~t ~OCK d'Ann Arbor d~crivent
,
la présence de Trichomonas vagiralis dans les voies uro-génitales
masculines ;
\\
- en 1924, KATSUM~ 1p découvre dans l'urin~ de l~homme
et en 1927, CAPEK décrit pour la première fois l'uréthrite aigu~
à Trichomonas vagina1is dans le 6exe m~sculin
- en 1942, JIROVEC et coll. è Prague,
rEncortrent le
parasite chez 32 % des femmes ay~nt des troubles qénitaux divers,
8~ulement chez 14,3 % Jes fem~cs appar~~ment 5~ine~ et et n'er.

-
6 -
t :' a u ven t
fJ li s
che z 5 5 f i l l ê S \\; i t~ r ; Po S
* Les cul tu r e s je ce f J :1 ~ f; II é, ," 3 se z d ~ 1 i c 3 t ~ s, r'o nt
ét8 entreprises que beaucoup nlu,,: téJrd
:
- en 1915,
les premi~res 2ulturEs sont obtenu~s par LINCH;
- en 1929, ANDREWS, p~is DAVIS ~t COL~~LL
p~rviennent
à
cultiver le parasite.; 11 en pst de mfme da CORNELL
COOOMANN
..
~t de MATHIES en 1931;
- en 1935,uti1is3nt lin oi.lieu >8uvre en albumine, WESTPH.l\\L
réussit à conserver une culture vivante pendant
7 mois et 1/2
* les travaux français sur la trichomonase uro-génitale
n'ont réellement dé~arré qu'en 1942 avec
ln thèse de rllCHCJN-
ADJOUBEL; dès lors ItS plublications sc sont multi~liées, concré-
tisées par J symposiums :
- ~!onaco (1954)
- Reims (1957)
- Montréal (1159)
Lors du symposium de ~'!onE:1co, H. 8AU[f( d'Erl<lnqen a eu
le mérite d'établir le premier une statistiqu~ mondiale prouvant
que la fré~uence de la trichcmonuse masculine 8pprochc actüellement
de la trichomonase féminine.
\\ \\
..
De leur cOté, HARKNfSS, ùUR[L et SIBOULET arrivent à la
conception de la trichomonAse urn-Qénitale en tant que maladie
vénérienne.Une année plus tard CH~PPAZ peut affirmer devant
l'Académie de ~1édecine qUE.·' 10 t richomona~e est actuellement la
maladie vénérienne la plus ré;-.~hduf)·'

-
7 -
C'epuis
ce~; ~Ylllposiu;,,·~. d;
rlol,lbr':,l( tr~t\\.<IL:X. f:-vorisés
d'3flprofondir les connaissances $IJr lu ·;;or;~·h(JllJr:ip et la b.i.olc-
9 i e,
) a pat ho log i cet
1 ê
dia '4 ~ 0 5 ~ i c deI c II 0 r 8 toi r e du
Trichomonas vaginalis ct de ~réciser ainsi
l~ fr6quence réelle
des syndromes uro-génitaux
dlls è ce parcsite 5pécifiq~p..
Il convient de not,,;r :~n effet, que cht'lcun des TrichofTlon:.Js
isolés chez l'homme possbde son individllRlité proprp et son
"
écologie élective:
tous les essuis d'infestntion crois6e -
en changeont de type de Trichomonas et de cavité - ont échoué.
Cette théorie de la pluralité des souches a été confir~ée par
des résultats concrets (cités par ~IBOULrT, 1959)
- ~ESTPHAL (1936),
8pr~s ingestion de diversps souches
de Trichomcn~s vaginalis n'a ~oté ~ucun:> symptomGtaloqie buccale
ou intcsti~ale i mais avec des cultures de ~tp~~ et des sOu-
ches de T. hominis~ il a présenté resp8ctivem~nt une infestation
buccale sévère et une infestHtion intesti~~l~ assez im~ortante.
- STABLER, FEO et RAKGfF,
(194ù
-
1943).
inocuJ~nt des
cultures de T, hominis dans le va~in de 5U femmes dent la moitié
ét2it déjà contaminée par Tricho~cnas vaqinalis : aucune atteinte
..
nouvelle n'apparut. ; dix des femme5exemptes ,.Gle flagelles furent
a 10 r s 1 n f est é es fa cil e men t par a pp 0 r t d t! Tri c h 0 ni 0 n a :3 v_~ gin a 1 i s
et présentèrent de la vagInite.
\\1
Dans des conditions identiques,
50 fem~es reçurent rlans le vagin
une inoculation de T.
tena~: aucun~ infestation n'o été notéE.
- BAUER (1952),
a échoué ch~z 45 9uj~t5 dans ses tenta-
tilles de contamination du vagjn pl;r T. huminis et T.
t~na)(.
- S HU TCH (1958),
no r~us'3 i t pas non plus [1 t r,msplant er
T.
int~stinalis de culture df1r;<"; 1;:'1 cavit~ buccf'le de l'homme.

