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REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
UIll0N - DISCIPLINE • TRAVAI~
UNIVEilSITE N/\\TiONALE
DZ COTE D'IVOIRE
Institut d'Odonto. Stomatologie
THESE
POUR
le Doctorat en Sciences Odontologiques
Docteur
né en 1951 à Satama· SokoTo
CONTRIBUTION A eETUDE DES TRAUMA TISMES
DU BLOC INCISIVO - CANIN SUPERJEU[s_.~-_·_--\\
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__. --d..N ET NlALG.r..CHl:: i
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COTE D//vOIRE\\ c. A. M. -.'
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" Enregistre SOUS . - =
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Jury:
Président
:
J. VILASCO
Assesseurs :
M. BAMBA
E. I>ROU

L
CONTRIBUTION AL' ETUDE DES TRAUl1ATISMES
DU BLOC IHCISIVO-CANIN SUPERIEUR EN COTE D'IVOIRE
-=-=-=--=-~-=-=-=-=-=-
l
-
Introduction
II - Rappel anatomique
II.7. Le maxillaire superieur
II.2. Les éléments de soutien des dents
La région gingivo-alvéolo-dentaire
11.2.7. L'OS alvéolaire
IL2.2. Le ligament alvéolo-dentaire
IL2.3. La gencive
III - Rappel histologique
111.1. L'os alvéolaire
111.1.7. histologie
'. ';-'::'1..
111.1.2. histophysiologie de l'os
alvéolaire
111.7.3. Conclusion
111.2. Le ligament parodontal
111.2.7. structure microscopique
111.2.2. histophysiologie du ligament parodontal
.~-- ..
•"' \\\\ A l'\\ '.... 4h;~
IIL3. Les gencives e,t~.]:~attach~>~pithéliale
,':, /
'\\ s.,~
111.3.1. Les ~e?c7~~~
, ~\\
~: 1 --...:.../1-1 r.--
1 u
III.3. 7 .1\\.cAnateifute macroscopique
' \\
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III.3.1.2~'Structuré
mfcrosco~iQUe
"
1
.......~--
\\:jv~/
..
"
'
.
<.,.\\
,,-
111.3.2. Attache ép1théIlale
111.3.3. Conclusion
IV. Particularités anatomiques du bloc incisivo-canin de
l'africain.
IV.1. Méthode d'analyse de Steiner

,.
IL
IV.l.1. étude des bases squelettiques
IV.1.2. étude des rapports denture-squelette
IV.1 .3. étude du mouvement man,.ibulaire
IV.2. Analyse céphalométrique d'un échantillon d'africains
IV.2.1. matériel d'étude
IV.2.2. Conclusions de notre étude
V. La traumatologie du bloc incisivo-canin superieur
V.1. Généralités
V.2. Etiologie
V.2.1. Les causes accidentelles
V.2.2. Les causes fonctionnelles
V.3. Les traumè.times dentaires dé l'adulte
Les fractures coronaires
V.3.1 .1. Les fractures non pénétrantes
V.3.l.2. Les fractures pénétrantes
V.3.2. Les fractures radiculaires
V.3.3. Les fractures corono-radiculaires
V. 3 .4. Les fractures communi ti. ves
V.3.5. Le~ cun~u~ions - subluxations-Iuxations
V.3.6. La thé~apeutique classique générale des
fractures dentaires
V.3.6.l. La réaction des tissus aux trauma-
tismes
V.3.6.2. La thérapeutique
V.3.7.
matériel d'étude
V.3.8. Co~nentaire de nos observations cliniques
et de nos thérapeutiques
V.4. Les formes de traumatismes chez l'enfant et leurs
conséquences
V.4.l. Ana~omie pathologique
... / .....

III.
V.4.l.l. La dent temporaire
V.4.l.2. La dent permanente
V.4.2. Hatériel d' étude
V.4.3. Commentaire de nos observations cliniques
et de nos thérapeutiques
V.S. Les fractures alvéolo-dentaires
V.S.l. Etiologie-pathogénie
V.S.2. Anatomie pathologique
V.S.3. Clinique
V.S.4. Diagnostic
V.S.4.l. Examen clinique
V.S.4.2. Examen radiologique
V.S.4.3. La vitalité des dents
V.S.S. Conduite à tenir
V.S.S.l. Conduite à tenir envers les
lésions osseuses
V.S.S.2. Conduite à tenir envers les
lésions dentaires
V.S.S.3. Conduite à tenir envers les
lésions des parties molles
V.S.G. Matériel d'étude
V.S.?
Commentaire de nos observations cliniques
et de nos thérapeutiques
VI. Conclusion
VII. Bibliographie

1-)
Il 1) on épouse
toi qui m'a fait savourer la joie de la vie à deux
- toi qui m'a fait partager la chaleur du foyer conjugal
- toi qui m'a entouré de toute affection
- toi qui est l'artisan de ce travail
- toi qui a su me suppléer dans l'éducation de nos enfants
- trouves ici le fruit de tes efforts
-
toute mon affection.

A mes enfants
- C. Marie Rose
- T. Ahmet
- T. Maïmouna
- T. Lamine
- vous qui avez souvent souffert
de l'absence de votre père étudiant
- vous qui avez apporté la joie dans la
cellule familiale
;
- A vous mon amour paternel.

A ma mère
A mon père
A ma belle mère
A mon beau père
Vos exemples nous ont guidé dans notre vie
Nous vous rassurons de transmettre fidèlement
le témoin à vos petits descendants afin que
votre oeuvre soit éternelle.

1-)
Il Il onsieur J. VILASCO
-=-=-:=-=-=-=-:-
- Professeur agrégé à la faculté de Medecine et Chef de
Service de Stomatologie CHU de Cocody
- Directeur de l'Institut d'Odonto-Stomatologie de l'Univeristé
d'Abidjan
- Médaille du Combattant Medecin Capitaine des Reserves
- Medecin de Vermeil de l'Académie de Medecine de Paris
- Commandeur de l'Ordre de la Santé Publique de Côte d'Ivoire
- Chevalier de la légion d'Honneur Française
- Officier de l'Ordre Nationale de Côte d'Ivoire
- Officier de l'Ordre du Mérite Sénégalais
- Commandeur du Mérite de l'Education Nationale de Côte d'Ivoire
- Commandeur des Palmes Académies Françaises
- Docteur Honoris Causa de l'Université de Lille II.
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-
- Vous qui nous avez accueilli dans votre service
- Vous qui nous avez guidé, conseillé, orienté dans ce travail
et nous a pas ménagé les marques d'intérêts
- Vous qui nous avez transmis votre savoir au cours de notre
étude
- Vous qui ne cessez de fournir un immense effort pour la
formation des futurs praticiens et des formateurs
- Nous lui sommes reconnaissant de l'honneur qu'il nous fait
en acceptant de présider notre jury
- Puisse t-il trouver ici le témoignage de notre respect
et notre gratitude.

1-)
Il Il onsieur
Mema
BAMBA
Professeur agrégé à la Faculté de Medecine
de l'Université d'Abidjan.
Pour le grand honneur qu'il nous a fait en acceptant
de juger notre travail
;
Qu'il trouve ici l'expression de nos sentiments res-
pectueux et de notre reconnaissance.

/-)
/I/Ionsieur E. BROU
- Docteur en Chirurgie dentaire
- Docteur en Sciences Odontologiques
- Maître Assistant à 1'1.0.5.
- Responsable du Service de Parodontologie et du Centre
de Soins de 1'1.0.5.
- Sous-Directeur. de 1'.1.0.5
Qui nous a fait l'honneur de participer au jury de
cette thèse
- En témoignage de notre considération.

/-)
( ) uattara Tièba
toi qui me guida dans cette voie
toi qui reste pour ma famille et moi
un recours sans jamais te dérober et
toujours avec désintéressement.
Trouves à travers cette page nos chaleureux
remerciements.

/ - )
/)/)onsieur & /)/)adame Gon COULIBALY
Nous avons trouvé auprès de vous soutien moral
- Votre exemple nous a galvanisé au cours de nos
années d'études
En témoignage de notre reconnaissance et de notre
estime.
o

A Monsieur Gon COULIBALY Dolo
A Monsieur COULIBLAY Tiémoko
A Leur épouse respective
Vous nous avez entouré de votre chaleur familiale en
nous ouvrant la porte de vos foyers.
Qu'ils trouvent ici toute la reconnaissance de ma
famille et toute notre gratitude.
-
,
..
~:--

A
Monsieur Irié Bi Ernest
A son épouse
Votre geste nous restera gravé à jamais
dans la mémoire.
- A vous toute notre affection.

/ - )
Monsieur & ~)/)adame AZODA
Vous nous avez conseillé, orienté dans la vie active.
- Nous avons trouvé auprès de vous de la sympathie.
- En guise de notre sincère amitié.


/-l
Il/les Confrères,
- Ly Ramata
- Touré Séydou
Ahmet
- Assi Koffi Delman
- Djaha
- Pour votre entière disponibilité à notre égard
- En souvenir de nos années d'étude.

-. .....
1 N T R 0 DUC T ION
-=-=-=-=-=--:-=-=-
1
Dès notre prise de service à l'Institut d'Odonto-
"
ltornatoloqie nous nous so~es demandé quel était le devenir des
1
,rganes traumatisés de la région qingivo-:alvéolo-dentaire dans
1un.pays qui détient le triste record des accidents de la voie
publique.
Au terme d'une enquête de quelques mois nous nous
sommes aperçu que la thérapeutique des organes traumatisés était
essentiellement l'extraction systématique. Le geste radical
était-il imposé par les praticiens qui épousaient les idées de
certains auteurs à savoir le pronostic des fractures alvéolo-
dentaires est sombre? ou par la "volonté" de la majorité de nos
patients qui pensent que la meilleure thérapeutique d'une dent
cariée est l'extraction à plus forte raison d'une dent traumatisée 1
A la recherche d'éléments de réponse à nos question.,
nous avons été frappés par deux faits
- le premier fut la découverte fortuite d'une consoli-
dation spontanée che~ une dame qui était venue en consultation
ri"'!
pour une ooloration anormale d'une centrale superieure gauche.
c
'
- le deuxième fait fut la psychose créée chez un enfant
l de 9 ans due à la raillerie de ses camarades en.raison d'une
fracture'coronaire partielle d'une incisive centrale.
Ces deux faits marquants nous ont conduit à se pencher
j
"
sur notre sujet.
J
Notre objectif n'est pas de chercher l'étiologie des
traumatismes dento-alvéolaires, ni de proposer une panoplie de
moyens thérapeutiques mais d'amener nos confrères à réfléchir
sur la conduite à tenir devant un traumatisé.
Dans cette optique nous aborderons dans la première
partie un rappel anat~mique du m~Yi.llaire superieur, des, éléments
de soutien. des: dents et de la région
.
gingivo-alvéolo-dentlilire.
.../ ....
).,. '
......

