UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DAKAR
FACULTE DES LETTRES ET SCIENC~S HUMAINES
DEPARTEMENT DE GEOGRAPPHIE
THESE
Pour obtenir le grade de docteur de 3ème cycle
en Géogl'aphie
,
OPTION: Géographie.Physique
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MENTION: H . ~.EI(;fRIC1\\IN ET M~;;:~,C:~:~
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PRECIPITATIONS ET ECOût-~lJENT~'~'O· 0 ..3_·"~..~
SUR LE BASSIN DE LA CASAMANCE
Présentée par:
HONORE DACOSTA
MM:
M.M. SALL
Président
J.C. OLiVRY
Rapporteur
J.F.
RICHARD
Examinateur
O.
DIA
Examinateur
C.
COSANDEY
Examinateur
Direction scientifique: Professeur J. LEBORGNE
et J.C. OLiVRY
AXec la collaboration de l'ORSTOM
1
-

A la mémoire
d'Apollinaire Kaboré

AVANT-PROPOS
Cette thèse de 3ème cycle s'inscrit dans le programme de recherches
hydrologiques initiées par l'ORSTOM en Casamance et constitue le résultat
de trois années de travail, émaillées de moments de doutes souvent tenaces.
Si un ordre chronologique n'est pas inconvenant, j'adresserais mes
remerciements en premier à Monsieur Jean-Claude OUVRY, Directeur de Re-
cherches,
responsable
de
l'unité
de
recherche
"Géodynamique
de
l'Hydrosphère Continentale" à l'Institut Français de Recherche Scientifique
pour le Développement en Coopération (ORSTOM) à qui je dois mon initiation
à l'hydrologie. En effet depuis notre première rencontre en novembre 1982,
il n'a cessé de me témoigner un intérêt particulier en m'accueillant au
centre ORSTOM de Dakar-Hann pour la préparation de mon mémoire de maîtrise,
puis comme assistant hydrologue, avant d'obtenir mon inscription en qualité
d'élève hydrologue à l'ORSTOM. C'est encore lui qui, en 1986, attira mon
attention sur l'intérêt d'une étude de synthèse sur les précipitations et
les écoulements sur le bassin versant de la Casamance. Depuis lors, il a
assumé la direction scientifique de ce travail en continuant à suivre et à
orienter son évolution et ce, malgré ses Lourdes responsabilités au sein de
l'Institut et la distance qui nous séparait. Je suis heureux de sa présence
parmi les juges de cette thèse.
Mes connaissances en hydrologie se sont affinées au
Laboratoire
d'Hydrologie et de Géochimie Isotopique de l'Université de Paris XI-Or-
say,sous la direction du Professeur J-C Fontes qui s'est montré patient et
compréhensif envers le géographe que je suis, à la découverte des subtili-
tés de l'hydrologie dans ses multiples aspects. PlJisse-t-il trouver ici
l'expression de ma reconnaissance.
Nos remerc iements vont également au Professeur Jean Leborgne··QU~:·.~a
accepté de diriger ce travail à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Sa
profonde connaissance de la climatologie tropicale, son attachement au tra-
vail bien fait et son sens de la collaboration dans la recherche. nous ont
permis de mener à bien cette étude. Nous lui en serons toujours reconnais-
sant. Son absence lors de la soutenance de cette thèse nous peine beaucoup~
Cette thèse a été commencée initialement à l'Université de Paris 1
Panthéon-Sorbonne, sous 1a direct i on de Madame Cl aude Cosandey du Labora-
toire de Géographie Physique du C.N.R.S à Meudon. Malgré la poursuite de ce
travail à Dakar, elle nous a toujours témoigné la même sollicitude, se te-
nant constamment au courant de son avancement. Sa présence dans ce jury en
est
la
preuve
et
nous
l'en
remercions
beaucoup.
Nos
remerciements
s'adressent également au Professeur Alain Godard, directeur de ce Labora-
toire qui a toujours porté un vif intérêt à ce travail.
Nous devons notre découverte de l'hydrologie au Professeur Mamadou
Moustapha Sa11, car c'est avec 1ui que nous avons eu nos premi ers cours

d'hydrologie et préparé notre mémoire de maîtrise en 1983. Depuis lors,
clest avec un vif intérêt qu'il nous a toujours accueilli et conseillé,
s'enquérant sans cesse de l'état d'avancement de cette thèse. Nous le re-
mercions profondément pour l' honneur qu' il nous fait en présidant notre
jury.
C'est pour nous un motif de joie d'avoir dans ce jury les Professeurs
Ousseynou Dia, directeur de l'Institut des Sciences de la Terre, de la Fa-
culté des Sciences et Jean François Richard, du département de Géographie
qui, malgré leurs lourdes charges, en cette fin d'année universitaire, ont
accepté de porter leur appréciation sur ce travail. Qu'ils trouvent ici
l'expression de notre reconnaissance.
Nous nous souviendrons toujours de l'accueil très amical de Jean-Luc
Saos et la spontanéité avec laquelle il nous a associé A son programme "Ca-
samance" pour nous permettre de mener A bien nos recherches, veillant
constamment A nous mettre dans les meilleures conditions de travail. Son
soutien moral et matériel a été déterminant dans la réalisation de ce tra-
vail. Nous ne saurions lien remercier assez.
J. P. Lamagat, Chef du Serv ice Hydro log i que de l' ORSTOM A Dakar, a
SU1Vl avec beaucoup d'attention la préparation de cette thèse. Sa connais-
sance de l'hydrologie tropicale,
son expérience en
informatique et sa
banque de programmes nous ont permi s de réal i ser le traitement de toutes
nos données pl uv i ométri ques et hydro log i ques. Nous regrettons que son em-
ploi du temps ne lui permette pas de faire partie d~ce jury.
Ma rencontre avec Jean Albergel a été déterminante dans mon apprécia-
tion des précipitations au Sahel. Outre ses avis et conseils, fondés sur
une solide expérience du Sahel, il a mis, gracieusement, A' ma disposition
son abondante documentation; il a, volontiers, accepté de porter son appré-
ciation sur ce travail, en se penchant avec beaucoup de patience sur son
manuscrit. Qu'il trouve ici le témoignage de ma1 gratitude.
Nos remerciements s'adressent tout particulièrement:! Monsi.~~·.·B.·­
Dalmayrac, Directeur du Centre ORSTOM de Dakar qui, depuU' nofrearrivêe
dans ce centre, s'est montré très attentif A nos préoccupations.
' .
"
Nous avons toujours trouvé une oreille attentive auprès de Monsieur
Jean Yves Gac, directeur-adjoint du Centre ORSTOM de Dakar et responsable
du Laboratoire de Géologie,dont
l'intérêt
pour nos
travaux est
resté
constant depuis 1984. Nous tenons A lien remercier.
Nous tenons également A exprimer notre gratitude A l'ensemble du
corps enseignant
du
département
de Géographie
pour
le
dévouement
et
l'esprit d'abnégation qui ont toujours sous-tendu leur travail pour nous
inculquer la rigueur scientifique et l'esprit naturaliste de cette disci-
pline. Nous avons été très sensible A la sollicitude de MM. Cheikh Bâ, El
Hadj Salif Diop, Professeurs au département, Paul Ndiaye, Lat Soucabé MBow,
Tahirou Diaw.

Ces dernières années,
nous avons noué des relations très amicales
avec Amadou Sow, Alioune Kane, Alioune Bâ, Mame Demba Thiam, Diène Dione et
Henri-Mathieu Lô,
au fil
des discussions très fructueuses sur nos re-
cherches personnelles, discussions dont nous gardons un excellent souvenir.
Nous avons pu apprécier A sa juste valeur les qualités profession-
nelles et humaines de Jean-Michel Bouchez et Yann Le Troquer qui m'ont
beaucoup aidé dans le travail, souvent fastidieux, de saisie des données.
Nous les remercions pour leur disponibilité constante et l'amitié qu'ils
m'ont toujours témoignées. J'associe A ces remerciements G. Dubée, L. Sé-
guis et tout particulièrement MM Diatta Gaspard, Danfa Bakari, nos compa-
gnons lors des multiples tournées hydrologiques en Casamance, ainsi qu'A
Mang Marone et Massaër Maïga.
Nous avons une lourde dette envers MM. Amadou Ndiaye Cissé et Taher
Abdoulaye Maïga, du département Cartographie de l'ORSTOM pour la patience
dont ils ont fait preuve lors de la mise en forme définitive des figures de
cette thèse, ainsi qu'A Mr. Soussou Pierre qui 'est occupé de la dactylo-
graphie.
Il va de soi que ce travail n'aurait pas abouti sans le concours,
fort apprécié, du service de la Météorologie Nationale, du Ministère de
l'Equipement, et de la Direction des Etudes Hydrauliques (D.E.H) du Minis-
tère de l'Hydraulique. A la Météorologie Nationale, nous saluons la dispo-
nibilité constante de Monsieur Bamar Diagne. A la D~;\\-JlOJ.lS avons toujours
trouvé une oreille attentive auprès de MM. El Hadj IbraWlma Thiam, respon-
sable du réseau hydrométrique, S. Goudiaby et S. Coly, hydrologues. Nous
tenons A saluer la mémoire de Monsieur Momar Thiam, ancien chef de la bri-
gade hydrologique de Kolda, récemment disparu, dont la conscience profes-
sionnelle et la disponibilité sont un exemple A méditer.
Nous dédions tout particulièrement ce travail A tous
ces ,lIanonymes" ,
du service de la Météorologie qui, depuis 1905, se sont évertués A .faire
consciencieusement leur travail, chacun dans les l imites de S~" comprêhe.n~
sion du phénomène, afin de nous transmettre des données,·'p.l~vi01llétTlqûès
fi ab l es .
/ "
Je voudrais remercier également Melle Vindex, Mmes et Mrs Henri et
Pierrette Petersorencen, Jean et Liliane Barbey dont l'amitié et 'la gentil ..
lesse m'ont aidé A supporter le dépaysement en France.
Enfin mes pensées vont tout naturellement A mes parents et mes frères
et soeurs dont le sout i en dans tous les domaines, durant ces longues an-
nées, ne saurait être évalué.

INTRODUCTION
La sécheresse persistante qui sévit depuis 1968 dans les pays du Sa-
hel a eu pour c~nséquence, outre le déficit hydrop1uviométrique et ses ré-
percussions sur 11 agriculture et 1léconomie, la prise de conscience de la
nécessité de maîtriser et de gérer au mieux les ressources en eau exis-
tantes. Il en est résulté 11 é1aboration ou la réactivation d'importants
projets d'aménagement des ressources en eau pour préserver 1es activités
agricoles des caprices du climat.
Mais le succès de tels projets passe nécessairement par un préalable:
une bonne connaissance des précipitations et des écoulements résultants.
Clest dans ce cadre que s'inscrit ce travail dont le modeste objectif
est de dégager, sur la base des données pluviométriques et hydrologiques
disponibles, les caractéristiques essentielles des précipitations et des
écou1effiènts sur le bassin de la Casamance.
Il importe dès A présent de lever toute équivoque : notre objectif
nlest pas de faire une étude de la p1uviogenèse en Casamance. Cette der-
nière a déjA fait l'objet de ma"intes études A 11 échelle régionale. Parmi
celles-ci on peut citer:
* Dhonneur G.,1974: Nouvelle approche des réalités météorologiques de
l'Afrique Occidentale et Centrale. Thès~ de doctorat, Asecna, Dakar.
* Leroux M., 1980: Le climat de l'Afrique Tropicale. Thèse de docto-
rat, Dijon.
* Sagna P., 1988: Etude des lignes de graJns en Afrique de l'Ouest.
Thèse de doctorat, D a k a r . ,..
Nous nous intéressons part icuH èrement aux aspects. q~(rltft.·ii~~"'··et'
statistiques des précipitations et des écoulements., .\\,~; "
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Le bassin de la Casamance, qui s'étend sur l'ancienne;t~9;iMadmi;'"is~0
trative du même nom, au sud du Sénégal, est situé en 1atitude,~ntre 12°20'
et 13°21 1 Nord et en 10ngitu~e entre 14°17 1 et 16°47 1 Ouest. Ces coordon-
nées montrent que le bassin de la Casamance a une extension beaucoup plus
longitudinale (environ 270 km d'Ouest en Est) que 1atitudina1e (100 km du
Nord au Sud).
Avec une superficie de 20 150 km2 environ , le bassin de la Casamance
essentiellement situé en territoire sénégalais, déborde légèrement sur les
territoires des Républiques de Gambie au nord et de la Guinée Bissau au sud
( carte 1).