-
8 -
G - [PID~~IOLOCIE
1. Agent pDtho~èn~
? rot 0 Z 0 air foc f 1 2 Cl é Il é du q c n r e J Lie h 0';-> 0 r" ;, s , l e T.
v a Il i n a 1 i ~
<' pp art i en t
à l' 0 rd r €
dl? S Tri c h 0 m0 nad i n a E' ,et à l a f;) mi Il e des Tri -
chomonadidae.
1.1. Morpholoçie ~t structur~
ei en qu' ils Q i t l' un \\, e spI uB 3 ~1 cie n nc rn (? nt con nus des
."
Protozoaires - SB déc~uverte re~unta!\\t ~ ~r~s d'un siècle et
dBmi le T.
vaginalis est encore l'objet d~ descripticns fort
divergentes et parfois contradictoires 3n dépit do l'avènEment
du microscope électronique.
1.1.1. En microscopie ordinairp. ~
le T.
vaqinnlis
ü)paralt comme un élément Qpl~ti, arrondi OL piriforme, uu le
. plu 8 sou V E:' n t a val air e d (; lai, 30 mi c r a ri S dei 0 n ~I sur 7 à 1 0 n' i c r fi '1 S
de larg::.
1. e no y a u a 9 8 e z vol u nt i n eux et t 0 U jeu r S 0 v0 ï des u r l e s
préparations fixées, occupe Id 1/3 antérieur du parasite; il
est très riche en granulations chro~~tiques et dépourvu de
caryosorr·e.
le ~ytoplasme est inéqalement granuleux.
les color~tians ffiettenl ~~alement en évidence d~ns
'\\
le ~artie antérieure arrondie, un orqanite, le bl~pharoplasta,
qui donne naissance à plusieurs élé~ents ~
- les 4 flagelles ~ntérieurs libres, répartis
en deux groupes de 2
de longueur inégal~, mais les 2 flagelles d'un
f o p.''1e
groupe sont semblables UIOHENAS, 1947)
;

9
Frottis de leucorrhées à Trichomonas vaginalis
coloré au GIEMSA
" ~. .-
,
:' ..
.
.
:'....
.',
._~'..... ,,,.
."; '":.~"
..;.
..
.
.'
,~.',:"
. i
....

- 10 -
d'une baquette ehroif:.:.tique.
Trt>~ courte, cetle l:1e::.ùrdne ondul ... nt.-'
r.~ dép~ssc quère le 1/3 do l~ lon~ueur du co~~s c,;~lulaire (CAVI~
et coll. f
1965).
- enfin l'n~ostyl~. 'ormaLio~ c~r~ct6rigtiquc Ju
qenrc, sous formEl d'une baquette rilJidf' ~l~i tr3ver::.e tout le
.
corp9 du flagellé da~s sa plus grande 10~gueu= pour s'extérioriser
ensuite et sc terminer en s'am1nciGsnnt réqulièremcnt au niveau
du pGle postérieur p.ffilé.
1.1.2. En micro5cooie électronique:
la pre~ièrc étude
dans ce dOMaine remonte ~ une vint~ine C'~nn~œ ~vec les travaux CP
SHIMADA (1959) et d~ INOKI (196C).
Ils notent une !"ler.lbrsne nucléairE' !'crr'l(;~ de 2 Couches
distinctes et pourvue
d~ pores , un 8p~~reil de COLGI ü rrcxi-
.ité du noyau œt renferMAnt ces eon3titu~nts 18~el!airea d'envitun
constituée chacun da 10 p~lr~9 dp 'lbril1~g . 1 paire centr~le el
Ce SI t r 8 va u x 0 nt été r ep r i tJ fi tll!' l Il D~! 1CK (1 961) pOU t
q U j.
tes 4 flagelleu an!'~rieCll"8 sont de !onc'u,:-ur.- identique
(L5 tA
22 ~ierons) et formé
do ln ~ Il pef.r6>s de n.brl11ell\\!
'J Dérlohthiques lêntOtU':!nt l
ou Z l'Uailles centtel("s~ le tout··.. ·


-
11 -
TRICHOMONAS
VAGINALIS
Schema en microscopie
elp.ct ronique
(NE 1L SON et
Coll
1966 di_nsAdv. parasitol.\\