,-
2,. '
Dans la seconde partie nous ferons un rappel 'histo-,
logique de l'os alvéolaire, du ligament parodontal, des' gencives
et de
l'attache épithéliale.
La troisième partie sera consacrée aux particularités
anatomiCNes du bloc incisivo-canin de l'Africain. Nous essayerons
d'analyser si ces particularités exposent l'Africain plus aux
traumatismes alvéolo-dentaires que d'autres races d'une part et
si ces particularités peuvent constituer un handicap pour la
mise en place de certains systèmes de contention d'autre part.
La dernière partie sera l'objet de la traumatologie du
bloc incisivo-canin. Nous verrons les traumatismes dentaires chez
l'adulte, puis les traumatismes de l'enfant et leurs conséquences,
enfin les, fractures alvéolo-dentaires et la conduite à tenir
d~vant ces traumatismes.
-"-

,.
,
3.
, . ,
Le maxillaire superieur est un os volumineux mais l~ger
en raison de la presence du sinus maxillaire ou antre de Highmore.

. :
l I a la forme d'une pyramièe triangulaire à sommet
externe tron-
qué avec ùne base formant la paroi externe des fosses nasales ;
une face orbitàire ; une face antéro-externe jugale ; une face
postéro-externe
ptérygoIdienne.
,1
Il comporte des apophyses
l'arcade alvéolaire, l'apo-
physe palatine, la branche montante.
i
. i
Cette·face est concave dans son ensemble, elle est assez
irrégulière. Elle présente en son centre la fosse canine qui répond
à l'extrémité des raci.nes des deux prémolaires. A la partie haute
de 'la fosse canine s'insère le muscle canin, à sa partie basse
le muscle buccinateur.
Au dessus de la fosse canine, le trou sous-orbitaire
par où émerge le nerf so;.:s· c:.-:.::' ::cürc.
Au dessus de ce trou, l'insertion du muscle élévateur
propre de la lèvre supériee~e, le muscle élévateur commun de la
lèvre supérieure et de l'aile du nez.
Dans l'épaisseur de la face jugale sont creusés de
petits canaux.
1) le canal du nerf dentaire antérieur
2) le canal dentaire ffioyen
3) des canaux vasculaires de PARI NAUD
Cette face postéro-externe constitue la tub~rosité
maxillaire.
A sa partie supérieure et interne" une gouttière obl'ique .
en haut et en avant dans' laquelle passe le nerf maxillaire
supérieur.

, 4.
A sa partie inférieure et interne, une empreinte rugueuse
répond à la face
antérieure de l'apophyse pyramidale du palatin.
Elle forme une grande partie du plancher orbitaire.
,1
Elle est creusée par la gouttière du nerf maxillaire
supérieur qui fait suite à l'échancrure du bord postéro-externe.
A 5 mlm de l'éme=~ence so~~ crbitaire, se détache le
canal dentaire antérieur et supérieur, par où passent les nerfs
et ,vaisseaux des iIlcisives,de la canine et
de la première prémo-
laire.
Le bord antérieur de cette face est le rebord orbitaire.
Le bord interne s'articule d'arrière en avant avec le
palatin, l'os planum de l'ethmoïde et ùvec l'hamelus lacrymalis,
apophyse
de l'unguis en avant duquel il forme une échancrure qui
constitue le bord externe de l'orifice du canal lacrymo-nasal.
Le bord postérieur forme la lèvre inferieu~ de là fente
sphèno-maxillaire.
Cette face représente une partie importante de ,la paroi
externe des fosses nas~les. De forme à peu près quadrilatère elle
est limitée en ,bas par l'apophyse palatine, elle présente àsa
partie moyenne le sinus maxillaire.
En'avant de ce sinus se trouve une surface lisse limitée'
en bas par la c~~te turbi~ale inféLieure, sUL laquelle s'articule
la partie antérieure du cornet inférieur. Au dessus de cette
surface et' en regard du sinus se trouve la gouttière lacrymale.
Cette gouttière est bordée par deux lèvres : une postérieure et
l'autre antérieure. Les deux lèvres de cette gouttière s'arti-
culent avec les lèvres opposées de la face externe de l'unguis
formant le canal lacrymo-nasal.
Au dessus de l'orifice, la base présente deux ou trois
demi-lunes que complètent des demi-cellules de l'ethmoïde.
En arrière la surface osseuse est divisée en deux parties
par une gouttière.
... / ...

5.
Les deux parties s'articulent avec la face externe du palatin
qui transforme la gouttière en canalpalatin.postéiieur.
Celui-ci donne passage au nerf palatin antérieur et à l.'artère
palatine descendante.
En dessous de l'orifice, l'angle que fait ce dernier
voit la pénétration de l'apophyse maxillaire du palatin.
Elle
forme la partie antérieure la' plus grande du plan-
cher des fosses nasales par sa face antérieure et par sa face
inférieure du .plafond buccal. Chez le sujet dont la denture es~
normale, le rempart alvéolaire circonscrit en avant et en·
dehors cette apophyse de telle sorte que les deux maxillaires
étant accolés la table interne du rempart alvéolaire se poursuit.
sans limitation formant la voGte p~latine. Par son bord interne
l'apophyse se réunit à celle du côté opposé f';rmant la suture
,
intermaxillaire. A la partie antérieure de cette suture se trouve
le trou incisif qui conduit au canal palatin antérieur. La
suture intermaxillaire s'articule au niveau de la face nasale
avec le vomer.
2) ~:~!S~9~_~!Y~Q!~!r~
Elle constitue la partie la plus labile du maxillaire
puisque son existence est conditionnée par l'évolution et la
. présence des dents. Ce rempart est creusé par maxillaire de
huit alvéoles. Les alvéoles des prémolaires sont parfois bifides
lorsque les racines sont doubles alors qUe les alvéoles des
molaires sont trifides pour repondre à l'implantation de leurs
trois racines.
3) ~:èEQE~Y~~_~Q~i~~~~
Elle est située à l'angle antéro-supérieur des faces
gériienne
et nasale. ç'est une lame quadrilatère qui s'articule
en· avant avec l'os nasal, en arrière avec l'unguis et en haut
avec la partie externe de l'échancrure nasale du frontal .
../ ...
. ,

6.
Sa face externe présente la crête lacrymale antérieure qui
borde en avant la demi-gouttière du sac lacrymal.
Sa face .in-
"
terne fait partie de la paroi' externe des fosses nasales. Sa
partie postérieure est marquée d'une gouttière qui répond au:
canal lacrymo-nasal.
II.2.- LES ELE~mNTS DE SOUTIEN DES DENTS
---------------------------------
Les dents sont unies au reste de l'organisme par des
tissus qui constituent leurs tissus de soutien: l'os alvéolaire,
le ligament alvéolo-dentaire et la gencive.
II.2.1. L'os Alvéolaire
Le rempart alvéolaire constitue le prolongement vers la
cavité buccale de la portion profondément enfouie des maxillaires
ou portion basilaire.
On lui décrit une table externe en rapport avec le ves-
tibule et une table interne en rapport avec la cavité buccale.
Ces deux parties 'sont réunies par des cloisons inter-alvéolaires.
II.2.2. ~~_Hg:èJ!!~!}Lè:hY~Q!Q:c:!~!}!:è!!:~
Il est le véritable moyen de fixation de chaque dent
au sein de son alvéole osseuse. Appelé autrefois périoste
alvéolo-dentaire, c'est Malassez qui lui attribue sa qualité
de ligament, ; des considérations d'ordre anatomo-clinique le
font appeler aus~i périodonte, eu encore desmodonte
lA. CHAPUT). Constitué de faisceaux fibro-élastiques qui forment
une gaine périradiculaire, le ligament donne au système
alvélo-dentaire le caractère d'une articulation.
La gencive est un épithélium muqueux, épais et
résistant, adhèrent au périoste qu'elle recouvre, et protège
l'os alvéolaire.
Elle présente à l'image de l'os alvéolaire, deux
faces
- l'une vestibulaire, en continuité avec la muqueuse
labio-jugale ;

:1
7.
- l'autre buccale, en continuité en bas avec la mu-
queuse du sillon gingivo-lingual ;en haut aVec la muqueuse
palatine. Le bord dentaire de cette gencive circonscrit le
pourtour de chacune des alvéoles et sertit chacune des dents,
ne laissant normalement aucune solution de continuité avec le
ligament alvéolo-dentaire.
Au niveau où la gencive quitte son support osseux pour.
devenir du côté vestibulaire, muqueuse labio-jugale, celle-ci
se double d'une mince couche celluleuse, en continuité avec le
tissu celluleux des joues et des lèvres par les interstices que
laissent entre elles les insertions des muscles faciaux.
Sur son versant lingual, au niveau du sillon alvéolo-
lingual, la gencive à sa limite inférieure est directement en
relation avec l'espace celluleux
sus-mylo-hyo!dien.
Au niveau de la voûte palatine il n'y a pas d'espace
celluleux au voisinage immédiat de la gencive.

8.
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1 .
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2,
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3.
4 .
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6
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11 .
8 .
14
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0
10.
os maxillaire sIJ~~rieur. Vue ont~rieure
1.
branche montante
2.
muscle orbiculaire des paun.eres
3. muscle él~vateur com. de
la
lèvre sur.
& de l'aile du nez
4.
muscle orbiculaire des nauni~res
5.
muscle élévateur pronre de
la
lèvre
supérieure
6.
trou
sous-orbitaire
7.
muscle canin
8.
érine nasale antérieure
9.
muscle myrtiforme
10.
bosse canine
11. muscle masséter
14.
muscle buccinateur

9.
...-
1
1:1_-,\\-__ 2.
IIhl'}--+_3.
1 5 --f.îrl+\\i~
14._--+....c
os
Vue
externe
1.
branche montante
2.
muscle orbiculaire des naupières
3.
muscle ~levateur com.
de
la
lèvre sup.
et
de l'aile du
nez.
4.
muscle orbiculaire des oauDibres
S.
muscle ~l~vateur ~roDrc' de' la l~vre suo~rieure
6.
trou sous-orbitaire
7.
muscle canin
8.
épine nasale ant~rieure
9.
muscle myrtiforme
10.
bosse canine
11.
muscle masséter
12. muscle ptprygoÏdien externe
13. muscle ptprygoïdien
interne
14.
muscle buccinateur
15.
sommet de
la ryramide du maxillaire superIeur

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1.