3
Les bassins fluviaux qui l'entourent sont: au Nord le bassin de la
Gambie; au Sud le Rio Cacheu et à lEst le bassin de la Kayanga, la branche-
mère du Rio Gêba.
Notre étude porte sur l'ensemble du bassin du de la Casamance pour ce
qui est des précipitations. L'analyse des écoulements, quant à elle, se li-
mite aux parties du bassin non influencées par la marée.
LI ETAT DE LA QUESTION
La documentation sur l'étude des précipitations et des écoulements
sur l'ensemble de la Casamance est assez maigre.
- Dans le domaine des précipitations, si les observations ont com-
mencé dès 1905 à Sédhiou, 1918 à Ziguinchor et 1922 à Ko1da, 11étude de
Brunet-Moret (1963) sert de référence. Cette publication est spécialement
consacrée à l'étude des averses exceptionnelles sur l'ensemble du Sénégal.
Depuis lors toutes les études réalisées ont un caractère ponctuel, liées à
une étude de projet et portent généralement sur la station longue-durée la
plus proche du site, les résultats servant à estimer les pluies fréquen-
tielles sur ce dernier (Olivry JC, Chouret A,
1981; Gallaire R,
1980;
BCEOM, 1980; SONED-SOGREAH, 1979; SONED-AFRIQUE, 1983).
- Dans le domaine hydrologique, les premières observations ont com-
mencé 1962 à Ko1da, sur le cours principal de la Casamance. Au cours de
l'année hydrologique 1966-1967 Brunet-Moret a étudié les débits ~'étiage
sur cinq petits bassins en Moyenne et Basse Casamance avant dlentreprendre,
de 1967 à 1970, sur convention, l'étude hydrologique du bassin de la Casa-
mance en amont de Ko1da. Le rapport élaboré à partir des données.aJfl~r col-
lectées constitue la seule. synthèse sur l'hydrologie de surfate'e,r:'Ca'sa-
mance.
C :';~'f<
.
La note de Chaperon (1975) sur le régime hydrologique d, la~:;~~aalI't~rice:
analyse uniquement les débits de la station de Ko1da, la seuh~l'!~re;'sui­
vie jusque-là, toutes les autres ayant été fermées en AvtiL1970 J~.. lafHt,
de la convention d'étude .
. La création du réseau hydrométrique nationa1,à partir de 1974 sous la
direction de l'ORSTOM, a entraîné la réouverture des anciennes stations. Ce
réseau est géré par la Direction des Etudes Hydrauliques (D.E.H) du Minis-
tère de l'Hydraulique depuis 1978.
L'étude des projets d'aménagement des marigots de la Moyenne et Basse
Casamance a eu pour conséquence la création de stations hydrométriques sui-
vies, pour la plupart, pendant une année seulement (marigot de Bignona,
1970-1971; Soungro~grou à Missira en 1979-1980; le Kamobeul Bo10n en 1980-
1981) sauf le marigot de BaY1a dont le suivi se poursuit depuis 1979.

4
Bien que chacune de ces études ait fait l'objet d'un rapport, il n'y
a pas eu de synthèse régionale. Car Le Priol (1983) dans sa synthèse hydro-
géologique sur le bassin casamançais met beaucoup plus l'accent sur les as-
pects hydrogéologiques.
La masse importante de données pluviométriques et hydrologiques (plus
restreintes)
autorise aujourd'hui
l'élaboration d'une synthèse sur les
précipitations et les écoulements sur le bassin versant de la Casamance.
C'est l'objet de ce travail qui se divise en trois parties.
-
La
première
partie,
composée
de
deux
chapitres,
étudie
les
caractéri st i ques morphoc l imat i ques du bassin versant dont l' infl uence sur
le régime hydrologique est incontestable. l'accent a été mis particulière-
ment sur les paramètres morphomètriques les facteurs géologiques pédolo-
giques et biogéographiques. Les travaux de Michel P.(1960, 1973), DIOP E.S
(1986) et la documentation des services pédologique de l'ORSrOM en forment
l'ossature. L'analyse des principaux paramètres climatjques (temmpératures,
insolation, humidité relative .... ) révèle un milieu très homogène.
- La deuxième partie (cinq chapitres) est consacrée A l'étude des
précipitations. Les premiers chapitres portent sur l'analyse des conditions
pluviogéniques sur. le bassin, la critique et l'homogénéisation des séries
pluviométriques annuelles.
Le chapitre étudie les précipitations annuelles. L'accent est mis sur
la distribution statistique, la prédétermination des pluies annuelles. de
diverses fréquences et
leur cartographie.
Une large part est faite A
l'analyse de l'influence de la sécheresse sur les précipitations annuelles
par la mise en évidence de la non-stationarité'des sêries pluviométriques
et leur variation depuis 60 ans sur le bassin de la Ca~am~nce.
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Les chapitres quatre et cinq portent sur· les pr~.~.t~li"· ..:~. '<.:..:.,"
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pluv~ometrlques du bassln, en r~van~he .celle d~s P1UH!Si:~•..,,,,..~.~{~
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porte sur la recherche de leur dlstrlbutlon statlstlque et 7}t'fI:..(~~,,·:.
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par l'étude des fractions pluviométriques.}:.tt-f;.~:"';··+·::~'<~/'\\;('.
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- Dans la troisième partie sont abordés les problèmes hydrologiques.
La qualité des données hydrologiques dépendant beaucoup de celle du réseau
hydrométrique et de l'étalonnage des stations, nous avons été amené A re-
voir les courbes de tarage depuis le début des mesures (chap. 1). Après
critique des modules annuels, leur extension a été tentée dans ce chapitre.
La distribution statistique des modules annuels (chap. 2) a permis
d'une part d'en déterminer les modules caractéristiques et d'autre part
d'apprécier leur variabilité interannuelle et l'empreinte de la sécheresse
sur l'écoulement annuel, saisonnier et journalier. Les derniers chapitres
sont consacrés A l,' étude des crues et des ét i ages (chap. 3) et des termes
du bilan hydrologique (chap. 4).

PREMIERE PARTIE
LE MILIEU PHYSIQUE
,
CHAPITRE 1
DESCRIPTION DU BASsIN VERSANT
CHAPITRE Il
LE CLIMAT
1 : ~
.

CHAPITRE 1
,
DESCRIPTION DU BASSIN VERSANT

1
· 1
.'._--------.--
- - - --------

7
Dans
ce
chapitre,
nous
abordons
les
facteurs
conditionnels
de
l'écoulement liés au complexe physique du bassin-versant. Il s'agit de la
géologie, de la morphologie du bassin, des sols ainsi que de la végétation.
1. LE SUBSTRAT GEOLOGIQUE.
Le
bassin
versant
de
la
Casamance
fait
partie
intégrante
de
l'ensemble sédimentaire sénéga10-mauritanien dont il représente la partie
méridionale. Ce bassin dont la mise en place a commencé au Jurassique
(TESSIER F., 1952 ; DE SPENGLER A et li, 1966, BELLION Y., GUIRAUD R.,
1984) a la structure d'un bassin de marge passive.
Mais au cours de
l'histoire géologique, la Casamance, de par sa position et son environne-
ment, a connu une évolution souvent singulière. Aussi, allons-nous retracer
cette évolution
géologique en
insistant
sur
ses
particularités
avant
d'étudier la stratigraphie.
1.1 - Evolution géologique du bassin de la Casamance.
Le socle mêtamorphique paléozoïque, formé de schistes, grès, quart-
zites, se situerait d'après les recherches géophysiques et les forages pé-
troliers à plus de 7000 m en Basse~Casamance. Mais à Dabo en Moyenne Casa-
mance il a été atteint entre 180 'et 200 m. Ceci indique un enfoncement des
structures qui se serait produit suivànt un 'axe nord-sud passant par Dagana
et Linguère. et à' l'Ouest de Kolda (A. DE SPENGLER et li, 1966). Au cours du
Jurassique, des transgressions marines successives mettent en place des dé-
pôts sédimentaires constitués principalement de sab1e~, argiles et marnes
alternant avec des calcaires. Au crétacé et plus particulièrement pendant
11 Albien et le Cénomanien inférieur,· la sédimentation devient plus f'ine
avec des arg il es vers i co1ores d'abord pu i s une alternance cf' ar il
ri $. .
et de grès fins tendres. Tandis que la mer poursujt. sa p
,
l'Est, la subsidence s'accélère en Casamance. La mise en .. ,
salifères qui percent la couverture sédimentaire du plateâà~
samançais
aurait
commencé à
cette époque
et
se
poursu.··
l'actuel (BELLION Y., DEBENAY J.P., 1986). Le toit du crêt
~,
été atteint à Balandine, Diana Ma1ari, Kolda' 1 et Qabo r(:
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i1y~ 0~~si6~t m 3~8àml ~~si~5 m, l' épaisseur des couches vari~~t};r:;;: ""j:}>{"{t
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Entre le cénomanien' supérieur, transgressif et le Turonién, lès' dé· " ,
pôts détritiques deviennent nettement plus grossiers avec des sables à gros
grains renfermant des niveaux de graviers et de galets recouverts de sables
1igniteux et argileux passant à des argiles feuilletées, versicolores et
grises dans la région de Kolda. Le sondage pétrolier de Balancine a atteint
le sommet du Turonien à 1500 m ;à Diana Malari il se situe à 422 m de pro-
fondeur et à 350 m à Ko1da ; le forage de Dabo présente une lacune de cette
période.
Le Sénonien se caractérise, quant à lui, par la progression de la mer à
l'intérieur du continent et par des dépôts argilo-sableux dans lesquels on
relève des intercalations carbonatées (SUSTRAC G. et li, 1964). La puis-

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Figure 1.1 - Coupes géo1ogi ques~·t;·< '-' ' ...
bassin versant casamançais , établie par KRUGER
: M. PASCAL, rapp. BRGM 81 OAK 002.
< •

-9-
sance de la sene Sénonienne atteint 700 m dans la zone des diapirs
du bassin de la Casamance.
Au Maestri cht i en, 1a mer occupe tout 1e bass inde 1a Casamance (P •
. MICHEL, 1973) et y dépose des sables hétérométriques, le plus souvent gros-
siers mé1és A des argiles feuilletées, de couleur gris- foncé. L'épaisseur
de la série maestrichtienne est variable : 600 m en Basse Casamance (Ba1an-
dine) ; 130 m A Diana Ma1ari ; 30 m A Dabo. A l'Est de Dabo, les sables
maestrichtiens ont été tronqués par le socle métamorphique (LE PRIOL,
1985). L'examen des coupes géologiques des forages pétroliers et les corré-
lations établies entre elles, font ressortir l'enfoncement des formations
du socle en Basse-Casamance et la diminution de l'épaisseur des termes du
Crétacé au fur et A mesure qu'on s'approche des limites orientales du Bas-
sin de la Casamance (DIOP E.S., 1987).
1.2. Les formations éocènes.
Au-dessus du Maestrichtien sableux, discordant sur un substratum com-
posé de séries précambriennes, s'est déposé un Paléocène, puis un Eocène
marno-ca1caires. Une discordance sépare l'Eocène de la série sab1o-argi-
1euse sus-jacente oligo-miocène. Les formations éocènes du bassin sénéga1o-
mauritanien ont fait l'objet d'une étude détaillée (MONCIARDINI, 1966). Au
paléocène et A l'Eocène inférieur, la subsidence se poursuit dans le bassin
de la Casamance alors que se mettent en place d~s formations calcaires qui
ont été atteintes par les sondages pétroliers, hydrauliques (KRUGER, 1980)
et les sondages pour phosphates en Casamance (PASCAL M., 1981) et en Gui-
née-Bissau (PRIAN J.~., 1981) - (Fig.l.l).
,
Les termes de l'Eocène en Casamance sont essent~~llement calcaires
avec des variations de faciès aTlànt des ca1cai.res ph6sppatés A desmarno-
calcaires. Une condensation brutale et un biseautage déi termes de l'Eocène,'
qui se rapproche alors de la surface topographique se produit pr~s de saH
kénié situé sur une structure haute, Farim-Dabo, mise en évi.d
' . ' .PR·
J.P. et PASCAL M. en 1981, et calquée sur la discontinuit~
'~
dira-Vé1ingara-Bissau révélée par géophysique (PONSARD F.,~
prétée comme la trace d'une zone transformante panafricaine.··':·;;.~·
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1.3. Les dépôts post-Eocènes.
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Pendant l'Oligocène, la mer se retire avant d'amorcer une nouvelle
transgression qui la ramène A la limite du golfe 1utétien au début du néo-
gène. Mais A la fin du Miocène, la mer ne forme plus qu'un petit golfe en
Basse Casamance entre Ba1andine et Ziguinchor (MICHEL P., 1973) -
(Fig.l.2). Les dépôts miocènes du golfe casamançais étudiés par GORODISKI
(1958) sont constitués de sédiments sab1o-argi1eux, entrecoupés dans le do-
maine subsident d'un banc calcaire. A l'Est du bassin, le Miocène, formé
d'argiles vertes feuilletées, repose en discontinuité sur les termes éo-
cènes et présente fréquemment des traces de glissements et de minces
croûtes d'oxydes de fer dont la formation est liée A l'oscillation fré-
quente du niveau hydrostatique (MICHEL P., 1960). Cette série argileuse,
d'une grande extension, marque le passage de l'Eocène supérieur A l'Oli

v <"ichelP,1973).
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le sud-ouest de
Figure 1.2 - Transgressions marines depuis le Secondaire au S6n~~', et dans
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la "auritanie <"ichel P, 1973).
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Figure 1.3 - Croquis structural des bessins versants du S'n6gel et de la 6a.oie