-
12 -
-,,
également les 4 fibrilles de la costa,
toutes se dirigeant ensuite
vers le centre du corps cellulaire.
L'axostyle forme à l'avant du corps cellulaire un épais
capitulum est se termine par une partie fine comme une épine au
pôle opposé.
,
':" ;:.
~.
Le corps parabasal se trouve dans la partie antérieure
du Protiste du côté dorsal.
La plupart des granules se répartissent
autour du noyau et le long de l'axostyle et des fibrilles costales.
NIELLSEN (1966)
précise quelques points de l'ultras-
tructure du
T.
vaginalis~
-
La membrane nucléaire est une membrane ordinaire faite
de
3 feuillets d'environ 7 microns d'épaisseur.
Le noyau contient
de gros granules qui seraient de~ amas de matériel chromatique.
-
Les ribosomes sont distribués également à l'intérieur
du cytoplasme.
Fréquemment à la périphérie,
on observe des vésicules
de tailles différentes.
Dans la partie caudale du corps cellulaire
sont situées des vésicules plus grandes et des vacuoles.
La même année,
SMITH et STEWART confirment l'observation
originale de INDKI concernant l'absence de mitochondries chez le
T.
vaginalis,
ce qui est certainement en relation avec le mode
de vie d!l' i'obie du Protiste.
L'axostyle apparait comme une structure
en forme de coupe formée d'une simple rangée de
35 fibrilles mésurant
o
chacune environ 200 A de diamètre et séparées par une distance
constante.
Par colorati6n différentielle,
des dépôts de glycogène ont
été mis en évidence au niveau du corps cellulaire.

-
13-
1.2,
:Üo lo0..!:2_
T.
va q i n a lis est u (1 par H s i t c J u t r 2 c t II sut 0 - 1-; ,5 n 1. LI l,
Et,
bic': n
qu'il ait Été retrouvé quelques r:Hes fC'Îs par certAin"
en
f)GBition intra-muqueuse et intr8-c€:11ulRirc,
le L_.Yi,JtjJ1ali_~'-J_ se
"
BE
nourrissant
entre autre de glycogè~~; vit gurtu~L BU
niveau des surfaces muqueuses et rarliculièrement de celles
.
qui possèdent un important pou\\toir desqlLli!letif et U08 yrande
facilité de cytolyse.
1.2.1.1.
Chez le femme:
le 1. veginnlis p?rasit~ plus
particulièremont le vagin et llur~thre (30-70 % des ~as).
présence est également ddcélée dans la vessie,
les y\\end8!
de BARTHDLIN et de SK[Nf. Ces dC'I~ dernières lccnlisations sont
d 1 une i Illp art an ccc api t al f: car
e 1 les C ù n s ti tue r) t
3 (} (; v (' nt
des
sources de récidivent
le .1_'_.Y.9.gip.a)lsi
RU
niiJûpu (1", ces
repair<:sJ
é:happantfacilement au diagnostic par prélèvement et à la
thérapeutique locale,
1.2.1.2. Chez l'homme'
1l" j..!J~~t!.9...!!!9~. ccloni.se surtout
l'uràthre (10 - 60 % des C8D)
t'infestation de lA ~rast8te
et des vésicules séminales C'(i:1sti hJl~ un
risque
df
récidives,
c.:'r le diagnostic déjD difficile chez l'homme duvL:.. nt QU3si-imD(lS-
sible lorsque le parasite SB réfuQie dans cee T2palres.
1.2.Z. Reproduction. [Ile est assurée pnr une siMple bir~r
titlan.
la division cellulai~e commence par le noyau; intéresse
n()~t 'l';''f1Y'
ensuite le cytoplasme, -\\
,. l
r
, ' j . L
,Jo c, .~ -
l
'1 1
uu
p.,
e
vers
e pi~-,-e
Qnt.~rieut',
pour p:li'in se terminer l'Jar
Ir.< mcubranc cidlu1<:dre.

-
14 -
enlier.
En effet, si to~s les auteurs
9'~ccordent sur
l'exis-
t~nce de la forme trùç';lOzoït'-.;,
l'un<'inirnit2
e3t
loin ,j'{tre f,1it~-
quant à celle de la forme kystiqU2.-
.<
.
1.2 . .>.l.le l.tichom0!1_~, sous Sel forme
troph'J~~ulte c19ssicgJ1:
- forme flagellée ~t mobile - s'avère très fragile in-vitro où
",
il ne paut rester vivant que 30 mn b
3 ou 4 heures selon les
conditions d'humidit~ et d~ temp~reture de l'~~périment8tlon.
~aiG celte forme véqGtative est souvent difficiie J
mettre en 6vidence vers le milieu du cycle menstruel 010r5 que,
en dehors de tout autre rapport Bexuel contaminant; elie peut
r(apparaitre en période pré- ou p0Bt-m0nstruellE : force est
donc d'admettre l'existence d'une forr:di! de ~;3intien et des
lieux de survivance.
1.2.3.2.11 semble exister ~n ~ffet , dans certains prélèvements
u~ginaux, des 616menis sphériques et iAwobiles,
BAns
flaqelloR
ni If.?mbrane kystique et oui f;ont ;\\i~\\nife5tef!1ent. di.ff,-~fl"nt.s des
cellules vaginales 0t des leucDcyt~S. Il s'3gil en qénéral
d'éléments arrondis de 6 ~ 15 microns de di8ruètrp, caractérisée
par des mouvements de rotation intracytoflasmique 3xiaux ou
pendulaires.La significntian de ces formes et diversement
interprétée par lee auteurs :
-
Pout'
HIC HON - ADJ 0 Il CEl.
l 9 39 -1 <..J 4 0 ~
( c i té P a :r-
ru. yh 0 ~iO 1 97 1 )
il s'agirait dp formes de d~f8ns~ dans un milieu défavorable et
qui,
placées dans des condition5 plus
favorables de d6veloppemen!.