.
2. cret e
,t urbl na l e ant 'è r leLJ~Se,=": __:n~~ leu re
3.
goutt ière
lacrymale
~ ~
4.
cr~te turbinalp ont~rieure ~t
inf~riellre
5.
épine nasale antfrieure
6.
canal palatin antnrin.ur
7. apophyse palatine
8.
canal
palatin post~rieur
9. antre d'highmore
(sinus maxillaire)
10.
demi-cellule
11.
lunule lacrymale
12.
trigone palatin
13. méat
inf0rieur.

·1
11.
III - RAPPEL HISTOLOGIQUE
. l,
-~-=-=-=--=-==-
111.1. L'os alvéolaire
Constitue le véritable support osseux de la dent.
. .
C'est entre la racine de la dent et la paroi interne de l'os que
sont insérées les fibres desmodontales.
111.1.1. Histologie
Après l'éruption des dents, les procès alvéolaires sont
constitués d'os mature; ils ont leur structure adulte. Ils
sont constitués par une couche externe d'os compact (la corticale
externe), une couche intermédiaire d'os spongieux et une couche
interne d'os compact (la corticale interne).
La corticale externe alvéolaire est continue avec la
corticale maxillaire ou mandibulaire. Elle est recouverte de
périoste. Cet os est constitué de lamelles osseuses denses
appliquées les unes contre les autres. Il contient de nombreuses
cavités: les ostéoplastes, d'aspect étoilé, :égulièrement
disposés. Ces ostéoplastes contiennent des cellules: les
ostéocytes. Entre les lamelles, on trouve des espaces médullaires
très réduits.
b) ~:Q~_~EQ~S!~~~_Q~_~Q~~~~_!~!~E~~9!~!E~
L'os spongieux est présent entre les corticales
.externe et interne partout où l'épaisseur est suffisante. Il
occupe également les septa et les régions interradiculaires.
R~diologiquement, il est caractérisé par sa trabéculation. La
disposition des trabécules osseuses est sujette à de nombreuses
variations. De façon générale le nombre de trabécules diminue
avec l'âge et diminue aussi au niveau de l'alvéole des dents
fonctionnelles. Les auteurs supposent que l'arragernent des sys-
tèmes trabéculaires est la résultante des forces masticatrices,
.transmises par les dents.

12.
c'est ainsi que la disposition trab~culaire du corps de la man-
dibule serait liée aux forces appliquées par les muscles masti-
cateurs à la surface d'insertion.
L'os spongieux qui constitue les septa inter-dentaires
etinterradiculaires renferme les canaux perforant de ZUKERLAND
et HIRSCHFELD, 'qui conduisent les nerfs, les vaisseaux sanguins
etlymphâtiques
inter-dentaires ,et interradiculaires. Les
canaux aboutissent à la crête alvéolaire livrant passage aux
nerfs et aux vaisseaux.
____________________ L
_
cl La corticale interne
lamina dura
La corticale interne est constituée en partie par 1'06
à.disposition lamellaire et par l'os fibreux.
Cet os fibreux représente un type très primitif de
tissu osseux. Il doit sa structure au fait que les principales
fibres du ligament
parodontal s'y insèrent et y pénètrent
profondément.
Avec l'âge, du fait du déplacement mésial des dents,
la lamina dura présente, du côté mésial
des zones do
résorp-
tion, tandis qùe du côté distal des appositions de lamelles os-
seuses ; ces lamelles sont séparées par des "lignes de repos".
Du fait des remaniements constants de l'os alvéolaire
la couche corticàle, primitivement constituée par un tissu
osseux très dense à caractère lamellaire, est peu à peu rem-
placée par l'os harvesien.
Dans les conditions normales, c'est-à-dire en l'absence
de parodonpathie 1 ·la forme de la cr~te alvéolaire dépend :
- du contour de l'émail;
- du contour de la
. jonction cément-·émail
- du dégré d'éruption de la dent
1
des relations m~sio-distales avec la dent voisine
"
- du diamètre bucco-lingual de la dent.

L'os alvéolaire èst 'l'objet de rernaniemen~s constants par le
j~ des ostéoblastes et ~cs
ostéoclastes'.
Les ostéoblastes sont des cellules mesenchymateuses qui
p~éBentQnt des aspects icnctionnels particuliers :
en p4rlode de repos ce sont des cellules fusiformes 1 en p~riode
active elles prennent unedis~osition 6pithélëïdales'en bordure
des travées osseuses.
- les
ostéoclastes sont des cellules multinuclées
dont les dimensions varient grandement. Ils sont caractérisés
par 1
~ l'D~ondance de mitochonnries ;
- la présenoe de nombreux noyaux
-Pexistence d'une bordure en brosse au contact cle l'os
en voie
de résorption.
Les ostéoclastes qui ne sont pas en contact direct ~e
l'osnG possèdent pas de bordure en brosse.
III.1.2. HistophYBiologie des procès alvéolairos
al ~:Q~_g~!_gO_~~m~~!~~~U!_ÇQU~!~U!
L'os alv801aire est le moins stable d~s tissus du pa~"
donte. Sa, structure est en état de remaniement constant.T,'os
se résorbe dans les zones de pressions et se forme dans les
eonE8 de traction. Il y a équilihre entre la formation et la
rd80rption des zones extrômernent p=0~~_~S les unes des autres.
Cet équilibre est soumis à des influences A la fois
générales et locnles. La hauteur, la forme et la densité de
1'0& alvéolaire dépendent' de cet équilibre physiologique qui
se manifeste au niveau de quatre zones.
,
1)
au contact du desmodonte ;
2) au contact du périoste vestibulaire ;
3) sur la paroi des espaces médullaires
4) sur les parois des ostéoplastes.
bl stimulation fonctionnelle
-------------~-----------
Les procès alvéolaires Qnt une structure qui ~st to~·
tion des atimulations fonctionnelles qui 9'exe~cent ~ur les
paroh.

10\\\\ •
Les trab~cules osseuses alvéo~aires sont disposées de façon
à produire le maximum de resistance aux
for~es occlusales.
Les trabcicules subissent une restructuration cons~ante pour
s'adapter aux forces occlusales variables. L'os se rêsorbe
au niveau des zones où il est plus ntcessaire et se forme au
"
niveau d'autres zones pour répondre'a de nouveaux besoins.
Le nOlrDre et l'épaisseur destrabécules augmentent si la sti-
.
\\
mulation fonctionnelle aU'J",ante.
Les trabécules diminuent en nor.ilire et en épaisseur au
niveau des dents sans antagonistes fonctionnelles. Dans ce cas
on dit qu'il y a
~onction ou atrophie diffuse. On rencontre
ùe l'os spongieux partout où la fonction nécessite la transmission
de forces de tension ou de pression.
Les trabécules sont alignées dans le sens des forces
de tension et de pression maximales. Les chocs sont· aussi sup-
portés avec le 'maximum de volume de tissu osseux.·'
Quoi que les. forces mécaniques apparaissent importantes
dans l'organisation de la struc:tuJ:e osseuse. D'autres facteurs
interviennent: les conditions bio-chimiques locales, l'anatomie
vasculaire et l'état général de l'individu.
Pour compenser l'usure des dents et maintenir la dimension
verticale, l'éruption se poursuit durant toute la vie. La dent
subit une égression : eruption passive.
Le cément et l'os
alvéolaire. participent au comblement du vide ainsi créa. Le
cément s'appose à l'apex de la racine, l'allongeant; des travées
osseuses de leur cOté se déposent au fond de l'alvéole.
La couronne clinique augmente de hauteur. tandis que la
,racine clinique diminue. Pour compenser la perte de longueur
de la racine clinique, il faudrait.que le rebord alvéolaire se
surelève ?arallèlement mais, si il y a une certaine surélévation,
elle est irrégulière
et toujours insuffisante.
Il s'établit donc un d~séquilibre progressif.
c'est le début de la régression senile. Il y a diminution
de hauteur et d'épaisseur des procès alvéolaires ..

. '
1
15.
1
Outre la régression de la hauteur alvéolaire, des modi~
1.
fications surviennent au niveau de l'os alvéolaire, analogues
à celles du reste du squelette :
- ostéoporose 1
,
- diminution de la vascularisation
- diminution du métabolisme 1
- diminution du pouvoir de réparation.
Si la résorption est plus importante que la formation,
il en résulte une
ostéoporose. La capacité de l'os alvéolaire
à résister aux forces occlusales est diminuée à partir de 30 ans.
dl U~gE~~~2~_E~Y2~2!29~S~~_~~2~~!~
La structure des septa interdentaires varie en fonction
de la migration physioloqique des dents. Dans les zones de pres-
sion des surfaces mésiales radiculaires, l'os, présente des
zones de résorption lacunaire. Au niveau des surfaces distales
radiculaires, où il y a traction l'os s'organise en lamelles
séparées par des lignes d'apposition' parallèles à l'axe vertical
des dents. Cet os nouvellement formé contenant de nombreuses
fibres de sharpey est appelé os fibreux.
III.1.3. Conclusion
La plasticité de l'os permet son adapt"!tion·
aux condi-
tions fonctionnelles ainsi que l'institution de thérapeutiques
orthodontiques. Le mécanisme biochimique intime qui aboutit à
la résorption et àl~aFPosition n'est pas plus connu au niveau
,
.
des ?rocès alvéolaires qu'au niveau des autres os.
III.2. Le ligament parodontal
Le ligament parodontal ou desmodonte est le tissu con-
jonctif dense qui entoure les racines dentaires et relie princi-
palement les dents aux procès alvéolaires.
III.2.1. Structure microscopique
Comme les autres territoires conjonctifs, le ligament
parodontal' est composé de cellules qui avec les fibres, les vais~'
,seaux et les nerfs baignent dans une substance fondamentale •.
.../ ...