-11-
gocène inférieur et la fin de la sédimentation marine sur la Moyenne
et Haute Casamance.
Selon LAPPARTIENT
(1983),
le Néogène de Basse Casamance appartien-
drait A l'intervalle Langien-Tortonien (Miocèné) et il y aurait lacune pro-
bable de l'Oligocène et du Miocène inférieur{FLICOTEAUX et MEDUS ,1980). En
Haute Casamance, le rapport du sondage de Diana-Ma1ari DMJ (DROUHIN et COU-
PEY, 1961) indique une série paléocène et néogène complète avec la présence
sous le Miocène inférieur de l'Oligocène supérieur {LY A.,
1984} et de
l'Oligocène inférieur.
C'est au cours du Miocène que se produit une importante phase tecto-
nique cassante (fig.1.3). Les réseaux de fractures de direction principale
N 50° et N 130° ai ns i que N 80°, N 90°, N 160°' et 180° vont fortement
conditionner l'hydrographie (LOUIS BERGER INTERNATIONAL, 1980 ; LE PRIOL,
1983 et SAOS J. L. et ll, 1988). La fi g.1. 4 i ndi q.ue 11 i nf1 uenc~ des frac-
tures sur le tracé du cours de la Casamance et de ses affluents.
Après la régression post-miocène, il s'est dépoSé' un sédiment 'détri-
tique dont le principal faciès est un grès hétérométrique, atgi·1eux, ba-
riolé, appelé Continental terminal
(TESSIER F. 1952, MILLOT G. 1967). En
Moyenne et
haute
Casamance,
les
sondages
pour phosphates
recoupent
un
Cont i nenta 1 termi na 1 directement discordant sur 11 Eocène ou 1e Paléocène,
avec un paléosol généralement visible A sa base. En Basse-Casamance,
le
Continental
terminal
est bien
visible le long du
littoral
(MICHEL P.,
1960). L'origine continentale de ce dépôt (MICHEL P., 1959 ; VIEILLEFON J,
1977) est cependant contestée par FLICOTEAUX et II (1974) qui 1ui attri-
buent une origine marine, l'altération s'étant faite "in situ".
figure 1.4 - $ch~ structural: lin~a.ents d'aprts photographie a~rienne (Saos JL et !1 1988) .
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Figure 1.5 - Evolution du golte de Casamance au Quaternaire récent (Kalck Y, 1978).
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Figure 1.6 - Les systè.es de progradation en Casamance (KalCk Y, 1978) .
• : systè~ des vasières de aengroves. b : systè~ des cordons littoraux.

1
-14-
1
- la moyenne terrasse (4 m) adossée à la précédente
1
- la terrasse inférieure (2 m), fragmentée
1
2.- RESEAU HYDROGRAPHIQUE ET MORPHOLOGIE DES BASSINS VERSANTS.
1
2.1.- Le réseau hydrographique.
1
La Casamance (fig.l.7) est formée par la réunion de plusieurs petits
marigots près de Saré Baïdo Mali à une altitude de 50 m à mi-chemin entre
Fafakourou et Vélingara. Leur 1it est à peine marqué au mil ieu de vallons
évasés et à fond plat. Malgré le bas niveau des vallons,
il n'y a pas
1
d'érosion régressive et les limites des bassins versants sur le plateau
sont indécises même en vue stéréoscopique de photos aériennes. Ces petits
affluents sont souvent à sec en saison 2èche, l'écoulement ne devenant pê-
renne qu'en aval de Fafakourou (700 km
à Fafakourou) grâce à des résur-
f
gences. La Casamance coule alors suivant une direction Est-Ouest.
Au kilomètre 66, 1a Casamance reçoit son ~ff1 uent 1e plus important
en amont de Ko1da, le Tiango1 fianguina (815 km
à Saré-Sara) qui a déjà
conflué avec la Khorine (385 km
à Madina Omar).
Avant d'atteindre Ko1da, la Casamance reçoit le Niampampo (640 km2
(marigot Saré Koutaye1) en rive droite. La station de Ko1da contrôle un
bassin versant de 3700 kmz . Le bassin intermédiaire entre Ko1da et les sta-
tions de Saré Koutaye1, Fafakourou, Saré-Sara et Madina Omar couvre une
surface de 1160 km2 soit 31 % du bassin versant total en amont de Ko1da. Le
lit mineur, encaissé dans les formations argi1o-sableuses du Continental
terminal, n'est large que d'une cinquantaine de mètres.
En aval de Kolda, la Casamance prend une direction sud-ouest jusQQ};~àu ..
niveau de Saré Yobafiéga, tout en recevant à 5 km en aval de Ko1da,le' ~
Dioulacoulon (200 km
à Sara Kéita).
Elle change de direction en çoul!"t,.'.. ;
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Ë:ntre Diana Ma1ari et Séfa, la direction devient Est-Ouest.L~ ;.littaf"~i:~.
la Casamance s'élargit peu à peu pour atteindre 2 km à Séfa avec plu$:teu..s.;.:
méandres.
.
De Séfa, la Casamance fait un coude brusque. Le sens de l'écoulement
devient nord-sud jusqu'à Simbandi Brassou, puis sud-ouest. En aval de Séd-
hiou situé entre les deux localités, la Casamance atteint 4 km de large.
A partir de Diattacounda, elle coule suivant une direction est-
ouest jusqu'à la mer.
En face d'Adéane, se situe la confluence entre la Casamance et le
Soungrougrou, son affluent le plus important, formé, comme elle, par la ré-
union de plusieurs petits affluents qui prennent naissance dans la vaste
région des forêts de Pata et du Guimara. Le Soungrougrou coule d'abord vers
l'ouest-sud-ouest, tout en dessinant des boucles. Mais à la hauteur du 16 0
méridien, il se tourne vers le sud pour rejoindre la Casamance. La largeur
de son lit reste inférieure à celle de la Casamance même si dans son cours
moyen elle atteint le kilomètre.

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-16-
1
Les caractêres de
la Casamance restent
inchangés en aval
de
la
confluence avec le Soungrougrou. Le lit d'une largeur de 4 km, se resserre
1
entre Niaguiss et la confluence avec
le marigot de Bignona,
avant de
s'élargir progressivement jusqu'à atteindre 8 km en amont de Karabane.
En aval de Zi gu i nchor, les affl uents de l a Casamance connus sous le
1
nom de Bolons, disséquent profondément le plateau gréseux du Continental
terminal. Il s'agit des marigots de Bignona et celui de Diouloulou (dont le
!
principal affluent est le Bal'la) en rive droite et le Kamobeul Bolon en
rive gauche.
Les changements brusques de llorientation du cours de la Casamance et
de ses affluents sont la conséquence de la tectonique qui a affecté le bas-
sin casamançais notamment dans son cours inférieur. Le schéma structural de
la fig.4 montre le parallélisme qui existe entre l'orientation des frac-
tures et celle des biefs successifs de la Casamance et ses affluents.
2.2 - Morphologie - reliefs et pentes des bassins versants.
2.2.1. Caractéristiques de forme des bassins versants.
Elles ont été déterminées à partir de la mesure de la superficie (A)
et du périmètre (P) des différents sous bassins de la Casamance en amont de
Ziguinchor et de ses principaux affluents confluant en aval de cette sta-
tion (marigot de Bignona et Baïla). Ces indices ont été calculés pour les
sous bassins suivis sur le plan hydrologique mais ils sont représentatifs
des différents paysages de la Casamance.
La
déterniination
du
périmètre
est
faite
après
stylisation
des:,.,-':;
contours des bassins versants (DUBREUIL P., 1974). Le calcul du coefficient<::1,:,~'~+.
de Gravelius ou indice de compacité (kc) est obtenu par la formule (ROCH~:.:'\\
M., 1963) :
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Kc ,. 0,282 P • A- 1/ 2
où P et A représentent respectivement le périmètre stylisé et la su-
perficie du bassin versant.
La connaissance de cet indice permet de calculer les dimensions du
rectangle équivalent dont la longueur (L) s'obtient par la formule:
L • A1/ 2 -~~--[i + Vi
«1.128)/Kc)2]
1.128

2
1
-17-
1
Ce coefficient de Gravelius donne une idée de la forme plus ou mois
allongée des bassins, sachant que pour Kc égal à 1.128 le rectangle équiva-
lent se réduit à un carré.
1
Le tableau 1.1 indique les caractéristiques de forme des différents
sous-bassins de la Casamance.
Les caractéristiques traduisent une forme allongée des bassins consi-
dérés à l'exception du marigot de Bignona dont la forme peut être assimilée
à carré de 17.5 km de côté et qui présente la plus grande compacité (Kc
plus petit). Il en va de même du marigot de Saré Keita à la station de même
nom.
En fait, la Casamance se présente comme un drain principal (notamment
ment dans ses cours moyen et inférieur) dans lequel se jettent des drains
plus courts. Son affluent principal, le Soungrougrou présente la même phy-
sionomie.
2.2.2. Relief et pente des bassins versants.
Les bassins de la Casamance et de ses affluents se caractérisent par
la faiblesse du relief. En effet tous les cours d'eau prennent leur source
sur le plateau du Continental terminal à 50 m d'altitude (altitude maximale
56 m).
2. 2. 2.1. Reli ef
En ce qui concerne le relief on peut diviser le bassin en deux par-
ties séparées par le 16è méridien :
~
- A l'Est de ce méridien s'étend le plateau du Continental termfft~J»,t·
de 50 m d'altitude. Ce plateau est profondément entaillé par le réseau hy.~'.·:;;
drographique. Entre Saré Boïdo Mali et Kolda, les altitudes maximaleÇp~.(..
sent de SIm à 35m alors que l'altitude maximale au Nord de Kolda est d~4
m.
Sur le bassin de Soungrougrou, les altitudes varient entre 43 m dans
la forêt de Pata et 19 m à Diaw Ba près de la confluence avec la Casamance.
- A l'Ouest du 16° parallèle, l'altitude maximale se situe à Tandine
à la limite entre les bassins de. Baïla et de Bignona, au Nord de Sindian.
Au Sud de la Casamance, le point culminant est au Sud de Ziguinchor: 24 m.
Sur les cartes au 1/200.000 disponibles ne figurent que les courbes
de niveau 40 m (entre le 16° méridien et l'extrémité orientale du bassin)
et 20 m (entre Ziguinchor et Kolda).
Compte tenu de la faiblesse du rel ief nous avons préféré à la
construction d'une courbe hypsométrique qui n'aurait été qu'une droite ho-
rizontale, dresser une carte oro-hydrographique (Fig.1.8) du bassin et dé-
terminer par planimétrage la fraction de la surface des bassins supérieure
à 40 m d'altitude~ celle comprise entre 20 et 40 m et celle inférieure à
20 m. Ces différentes superficies (%),par rapport à la surface totale des
bassins versants (tabl.1.1), sont indiquées ci-dessous:

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-19-
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Tableau 1.1 - Caractéristiques de forme des bassins versants.
1
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Surf. Pér.
Kc
Périm équiv.
Bassin
(A)
(P)
L
1
km2
km
(km)
(km)
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CASAMANCE A
Fafakourou
700
112
1.19
36.8
19.0
Kolda
3700 276
1.28
101
36.6
Diana-Malari
4710 346
1.42
138
34.13
Ziguinchor
13860 609
1.46
249
55.7
PRINCIPAUX AFFLUENTS
SOUNGROUGROU A :
Diaroumé
2780
250
1.34
96.5 ~28.8
4480
386
1.63
166
30.0
TIANGOL DIANGUINA A :
Saré Sara
815
125
1.23
43.6
18.7
KHORINE A :
Madina Abdoul
235
71
1.31
26.8
8.8
Madina Omar
385
103
1.48
42.4
9.08
SARE KOUTAYEl A :
Saré Koutayel.
640
109
1.22
37.9
16.9
BANTANKOUTAYEL A :
Saré Keita
190
50.2 1.03
18.1
10.5
MARIGOT DE BAllA A :
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200
1.39
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MARIGOT DE BIGNONA A :
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Bignona
306
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1.128
17.5
17.5
- Marigot de Baïla (1634 km2):
alto > 20'm
S = 49%
- Marigot de Bignona (306 km2)/ alto > 20 m
S = 89.1%
- Casamance à Ziguinchor (13860 km2) alto 20 - 40m
S = 32.3%
alto > 40 m
S = 28.7%