-
15 -
-
Pour BOCCI et DURANDO,
( cités par SIBOULET,
1959), ce
seraient des
formes
de résistance responables,
dans
la majorité
des cas,
de vaginites spécifiques,
chroniques et
rebelles
aux
thérapeutiques.~..
'>
-
Pour CHAPAZ,
(cité par HAINAUX,
1972) elles caractérisc-
raient
les
formes
de dégénérescence que prennent
les
T.
v8qinalis
avant leur
lyse complète',
comme cela se constate en test3nt
à
l'état
frais
ùn
trichomonacide avec des doses progressives.
-
Pour d'autres encore,
comme
TRVOUX et Coll.
(1976),
ce seraient des pseudo-kystes ou
Trichomonas
à
forme
ronde.
En
faveur de ces hypothèses on peut avancer comme
argument la réapparition spontanée de
la
Trichomonase chez une
femme préalablement traitée et guérie
2.
Problème de
la pathogénité
2.~.Mode de contamination
2.1.1. Contamination directe.
Dans la grande majorité des cas,
la
transmission est
vénérienne si l'on
tient compte
de
la survie très précaire du
T.
vagiRalis dans le milieu extérieur.
Nombreux sont les arguments qui
plaident en
faveur
de
cette possibilité.
La trichomonase est exceptionnelle avant
la puberté
:
dans son service de Gynécologie
1 linf~ntile
à Prague,
PETER a mis
en évidel12e
(1940-1958) des T.
vaginalis chez chez 109
petites

-
16 -
filles
'.:ur 11500 eXOlllens
- [lIe est rare ~'lJr~ii la ;nénVlJu:';8.
-
l 0 r s quI u n h 0 mf'l' ,i e s l i n t'.:, ~ t ,~.
~; d par t e n air f- l' e 9 t
KOZLOWS~I (Pologne, 1954) trouve le ~atDsits chez
tClJtes les partenaires des 33 ItOln!,lCS aYé.;n·~ une uréthrite à
"
• 5IBDULtT
(france,
1970)
tl'OU\\I(>
le
r. \\Juoin8lis
.
- - : ' - - , " - _ . -
42 femmes partenaires de 42 homm~9 infcstjg.
- LOfaquiune femme est infest~el 90n partenaire l'est
8vec une fréquence qui varie Gelon les B~teure et leur obs-
tinetion dans leur recherche
• BEDOYA è Séville (1957) découvre 47 hommes porteurs
de J.
vaginalia pour 62 femmes infestées, soit 76 %
• A le Clinique uroloqique de l'HOpital COCHIN (1959),
perten~irG@ étaient infe8tée~;
- Noua pouvons encore citer comme argument
:
• l'apparitiun de 'l'uréthrite qasculine sprèe des
r eppor la sexü el S r.t IJec une nÜlj \\JE 1.t 8
P ~U·t!-' ri 3i re par teus e de
Rprès une rechute do la vaginite due à C2 parasite chez la
partennü'e.
2.1.2. Contamination indIrecte.
Cett~ possibilité niest pB~
à écarter
- contamination des bébés de sexe rcminin à la nsis-
sanC(~ pa!' des mèrea infestées
: !'L-SAlIHI et. Coll.
(1974)

-
17 -
. ~ontaminatjon ~~5 vieroes,dcs petites filles ~ar des
mnins ou des objets dE
tojlet.t~ f"l'Ct:!,r'mc;t
SOl:illés.
, ;.
Comme nous le sigr.alL:lr:s dan'; l'i;:::'ntnr-iqJe,
il. n'(Hit
~as possible de retenir l'hypnlh~s6 (!e l'infestation des VOi~B
uro-génitales à partir du tube ~ig~8tif. ln pff~t les autres
.
espèces de Trichamonps existant c~e7 l'I-,:..-\\me,
1,
t,"nax
parfois de pyorrhée alvéolo-dcnt&ire et T.
hnminis,
de diBrrhée~
SO/lt
totalement différents du ~~Jj2 tant sur le plan
.,
I/îorphologique que biGlogJ.que.
2. 2. Causes favorisantes.
Bicn qu'elle soit co~sirlér~e comme maladie vén~rienne, le
pr6sence de la trichomonase chez un des partenaires n'entraîne
pas nécessairement de manifest~tions cliniqu05 p2tentss chez
J'autre. On peut donc pen5t~r que le r.
vEi].i.nolis doit rbquérir
_.._.._-.__...._--
des cunditions particulières pour proliférer; parmi cel1B6-ci.
on peut citer les carences hutmDn~les dens le sens d'une tlypofol-
liculinie
les avitaminoses,
lu corticothérapie per os.
t
En règle gén{rale sont è ~~tcnir
- le déficit de récepteurs oe$troq~niqU!è'3 locau)(
responsables d'une muqueuse v~ginJle fragile pouvant être facilcfuent
traumatis6e et laisser transsuder le Béru~, f3ct9ur indispensable
o la croissance du T.
_
...
\\/8oinal.i.'3'
~
3
-
toutes les conditions qui p~r8ettcnt soIt une prolifé-
ration microbienne vegin~le soit une diminution de la flore
dû OOnCRLEIN.,
- une maûvnie8 hy~iène 6vec usage intempestif de solutions
olcali~93 pour la toilette intime.