16 •
La' gelée qui constitue la substance fondamentale con-
jonctive est un véritable"milieu intérieur. L'eau est retenue,
par la substance fondamentale qui ne la laisse pas exsuder
- c'est de l'eau liée.
Les fibroblastes 'sont les cellulès les plus nombreuses
du desmodonte. Ces cellules sont' responsables de la formation
des fibres parodontales et, de la plupart des composants de la
substance fondamentale.
En moins grand ,nombre que les fibroblastes on rencontre
d'autres cellules.: des ostéob1astes, des ostéoclastes, des cemen-
toblastes, des cellules sanguines à l'intérieur des vaisseaux,
des histiocytes, quelques lymphocytes et mastocytes.
1)
-
Les fibres de collagène
Il est habituel de classer les faisceaux de fibres paro-
dontales suivant les differentes zones du dèsmodonte depuis la
gencive jusqu'à la région apicale: on distingue ainsi les
fibres gingivales, les fibres interdentaires ou transeptales,
..
)
les fibres alvéolo-dentaires, les fibres interstitielles et les
fibres intermédiaires.
2) - Les fibres de réticuline
Ces fibres sont rares ou absentes là où abondent les
fibres de pollagène. Elles sont abondantes au début de l'histo-
, genèse dentaire et osseuse. Dans "le ligament parodontal adulte,
elles' se rencontrent au voisinage de l'épithélium gingival et au
niveau des canaux vasculaires.
, .

17.
3) -. Les fibres élastiques préélastiques et " oxytalan"
, .
Les fibres élastiques sont rares dans le parodonte
humain. Les fibres élastiques sont liées au système vasculaire.
Les fibres oxytalan apparentées aux fibres élastiques ont
été assimilées
à des fibres préélastiques.
d) Les débris épithéliaux paradentaires
Au cours de l 'histogénèse dentaire ,la f~'.sion de' l' épi-
thélîum externe et de l'épithélium interne de l'organe de
l'émail constitue la gaine d'Hartwig.
Avant la formation du cément, cette gaine adhère
étroitement à la dentine néoformée.
Après la formation de la dentine radic~laire la gaine
de Hertwig se disloque et il n'en subsiste dans le desmodonte
adulte que des vestiges appelés débris épithéliaux de
MAL1\\SSEZ.
111.2.2. Histophysioloqie du ligament parodontal
Les fonctions du desmodonte sont mul t'.. ples et les plus
importantes d'entre elles sont incomplètement élucidées.
Le ligament parodontal fixe la dent dans l~alvéole
il étaye les tissus gingivaux 1 il exerce une fonction de
défense, une fonction g6nératrice 0t une fonction réparatrice
par son pouvoir d'adaptation, il maintient les relations intcr-
dentaires et les relations d'occlusion., il joue un rôle encore
mal définï dans le contrôle de la mastication.
111.3.
·Les gencives et l'attache épithéliale
111.3.1. Les gencives
Les gencives constituent l~ pa~tie superficielle du paro-
donte qui est directement au contact du milieu buccal. C'est la
partie de la muqueuse buccale qui entoure le collet des dents
et recouvre les crêtes alvéolaires, l'existence des gencives est
liée à celle des dents.
- .~ .

18.
[
III .'3.1 .1 . - Anatomie macroscopique
Les gencives sont un tissu mou d'aspect rose pâle, la plus
grande partie des gencives fait corps avec le périoste, sur
lequel on ne peut· la déplacer.
Une ligne festonnée, 'la jonction muco-gingivale sépare
la gencive de couleur rose pâle de la muqueuse buccale de couleur
rouge. Au pa~ais seulement, il n'existe aucune démarcation
entre la gencive et la muqueuse palatine qui est fixe.
Les gencives peuve~t être sub-divisées en
. 1)
gencive' papillaire, la papille interde~taire
2)
genc'ive libre, la gencive marginale des faces labiales"
buccales,et linguales,
31 la gencive fixe.
a)
~~_g~~SiY~_E~E!11~!E~_2~_E~r!11~
g!~g!Y~1~_!~E~i9~~!~!E~
C'est la protubérance gingivale qui occupe les eGpaces
interproximaux sous les surfaces de contact interdentaire.
Chaque papille interdentaire a une forme pyramidale dont la crête
est formée par la gencive libre commune aux dents adjacentes le
sommet et les bords sont en continuité avec la gencive marginale
des dents adjacentes. En l'absence de dent proximale, la gencive
'papillaire diGparaît. En cas de diastème, la gencive papillaire.
est émoussée, horizontale ou mêm'2 concave.
,.
Elle est située au contact de la dent qu'elle entoure
comme un collier. Entre elle et la dent s'étend le sillon
gingivo-dentaire ou sulcus.
c) ~~_g~~S!Yê_~!~~
Cette gencive est caractérisée en partie par l'aspect
piqueté, granité, de sa surface. La gencive fixe est ferme at-
tach~e au cément et aux procès alvéolaires. Elle est continue
avec la gencive marginale libre.
, '

'20.
III.3.1.2. Structure microscopique
a) gE!~2!!~~_g!~g!y~!
L'épith~lium gingival est du type pavimenteux stratifi~
et présente à ,des dégrés variables des phénomènes de desqua-
mation et de kératinisation.
, '
1)
~~_~Q~~~~_~~E~E~!~!~!!~
Selon l'aspect de la surface épithéliale on distingue
quatre types d'épithélium gingival 1
èans 15% des cas environ, l'épithélium est bien
kératinisé 1
dans 50 % des cas environ, l'épithélium incomplètement
kératinisé constitue une surface cellulaire bien déli-
mitée à cellules aplaties, à noyau picnotique
dans 25 % des cas 'environ la\\(~~jféiatose est incom-
/~\\~ /-~
-:,
,
pIète. La coloration de Mt~lory révèl~0~ne surface cel-
lulaire fai~ de deux coudhe~~Üne)prbfondeet 'l'autre
1
,1
superficielle.
\\G~,~'-.,,~
'
"
- dans 10 % des cas environ ~~~qest dépourvue de
cellules kératinisées 1 la coucne superficielle est-
constituée de cellules aplaties qui conservent leur
.:
noyau.
Située sous la couche superficielle, elle est faite
de cellules aplaties qui renferment des granules de kérato-
hyaline et des noyaux picnotiques.
Est constituée de plusieurs assises de cellulespolye~
driques, unies par les tonofibrilles .
.:) ~~_~Q~~~~J?'Qê.Q!~
Est formée de cellules fréque~~ent en division 1 cependant
la division cellulaire s'observe aussi dans la couche épineuse.

"
Parmi les fibres de collag'ène du chorion gingival on
distingue des fibres gingivo-dentaires, des fibres ginqivo-
alvéolaires et des fihres gingivales circul~ires.
1)
les fibres gingivo-dentaires, s'insèrent dans le
cément et aboutissent à la lamina propia.iElles
solidarisent la gencive et la dent.
2)
les fibres gingivo-alvéolaires s'insèrent dans la
crête alvéolaire et aboutissent à la lamina propia,
reliant la gencive aux nrocès alvéolaires.
3)
les fibres gingivales circulaires s'entrelacent avec
les autres fibres et constituent un système ligamen-
taire complexe, qui sertit chaque dent.
Dans la gencive cliniquement normale, i l existe toujours
daris le chorion des petits foyers de plasmocytes lymphocytes et
de mastocytes.
c'est la portion gingivale située au contact de l'émail
ou du cément. C'est une mince couche d'épithélium malpighien
formé de trois ou quatre couches cellulaires et capable de
s'épaissir avec l'âge. Entre le liséré gingival et la surface
dentaire se· trouve le sillon gingivo-dentaire ou sulcus.
La profondeur du sulcus varie avec l'âge, La profondeur
moyenne est de 0,5 à 1 rn/m.
Gottlieb et Orban&,tinf.uent quatre étapes dans les
..
rapports gingivo-dentaires.
-
1ère étape: le fond du. sulcus est au contact de,l'émail
tandis que l'attache épithéliale se fait·à la jonction émail-':
c4ment
-
2èrne étape
le fond du sulcus est encore situé au
contact de l'émail mais le sillon est plus profond 1
.. '

-=-,-
,
22.
- 3ème étape: c'est un stade transitoire très bref pendant
,lequel le fond du sillon est situé à la jonctionémail-.cément,
pendant que l'attache épithéliale se fait entièrement sur le
~1
. cément.
4ème étape: l'attache épithéliale est tout
entière sur
le cément dont une partie est en contact avec la salive •
... 0./ ....

23.
anatomie m0croscooi~ue de
la gencIve.
1.
gencive riquetre
2.
gencive rlcne
A.
gencive fixe
3.
languette
interdentaire
4.muqueuse buccale
5.
jonction muco-gingivale
6.
gencive
fixe
7.
sillon gingival
libre
8.
gencive
libre

: E. -- -
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3.
4.
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2.
-",
".
Ç'L.
,
\\
"
,;.
.
"
Les differentes étapes dans les rapports gingivo-dentaires
selon Gottlieb et Orban

25.
Nous dirons avec Kérebel
"que la jonction O:;Ü"i!::'vu-
dentaire est un complexe dyu2.mique qui ne peut être assimilé à
une attache épithéliale fixe, une fermeture du parodonte, dont
la seule solidité mécanique aS3urerait la protection. Certes
la protection souvent invoquée contre l'invasion microbienne
tient à l'intégrité anatomique de l'attache épithéliale, mais
surtout au dynamü~'·.2 du co;;\\plexe gingivo-de,ltaire, à sa faculté
d'auto-nettoyage et à ses propriétés physiologiques encore mal
connues".
. ,

Q)
<II
~CIl<:cl ..
<0
Q)
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Q)
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Q)
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:>.:
~

27.
Les dents sont situées par rapport à ~'autres lignes
de référence que la ligne générale SN mais qui sont cependant,
reliées à celles-·.:i. Chaque structure est décrite par une mesure
linéaire et angulaire, pour obtenir une grande précision. C'est
ainsi gue l'angle de l'axe de l'incisive supérieure est mesuré
par rapport à NA et que la distance de la face vestibulaire de
cette dent par rapport à la même ligne NA est également enre-
gistrée. Il en est de même pour l'incisive inférieure par
rapport à la ligne NB. L'axe de cette dent est égulement mésuré
par rapport à GO GN. De plus les positions de l'incisive infé-
rieure et du point gonion par rapport à NB sont comparées l'une
à l'autre (rapport de Holdaway). Cette dernière mesure est liée
à l'aspect esthétique de la denture.
Les positions mandibulaires en occlusion et au repos
sont tracées sur un
calque. Un deuxième tracé mandibulaire
en occlusion est ensuite superposé .au premier en l'enregistr~~t
au centre du condyle en position d'occlusion mais en lui donnant
l'axe d'inclinaison de la mandibule au repos. Il est alors
possible d'observer l'importance du déplacement mentonnier et
la direction du mouvement d'ouverture.
,
J
, 1
.