-20-
2.2.2.2.PENTE
Dans le cas de la Casamance la faiblesse du relief ajouté à l'absence
de cartes topographiques adéquates rendent impossible le calcul des indices
de pente classiques (lg et 1p).
Néanmoins nous avons déterminé pour chaque bassin à chacune des sta-
tions de contrôle la pente longitudinale (PL) moyenne ainsi que la pente
transversale (PT) :
Casamance à Fafakourou (37 km) PL : 1,069 %.
PT= 0,923 %
Casamance à Kolda (97 km) : PL= 0,485 %
Kolda - Fafakourou (60 km) PL = 0,167 %
Casamance à Diana-Malari (139 km) PL = 0,338 %
Tianguol Dianguina à Saré Sara (40 km)
PL = 1,22 %
PT = 1 %
Khorine à Madina-Abdoul (22 km) PL = 1,62 % PT = 1,9%
Madina-Oumar (38 km): PL = 1,12 %
Madina-A,-Mad.O. (16 km)
= 1,6%
Soungrougrou à Missira (80 km)
1/
Diaroumé (108 km): PL = 0,435 %
1/
Marigot de Bignona (21 km) : PL = 0,917 %
Marigot de Baïla à Toukara:
PL = 0.0125%
Cette faiblesse des pentes expl ique 11 invasion profonde de la mer à
l'intérieur du bassin. En effet la mer remonte le cours principal de la Ca-
samance jusqu'à Diana Malari à 152 km de l'embouchure. Sur le Soungrougrou
elle va jusqu'à Diaroumé à 130 km de l'Océan; sur le Baîla, affluent du
Diouloulou, elle atteint Djibidione à 154 km de Dioguê à l'embouchure.
3.- LES SOLS
Les sols de la Casamance ont fait l'objet de nombreux travaux ayant
porté sur les différentes unités pédologiques qui se rencontrent sur le
bassin mais aussi sur les processus qui régissent leur évolution (FAUCK, R,
1955, 1971; SAKHO,A.M., 1961; STAMESSE J.P., 1967; CHAUVEL A. 1977; V1EIL-

-21-
LEFON J. 1977; MARIUS Cl, 1955; AU BRUN A, 1988). De ces travaux il en est
résulté des cartes pédologiques à différentes échelles. Actuellement, huit
cartes pédologiques au 1/100.000 couvrant l'ensemble de la Casamance
sont
en cours de réalisation par Simon PEREIRA-BARRETO. il s'y ajoute une carte
morphopédologique récente réalisée à partir de données Landsat pour le
compte de la Direction de l'Aménagement du Territoire (DAT, 1986). Maints
travaux ont également été publiés par l'équipe
Sols salés de la Division
Pédologie du centre ORS TOM de Dakar.
Nous évoquerons en premier lieu les types de sols que lion rencontre
dans le bassin versant et leur évolution récente avant de dégager le pro-
cessus de la pédogenèse.
3.1. les types de sols.
L1esquisse pédologique de la Figure.l.9 est tirée de la carte pédolo-
gique au 1/1000.000 dressée par MAIGNIEN pour l'ensemble du Sénégal. On
distingue trois unités principales :
3.1.1. les sols à sesquioxydes.
Sous ce nom sont regroupés les sols ferrugineux tropicaux lessivés et
les sols ferrallitiques. Ces sols couvrent près de 80 % du bassin versant.
- Les sols ferrugineux tropicaux lessivés (sols beiges) présents sur
le bassin de la Casamance se caractérisent par la présence de concrétions
et de cuirasses ferrugineuses fréquemment affleurantes.
Il s représentent
les phases ultimes du lessivage des sols ferrugineux tropicaux. Le co.nc~~,i_'
tionnement puis le cuirassement sont provoqués par l'apparition de proç~s;
sus d'hydromorphie en raison des pluies (CHAUVEL et gl, 1967/1969).
1
~.
- Les sols ferrallitiques sur grès sablo-argileux. Ce sont les sols
dits "terres de barre", ou encore sols rouges. Il s marquent le début de la
ferrallitisation. La pédogénèse dans ce type de sols favorisent la prédomi-
nance de quartz de dimension moyenne par suite de phénomène de dissolution
entraînant des exportations de silice (MILLOT et gl , 1970).
3.1.2. les sols halomorphes
Ces sols se caractérisent par leur richesse en sels solubles et en
sodium échangeable. On distingue :
- Les sols intergrades hydromorphes humifiés sur alluvions argileuses
qui se distribuent en arrière des vasières et des tannes dans le fond des
vallées ou aux pieds de coteaux de "terre de barre". Ces sols sont très hu-
mides pendant la majeure partie de l'année.

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-23-
- Les sols halomorphes sur alluvions sableuses qui font partie des
sols
non
lessivés
A alcalis
dont
la
caractéristique
principale
est
l'accumulation importante des sels en surface. Ce sont les sols de tannes
du Sénégal,
sableux
souvent
encroûtés en surface,
bariolés
de taches
rouilles en profondeur.
3.1.3. Les sols hydromorphes
Ces sols ont une évolution dominée par la présence dans le profil
d'un excès d'eau qui peut provenir d'une nappe phréatique permanente (gley)
ou d'un engorgement temporaire (pseudo-gley). Ces sols ont été étudiés en
détail par MARIUS (1985) et VIEILLEFON (1977). On distingue:
- Les sols hydromorphes sur vases marines. Ce sont les sols de man-
grove constitués par la sédimentation de colloïdes minéraux et organiques,
entraînés par les eaux de ruissellement qui floculent au contact de l'eau
de mer. Ces sols occupent l'estuaire de la Casamance jusqu'au cours infé-
rieur du Soungrougrou.
- Les sols hydromorphes sur colluvions sableuses. Ces sols jalonnent
les vallées de la Casamance et ses affluents dans leur partie non influen-
cées par la marée. Ce sont des sols de couleur noire souvent appelés "diors
noirs".
3.2. Evolution récente des sols de Casamance.
L'évolution récente des sols de l a Casamance est liée A l a sécheresse
...~
actuelle qui a provoqué deux types de changements en Basse-Casamance : ,.t::[,;?'"
- Du point de vue chimique :
* augmentat i on con si dérab le de l a sali ni té des nappes et des sols.
Des mesures de salinité aux différentes stations du Baila et dans des pié-
zomètres entre 1980 et 1983, donnent des taux 3 A 4 fois supérieurs au taux
marin
(DACOSTA H.,
1983,
OUVRY J.C.,
DACOSTA H.,
1984).
L'apparition
d'efflorescences salines est caractéristique de cette hypersalinisation.
* baisse généralisée du pH dans les tannes vifs et les horizons pro-
fonds des mangroves (KALCK Y., 1978).
- Du point de vue minéralogique
* formation généralisée de gypse, minéral caractéristique des régions
arides et inconnu en Casamance jusqu'en 1972.

-24-
* Présence dans certains profils des tannes de racines siliciféres
(MARIUS C., 1985).
3.3.
Genèse des sols de la Casamance.
La formation des sols dépend du substrat géologique, du modelé et du
climat qui concourent à l'individualisation de différents types de sols. A
ces trois facteurs s'ajoute un quatrième,
l'influence maritime sur la
Basse-Casamance qui amène à distinguer deux domaines, à la pédogenèse dif-
férente, sur le Bassin Versant de la Casamance:
- le domaine estuarien ou de mangrove
- le domaine du plateau du Continental terminal
3.3.1. Le domaine estuarien.
De nombreuses études sur la pédogenèse dans ce domaine révèlent le
rôle fondamental du soufre sous forme réduite auquel s'ajoutent les sels
solubles. Le processus peut succinctement se résumer comme suit:
- formation de sulfures qui proviennent de la réduction des sulfates
des sédiments marins (FRANCIS-BOEUF C., 1946 ; DEBYSER J., 1961 ; BERNER
R.A., 1972) en présence de matières organiques, très fournies sous Rhizo-
phora et Avicennia, sous l'influence de bactéries su1fato-réductrices ;
- réaction des sulfures ainsi formées avec le fer sous forme de goe-
thite et d'hématite provenant des sols du Continental terminal par ferral- .. ,
litisation (RICKARD J.T., 1973, MARIUS C., 1985) donnent des sulfures de",;"
fer dont la réaction avec les ions sulfures conduit à la formation de 1~\\~',::~:
pyri te ;
..,i;::;;~:
0···..··
- oxydation de la pyrite entraînant l'acidification des sols, fac-
teur-clé de l'évolution des sols de mangrove;
- submersion fréquente des berges par la marée; forte rétention d'eau
due à la matière organique mettent en place le processus de salinisation
qui peut être directe (marée) ou indirecte (nappe phréatique alimentée par
les marées en saison sèche).
C'est donc un matériau très organique, fibreux, riche en pyrites et
en eau qui va évoluer par suite des modifications progressives du régime
hydrique, de l'aération et la salinité vers la formation des sols de man-
grove.
3.3.2. Le domaine des plateaux.
Les matéri aux du Cont i nenta 1 termi na l sont l es roches-mères de ces
sols et se caractérisent par le fait qu'ils ne contiennent que des minéraux

-25-
relativement résistants: quartz, kaolinite et sesquioxydes de fer accompa-
gnés de faibles quantités de minéraux lourds. Nés d'une altération ferral-
litique, ces matériaux dont les constituants sont stables et peu nombreux,
ne peuvent être fortement affectés que par les processus de différenciation
pédologique qui donnent la prépondérance aux phénomènes d'organisation et
de réorganisation sur ceux de transformation chimique et minéralogique
(CHAUVEL A., 1977). Et dans ces processus de différenciation, le drainage
joue un rôle déterminant. On a donc en présence à la fois des éléments d'un
squelette: le quartz, et ceux d'un plasma, défini par WACKERMANN J.M.
(1966) et BOULET R., (1974) comme des particules trop fines pour qu'il soit
possible de les déterminer optiquement, dont le constituant essentiel est
la kaolinite. Les sesquioxydes de fer sont susceptibles de figurer, soit
avec le quartz sous forme d'incrustations ou d'éléments figurés, soit avec
la kaolinite sous forme de mélanges ou d'associations.
4. - LA VEGETATION.
La végétation constitue avec le relief, l'élément le plus déterminant
des paysages du fait de son immobilisme apparent et de son action sur les
facteurs physico-climatiques dont elle procède par ailleurs. C'est aussi
avec le relief un des facteurs les plus importants du régime des cours
d'eau d'où l'importance qu'elle revêt dans la compréhension des mécanismes
hydrologiques d'un bassin versant.
Le bassin de la Casamance se caractérise par l'importance et la va-
ri été de sa couverture végétale qu i représente 1a plus grande réserve fo-
restière du Sénégal. Malheureusement, la pression anthropique et les effets
de la sécheresse actuelle affectent gravement les formations en place.·
Aussi, après une description des différents types de formations végétales,
nous tenterons d'évaluer quantitativement la dégradation des formations vé-
géta les.
t;tf,:i\\"i~
4.1 - les types de formations végétales.
Le bassin de la Casamance fait partie des domaines phytogéographiques
soudanien et guinéen (ADAM J.G., 1966). Mais compte tenu de la grande va-
riété de paysages végétaux et de leur agencement, nous ne suivrons pas ce
découpage dans la description des formations
végétales.
En partant de
l'Ouest vers l'Est, nou~ décrirons les différentes unités de végétation
dont la figure 1.10 tirée de la carte de ROBERTY (1964), montre la distri-
bution.
l
l
1
1


rlg 1. ~u ",,,,.,.. ~ ... __ ..
G. ROBtK 1 l .
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DU BASSIN Vi.SANT DE LA CASAMANCE
o
20
40
60 Km
1
l
,
l
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1
Mangrove, ·et ta"".,
Garenne li ttoral.
'aImer aie
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'----

-27-
4.1.1.formations sur dunes littorales.
Il s'agit d'un fourré qui colonise les dunes littorales le long du
rivage de l' At1 antique. Les espèces domi nantes sont Malacantha alnijolia,
Salacia
senegalensis,
Chrysobalanus
orbicularis,
Naucléa
latijolia
et
dl autres espèces moi ns communes. Le couvert 1i gneux est dense, de courte
ta'il1e et presque impénétrab1e.Se10n ADAM (1961), ce fourré devait consti-
tuer le sous-bois d'une forêt guinéenne dense.
4.1.2. La mangrove et les tannes.
4.1.2.1. La mangrove.
Dans cette unité, nous avons la mangrove proprement dite et les for-
mations qui lui sont associées en arrière-plan : prairies marécageuses, va-
sières dénudées, zones de tannes.
La mangrove occupe l'estuaire de la Casamance ainsi que les zones
soumises à la marée le long du cours inférieur de certains affluents (Diou-
loulou, Bignona, Soungrougrou et Kamobeu1 Bo10n). Cette couverture végétale
continue est composée de trois espèces appartenant à deux familles:
- Les Rhizophoracées
(Rhizophora
racémosa et Rhizophora mangle),
poussant sur les berges des estuaires et les canaux.
- Les Verbénacées (Avicennia ajricana) qui se développent en ar-·.'
rière-p1an des Rhizophoracées
Les prairies marécageuses et les vasières dénudées étaient récemment.:~:.
couvertes de mangroves qui
ont succombé à cause de 1a sécheresse, ,~,
l'augmentation de la salinité et des feux ce qui a entraîné la formation de
tannes. On y trouve un tapis herbacé composé de Paspa1um scrobicu1atum,
Paspa1um vaginatum, He1eocharis mutata, Sesuvuium portu1acastrum, Scirpus
maritimus, etc ...
4.1.3 .. La forêt dense humide.
Il s'agit des rares restes de forêt humide gUlneenne sempervirens qui
couvrait jadis la Basse-Casamance. On y relève une association hétérogène
de grands arbres comme Parinari excelsa, Erythrophlaeum guineensis, Antho-
cleista ssp.
Albizzia ssp.
Le sous-bois,
composé d'arbres de moindre
taille, contient nombre d'espèces soudanaises comme Tetracera alnijolia,
Saba senegalensÎ5, Combretum micranthum... etc. (SCHNEIDER A., SAMBOU K.,
1982). Le tapis herbacé est mal développé sous cette formation.