-
18 -
3.
Facteurs
favorisant
la contagion
3.1.
L'extraordinaire mouvement de masses
à
travers
le monde est un
facteur
non négligeable dans
la propagation
deI' a f f e ct ion '.
; .~'
3.2.
La
libération des moeurs,
liée aux progrès de
la
science,
fait que
la vie sexuelle active commence plus tôt
chez l'adolescente.
En~effet, la propagation et la vulgari-
sation des méthodes anticonceptionnelles contribuent à faci-
liter
les contacts ou les
rapports sexuels sans crainte de
grossesse et font,
par ailleurs,
que
le partenaire utilise de
moins en moins de préservatifs.
C'est ainsi que SIBOULET suit de
1968 à 1975,
la
croissance régulière de la trichomonase urogénitale;
les sta-
tistiques concernent 2 groupes de filles
de 13 à 19 ans
1er groupes contitué de
filles
d'origines diverses
1968 = 6 0''0
1974 = 12 ?~
1975 = 15 ?~
2è groupe constitué d'étudiantes dont 85 % prennent
la pilule
1968 = 7 ?~
1974 = 2 2 ?~
1975 = 24 %
3.3.
Le nombre important de porteurs sains.
3.3.1.
Les
formes
asymptomatiques masculines
rpprésentent
plus de 2Q % des cas.
Ces porteurs sains,
véritables réservoirs
de par~sites, jouent un rôle considérable dans
la propagation du

-
19 -
flagellé
: nous donnons ci-dessous quelques résultats de nos
pré déc e S 5 e urs
(c .i tés par ,.5 l 8 aUU: T t
1 9 7 1)
;
- PALUSKI (1966), examinant systématiquement 226
travailleurs de 17 è 42 ans t
sans aucun signe clinique,
trouve
.h
des T.
vagina1is dans 6,69 % des cas;
- HOfFMAN (1968), examinant 511 hommes cliniquement
sains, mais partenair'es de femmes portelJSeS de l~ ~aginalis.,
trouve le parasite dans 23,8 % des cas.
- SIBOULET (1969-1970) 8 mis en évidence, par culture,
des T.
vaginali~ chez 58 hommes de 18 b 52 ans, pr~sentant
des urines claires, sans aucune manifestation clinique)
mais
dont toutes les partenalres étaient infestées.
Ces formes latentes, fréquentes chez l~hornme expliquent
certaines recontBminations féminine:
en effet,
le parasite
peut rester "ncn virulent." pendant ques années et être mis en
évidence uniquement au niveau d'une glande parB-uréthrale,
dans le sillon balano-préputüd,
de l'épidédyme, de le prostate, etc ...
chez un homme qui n'éprouve aucun incanrort particulier.
3.3.2. Chez la femme,
les formes asymptomatiques slavèrent
encore beaucoup plus fréquentes que chez l'homme:
voici quel-.
ques arguments (cjtés par SIBOULET, 1971).
- KOlICKU (1965) trouve le parasite chez 6300 des
12000 femmes saines examinées ;
- PALUSKI
(1966), examinant systématiquement 210
femmes
appare'1Hnent
saines,
trouve des
L
lIagin~).is dans Ilf~3 ~(;
des cas.

-
20
-
ARAI GH 1 (1 966)
in 0 nt tell u c
if, 4 ~~ dL' S 1 24 14 f e if. mes
exa~inées sont contaminées.
- NICOLl et coll.
(1968) trouvent le parasite dans
24:.48
-,
"

- 21 -
c
-
Il [ THO 0 ES 0 E rH SE EN
EV IDE NeE
Elles reposent sur
3 procédés de recherche essentiets
et un secoridaire,
de
valeur
très différente
-
examen direct à l'état frais
,
,:;:;
~.
examen de frottis colorés
-
méthodes de cultures;
-
puis,
recherches sérologiques de pratique encore
peu courante.
1.
Examen à l'état frais
C'est la méthode de choix et,
de
loin,
la plus facile.
Le prélèvement doit être fait
avant tout toucher
vaginal,
chez une patiente sans toilette intime la veille et
n'ayant fait
l'objet,
dans
les 2 ou 3 jours précédents,
d'aucun
traitement anti-parasitaire sous quelle que fofme ce soit.
Après introduction du spéculum non lubrifié,
le prélè-
vement s'effectue dans le cul-de-sac postérieur du vagin,
à
l'aide d'un écouvillon stérile,d'une petite curette de
verre ou
d'une ~nse de platine.
Une partie des sécrétions ainsi recueillies est
déposée dans une goutte de sérum ohysiologique et mise immé-
diatement entre
lame et
lamelle pour un examen microscopique
dans les minutes qui suivent;
l'autre partie des sécrétions
va servir aux frottis et aux cultures.
L'examen s'effectue avec un objectif x 10 ou 20 (ocul.8).