29
IV.2. /-)NALYSE CEPHALOMETRIQUE
D'UN ECHANTILLON D'AFRICAINS
-=-=-=-=~-=-=-=-=-
Dans ce matériel d'étude deux critères sont retenus
- le premier est l'âge: tous les sujets doivent
avoir au moins 20 ans car à cet âge on pense que. la croissance
des structures osseuses est stabilisée
- le second critère
les sujets ne doivent pas be.né~
ficier
de traitement orthodontique.

IV - PARTICULARITES ANATOMlQUESDU BLOC
INCISIVO-CANIN DE L'AFRICAI~
-=-=-=-=-=--=-=-=-=-
VI.l. La méthode d'analyse de Steiner
La méthode d'analyse de Steiner présentée en 1953 et
modifiée en 1959 a tiré beaucoup de ses éléments œs travaux de
Downs, Wy1ie, Riede1, Ricketts et Ho1daway. La synthèse qui en
est ainsi faite présente cependant des particularités très inté~
ressantes.
La ligne de référence générale de l'analyse est 1ad~oite
SN qUI
symbolise la partie antérieure de la base du crâne. A
partir de cette référence sont établies trois études distinctes
1)
études des bases squelettiques de la face
2) études des rapports denture squelette ;
3) étude dynamique du mouvement de fermeture mandibulaire.
IV.l.l. Etude des bases squelettiques
L'analyse des structures osseuses de la face est bâtie
à partir de la ligne de référence SN. Les angles SNA, SNB et
ANB de Riede1 sont calculés ainsi que l'angle GO GN_SN quï est
l'équivalent par rapport à SN de l'angle de Francfort plan mandi-
bulaire de Downs ou de Tweed.
La structure mandibulaire est étudiée de deux façons :
La première mesure, dérivée de l'analyse de Wy1ie consiste en
une projection de la mandibule sur la ligne de référence distance
(SL et SE).
Elle donne une appréciation de la longueur mandibulaire.
Ce renseignement est comp1èté par la mesure de l'angle
SNB qui situe la partie antérieure de la mandibule dans 1e'sens
'antéro-postérieur en évitant de tenir compte du pojnt B sujet à
des remaniements consécutifs aux déplacements dentaires ou du
point Fg qui évolue beaucoup en fonction de la croissance du
menton. L'importance de ce dernier est ensuite appréciée en
mesurant la distance Fg-1igne NB.
... / ....
, ,

., . ,
/-INALYSE CEPHALOMETRIQUE N°1
-=-=-=-=--=-=-=-=-=-
sujet : Ao KABORE
.,.
AI Analyse du sguelette
- SNA = 94 °
- SNB = 90 0
- ANB = 4 0
BI Rapport denture-squelette
angle des axes des incisives superieure etinferieure
+ = 98°
angle des incisives superieures plan Francfort = 126°
angle des incisives inferieures plan mandibulaire =98,5 0
- protrusion des incisives superieures = 11 m/m
position des incisives inferieures par rapport au
profil
position bord incisif ligne A-Pog = +8 m/m
angle incisif ligne A-Pog = 35°
CI La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure = .+ 4 rn/m'
lèvre inferieure = + 10 m/m

31'.
ANALYSS CEPHALOMETRIQUE N°2
-=-~-=-=-=-=-=-=-=-=-
suje~ : H. hOUAKOU
A- Analyse du squelette
- SNA = 84°
- SNB = 80°
- ANS = 1°
B - Rapport denture~squelette
angle des axes des incisives superieure et inférieure
~ = 113°
1
angle des incisives supérieure plan Francfort = 116°
angle des incisives infe~i8ure plan mandibulaire = 94°
- protrusion des incisives superieures = 11 m/m
- position C"', i.ncisives inferieures par rapport au
profil
:
position bo~d incisif ligne A-Pog
+ 10 m/m
angle incisif - ligne A~?Gg = 27°
C -
La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe l'tl nez Pogognon cutnné
lèvre superieure = + 0,5 m/m
lèvre in~erieure = + 7 m/m

ANALYSE
CEPHALOrlETRIQUE N°3
-=-=-=--=-=~=~=-
sujet
O. KOUADIO
A -
Analyse du squelette
_ SNA = 84 °
- SNB = 81 °
- ANB =' 3°
B - Rapport denture-sguelette
angle des axes des incisives superieure
et inferieure
l
"'i
= 122 °
angle des incisives superieures plan Francfort = 111°
angle des incisives inferieures plan mandibulaire = 95 0.
- protrusion des incisives superieures = 12 m/m
- position des incisives inferieures par rapport
au profil
:
position bord incisif ligne A-Pog
+ B m/m
angle incisif ligne A-Pog
: 25°
C - La ligne esthétique de Ricketts ou liqne E
pointe du nez pogognon cutané
la lèvre superieure = ',0,5 m/ro
- la lèvre inferieure = + 3 m/m

33.
ANALYSE
CEPHALOMETRIQUE N°4
-=-=-=-=-=-=-=-:-:-=-=-
sujet
A. KOFFI
A - Analyse du squelette
- SNA = 96°
- SNB = 90°
- AMB = 6°
B - Rapport denture-squelette
- angle des axes des incisives superieure et inferieure
l
= 124°
i
angle des incisives superieures plan Francfort = 105°
angle des incisives inferieures plan mandibulaire = 97°
-protrusion des incisives superieures = 15 mlm
- position des incisives inferieures par rapport au
profil
:
position bord incisif ligne A-Pog -
+
llmlm
angle incisif ligne A~Pog = 31°
C'- La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez pogognon cutané : invisible sur la
téléradiographie.

,. ,
34 ~
ANALYSE CEPHALOMETRIQUE N° 5
-=-=-=-=-=-=-=--=-==-
sujet : O. KOUN4E
A - Analyse du squelette
-
SNA = 80°
- SNB = 77 °
- ANB = 3°
· ,
B - Rapport denture-squelette
angle des axes des incisives superieure et
inferieure
l
= 135 °
i
angle des incisives superieures plan Francfort=104°
angle des incisives inferieures plan mandibulaire=39°
- protrusion des incisives superieures = 7 m/m
- position des incisives inferieures par rapport
au profil
:
position bord incisif ligne A-Pog =+ 3 m/m
angle incisif ligne A-Pog =
23°
C - La ligne esthétique de.Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
la lèvre superieure =
3,5 m/m
la lèvre inferieure = -
4 m/m

35 0
ANALYSE CEPHALOMETRIQUE N° 6
-=-=-=-=-=-~-=-=-
,
sujet
G. i'loustapha
A - Analyse du squelette
- SNA = 87,S'
- SNB = 82,S'
- ANB = 50
B - Rapport ,denture-squelette
- angle des axes des incisives superieure et inferieure
l
i
angle des incisives superieures plan Francfort = 106 0
angle des incisives inferieures plan mandibulair~
=96 0
- protrusion des incisives superieures = 6 m/ro
- position des incisives inferieures par rapport
au profil :
position bord incisif ligne A-Pog =+ 9 m/m
angle incisif liqne A- P00 = 29 0
C - La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure = +
6 m/m
- lèvre inferieure = + 10 m/m

36.
ANALYSE CEPHALOMETRIQUE N° 7
-=-~-=--=-=-=-=-=-~-
sujet : T. lCABORE
A - Analyse du squelette
- SNA = 93 °
SNB = 90 °
- ANB = 3°
B - Rapport denture-squelette
- angle des axes des incisives superieure
et inferieure
~ = 100°
J.
- angle des incisives superieures plan Francfort = 129,5°
angle des incisives inferieures plan mandibulaire = 107 0
- protrusion des incisives superieures = 15 miro
position des incisives inferieures par rapport au
profil
position bord incisif ligne A-Pog =+ 14 miro
angle incisif ligne A-Pog = 37 0
c - La ligne esthétique de Ricketts ou ligne F.
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre
superieure = + 6 miro
lèvre inferieure = + 10 miro
/

37.
ANALYSE CEPHALO!1ETRIQUE N° 8
-=-=-~-:--=-=-=-=-=-
sujet : B. OUEDRAOGO
A - Analyse du squelette
- SNA " 86 °
- SNB " 84 °
- ANB " 2 0
B - Rapport denture-squelette
angle des axes des incisives superieure et inferieure
l
i
" 126 °
angle des incisives superieures plan Francfort" 108 0
,
angle des incisives inferieures plan mandibulaire " 98 0
- protrusion des incisives superieures = 14 m lm
- position des incisives inferieures pra rapport au profil
position bord incisif ligne A-Pog = + 8m/m
angle incisif inferieur
ligne A-Pog = 28 0
c - La liqne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure
= + 8 mlm
lèvre inferieure " + 10 ffi/m

'38.
ANALYSE CEPHALOMETRIQUE N' 9
-=-=-=--=-=-=-=-=--
sujet : K. RONAN
A - Analyse du squelette
-
SNA; 84·
-
SNB = 82·
- ANB = 2·
B - Rapport denture-squelette
- angle des axes des incisives superieure et inferieure
l
- i -
= 121 0
angle des incisives superieures plan,Francfort = 110·
- angle des inciSives inferieures plan mandibulaire = 85°
- protrusion des incisives superieures = 11m/m
- position des incisives infiéures par rapport
au 'profil :
position bord incisif ligne A-Pog = + la m/m
angle incisif ligne A-Pog = 26 0
C - La ligne esthétique de
Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure = + 1 ,m/m
lèvre inferieure = + 9 m/m