-il
-28-
4.1.4. Forêt secondaire.
Elle dérive des forèts composées d'arbres à feuilles persistantes re-
,1,1
couvrant jadis
la plus grande partie de la Casamance.
Les effets de
l'intervention humaine (feux, coupe) et de la péjoration climatique a rendu
r
sa physionomie hétérogène par la présence de zones de densités différentes.
,'1
Les espèces caractéristiques sont :Daniellia oliveri,Ceiba pentandra, Ery-
throphlaeum guineensis,

Kaya senegalensis,
Cola cordifolia,
Parinari
ex-
i
celsa et Parkia biglobosa.
Au sud de Ziguinchor et dans la région d'Oussouye, on note la pré-
sence massive d'Elaeis guineensis due à une préservation sélective. Dans
les sous-bois, on relève de nombreuses espèces de Combretum, Uvaria chamae,
Lannea acida, Afrormosia laxiflora ••• etc.
4.1.5. Forêts claires sèches.
Cette formation soudano-guinéenne domine sur les plateaux bordant im-
médiatement le cours de la Casamance et son affluent le Soungrougrou
jusqu'à leur confluence. On la retrouve sur les plateaux du nord de la
Basse-Casamance et dans le sud-ouest de la Gambie. Les espèces dominantes
et les plus communes sont Cordila pinnata, Bombax costatum, Parkia biglo-
bosa, Combretum nigricans, Daniell ia ol iveri,

Terminalia macroptéra, Deta-
rium senegalensis.
Le sous-bois est en général
très hétérogène.
En plus des jeunes
pousses des espèces précitées, on y trouve Lannea velutina, Saba senegalen~
sis, Cassia subériana, Hannea indulata .•. etc(BOULET R. et gl, 1970).
4.1.6. Savane arborée anthropique.
..
"': (.
1 !
Cette savane résulte du déboisement des forêts couvrant les plateaux
r
et vallées en vue de la culture. Cette formation longe la Casamance et ses
~, :
li
affl uents et correspond
'i
à des champs en jachère, en fri che ou en cu lture
1·, ,'
dans lesquels de nombreux arbres de grande tai lle ont été sélectivement
conservés. Les espèces dominantes sont Elaeis guineensis (à l'Ouest de Zi-
guinchor), Parkia biglobosa,Kaya senegalensis,Daniellia oliveri, Terminalia
macroptéra, Adansonia digitata.
4.1.7. Savane très boisée.
Cette formation varie d'une savane très boisée à une forêt claire
sèche et couvre les parties supérieures du plateau du Continental terminal.
Malgré la variation de la composition floristique dans l'espace (importants
groupements denses de Oxyténanthéra abyssinica dans le bassin en amont de
Kolda, dans l'étage arbustif). Les arbres dominants sont Bombax costatum,
cordyla pinnata,
Terminalia macroptéra, Daniellia oliveri, diverses espèces
de Combretum, Lannea, ••• etc

-29-
On remarque, qu'à l'exception du domaine particulier de la_mangrove,
les autres unités de végétation se distinguent plus les unes des autres par
la densité des formations que par leur composition floristique souvent com-
plexe.
4.2 - Dégradation du couvert végétal.
L'étude du domaine de la mangrove (VIEILLEFON J., 1977 ; MARIUS C.,
1985) et l'analyse multitemporelle de l'imagerie Landsat sur la Casamance
(DAT, 1986), ont mis en évidence des modifications radicales de la couver-
ture végétale, modifications qui se poursuivent d'ailleurs à l'heure ac-
tuelle. A défaut d'une évaluation quantitative de cette dégradation, nous
livrons ci-dessous,
les estimations basées sur les données satellitaires
exploitées par la Direction de l'Aménagement du Territoire. Cette dégrada-
tion est essentiellement liée à deux causes: la sécheresse et les activi-
tés humaines.
4.2.1 La sécheresse.
Ses effets ont été plus sensibles en Basse-Casamance notamment dans
le domaine de la mangrove. MARIUS C. et ~ (1986) lui attribue la dispari-
tion quasi définitive des Rhizophora, remplacés par l'association Avicen-
nia-Sesuvium. On note aussi la disparition des graminées comme Scirpus 1it-
tora1is, Philoxerus et Paspa1um au profit de Sésuvium. Il en est résulté
une extens i on cons i dérab 1e des tannes vifs aux dépens de 1a mangrove. Les
effets de 1a sécheresse sur 1a végétat i on des plateaux sont rel at i vement
modérés, la dégradation du couvert végétal étant principalement due aux ac~
tivités humaines.
4.2.2. Effets des activités humaines sur le couvert végétal.
Le développement croissant des activités agricoles, avec la mise en
place de diverses sociétés de mise en valeur (P.R.S ; P.D.A.C ; SODAGRI ;
SODEFITEX ; SOMIVAC) et l'introduction de nouvelles productions de rente
ont entraîné une augmentation des surfaces cultivées :
- En Haute et Moyenne Casamance, les cultures sous pluies ont aug-
menté de 20 à 50 % entre 1972 et 1979. Pendant ce même temps les forêts de
plateaux ont reculé de la à 15 % au profit des zones cultivées
- En Basse Casamance, on retrouve ce même taux de recul pour les fo-
rêts de plateaux et les forêts secondaires pour une croissance de 15 % des
zones cu lt i vées.
- la riziculture traditionnelle est l'une des causes de la diminution
des surface couvertes de mangrove. En effet,
la salinisation des sols a
entraîné l'abandon d'anciennes rizières et l'aménagement de nouvelles sur

-30-
la zone ~ Avicennia. Il en est résulté la destruction d'au moins 28 % de la
mangrove entre 1967 et 1982 (BLASCO F. 1983 ; VANDEN BERGHEN, 1984).
- La const ruct ion de barrages ant i -se l a provoqué en amont dans une
large mesure la mort de tous les palétuviers. Et il est probable que le
même sort est réservé ~ la mangrove des marigots de Bignona avec la mise en
service prochaine du barrage anti-sel d'Affiniam.
Ces quelques remarques sur la dégradation du couvert végétal montre
la nécessité d'évaluer le recul de la végétation sur la base de données
sattelitaires couvrant toute la période de la sécheresse.
S.Les activités humaines
Les
populations
casamançaises
sont
constituées
essentiellement
d'agriculteurs et ~ ce titre, font partie intégrante du complexe biogéogra-
phique au sein duquel elles agissent sous deux plans fondamentaux qui re-
tiennent l'attention de l'aménageur:
- celui de la maitrise de l'eau et de son aménagement
- celui de la modification des équilibres naturels qu'elles créent
par leur intervention dans le milieu.
Ces activités agricoles se répartissent dans l'espace comme suit:
- zones de plateau et savanes: association de diverses productions
arachide, mil, sorgho, coton, riz pluvial
- Bas-fonds, notamment en Basse-Casamance, ri zicu lture inondée. ." ....' "',
Il faut signaler l'extension sans précédent de l'espace cultural ces
dernières années en Moyenne et Haute Casamance en particulier.
!

-32-
Dans ce chapitre, nous aborderons la composante climatique du bassin
de la Casamance qui, à bien des égards, présente des particularités dans
l'ensemble sénégalais, de par sa position géographique, la pénétration pro-
fonde des eaux marines et la trajectoire des flux d'air.
Après l'étude des paramètres climatiques que sont les températures,
l'humidité relative,
l'insolation,
l'évaporation et l'évapotranspiration,
nous aborderons la division climatique du bassin versant.
L'étude des précipitations et leurs mécanismes fera l'objet de la
deuxième partie de notre travail.
1 - Etude des principaux paramètres climatologiques.
Les paramètres étudiés ici sont les températures, l' humidité rel a-
tive,
la tension de vapeur,
l'insolation,
les vents,
l'évaporation et
l'évapotranspiration aux stations de Ziguinchor, Kolda et Séfa. Leur évolu-
tion et leur distribution résultent de la conjonction de trois facteurs :
- Facteur cosmique du fait du mouvement zénithal du soleil qui, com-
mande l' évo lut i on annue 11 e des températures et partant, ce11 e des autres
paramètres (humidité, évaporation et évapotranspiration).
facteur
météorologique
lié
aux
caractéristiques
thermiques
propres aux masses d'air dont la circulation est dé~erminée par les
centre d'action et les perturbations desquels dépendent la nébulosité et
les pluies qui influent sur l'insolation et les températures.
- facteur 9éographique qui s'exprime à la fois par les courants ma-
rins, le relief (influence insignifiante en Casamance) et la continentalité
clest-a- dire l'éloignement par rapport à la mer, avec pour conséquence,
l'augmentation des températures, de l'amplitude thermique, la diminution d~
. .
l' humi dité.
.
'. ';"': ~""".
Ces trois facteurs exercent une grande influence sur le climat en Ca-
samance.
1.1. Les températures.
Les valeurs caractéristiques mensuelles et annuelles des trois sta-
tions sont consignées dans le tableau 1.2 où :
-Tx est la moyenne mensuelle des températures maximales journalières
-TN est la moyenne mensuelle des températures minimales journalières
-TM désigne la température moyenne mensuelle
Tx-TN est l'écart diurne moyen mensuel.
La figure 1.11 montre une variation mensuelle bimodale les Tx, TN et
TM, avec des maxima principaux et secondaires apparaissant respectivement

-33-
en juin et octobre (Ziguinchor) ; mai et octobre pour Séfa et Kolda, tandis
que les min'ima principaux se situent en décembre-janvier pour toutes les
stations.
L'apparition des maxima et mlnlma principaux est liée au mouvement
zénithal du soleil qui, en domaine tropical, consacre un maximum en été et
un minimum en hiver.
En revanche les maxima et mlnlma secondaires sont fonction des condi-
tions météorologiques (nébulosité, humidité) pendant la saison des pluies.
Tableau 1.2 - Températures lIIOyennes mensuelles (oC> AI Ziguinchor, Kolda et Séfa.
----------- -------- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
Station
J
F
11
A
11
J
Jt.
A
S
0
N
0
Année
----------- --- ---- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
-
ZIGUINCHOR
TI1
24.3
25.9
27.3 28.0
28.2
28.4 27.2
26.7
27.0 27.8 26.9 24.3 26.8
16°16' W
TX
32.9 35.2
36.9 37.0 35.6
33.6 31.4
30.5
31.3 32.7 33.3 32.0 33.5
12'33
N
TH
15.7 16.6
17.8 19.0 21.2
23.1
23.1
23.0
22.8 22.7 21.0 16.7 20.2
TX-TN
17.2 18.6
18.2
18.0 14.4
10.5
8.3
7.5
9.0 10.0 12.3 15.3 13.3
----------- -- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
-
KOLDA
TI1 Oc
23.7 26.6
28.3 30.7 31.4
28.9
27.7 27.0
26.4 27.7 26.3 24.4 27.4
=
14°58 W
TX Oc
34.5
37.1
39.3
40.0
39.5
35.7 32.4 31.2
31.7 33.2 34.4 32.0 35.1
12°53 N
TN Oc
13.4 16.0
18.9 21.5
23.4
23.8 22.9
22.9
22.6 22.1
18.4 13.9 21.0
TX-TN Oc 21.1
21.1
20.4 18.5
16.1
11.9
9.5
8.3
9.1 11.1
16.0 18.1
14.1
----------- -- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
SEFA
TI1 Oc
24.6 26.5
28.7
29.8
29.9
28.9
27.1
26.5
26.5 27.0 26.2
24.2
27.1
.~;.::':./
12°47' N
TX Oc
.:
33.9 36.3
38.3 38.9 38.0
34.9 31.5
30.7
31.1 32.3 33.4 32.8 34.3
~1.
,
15°53
W
TN Oc
15.4 16.7
19.0 20.6 21.8
23.0
22.7 22.4
22.0 21.7 19.0 15.6 20.0
iX-TN Oc 18.5
19.6
19.3
18.3
16.2
11.9
8.8
8.3
9.1 10.6 14.4 17.2 1!.1
----------- -------- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
Mais un examen approfondi du tableau 1.2 montre les particularités
thermiques du bassin de la Casamance:
* La station de Ziguinchor.
Au niveau mensuel, la variation des températures moyennes semble dé-
pendre beaucoup plus de la variation des températures minimales. En effet,
leur maximum qui survient en juin, se produit avec deux mois de retard par
rapport à celui des températures maximales. Par contre, le second maximum
de Tm et TN se produit avec un mois d'avance sur celui des Tx.
- - - - .__._----------------------------'

1'10 1.11
VAIIATION. DIS TlMPIIATUI. . A TIOII STATIONI DU IAIIIN VlIIANT DI LA CAIAMANCI
-34-
5.1.
leoldo
TC
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_
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J ' . A
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. . .
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300
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J
A
s
o
al
0-
Figure 1.12 - Dur6e .cyenne .-nsuelle de l'insol.tion • Ziguinchor, 561. et KOlda.