-
22 -
~st répérd pRr sn mobilité prlpre.
F, 0ff~t. à c0t~ d;s am~s
de polynucléaires ct des ccllt.les vapinal~3, on distinque porfei-
tement
le Protistt' animé
d·~ mouver.lcnt~; saccadés, se déplaçan~
r3pidement:. à l'aide de ses fl:,gelles C"t. de ~n mL"rnbr::;~18 ondulnnte.
,
Il 9pparatt ici contracté sur l~i-rnêmc ~t de~ien~ ~irjforme avec un
p61e antérieur arrondi è la diff~rence du pele opposé effilé.
-,
.Ces mouvements sont relntivement réduits lorsque le
mucus vaginal est directemont ex~min6 s~ns addition de sérum
physiologique. Dans cas conditions, lcèj Trichomo::.b~, arrondis
ou ovalaires, s'agglutinent GOu\\:Ü[)t. pour former des placards et
leur mobilité ainsi entravée se limit~ ~ux faiblea mouvements
des flagelles et aux l~gères vibrations de la membrane ondulante.
l'intérêt de cette méthode ré3ide dans la possibilité d'un
diagnostic sOr et facile, et d'un traitement rapide.
Hais, cette mise en évidence n'cst pas toujours aisée
surtout lorsque les sujets n'hébergent qu'un petit nombre de
parasiteé ou que ceux-ci pour u~e raison quelconque,
g'immDbi-
lisent. De plus, c'est une méthode qui ne permet pas de fixer les
détails morphologiques du Trichor,'onal9 à caUEe de ses constants
mouvements.
2. Examen après coloratio~ !u McrthibJRte-Formol (M.F.).
C~'est une méthode intermédiaire entre J.'examen à l'état frais ct
l'examen des frottis fixés ~t colorés.

-
23 -
Son avantage réside dans la conservation des prélèvements
au cas où l'examen direct ne peut être fait
sur place.
En effet,
dans un tube à hémolyse contenant du M.F.,
on
dépose les sécrétions vaginales prélevées.
Au hout de quelques temps,
on prélève à la pipette le culot de sédimentation
formé
pour examen
~.
..
; .:.: : ~
entre la~e et lamelle.
On peut ainsi retrouver les Trichomonas
frais
et intacts.
3.
Examen de
frottis colorés.
Il s'impose lorsque l'examen extemporané est négatif.
C'est une méthode qui permet,
en outre,
d'apprécier l'impor-
tance de
la flore
microbienne associée,
de rechercher
les bacilles de
DODERLEIN dont
l'absence semble indiquer la gravité de
l'affection,
et
surtout la densité et l'état des polynucléaires,
témoin de l'intensité
de la réaction inflammatoire.
3.1.
Le colorant de May-Grüwald-Giemsa en milieu
légèrement
alcalin:
méthode
proposée par SOREL.
Cette méthode nécessite une grande habitude de la part de
l'observateur.
3.1.1.
Description.
Sur un étalement fin rles sécrétions vaginales qu'on fait
sécher à l'air sans fixer,
on laisse agir pendant 3mn.,
15 à 20 gouttes
de May-Grünwald,
puis on ajoute autant de gouttes d'eau
légèrement
alcaline
(pH 7,2 -
7,5)
qu'on laisse agir pendant 2 minutes.
On jette
alors le May-Grünwal~ qui est sur la lame,
et sans laver,
on le remplac
par une dilution de Giemsa R.
préparée entre temps à raison de 2 goutte
de colorant par ml d'eau distillée légèrement alcaline
(pH 7,5).
Au
bout de 30 à 60 minutes,
on la laisse sécher sans usage du papier
Joseph.

_ 2q
_
contient un peu de sa~g.
3.1.2.
Asnect du parasite' p3f cette métt\\"ue.
l'examen de ln la~e s& fait à l' imm2rgi~n nprts evoir
éclairci la préparation en lu recouvrant d'une ;ince couche
d'huile di!
-,
- Cet examen peut permettre, mais T3rement, d~ voir le
Trichomonas avec tous ses c~ractèr8s: cellule ~v~loirc de la è
Jo microns de long sur 7 è 10 microns d2 large, caractérisée par un
cytoplasme bleu, un noyau rOufle~tre l')U pôle antùrieur flnnqué d'uri'
point rouge-vif,
le bléphoroplaste, d'Q~ partent l'~x0atyle se
dirigeant vers l'extrémité postéri0ure du porasit0 et les 5
flagel19s dont 4 ant6rieurs et libres,ct bordant 13 meDbrane
ondulante.
Au sein du cytoplasffiH. on peut constater 10 présence
de granulations chromatiques de colorùtion rouge GU viGlecée.
- Très B0uvent,
flagellGs et axcstylè ne peuvent être mis
~n évidence et l'on fera le diagnostic ~n idHntifiant unD cellule
à cytoplasme bleu avec un noyau ;Illongt at petit pt un bléphorc-
plaste rouge.
- ·Pnrfoia même,
le Lricho~ prend l'aspect d1un globule
bleu ensprré pRr un polynucl~~lir8 dont le noy~u lo~e s'étire à
la surface du parasite.
i:
<'