39.
\\
/-)NALYSE CEPH~LOMETRIQUE N°l0
-=-=-=-=--=-=-=-=-=-=-
sujet : H. KOUAKOU
A) Analyse du squelette
- SN~_ = 84 0
- SNB = 80 0
- ANB = 4 0
B) Rapport denture-squelette
- angle des axes des incisives superieure'
et inferieure
--*- = 113 0
J.
angle des incisives superieures plan Francfort = 116"
angle des incisives inferieures plan mandibulaire = 94 0
- protrusion des incisives superieures = 11 m/m
- position des incisives inferieures par rapport au profil:
'position bord incisif ligne A-Pog : + la m/m
angle incisif;li'lnq ,.;..:.trory = 27 0
C) La ligne esthétiq11e de Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure = + 0,5 m/m
lèvre inférieure = + 7 m/m

ANALYSB CEPHALOMETRIQUE N°11
-=-~-=-=--=-=-=-=-
sujet : K. DIAKITE
A - Analyse du squelette
- SNA = 85 °
- SNB = 85 °
- AND = 0°
D - Rapport dentùre~squelette
- angle des axes des incisives superieure et inferieure
~ = 111°
~
angle des incisives superieures plan Francfort ~ 119°
angle des incisives inferieures plan mandibulaire = 90°
- protrusion des incisives superieures ~ 13 mlm
- position des incisives inferieures par rapport au profil
position bord incisif ligne A-PDg ~ + 11 miro
angle
incisif ligne A-Pog = 24°
c - La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure = + 1 mlm
lèvre inferieure = + 4,5 mlm

41.
"ANALYSE CEPHALOMETFIQUE N° 12
=-=-=-=-=-=-=-=-~-~-
sujet: B. Mansandjé
A - Analyse du sguelette
- SNA = 96 °
- SNB = 95,5°
- AND = 0,5°
B - Rapport denture-squelette
- angle des axes des incisives "superieure et inferieure
î = 122,5°
angle des incisives superieures plan Francfort = 121,5°
angle des incisives inferieures plan mandibulaire =99,5°
- protrusion des incisives superieures = 9 m/ro
- position des incisives inferieures par rapport
au profil :
position bord incisif ligne l,-pog =+ 8 m/ro
angle incisif ligne A-Pog = 33,5°
C - La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure =
1 m/m
lèvre inferieure = + 2 m/m

42.
ANALYSE CEPHALO!{ETRIQUE N° 13
-~-=-=-~-=-=-~-=-=-=-=-
sujet: B. Josephe
A- Analyse du squelette
- SNA : 88 0
- SNB : 90 0
- ANB :_2 0
B - Rapport denture-squelette
- angle des axes des inCisives superieure et inferieure
I-
~ 109 0
i
- angle des incisives superieures plan Francfort: 109 0
angle des incisives inferieures plan mandibulaire_: 93 0
- protrUsion des. incisives superieures: 11 mlm
position des incisives inferieures par rapport
au profil :
position bord incisif ligne A-Pog~+ 15 mlm
angle incisif ligne A-Pog : 37 0
C - La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez pogognon cutané
la lèvre superieure =- 1m/m
la lèvre inferieure :
+ 6rn/m

\\
43.
ANALYSE CEPHALOMETRIQUE N° 14
-=-=-:-:--=-:-=-=-=-
sujet
K. Antoinette
A - Analyse du squelette
- SNA = 94 °
- SNB = 91,5 °
- ANB = 2,5 0
B - Rapport denture-squelette
- angle des axes des incisives superieure et inferieure
-!-=110°
~
angle des incisives superieures plan Francfort = 101 0
- angle des incisives inferieures plan mandibulaire =96,5°
- protru~ion des incisives superieures = 13 rnlm
- position des incisives inferieures par rapport
au profil
:
\\
position bord incisif ligne A-Pog =+ 11,5°
angle incisif inferieur
ligne A-Pog = 34 0
C - La ligne esthéti~Je de Ricketts ou ligne E
pointe du nez
Pogognon cutané
lèvre superieure =+ 2,5 mlm
lèvre inferieure =+ 4 mlrn

ANALYSE CEPHALO~~TRIQUE N° 15
-~-=--=-=-=-=-=-=-
sujet
[J.
l\\11osso
A - Analyse du squelette
- SNA -= 34 °
SNE = 00°
- ANB = 4°
B -
Rapport denture-squelette
~ angle des axes des incisives superieure et inferieure
-:s- = 115°
1
arigle des incisives superieures plan Francfort = 109 0
angle des incisives inferieures plan mandibulaire=107°
- protrusio:l des incisives superieures = 12,5 m/m
- position des incisives inferieures par rapport
au profil
:
position bord inci,if ligne A-Pog =+ 10 m/m
angle iI1~;isiE J..i~~ine A-Pog =33,5 0
C - La ligne esth~tique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez
Pogognon cutané
.. Jèvr-·, s\\!per'.Emre =+ 4,5 rn/ID
lèvre inferieure =+ 7 m/m

15 0
ANALYSE CEPHALOMETRIQUE N° 16
-=-=--=-:-=-=-:-=-
sujet
Ko Komenan
A -
Analyse
du squelette
- SNA = 100 0
- SNB = 97°
- ANB = 3°
B - Rapport denture-squelette
angle des axes des incisives superieure et inferieure
l
= 110,5°
i
angle des
incisives superieures plan Francfort = 1"36 0
- angle des incisives inferieures plan mandibulaire=1000
- protrusion des incisives superieures = 9 m/m
- position des incisives inferieures par rapport
au profil
:
positicn bord incLiif ligne A-Pog"+ 7 m/m
angle incisif ligne A-Pog =30°
C - La ligne esthétique de Ricketts ou ligne E
pointe du nez
Pogognon cutané
lèvre
superieure=+ 5 m/m
lèvre inferieure =+ 8 miro
, ":

46 •
ANALYSE CEPHALOMETRIQUE N° 17
-=-=-=~=-=-=-=-=-
sujet
J. OUEDRAOGO
A - Analyse du squelette
- SNI, = 84°
- SNB = 83°
- ANB = 1°
B - Rapport denture-squelette
- angle des axes des incisives superieure et inferieure
l
1""
angle des incisives superieures plan Francfort = 109°
- angle des incisives inferieures plan mandibulaire =100°
- protrusiondes incisives superieures = 12 m/m
- position des incisives inferieures par rapport
au profil :
position'bord incisif ligne A-Pog =+10 m/m
angle incisif ligne A-Pog = 32°
C - La ligne esthétique de R~cketts ou ligne E
pointe du nez Pogognon cutané
lèvre superieure =+ Sm/m
lèvre inferieure =+ 10 m/m

.
. .
Angle incisive
Angle 1nC1S1ve
Protrusion
des
Sujets
SNA
SNB
ANB
I I i
supérieure
inférieure
incisives
Plan-Francfort
plan mandibu-
supérieures
laire
1
Kaboré
94"
90
4 0
98 0
126 °
109 °
1 1mm
.. - - - - - ---_._.
1
H.
Kouakou
84"
80
4 0 _
1 1 3 °
1 1 6 °
94°
1 1 mm
~ 1
O.
Kof fi
8 1
3 0
122 °
1 1 1 °
95 0
1 2 mm
47 .
A.
Kouamé
96 0
90
6 0
124 "
1 05 0
97°
1 5 mm
-
D.
Konan
80°
77 °
3"
135 °
104
89°
7 mm
G.
Mou s ta ph a
87 ° 51
82°5

120
106
98°
6 mm
Tableau recapitulatif N°l

-
angle
incisive
angle incisive
protrusion des
Su jet s
SNA
SNB
ANB
IIi
supérieure
inférieure Plan
incisives
plan Francfort
mandibulaire
supérieures
1
Kaboré
0
0
0
0
0
93
r
90
3
1 00 0
129 5
107
15
mm
0
Ouédraogo
0
0
0
0
86
84
2 0
126
108
98
14 mm
0
K.
0
0
0
Kùnan
84
82
2 0
121 0
48.
1 1 0
85
1 1 mm
K.
Konan
0
0
90
88
2,0
9 r
129 0
109 0
1 1 mm
- - -..
-
"
K.
Diakité
0
85
85 °
0
0
0
111 0
1 1 9 0
90
1 3 mm
.~
- - - - ---_.
B . ManSandj:~~-O-
0
0
95
5
a J 5 0 125°5
121 05
99
5
9 mm
,
Tableau récapitulatif N°2

angle incisive
angle incisive
protrusion des
supérieure
inférieure
Plan
incisives
Sujets
SNA
SNB
ANB
1/ i
plan Francfort
mandibulaire
supérieures
0
. 0 .
0
B •
Josephe
88 0
90 0
_2 0
109 0
125
93 0
1 1 mm
K.
Antoinette
94 0
91 05
2 ~ 5
1 10 0
1 0 1 0
96 0 5
1 3 mm
N.
Ahosso
84 0
80 0
4 0
1 15 0
109 0
107 0
12 ,5 mm
49.
Komena n
100 0
97 0
3 0
1 10 05
136 0
100 0
9 mm
J.
Ouédraogo
84 0
83 0
1 0
0
122
109 0
100 0
1 2 mm
Tableau
récapitulatif N°3

Position bD rd .
Angle
incisif
La
ligne
esthétique de
Sujets
incisif
1 igne A-PDg.
Ricketts
ligne A-Pog.
lèvre supéri eure
lèvre
inférieure
Kaboré
8 mm
35°
4 mm
la mm
H.
Kouakou
1a mm
27°
0,5 mm
7 mm
50.
a . Koffi
1
8 mm
25°
0,5 mm
3 mm
A.
Kouamé
1 1 mm
3 1 °
-
4 mm
D.
Konan
3 mm
23 °
3 ,5 mm
10 mm
G.
Moustapha
9 mm
29°
6 mm
1a mm
Tableau
recapitulatif

4.

position
bord
angle
incisif
La
ligne
esthétique de
Sujets
incisif
ligne A-Pog
Ricketts
ligne A-Pog
Lèvre supérieure
Lèvre
inférieure
f
Kaboré
14 mm
37 °
+
6 mm
+
la mm
-- - - - -_...-
--- -....."
Ouédraogo
8mm
28°
+ 8 mm
'1-
1a mm
-
51 •
K.
Konan
la mm
26°
+
1 mm
+ 9 mm
K.
Diakité
1 1 mm
24°
+
1 mm
4,5
1
i K. Konan
12 mm
41 °
+
1 mm
4 .5
B.
Mansandjé
8 mm
33 ° 5
- 1 mm
2 mm
Tableau
récapitulatif