-35-
La températL:re moyenne annuelle est de 26,8°C avec une amplitude
thermique annuelle de 4,1°C.
La moyenne des lx est de 33,5°C et celle des lN 20,2°C soit un écart
diurne de 13,3°C, le plus fort écart se situant en février avec 18,6°C.
* Les stations de Séfa et Ko1da.
La variation des températures moyennes mensuelles dépend de celle des
lx. Mais on remarque que
les maxima principaux des lx, lN et lM survien-
nent avec un mois de décalage, les lx en premier suivies de lM, alors que
le maximum secondaire de lN et lM survient un mois avant celui des lx.
La température moyenne annuelle est de 27,1°C à Séfa et 27,4°C à
Ko1da avec une amplitude annuelle respective de S,7°C et 7,7°C, relative-
ment faible mais plus élevée qu'à Ziguinchor.
Cette faiblesse se retrouve aussi dans l'écart diurne: 14,3°C à Séfa
et 14,1°C à Kolda, plus élevée aussi qu'à Ziguinchor.
On constate ainsi que dans le bassin de la Casamance d'une manière
générale, la variation des températures moyennes annuelles est très faible,
la différence notable se situant sur les amplitudes annuelles qui tradui-
sent l'existence d'un gradient thermique en fonction de la distance à la
mer.
1.2. Insolation.
La mesure de ce paramètre climatique remonte à 1951 pour les stations
de Ziguinchor et Ko1da à 1951 et à 1968 pour celle de Séfa. Depuis 1975, ce
paramètre est observé à la station de bioclimatologie de Djibé10r à Ziguin-
chor. Des observations épisodiques ont été faites à Djibidione (Marigot de
Baï1a) en 1979/1980.
Nous nlavons retenu que trois stations: Ziguinchor, Séfa et Ko1da
pour leur bonne situation dans le bassin. Les moyennes mensuelles et an-'
nuel1es (en heures) pour les trois stations sont consignées dans le tableau
1.4 • Ces stat ions tota lisent en moyenne 2820 heu res d' enso1ei 11 ement par
an.
La figure 1.12 présente la variation de la durée moyenne mensuelle de
l'insolation,
en
heures,
au
cours
de
l'année.
Cette
figure
révèle
l'existence de :
deux maxima principal et secondaire respectivement en mai et no-
vembre
deux minima principal et secondaire respectivement en août et dé-
cembre.
Si les deux. maxima sont liés au mouvement zénithal du soleil, par
contre, la chute de l'insolation, avec un minimum en août s'explique par
l'importance de la nébulosité pendant les mois d'hivernage.

-36-
Tableau 1.3: Durée moyenne de l'insolation mensuelle et journalière(en heures>.
--------------------- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- -----
Stations
J
F
"
A
"
J
Jt
A
S O N
D
Total
année
--------------------- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- -----
(1951/1986 251
248 294 296 291
213
1n 154 173 228 250 230 2805
Ziguinchor
h/j
8.1
8.8
9.5
9.8
9.4
7.1
5.7
5.0
5.7
7.3
8.3
7.4
(1951/1986)
260 254
279 279
279
241
214
190 201
232
246
242
2638
Kolca
h/j
8.4 9.0
9.0
9.3
9.0
8.0
6.9
6.1
6.7
7.5
8.2
7.8
(1968/1983>
269 268
296 296
299 245
214
192
194 233
256
254 3016
séfa
h/j
8.7 9.5
9.5
9.9
9.6
8.1
6.9
6.2
6.4
7.8
8.5
7.9
(1979
245
272
279 297
310
231
229
208
216
232
267 248 3034
Djibidione
h/j
7.9 9.4
9.0
9.9 100
7.7
7.4
6.7
7.2
7.7
8.9 8.0
1.3. Humidité relative et tension de vapeur.
L'humidité de l'air s'exprime par le degré hygrométrique ou humidité
relative et la tension de vapeur d'eau qui y est contenue.
L'humidité relative (%) est définie comme le rapport de la tension de
vapeur e de l'air ambiant A la tension de vapeur saturante ew, en fonction
de la température et de la pression de l'air:
e
U% = 100
ew
Les deux paramètres, humi dité rel at ive et tens ion de vapeur, étant
utilisés respectivement dans le calcul de l'évapotranspiration Turc et Pen-
man nous indiquons leurs valeurs moyennes mensuelles dans le tableau 1.3
(humidité relative en % et tension de vapeur en millibars) aux stations de
Ziguinchor, Séfa et Kolda.
La figure 1.13 montre une variation unimodale de l'humidité relative,
avec le maximum en août et le minimum en février-mars.
A Ziguinchor, l'humidité relative est supérieure A 50 % toute l'année et
atteint son maximum (84 %) en août (maximum de la couverture nuageuse et

-37-
Figure 1.13 -
VA~IATIOHS DES HUMIDITIÉs ULATIVES A TROIS STATIONS DU .AUIN VERSANT DE LA CASAMANCE
,
..
Ziguinchor
,
lIlD
J I l M A M J J A S O N O
J f " A " J J A S O N O
J I l
...
A M J J A S O N D
Figure 1.14 - Veriations de ~e tension de vepeur à Ziguinchor, Séfe et Kolde.
SEFA

/
.

-38-
des précipitations). Par ailleurs, l'humidité relative minimale, dès
le mois de juin jusqu'en octobre est supérieure à 50 %
En revanche, à Séfa et Kolda, l'humidité relative ne dépasse 50 %
qu'entre mai et décembre.
L'amplitude annuelle des variations mensuelles de l'humidité relative
augmente d'aval en amont: 28 à Ziguinchor; 35 à Séfa et 43 à Kolda.
Pour l'ensemble du bassin de la Casamance, l'humidité moyenne an-
nue 11 e est supéri eure à 60 %
Cette évolution de l'humidité relative est liée aux précipitations et
à la nébulosité qui, tout en abaissant la température, contribue à élever
la tension de vapeur d'eau dans l'air.
Si la variation de la tension de vapeur (fig.1.14) est similaire à
celle de l'humidité relative, en revanche on observe, pour le maximum, un
palier entre Août et Octobre que le minimum se situe en Janvier pour toutes
les stations.
Les valeurs très élevées de la tension de vapeur entre Juin et Oc-
tobre sont liées à la forte teneur de l'air en vapeur d'eau, véhiculée par
le flux de mousson.
Tableau 1.4: Humidités relatives moyennes mensuelles (7,) et tension de vapeur(mb) à Ziguinchor,
Kolda et Séfa.
Stations
J
F
..
A
..
J
Jt
A
S O N
D
An.
Hum. max. 86.1 86.887.989.691.594.1 97.498.498.698.1 94.1 90.492.7.
Ziguinchor
Hum.min. 26.4 23.823.825.789.750.964.469.266.0 58.4 44.631.843.7.
H
56.5 55.6 55.7 59.1 66.372.781.084.082.5 78.771.2 61.468.7.
e
15.
16.
17.
19.
23.
27.
29.
29.
29.
29.
24.
17.
23.1
Hum.max. 60.2 65.5 66.968.4 77.486.694.095.795.8 95.1 88.474.0 BO.7.
Séfa
Hum.min. 24.8 21.2 20.3 23.733.450.468.975.274.067.5 47.3 31.9 44.9.
H
42.5 43.3 43.6 46.0 54.968.581.5 85.484.981.3 67.8 52.9 62.8.
e
9.
9.
11.
12.
15.
19.
22.
22.
22.
22.1 18.1 11.
16.3
Hum.max. 84.983.279.1 78.681.5 90.095.097.497.697.797.3 93.089.4.
Kolda
Hum.min. 17.5 16.1 15.919.2 28.1 46.060.868.1 64.8 59.437.1 22.1 38.6.
67.2~57.5
H
51.249.647.5 48.9 54.8 68.0 77.9 82.7 81.2 78.5
64.0:
e
11.
12.
14.
17.
22.
26.
29.
28.6 29.4 29.1 22'114.
21.6
__________
___JL
JL___
___
* e : tension de vapeur, en millibars.

-39-
1.4 Les vents - directions et vitesses moyennes.
Cette analyse concerne uniquement les vents de surface. Le direction
et la vitesse moyennes du vent dépendent de la circulation générale de
l'atmosphère et de la puissance des flux. Les conditions générales de cette
circulation sont régies par deux cellules anticycloniques permanentes cen-
trées sur l'Océan Atlantique:
- au nord l'anticyclone des Açores (associé en hiver A un anticyclone
et en été A une dépression thermique. Ces deux cellules semi-permanentes
sont centrées sur le Sahara.)
-
- au sud l'anticyclone de Sainte Hélène.
La circulation est entièrement définie par la lutte d'influence entre
les deux cellules dont les hémisphères météorologiques sont délimitées par
le Front intertropical (FIT) ou la Zone Intertropicale de Convergence (ZIC)
qui est l'axe des basses pressions intertropicales.
C'est ainsi qu'en hiver boréal l'anticyclone des Açores, relié A la
cellule saharienne par une dorsale anticyclonique, impose un flux d'alizé
de direction nord-ouest à nord-est. La figure 1.15 présente les directions
moyennes des vents au cours de l'année à Ziguinchor et Kolda. Elle montre
que dès le mois d'Octobre le flux d'alizé s'installe sur l'ensemble du bas-
sin. A ziguinchor A partir de Novembre jusqu'A Février le quadrant Nord à
Est domine la circulation. De Mars à Mai l'alizé maritime de direction
Nord-ouest prédomine A Ziguinchor.
A la stat i on de Ko 1da, dès Octobre les vents de direct i on Nord A
Nord-est sont plus fréquents et ce jusqu'en Mars. En Avril et Mai les fré-
quences s'équilibrent avec une légère domination du Nord-est en Avril et-de
l 1Ouest en Mai.
En été boréal la remontée vers le nord de l'anticyclone des Açores et
du Front intertropical sous la poussée de l'anticyclone de Sainte Hélène
entraine la pénêtration du flux de mousson, de direction Sud A Sud-oues~}_.
Ainsi de Juin A Septembre le quadrant Sud A Ouest "régle" la circula-
tion du vent avec en moyenne près de 80 % des directions.
La vitesse moyenne du vent de surface est variable d'un mois A un
autre et d'Ouest en Est (fig.1.16). A Ziguinchor les vitesses de surface
augmel'itent régulièrement de Janvier A Mai (maximum moyen mensuel avec 3
m/s),puis elles décroissent jusqu'à 1,2 mis en Novembre. On constate la
même évolution A Séfa et Kolda. A cette dernière station les vitesses sont
relativement faibles. Le tableau 1.5 regroupe les vitesses moyennes men-
suelles des trois stations.

Figure 1. 15 -
"
Dlrect"10ns lIOyennes du vent d
"
O,.1nant &Z"19uinchor et Kolda.
-40-
:~7 25s
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77





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Figure 1.16 - Vitesse lIOyenne IRensuelle du vent à Ziguinchor , Séfa et Kolda .
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SEFA
•...