-
25 -
"
3 • L.
Dia u t r e <3 r:l é t h Ij (! t> s
~ F:" (' '1 1 0 r ;.1 t ion <.: x i s t c:rt
;] t ë· IlL' S
sont nOr.1br~us€s.
Pour mémoire 0n peut citpr:
la,colcra~~on de N~lIM ~ui dérive de 1~ préc~dentE mai3
.......
"-' .
.J V ecu n E:
sol u t ion f nit (; d e 2 vol U fllC n d e !1 ny - G.::- ij ri \\/') l rj fi.
pou r 1
volume de Gicmsa R.
-
la colorat~on à l'Hp~alum-[rythrosine-~Qfr~n 3ur les
pièces pr~alablement fixées par le Houin.
- 1 a col c rat ion 8 u lu q 0 1 q !j i
nie s t qUE: t e m0:- 0 r <1 ire.
EIl e
colore électivement 18s flaqelles en noir.
-
la coloration à l'h~matoxiline f6rriqul
sur frottis fixé
è
la v~pcur d'acide osmique. C'est un~ rn6thode tr~s d61icate.
Il convient d'éviter certains colorants q~i ne contrast~nt
pas assez comf·e le Bleu t
l'nrgont,
le Gram,
e:c ...
4. Méthodes ,de recherche par cultures.
En thé0ric,
les clJltl;res sont des procf~dés prûcis et
fidèles,
en particulier lorsq~e les Trichomonas sont rores dans le
produit pathologique.
[nréalité, ces ~éthorl~5 n'ont qll'un int~r6t fart limité,
en effet:
- c e r t a i n s rés u 1 t a t s s 0 Il t
f 8 U S sem e n t p G S i t i f s;
i l s ' agi r (1 i t
de la contamination du miJie~ de culture par des fl~gellés sapro-
",hytes,

-
26 -
-
t" t
d 1 Lut r e 5
f a Il S s,:.. ne n t
n é <J <1 tir oS •
ayer.t
d l' S C)( i g ~ nec 5 J.; h Y s i 0 l 0 (' i que s f r ~J S P <1 t tic LI l i è r L S .. ~; "~ r u ~ hum a in,
'0"
2 cid (-
P êI nt 0 thé n i Q U €,
a cid e lin r; l ,'. J que, f" Il ale <2 1i r, '";
.:' Il a é rob i 0 S (>
qui
ne SE
trouvent p~3 toujou~s r~~lis~es dan3 l~s ~ilieu)( de
culture habituels.
..
4.1. le milielJ de RnJ~01\\'-R,'\\T~'[H. L~ pies rC':Jr3ffilllent utilisé,
ce milieu répond à 13 CO!•. posit..ion s'Jivantu~
".
- bouillon de viande peptcnte
. 80 %
glucose :
- extrnits je fuie (Rolution s{mi-conc~ntré8 r~oay)
OtO~ ':0
- Acide escorbique ;
0, ID ~
- Phosphnte de Nu,.disodiq~~
D,lU Il
- Asparagine
~
0, 2G /1
- eau distillée q.
s. ~,
100 ml
Le tout est 9térilis'~ à J 'autoclave (3~) Mn ~ 115 0 C.).
Après refroidis9ument, on ajout~ ;
sérum de cheval st~rile ~
10 %
pénicilline G
10r. OvO lJ
- streptomycine
100 lTIQ
On répartit C~ mili~u ~ raison de 5 è
la ml d&ns des tubes è
bouchons à vis.
L'engemencem~nt ~e fait en plongcnnt dans l~ milieu l'é~ou-
villon qui a servi éIlJ prélèvement ct en l' y
l.nü;S;Jr,t.
le tube e~t ensuite placé à l'étuve è 28 - 29 u c pendant
48h, delai après lequel quelquea louttes sont pr61ev22s DU fond du
tube po~r un exa~en microscopiqus entra l~~e et ln~el10