5

position bord
angle
incisif
La
ligne
esthétique de
Sujets
incisif
ligne A-Pog
Ricketts
Ligne A-Pog
-
lèvre
supérieure
lèvre
inférieure
B •
Josephe
1 5 mm
37°
- 1 mm
+ 6 mm
K.
Antoinette
1 1 ,5 mm
34 °
2 ,5 mm
4 mm
N.
Ahosso
10 mm
33°5
4 ,5 mm
7 mm
52.
Koménan
7 mm
30°
5 mm
8 mm
1
J.
Ouédraogo
10 mm
32°
8 mm
10 mm
1
1
Tableau
récapitulatif

6

Africains
Européens
SNA
88° ,5
80 ° ,8
SNB
86° ,4
78°
ANB
~ 2 0 , 7
2°8
Angle
des
axes
des
incisives
supérieures
& inférieures
115°,3
1 35 °
Angl e
incisives
supérieures
plan Francfort
115°,5
107 °
Angle
incisives
inférieures
plan mandibulaire
98°,05
90°
53 •
Protrusion des
incisives
supérieures·
1 1 ,32 mm
2 ,7 mm
Position bord
incisif
inférieur
ligne A-Pog
9 ,7 mm
+0,5
mm
Angle
incisif
ligne A-Pog
30° , 9
22°
La
ligne
esthétique de Ricketts
lèvre
supérieure
+ 3,5 mm
- 1 à-2
lèvre
inférieure
+ 6 ,9 mm
- 2 à-4
Tableau comparatif
des
moyennes
observées
des
africains
et
européens.

54.
,
IV.2.2. Conclusions àe notre étude clinique
--------- ..
, 1:) B
\\,
1
le point A est en protrusion chez
"
l'africai-n~p~a~r~"rapportà l'européen
- on retrouve le même phénomène avec le point B donc nous avons une
avancée simultanée
;
- le fait qu'on retrouve ANB similaire chez l'européen montre que cette
bipotrusion n'est pas pathologique.

55.
aL~le des axes des incisives sup~rieure et inférieure.
la vestibulo position des incisives entraîne une fermeture
de l'angle.
b)
angle des incisives sup~rieures plan Francfor~.
Cet angle est plus grand chez l'africain que chez l'europ~en.
Cela est dû à la position vestibul~e des incisives supérieures.
ff-l
1'1

56 •
1\\
La protrusion des incisives est encore une fois trouvée car la
distance chez l'africain est de 11,32 mm
alors gue chez l'européen elle n'est gue de 2,7 mm
/
;

57 •
La position vestibulée des incisives inférieures entraîne une
ouverture de l'angle plan mandibulaire axe des incisives.
/
1
(
(
1
1
(
1
1
1
1
(
.-
.1
.1

58.
A la lumière de notre analyse nous pouvons tirer un
certain nombre d'enseignements:
- la biproalvéolie et la biprotrusion incisive de
l'africain ne sauraient être considérées conwe de la patho-
logie. Ces caractéristiques constituent une entité qui déter-
'mine le type facial africain.
- la biprotrusion incisive n'expose pas plus
l'africain au traumatisme alvéolo-dentaire que l'européen. Les
procès alvéolaires constituent chez toutes les races humaines
le premier «
pare-chocs»
protégeant le massif facial.
- contrairement à ce qui a été écrit par certains
auteurs nous pensons que la protrusion africaine ne saurait
être un handicap pour la mise en place des moyens de contension
tels que les arcs, les gouttières préfabriquées et les ligatures.
-
la prochélie ne saurait rendre l'africain moins
«
beau»
que d'autres types raciaux car i l y a une ·harmonie
de l'ensemble ostéo-muqueux.
En
outre la notion d'esthétique de RICKETTS est
remise en cause par de nombreux orthodontistes.

59.
v - LA TRAUMATOLOGIE DU BLOC
INCISIVO-CANIN-SUPERIEUR
-=-=-=-=-=-=-=-
La traumatologie du bloc incisivo-canin est l'étude de
l'ensemble des blessures de cette unité anatomique et de leurs
conséquences.
Selon J. C. HESS le trauma ou blessure peut être
défini
comme la lésion produite par un vecteur agressif. La consé-
quence est appelée traumatisme. C'est l'ensemble des troubles
locaux et régionaux résultant du trauma.
En traumatologie i l existe des interactions entre l'en-
dodonte et le parodonte. Il convient donc d'envisager dans la
tràumatologie de l'endodonte les conséquences sur
le parodonte
Cet endodonte peut devenir dans certains cas l'agent trauma-
togène des tissus parodontaux.
Une lésion qui se situe au niveau de :"a zone d'appli-
cation du vecteur externe est appelée primaire ou directe :
elle s'adresse directement à l'endodonte ou parodonte; .Elle
est secondaire ou indirecte si le vecteur traumatogène bien
qu'intercepté par une partie de l'organe dentaire transforme
cette dernière en un vecteur de deuxième ordre.
Le traumatisme se fait souvent par contre-coup
quand les dents du maxillaire inférieur viennent heurter c311e du
maxillaire supérieur.
Les variations de l'intensité de l'agent traumatogène,
son unicité ou sa répétition, la situation de son point d'appli-
cation, la nature et la rési·stance des tissus touchés déter-
minent des complications traumatiques qui prennent des formes
anatomiques différentes: contusion, luxation, fractures etc •.••
Il nous semble donc normal d'étudier l'ensemble des agents trau-
matogènes dans une étiologie générale puisque les mêmes causes
peuvent engendrer des lésions différentes
;
..... / ......

elles sont à l'origine de réactions inflammatoires, aigues ou
chroniques qui se manifestent par une symptomatologie pulpaire
et desmodontale très importante.
Dans le cadre de notre travail sur les lésions trauma-
tiques nous passerons sous silence les dysmorphies traumatiques,
les usures, les contusions
nous retiendrons les luxations,
les fractures alvéolaires et dentaires qui présentent un maximum
d'intérêt endodontique, pathologique et thérapeutique.
Dans
les cas graves, les lésions dentaires s'inscrivent dans un
cadre plus général de fractures div~rses (maxillaires surtout)
et le malade peut-être choqué.
Nous allons regrouper les divers agents traumatogènes
en deux catégories selon qu'ils ont une origine extérieure à
l'individu (agents exogéne) ou qu'ils résultent de rapports
anormaux des dents entre elles
(agents endogènesl.
La première
catégorie comprend essentiellement des causes accidentelles,
la seconde des causes fonctionnelles occluso-articulaires.
Il existe aussi un certain nombre de causes préàisposantes parmi
lesquelles il convient de retenir
:
- la situation des dents
: les incisives supérieures
sont les dents les plus exposées, d'autant plus qu'il existe
une proalvéolie ; de même l'angle incisif mésial est plus
fragile que le distal parce le premier est aigu et que le second
est obtu
- l'existence de troubles dentaires qui rendent les
dents moins résistantes: caries, alvéolyses, obturations volu-
mineuses etc . . . ;
- l'âge du malade: un choc violent sur une dent de
lait peut engendrer un traumatisme du germe sous-jacent, la dent
temporaire jouant le rôle de vecteur agressif de deuxième ordre .
.../ .. ;

61 •
Le même .choc sur une dent en voie de résorption n'aura pour
effet que de produire une chute prématurée de la dent. De plus
i l peut entraîner un arrêt de l'édification radiculaire. Chez
un malade âgé la réduction de l' élastici téc'e s
tissus, l'hyper-
calcification des tissus minéralisés rendent la dent plus
sujette aux fractures.
Par contre l'émoussement des cuspides et
la diminution de la force :o1aticatoire réduisent les traumatismes
articulaires.
On retrouve parmi elles
:
al
chez l'enfant
-
les méfaits des cours de récréation
-
les chutes
- les coups
- les corrections corporelles
bl chez l'adulte
- la pratique de certains sports violents
(boxe-rugby
acrobatieletc
cl
à tous les âges
les accidents de la voie publique
- les habitudes
p~ofessionnelles détestables
tapissier
met'
nt ses clous dans la bouche ;
manoeuvres opératoires intempestives
: au cours de
l'anesthésie générale, contusion des incisives due au maniement
brutal du laryngoscope lors de l'intubation trachéale par voie
buccale, ainsi que la pose de l'ouvre-bouche.
- déscellement trop rapide et non contrôlé d'une
couronne ou d'une dent à ténon qui peut occasionner une fracture
coronaire ou radiculaire.
-
les bagarres de rue et les scènes de ménage.
V.2.2. ~~~_~~~~~~_ÉQ~~~!Q~~~ll~s
- les malocclusions primitives telle la supraclusie.
incisive.
... / ....

62.
- les malocclusions iatrogènes consécutives à des
extractions, des restaurations dentaires inadéquates:surocclusion.
- les parafonctions telles que le bruxime dans lequel
i l existe un déséquilibre entre la force occlusale et le système
denture-articulation temporo-maxillaire. Les conséquences peuvent
être entre autres une distension ligamentaire, une usure des
couronnes, une dégénérescC':l,::e ci'!l.cique de la pulpe.
Une fracture dentaire se définit comme une solution de
continuité de tissus durs de la dent.
Elle peut intéresser la couronne, la racine ou les
deux à la fois, aussi est-elle coronaire, radiculaire ou corono-
radiculaire.
Elle est ouverte si elle met la cavité pulpaire et la
pulpe directement en rapport avec le milieu buccal, au contraire
elle est fermée quand il n' e;:iste aucune communication entre eux.
Elle est pénétrante si le tri'!it de fracture intéresse
la cavité pulpaire ; elle est Eon pénétrante dans le cas contraire.
Nous allons illustrer- par 18 cC;1c;ma et le t.ableau ::;uivan~ les
différentes variét~s de fracture.
V.3.1 .1. Les fractures non pénétrantes
Il s'agit le plus souvent d'une fracture de l'angle
incisif, mésial surtout. :Ll Y a perte de substance, et- la forma-
tion d'un éclat d'émail.
Il n'existe aucun signe fonctionnel sinon une lé~ère des-
modontite liée à une contusion concomitante ; les arêtes vives des
bords de la fracture peuvent gêner, éroder la langue, la lèvre
ou la joue.