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KClJlA
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A
o
D
A
A
o
o

A
A
o
D




-41-
Tableau 1.5
: Vitesse moyenne mensuelle du vent
(en mis) de surface A Ziguinchor,
Séfa et
Kolda.
--------------------- ---- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ---- ---
Stations
J
F
Pl
A
Pl
J
Jt
A
S
0
N
D
--------------------- ---- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ---- ----
Ziguinchor 1961-1983
1.9
2.3
2.7
2.9
3.0
2.7
2.1
2.0
1.5
1.3
1.2
1.7
Séfa
1968-1983
1.8
1.9
1.9
2.1
2.2
2.1
1.6
1.4
1.2
1.0
1.2
1.5
Kolda
1961-1983
0.86
0.90
1.1
1.13
1.3
1.4
0.98
0.73
0.65 0.52
0.47 0.57
--------------------- ----.-----.-----.-----.----- -----.----- -----.----- ----- ---- ----
1.5 L'évaporation réelle et "évapotranspiration potentielle.
L'évaporation réelle
(Piche)
est observée dans trois stations
Ziguinchor et Kolda (Météorologie Nationale) et Séfa (ISRA). Dans les trois
stations, le maximum de l'évaporation réelle se situe au mois de mars et le
minimum en septembre.
Les valeurs de l'évaporation Piche des mois de janvier à mai nous
semblent trop fortes. Mais nous n'avons-pas trouvé une explication à cela,
d'autant plus que l'évolution de l'évaporation par Bac A est la même (fig.1
17) •
.
L'évapotranspiration potentielle (ETP)
a été calculée suivant les
formules de Turc et de Penman. BROCHET et GERBIER (1974) donnent ces deux
formules et une procédure détaillée pour calculer l'ETP.
La comparaison des deux estimations révèle des différences sensibles
durant les mois secs (janvier - Mai) à Ziguinchor et Kolda.
Ces différences s'exp li quent par le fait que la. formu le de Turc ne .c·~
prend en compte que trois paramètres (roc, insolation et radiation sola·ire
globale) de très faible variation en milieu tropical. Elle sous-estime par
conséquent l'ETP comparativement à la formule de PENMAN qui, en plus des
paramètres précités, intègre, la tension de vapeur d'eau, l'albédo et la
~itesse du vent dans l'estimation de l'ETP.
Pendant l'hivernage, les valeurs de l'ETP calculées suivant les deux
méthodes, sont très voisines et largement supérieures à l'évaporation Piche
dont les valeurs ne sont pas représentatives,
les conditions optimales
étant réunies pour le fonctionnement biologique des plantes.
Dans le tableau 1.6 sont consignées les valeurs moyennes mensuelles
de l'évaporation Piche et l'ETP Turc et Penman pour les trois stations. Le
tableau 1.5 présente l'évaporation moyenne mensuelle du Bac classe Il Ali à
Séfa et Dj"ibélor.
Si ces valeurs ponctuelles d'ETP donnent une idée de la variation de ce pa-
ramètre, leur généralisation à l'ensemble du bassin versant de la Casamance
peut être hasardeuse. En effet, POUYAUD (1986) a montré que, dans l'étude
de l'évaporation et partant de l'évapotranspiration, la superficie de la
nappe évaporante, sa profondeur, sa forme et son orientation par rap-

G.1.17 VA.IATIONS MENSUELLES DE L' EVA~O.AT"ION ET DE L' EVAPOTIANS..I. . . . . . ATItOtISf. . . . . . IHI IAISIN VI_SANT DE LA CASAMANCE
S.fa
0 - 0 .....
0
E
E
E
E
E
E
300
300-
300
Kolda
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Ziguinchor
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200
200
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J
~

-43-
port
aux
vents
dominants,
jouent
un
rôle
de
premier
plan.
L'orientation du réseau hydrographique de la Casamance et plus particuliè-
rement des marigots par rapport ~ l'advection, variable en intensité et en
direction d'un mois ~ l'autre, fait de ces derniers~ des cas spécifiques.
Il en résulte donc que l'étude de l'évaporation en Casamance reste un do-
maine ouvert.
Tableau 1.6:- Evaporation réelle et évapotranspiration Potentielle (ETP)en mM.
--------------------- --------- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ----
Stations
J
F
" A " J Jt A S 0 N D An
--------------------- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ----
.EV. Piche 144 152 177 159 143
96
56
44
42
56
84
118 1271
Ziguinchor.ETP Turc
124 130 163 166 163 132 119 110 115 132 132 114 1600
.ETP Penlll8n 123 135 182 183 179 145
123
110
115
128 125 111
1659
.EV. Piche
257 269 322 294
242
141
71
46
45
62
120 189 2059
Sefa
.ETP Turc
143 151
181
179 170 144 131
126
122
130 129 121
1727
.ETP Penman 122 137 171
179 183 160 141
130 128 130 120
98 1699
.EV. Piche 208 226 285 270 266 159
81
56
51
62
99 158 1921
Kolda
.ETP Turc
126 135 165
167 165
142
134
124
125
134 126 119 1662
.ETP Penman 106 118 154 168 181
145
132
118
115
123 111
101
1572
--------------------- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ---- ----
Evaporation Bac - Classe A
Sefa :
1974/1983 246 268 ;;J;;~_ 332 239 157 131 128 145 162 187 2670
Djibélor: 1974/1986 142 162
209
169
120 108
110 121
117 116 1792
---------------------
---- ----
2 - Domaines climatiques
La diversité des types de temps que nous évoquerons dans la seconde
partie et la variation spatio-temporelle des pluies et des températures
sont ~ l'origine des nuances climatiques.
Par conséquent, la délimitation de domaines et de régions clima-
tiques ne peut être qu'un compromis axé essentiellement sur les facteurs
principaux et les caractères climatiques dominants dans une entité régio-
nale (MORAL P., 1966 ; MICHEL P., 1973 ; TOUPET C., 1975) même si certains
privilégient la classification botanique (AUBREVILLE A., 1949 ; MONOD Th.,
1957).
Il importe de signaler la classification ORSTOM qui est hydro-
·p1uviométrique (RODIER J., 1964).
C'est en prenant en compte les travaux de G. ADAM (1960), MORAL P
(1964/1965) et plus particulièrement, la récente carte des divisions clima-
tiques de l'Afrique Tropicale de M. LEROUX (1983) définissant les domaines
et régions climatiques en fonction des
critères
aéro1ogiques,
orogra-
phigues, et physionomiques et leur incidence sur les paramètres que sont
l'humidité re1ativ.e, les températures et les précipitations, que nous pro-
posons le découpage du bassin de la Casamance en deux domaines climatiques
: le domaine guinéen et le domaine sud-soudanien (fig.1.18).



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-45-
2.1 •. Le domaine guinéen.
Il correspond au domaine libéro-guinéen de M. LEROUX et plus précisé-
ment de la région climatique "Basse Casamance" de cet auteur, région préa-
lablement reconnue par MORAL P. Cette région dont l'existence perturbe la
zonalité des domaines climatiques en Afrique Occidentale, s'explique par
l'existence dl un gradient atlantique austral lié à la mousson (LEROUX M.,
1977). L'étude des paramètres climatiques a montré les particularités de ce
domaine dans l'ensemble casamançais. L'analyse des précipitations dans la
seconde partie de ce travail le montrera davantage.
2.2 .. Le domaine sud-soudanien.
Ce domaine concerne le bassin de la Casamance en amont de Sédhiou qui
correspond à la région climatique du Fouladou de P. MORAL et au tropical de
t rans i t ion. lc i, Si estompe 11 i nf l uence océan ique et la cont i nenta lité re-
prend ses droits. L'homogénéité de ce domaine se voit à travers la faible
variation des paramètres climatiques entre les stations de Séfa et Kolda.
CONCLUSION
Le bassin versant de la Casamance est très homogène, si lion excepte
la zone peu étendue de la mangrove, formation quaternaire récente:
* Au point de vue géologique, le bassin versant est recouvert par le
Continental Terminal, série détritique de forte épaisseur reposant sur les
séries sédimentaires de la base du Tertiaire. Ces formations, essentielle-
ment sablo-argileuses avec des intercalations continues de grès argileux,
sont très perméables.
* Cette homogénéité se retrouve au niveau pédologique, avec des sol~~'
ferrugineux tropicaux lessivés, quelquefois à concrétions. La zonalitê de
ces sols très perméables nlest localement perturbée que par l 1 affleurement
dlun niveau cuirassé. Dans les plaines alluviales des grandes rivières ils
sont remplacés par des sols hydromorphes, argileux, imperméables qui
nloccupent que très peu de place.
* La couverture végétale, par sa richesse, sa diversité et sa den-
sité, constitue une particularité du bassin de la Casamance dont
l'influence sur l'écoulement de surface ne sera pas des moindres.
* Ces composantes du milieu physique ajoutées à la forme des bassins
versants sont à tous égards des facteurs limitants de l'écoulement de sur-
face comme le révélera la troisième partie de ce travail.
* Les facteurs climatiques, par l 1 importance des températures, de
llinsolation et de l'évapotranspiration, accentue l'influence défavorable
du milieu sur l'écoulement.

DEUXIEME PARTIE
LES PRECIPITATIONS
CHAPITRE 1 . MECANISMES GENERAUX DES PRECIPITATIONS
CHAPITRE II . LES DONNEES PLUVIOMETRIQUES
CHAPITRE III· ETUDE DES PRECIPITATIONS ANNUELLES
CHAPITRE IV . ETUDE DES PRECIPITATIONS MENSUELLES
CHAPITRE V . ETUDE DES PRECIPITATIONS JOURNALIERES

-48-
Les
précipitations
constituent
le
facteur
le
plus
important de
l'écoulement auquel elles impriment leurs caractères propres. Cependant,
une bonne connaissance des précipitations passe par celle des mécanismes
qui
les
régissent,
mécanismes
liés
A la
circulation
générale
de
l'atmosphère (fig.2.1) dont les caractéristiques vont déterminer les types
de temps et de précipitations sur le bassin de la Casamance.
1 - Les grands traits de la circulation de l'atmosphère dans le
domaine tropical.
La circulation tropicale dépend A la fois des Hautes Pressions Tropi-
cales et de l'Equateur Météorologique dont les migrations saisonnières dé-
terminent les caractéristiques des flux d'air et les types de temps ré-
sultants.
1.1. En hiver boréal
L'Equateur Météorologique,
sous
l'influence puissante des anticy-
clones des Açores et du Sahara, migre vers le sud (4° nord). Se mettent en
place deux circulations d'alizé, aux caractères différents, impulsées par
les deux anticyclones et qui vont commander le temps sur le bassin de la
Casamance (fig.2.2).
- l'alizé maritime: issu de l'anticyclone des Açores, de direction
nord A nord-ouest, humide, frais et parfois froid avec une faible amplitude
diurne des températures. Ce flux, malgré son humidité est inapte A en-
gendrer
des
précipitations,
du
fait
de
la
position
trop
basse
de
l'inversion d'a1izé,liée A la subsidence de l'air supérieur interne au
flux. Cette inversion d'alizé sépare, sur les océans une strate inférieure
d'air humide turbulent d'une strate supérieure d'air sec, stable et subsi-
dent qui, tout en empéchant la déperdition de l'humidité dans la tropo-
sphère supérieure, s'oppose A la formation de nuages A grand déve10ppemept
vertical du type cumulonimbus (Le BORGNE J,1988). Cet alizé maritime est
responsable de l'humidité, déposée la nuit, sous forme de rosée. Cet alizé
concerne principalement la Basse Casamance (P. MORAL, 1966).
- l'harmattan, de direction Est dominante, est l'alizé continental
saharien. Il se caractérise par une grande sécheresse, des amplitudes ther-
miques très accusées - frais· la nuit, chaud ou torride le jour - et la
"brume sèche" et des 1ithométéores. Sa sécheresse s'accompagne d'une très
forte capacité d'évaporation. Ce flux intéresse tout particulièrement la
Moyenne et Haute Casamance en début d'hiver; mais il étend progressivement
son influence A la Basse Casamance où il surmonte l'alizé maritime au ni-
veau de la discontinuité d'alizé. Diop M (1976) indique que 70 % des vents
enregistrés A Ziguinchor sont des alizés

Leroux ", 1975.
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SA'SONNIERE Dl! LA CIRCULATION
ATIolOSPHERIDUE GENERALE
1
Figure 2.1 - La circulation générale de l'atmosphère et ses variations
saisonnières.
LE BORGNE J, 1988
Déplacement du F.I.T.
Retrait du F.I.T.
vers le Nord
JuÎUet'Aoüt
Figure 2.2 - Déplacement du Front Intertropical(FIT) au cours de l'année.