_ 27
~ . 2. D' [3 ut. r 0 S l~ i lie u X c: nt'· t P :J r;; p û s é s qui n (, Cc' S si te nt,
l <.; sun s e t les au t r t: s,
des con· j i t i () n s d :,' r li é3 ! i s c. t i u r. s C) I.J ven t
.lifficiles.
-.
On peut citer:
-
le rrlilieu de 5~Rt:L,
-
l c
,~i li .: u de L ..~ r; y (, t
R r~; uX.
-
le :i·iliPtl de ~:UPFERBERr,.
-,
-
le "' i l i L U d e C.:.\\ VIE R,
(' t c . .
5.
t'léthodes sérologJ..9.ue~
Leur nécessité n'est pns p~ru primordiDlc chez la
f e mfil e d e v;j n t
l a f i'i cil i t ~ du d i B 9 n est i c r' :H ~ S i t; , l \\) n. i qu c. Pn r con t r e s
ce sont des méthodes qui seraient très utiles chez l'hum~e où
13 mise en évidence du parasite parait souvent difficile.
Certains 2~teur5 ont pu obtenir des résultats ~robants
avec ces méthodes
5.
1. La r6action de fix~tion d~ complém8nt (séro-diaqnosti~)
utilisée par HOFFMAN (1966),
a donné des r6sultats p~5itifs chez
8 0 ?-ci des f e mmes
e t 4 0 ~~ des h 0 rn in e spa r ;:j s i tés.
L,e; t i t r e d e la
réaction cst d'nutHnt plus é10vé qu'il s'agit de mnlad2s chroni~ues
5. 2.
La réaction d'agglutination, par TER~S(1965 - 1968);
a donné
des titres supérieurs <lU 1/200 chez les ma18des,
alors que c~:
titre ne dépasse guère 1/80 chez les sujets non parasités.
5.
3.
L'immunofluorcscence indirecte, Pa~
KUCERA et coll.
(1966),
donnerait des résultats supérieurs à ceux fournis par les
techniques de coloration.

28 -
Néanmoins, des ~ifficultés 0xistent auxquellns se
hf';urte la l'lise au point d •.: Cei'1 techniques et q'Ji tiennent:
-
à
l'exist~nce de nombreux sérotypes (environ une
dizaine) ;
- au fait que le Trichom:.>n;;s va:~lr·ali.:;
est rivant tout
u f' par a s i tee n doc n vit air e e t
.~ 1 S f; rai t
10 q i que q li e 1 n for IT' a t i Q n
d'anticorps soit peu importante d~~s l'&ffection qui nuus intéres-
-,
se ;
- enfin,
à
la pcssibilltv des réActians s0rologiques
croisées entre certaines souches de T.
vu~inalis ~t d~ T. hominis
DELLAMONICA et Coll. (1976.

D
[TUU[ CLINIQUE
Aux masqups si
vbriés,
il
n'y
~ rien de plus trompeur que
la trichomonase
f,:~min:ine.
..
1.
rorm~~ typl.~
Coml1le
toutes J~s infectj,]ns,
13 tr:ichonlon95B Ilro-génit:::1.e
évolue en plusieurs stades, ct c'est au parAsitologuE Tch~que~
Il.
JIROVEC
f
que nous devons le schéma ~volutif classique qui
éclaire remarquablement le dnroul~ment d'une affection de durée
~éterminée schéma dont le bic~-fündé a été reconnu pr-r tous car
constamment vérifié dans les tr~v3UX ult~rieurs
1. J. Forme ninub (TrlchumoniQsls ceuta).
--------------_.----_.--.-._._-----
pat i e n t e v 8 pré sen ter U rll~ i fi fla 1111:- a t ùm IJ agi n <-' le de t y il f,: C il t arr" al.
de OODERlEIN et des cellules vaginales. Rares au d~but, les
flagellés vont rlevenir de plus en plus nombreux, occasionnant
un afflux leucocytaire important.
A ce stade,
la leut:~':'rh,Sl: devient catBctéristique
:
faite de pertes
spumeuses~ jaun~tres ou verd~tres, cile frappe.
surtout pour son abondance et sa fétidité Bo~vent incommodanteG.
Elle 6'Bccompegne presque toujours dlun orurit vulvaire
plus ou moins intense avec brûlure3 locales rcspGnsables d'une
dyspareunic en qénéralSuperficielJE,
mals pRrfois profonde et
totale lursque l'irrilQtiJn vulvaire CD! instQl16e depllis longtemps.

30 -
- Ou~lques j8urs pl~s t~rd, se trouve r~21i~f le stRd~
dt.'
"Trichomoniasis cul,,-,in:,ns"
je JJr:c::VLC qui n::~ pt~lJt être st.'p<3r é
de la forme oigüe d0nt il est ln suite évulutive logique.
Ici,
les cellules vaginales d~viennent très rares et 105
bacil189 d~ DOOERlEIN abeents; les TrichomonAs très abonrionts,
associés à de nombreux germes ou champignons,
sont noyés dans une
véritable purée leucocytaire fsite exclusivement de pyocytes.
Ce stade aigu est plus eu moins long.
Il dure parfois
plusieurs semaines el est plus ou moins bruyant. Des états physio-
logiques particuliers(gravidité) sont sus