63.

64 •
Direction
Rapport avec Rapport avec
S ièg e
du
trait de
la cavité
le milieu
f~o~e,,~n
nul na ire
buccal
1
\\
fermée
obl ique
non
,
pénétrante
2
oblique
indirecte-
(
ment
coronaire
3
transversale
ouverte
• •

,1
4
oblique
pénétrante
ouverte
5 J
transversale
"
6
~
ouverte
1 - -
1 transversale
générale-
7
pénétrante
radicu-
ment
fermée
~
lai re
fermée
8 .1
j
J
9
corono-
oblique
pénétrante
ouverte
radiculaire.
Tableau des
differentes variétés
de fractures
d'après J.C.
Hess.

65.
bl
Les fractures de l'émail et de la dentine
-----------------------------------------
Au niveau du bloc incisivo-comin, le trait de fracture peut
prendre deux directions différentes
:
1)
transversal, à peu près horizontal, allant d'une face
proximale à l'autre, se situant à l'union, du tiers moyen
et du tiers incisif de la dent.
2)
oblique partant du bord incisif pour rejoindre une
face proximale.
La morphologie de la dent fracturée est modifiée, elle
présente une surface plus ou moins plane, réalisant une véritable
coupe de l'émail et de la dentine. Les arêtes sont vives et
coùpantes.
Les signes qui constituent le syndrome dentinaire sont tous
présents. La contusion associée à la fracture est à l'origine
de la desmodontite, il existe une douleur spontanée, continue,
qui débute dès la sensation de craquement ressentie par le
malade, pour s'atténuer assez rapidement.
Souvent une blessure de's tissus moUs'
(lèvre)
accompagne
la fracture c'est fréquemment le cas avec les fractures obliques
des incisives.
Cette fracture, ouverte indirectement dans le milieu buccal,
permet une
inoculation septique de la pulpe, l'invasion micro-
bienne étant réalisée par l'intermédiaire des tubuli
denti-
naires, d'autant. plus facilement que la dent est jeune. Très
rapidement une pulrites'installe. Il faut craindre une nécrose
qui peut survenir à la suite de la rupture du paquet vasculo-
nerveux accompagnant la contusion.
Ce type de fracture ressemble en tous points à la fracture
émail-dentine seulement le trait de fracture est plus profond
et la différence entre eux provient de la découverte de la
pulpe.
Le trait de fracture, horizontal ou oblique, affleure ou
coupe la pulpe.La fracture est ouverte.

• • /
• •
<>

66.
Quand i l Y a perte de substance, la pulpe apparaît
comme une masse sanguinolante au milieu de la pulpe.
Il arrive, pour les fractures horizontales que le petit
fragment soit maintenu en place, attaché par la pulpe coronaire.
Ce fragment est très mobile et sa mobilité déclenche une douleur
exquise, le trait de fracture est rougi du sang de l'hémorragie
pulpaire.
En plus du traumatisme du parenchyme pulpaire, son
infection massive est immédiate. La pulpite aigüe existe d'emblée
et le syndrome pulpaire peut se superposer au syndrome desmo-
dontique d'o!igine traumatique.
Souvent une plaie cutanée ou muqueuse accompagne la
fracture.
V.3.2. Les fractures radiculaires
Ces fractures radiculaires transversale,
horizontale
ou oblique se regroupent en trois catégories selon la situation
du trait de fracture.
- basses près du collet ;
- moyennes
;
- hautes au voisinage de l'apex;
Nous allons les considérer les unes après les autres.
Elles ressemblent par certains côtés aux fractures coro-
naires pénétrantes.
Si le trait de fracture est cervical i l y a perte de
substance, av~c élimination de toute la couronne de la dent.
La racine apparaît en coupe transversale ; la pulpe est un point
rouge qui saigne
la sertissure gingivale est arrachée et
hémorragique. On a affaire à une fracture ouverte. La gencive et
la pulpe saignent très rapidement. La gencive enflammée à tendance
à enfouir la racine. Une pulpite infectieuse totale s'installe
instantanément.



/

0


67.
Si le trait de fracture n'est que paracervical, le frag-
ment coronaire peut rester attaché par la gencive ; sa mobi-
lité est très grande. Cette mobilisation constitue un symptôme
et chaque mouvement coronaire occasionne une douleur vive.
Cette fracture est généralement ouverte, quand la déchirure
gingivale fait communiquer la zone de la fracture avec le milieu
buccal.
D'une manière générale, il n'y a pas de perte de subs-
tance. Le fragment coronaire reste
maintenu par ses at-
taches alvéolaires et gingivales, mais i l est mobile, et peut
être déplacé, luxé. Cette modification des rapports anatomiques
s'accompagne très souvent d'une fracture de l'os alvéolaire,
toutefois la lésion reste souvent fermée et l'hémorragie qu'elle
suscite se.traduit par une écchyrnose gingivale importante.
La mobilité du fragment est douloureuse, elle est possible
dans un plan horizontal, mais il est impossible de le refouler
verticalement ce qui permet de différencier ce type de fracture
d'une luxation partielle.
Les douleurs spontanées sont intenses, entrainant une
impotence fo~ctionnelle et une "non fermeture de la bouche.
L'infection peut s'ajouter à la nécrose des tissus
dilacérés.
Le trait de fracture est situé près de l'apex. La frac-
ture est toujours fermée, aseptique. Le grand fragment constitué
de la couronne et d'une grande partie de la racine est peu mobile
car i l reste solidement attaché à l'os alvéolaire sur une grande
longueur. Il n'y a ni déplacement ni hémorragie.
Il faut avoir à l'esprit que
- i l n'y a pas comme dans une fracture osseuse soudure
entre les deux masses dentinaires car la dentine n'est pas
vascularisée.
..... / ....

68.
- l'existe~ce d'une in~sc~icil éve~tuelle à rétro ou d'une
lOobili té m~me réd:l1i~:'?", sonrce,
ci 1 in.f lam.:-nat ion :interdisent la
formation d'un cal mi~8~ùlis~.
v 0 3.3. IJ::-~s Frar.:'L:11re.s cc'lT.'ono-:;:-adicula.ires
-_._...__.._--"----~._-----"~
sur le bloc incisivo-
canin mais intéj:-esse a'..!.ssi t:..·è::; sou",,~el1"i.: le$ c'Uspides linguales
des prérr.olai:-c.s ~"': ~:::::.:"~:,.,>:"(-,~"'" L2. ~:~1x:).';.~':'~. r~:: ~~~:;Tp2 I?énétrante,
toujours ouvert ~ (ài::-e::·~.E'"!I~el1t ou i:~dii·ect(.~~ü8n.t, cet. te fracture
qui intéresse la CC·~i.r0n~:(~ e·t· 13 rG:.cine e~;~.: di.te ha~te ou basse
selon que l'cxtrém:'.té rd.:'li.culair-e àu tl"aL;: de f~acture est plus
proche de I l ap'e:~ ou à1J. coL:"et.
- Souve~t le frRS~2nt ~u~erfi(:j.el est éliminé et il y a
perte d~ substancE. Dan~ ce cas l~ lésicn re2se~ble à une fracture
coronaire péné·ï.:!:ë:ll1te ~T'":lic 2.ve,\\::, ([L1el~(\\",es c2.ractéris'i:iques parti.-"
cul ier "s :
al
l'aspec-i.: t~.·:: l:::::x~ de f)~l:.·:':8 de la frë\\r::ture c'est-à-dire
le trait de fract.1l}~8 r:'.o:ntan.";: plu~ ':;",) mO:ül:3 u.~ dessus du collet.
- Si le r:î~:_l~fj,~:8rlt ~.:5-~ J' ,:ir:t.c:;nn f
:Ll es";: r:10biJ.e .. Cette
mobili té est àO"J.lc:-:~,,:!,,'t~\\1s~: l~:.j.....; ~:;~~':.::.:(:.:::~s ';..1:1e hér....::'::"::-,~:;:"9" et une
impotence f0:1cti.onn81]_~~"
La fract~:ce ~~an~: ~0UjOU~f; ouv2r~er il y a infection et
aucune consoli(l.ati,'~;'"71 n le,sJl " ~~:':':S7Jj,~.ilt~
La pulpite l-adiculaire est
0
une sui te inévi t;-:,:;J(~ d~~ 17'J~!;":e f:::ii CC:'~) cl ~ élimina"tion du fragment
mobile, la pro'. ;>'.~.<.' ;.> r.·:i,;-,,-,:l.-....~~~,,;"
Il s I ng i-c cl 'Ul'l ':;.'é:cltable [r'ô.ças èientùire .. Le choc a
été violent, rn~ssi ce gel~:':';~ r](-? f:cactl1re :::, lills-:::r.~t dans un cadre
de traumatism2:; associé:;; -:':oujOl1:r.:~ iL\\i?c>rtà:lt, qui Gominent généra-
lement le tableau clinique.
Le p.:lt:.ï.e!".I::': ni est. ~ru qu 1.:t~')1:'(:~r.; l; éta.J'Jl:i..ssernent des fonctions
vi tales. La radiog:t:iJ.p'1:'.e p2r-c,e'~ de >Je fêti.~e une idée du nombre de
fragments.
..
..
0
/
. . . .
e

69.
L'extraction de tous les fragments sous couverture antibiotique
constitue la seule thérapeutique.
V.3.5. Contusion-Subluxation-Luxation
Dans la contusion i l se produit un écrasement d'un nombre
considérable
de fibrilles ligamentaires ainsi que des hémor-
ragies locales d'importance variable. Les ruptures vasculaires
peuvent être limitées aux capillaires ligamentaires.
L'inflammation post-traumatique entraîne une légère extru-
sion de la dent. Le paquet vasculo-nerveux peut-être comprime
par l'hémorragie interfribillaire au niveau de l'apex et par
l'inflammation, ~ette compression entraîne une hyposensibilité.
Cette inflammation locale ne reste pas toujours aseptique,
des micro organismes peuvent y intervenir, par voie sanguine, les
phénomènes inflammatoires s'intensifient alors momentanément pour