&
-50-
1.2. En été boréal
Le réchauffement de l'hémisphère nord, consécutif au mouvement zenl-
tha1 du soleil, entraîne la mise en place d'une dépression thermique très
creuse au Sahara due au réchauffement continental,
l'affaiblissement de
l' ant i cyc 1one des Açores, avec une pos it ion septent ri ona 1e très marquée.
Pendant ce temps, l'anticyclone de Sainte-Hélène, dont la puissance s'est
beaucoup accrue du fait de la vigueur de l'hiver austral, opère une migra-
tion vers le nord entraînant celle du Front Intertropical (FIT) vers sa po-
sition extrême (20 0 N) en Août (fig. 2.2).
La circulation aérienne s'inverse et prend une direction sud-ouest.
Le bassin versant de la Casamance est alors envahi par le flux de mousson.
Ce flux de mousson résulte en fait de l'alizé issu de l'anticyclone
de Sainte Hélène et
dévié par
la force
de Coriolis
en
franchissant
l'Equateur. Son parcours maritime lia chargé d'un grand potentiel d'eau
précipitab1e. Son influence se fait sentir sur l'ensemble du bassin de juin
A octobre et elle est responsable des précipitations enregistrées (LEROUX
M, 1974). Ce flux représente 30 % des vents A Ziguinchor (DIOP M, 1976).
L'installation progressive de la mousson, son épaisseur,et les per-
turbations -dont le moteur est l'air polaire se déplaçant sous forme de
noyaux anticycloniques
mobiles,
avec des trajectoires
variables
(SAGNA
P,1984) - qu'elle subit déterminent les types de précipitations que connaît
la région.
2 - Les types de pluies
A l'exception des pluies de "heug" ou pluies de mangues dont les
origines sont extratropicales (SECK A., 1962; LE BORGNE J,1979) et qui sont
insignifiantes dans le bilan hydrologique, on distingue trois types de pré-
cipitations liées A trois zones de la mousson (fig.2.3) dont la figure 2.4
montre l'alternance sur le bassin de la Casamance
- la zone B se caractérise par des orages isolés qui se manifestent
en avril-mai, surtout en mai sur l'ensemble du bassin versant. Si leur
ex i stence ne peut être mi se en doute, en revanche 1eur genèse reste un
point de divergence entre météorologues (Dhonneur G,1970) et climatologues
(Leroux M, 1980: Sagna P, 1988).
- 1a zone Cl marquée par des orages organi sés, appelés lignes de
grains dont la formation et l'entretien sont liés aux noyaux anticyclo-
niques mobiles (CHAUVELIER F., 1975 ; LEROUX, M. 1976, 1980; SAGNA P,1988).
Elle couvre tout le bassin de la Casamance, en juin et en octobre, alors
qu'en juillet et septembre,
seule la partie continentale du bassin est
affectée par les lignes de grains.
,- la zone C2 dispense des pluies essentiellement non orageuses qui se
déversent d'abord sur la Casamance maritime en juillet puis sur l'ensemble
du bassin en août et septembre sauf la partie nord durant ce dernier mois

-51-
km
d'oprès
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fig 2e4 BASSIN DE LA
CASAMANCE: LES TYPES DE TEMPS
1
1

-52-
(CHAUVELIER,
F.
1975 ; LEROUX,
M.
1980). Ces précipitations non
orageuses sont liées à la Zone Intertropicale de Confluence (Z.I.C) qui
représente à la fois "l'axe des Basses Pressions Intertropicales, l'axe de
confluence
des
circulations
issues
des
deux
hémisphères"
(LEROUX
M,1980).Elle se caractérise par des formations nuageuses à grande extension
verticale due à la disparition de la subsidence des flux supérieurs et à la
concentration de la vapeur d'eau advectée sous les inversions.
La durée de la présence de la zone C2 est liée à la puissance du flux
de mousson repoussant le Front Intertropical (FIT) vers le nord.
3 - Durée de la saison des pluie.
La saison des pluies sur le bassin de la Casamance dure cinq mois
de juin à octobre, les apports des mois de mai et novembre étant insigni-
fiants dans le total moyen annuel. Mais pour connaître la durée de la sai-
son des pluies, il faut en déterminer les dates du début et de la fin. Sur
la base des observations antérieures à 1968, BRUNET -MORET (l970) a établ i
des graphiques synthétiques indiquant le début, la durée et la fin de la
saison des pluies pour les stations de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Vélin-
gara, graphiques dont ALBERGEL (1988) a vérifié la validité pour la période
1951/1980.
Nous avons, pour les stations de Diouloulou, Oussouye et Inhor, suivi
la même démarche qui consiste à éliminer les jours de pluie isolés, séparés
du corps de la saison des pluies de 8 Jours secs au moins lorsque le jour
isolé avait reçu 25 mm au plus; 12 jours secs au moins lorsque le jour
isolé avait reçu 30 mm au plus.
La station d'Oussouye s'intégrant très bien dans le graphique de
BRUNET-MORET,
nous
avons
complété
ce
dernier,
couvrant
ainsi
toute
l'étendue en longitude du bassin-versant (Fig.2.5).
En revanche, les stations de Diouloulou et Inhor s'écartant notable-
ment des autres stations (peut-être à cause de la différence de latitude),
..
.,
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un second schéma intégrant la latitude a été élaboré à partir des stations
de Vélingara, Inhor et Diouloulou (Fig.2.5) Il indique un bon alignement
des points.
Ainsi la saison des pluies commence plutôt à l'est du bassin beaucoup
plus éloigné de la mer. Mais ceci s'explique quand on examine la figure 2.2
montrant la migration du Front Intertropical. En dès le mois de Mai la par-
tie continentale est déjà envahie par le flux de mousson dont l'épaisseur,
encore très réduite est à l'origine des orages isolés. Pendant ce temps le
bassin maritime de la Casamance est encore sous l'influence directe de
l'Equateur Météorologique dont la migration au niveau de la côte est beau-
coup plus lente. En effet le réchauffement très lent des masses océaniques
crée une certaine inertie dans le déplacement de l'Equateur Météorologique
sur l'océan.
Dès
le
10 .Juin
la saison des
pluies
est
bien
"installée"
sur
l'ensemble du bassin au sud du 13ème parallèle et à partir du 15 Juin tout
le bassin est couvert.

-53-
La durée médiane de la saison des pluies est de 143 jours à Vélin-
gara, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor et Oussouye, ; à Inhor, elle est de 136
jours et à Diouloulou 124.
Pour la fin de la saison des pluies on peut retenir,
à quelques
différences près la date du 1er novembre.
La figure 2.5 présente les différentes dates du début et de la fin de
la saison des pluies, ainsi
que la durée de celle-ci
pour un transect
Ouest-Est.
La
première
ligne
de
chaque
graphique
représente
la
date
observée 4 fois sur 4, la seconde ligne (trait brisée) la date 1 fois sur 2
et la dernière ligne la date 1 fois sur 4 du début, de la fin et de la
durée de la saison des pluies.
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de
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CHAPITRE II
LES DONNEES PLUVIOMETRIQUES

-56-
L'information pluviométrique dont nous disposons, provient du réseau
de la Météorologie Nationale, de l'ORSrOM et des stations de l'Institut Sé-
négalais de Recherches Agronomiques. Mais cette information est de valeur
inégale car le réseau pluviométrique du bassin de la Casamance est composé
de stations aux périodes d'observation différentes.
La méthode de collecte des données, le matériel utilisé et les sites
d'implantation des stations n'étant pas toujours les mêmes, il en résulte
une information pluviométrique hétérogène qu'il importe d'analyser pour en
déceler les anomalies éventuelles. Aussi, procéderons-nous, après une brève
description du réseau pluviométrique, à la critique des données disponibles
et à leur homogénéisation.
1 - Le réseau pluviométrique.
Le réseau pluviométrique de la Casamance présente deux caractères ma-
jeurs
- l'existence de plusieurs générations de stations et dont la lon-
gueur de vie varie, en fonction des objectifs, d'une saison des pluies à 80
ans. La figure 2.6 montre la localisation des stations et leur hiérarchi-
sation en classe d'âge.
- l'inégale répartition spatiale des postes pluviométriques. On note
que les trois quarts des stations se situent en Basse Casamance. Le reste
est concentré à l'Est du bassin tandis que le centre ne dispose d'aucun.
Si d'anciennes stations comme Ziguinchor, Bignona, Sédhiou, Kolda,
etc ... ont été suivies d'une manière remarquable jusqu'à présent, d'autres
re 1at i vement jeunes, présentent des 1acunes dans 1es années récentes dues
souvent à la mobilité des observateurs (fonctionnaires,
instituteurs en
poste) ou alors à la rétention des relevés pour indemnités non payées. A ce
réseau propre au bass inversant, se sont ajoutées des stat ions gambi ennes
fournies
par
l'Organisation
pour
la Mise en
Valeur du
Fleuve Gambie
(O.M. V.G).
En revanche pour les stations de Guinée-Bissau, sa non-adhésion à
l'Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne a rendu difficile
l'obtention de données. Les seules dont nous avons pu disposer, concernent
les stations de Pirada ,Bafata et Gabu. Si la première se situe à proximité
du bassin, par contre les deux autres en sont trop éloignées.
La répartition des postes pluviométriques montre que le réseau gagne-
rait à être renforcé notamment dans la partie centrale du bassin compte
tenu des importants projets hydroagricoles intéressant cette zone et dont
la mise en oeuvre passe par une bonne connaissance du facteur pluviomé-
trique.

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PLUVIOMETRIQUE
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-58-
Tabl: 2.1 - Liste des stations pluviométriques de l'étude.
----------------- --------- --------- --------- ---------------- --------
Stations
Code
Latitude
Longitude
Altitude (m) Période
----------------- --------- --------- --------- ---------------- --------
Alacounda
380 002
13°12
15°58
20
1979/1986
Baïla
381 004
12°59
16°21
12
1980/1986
Bignona
380 016
12°40
16°16
9
1953/1986

Bonconto
381 385
13°01
13°56
55
1975/1986
Bounkil ing
381 395
13°03
15°42
12
1975/1986
Dabo
381 770
12°52
14°08
40
1975/1986
Diattacounda
382 300
12°34
15°41
15
1975/1986
Diembéring
380 055
12°28
16°47
7
1963/1986
Dioulacolon
382 320
12°50
14°46
40
1976/1986
Diouloulou
380 061
13°02
16°35
12
1935/1986
Djibélor
380 065
12°33
16°19
10
1969/1987
Djibidione
380 066
13°04
16°15
10
1980/1986
Fafakourou
380 070
13°04
14°34
27
1962/1986
Inhor
380 103
13°01
15°42
15
1944/1985
Kabrousse
380 109
21°21
16°43
5
1963/1986
Kartiak
380 119
12°52
16°31
6
1931/1959
Kolda
380 133
12°53
14°58
35
1922/1986
Koubalan
385 265
12°40
16°06
20
1975/1986
Kounkane
380 159
12°56
14°05
33
1963/1986
Loudia-Wolof
385 926
12°31
16°32
14
1975/1986
Marsassoum
380 161
12°50
15°58
17
1953/1986
Medina-Yorofoula 386 275
13°18
14°43
23
1973/1986
Niaguisse
327 132
12°34
16°20
26
1975/1986
Nyassia
387 345
12°22
16°22
10
1975/1986
Oussouye
380 208
12°20
16°32
15
1931/1986
Sédhiou
380 244
12°42
15°33
15
1905/1986
Sêfa
380 245
12°47
15°33
20
1950/1987
Sindian
388 355
12°57
16°12
25
1973/1986
Tanaff
388 977
12°40
15°25/
20
1975/1986
Tangori
389 058
12°48
16~r3
10
1975/1986
Tendouk
389 056
12~43
16°26
........ 16
1975/1986
Toukara
380 275
13°07
16°09
15
1980/1986
Vélingara
380 277
13°09
14°06
38
1932/1986
Ziguinchor
380 286
12°33
16°16
26
1920/1986
----------------- .-------- --------- --------- ---------------- --------
2 - Critique et homogénéisation des données
La critique des données
pluviométriques s'impose car depuis
leur
collecte, celles-ci
passent souvent par un certain nombre d'opérations
parmi lesquelles la transcription ou la saisie sur divers supports qui peu-
vent y introduire des erreurs. Il peut s'agir d'erreurs systématiques de
lecture, ou mauvaise éprouvette (BRUNET-MORET, Y. 1968).
Pour vérifier l'homogénéité temporelle des séries de pluies an-
nuelles, on utilise couramment la méthode des doubles cumuls (BRUNET-MORET,
Y.1971) qui consiste à comparer le cumul des pluies annuelles d'une station
à celle d'une autre station, de la même zone climatique et homogène dans le

-59-
temps,. Mais comme on ne sait pas ~ priori quelle station est homogène et
qu 1 en fa i t,
il
faut 1es soupçonner toutes de défauts,
1a méthode des
doubles cumuls s'avère difficile ~ appliquer.
C' est pourquoi nous avons choi sil a méthode du vecteur de référence
ou vecteur régional.
2.1. Le vecteur régional.
2.1.1
Méthodologie.
Le
Vecteur
régional
se
définit
comme
une
série
chronologique
dl indices pluviométriques, issus de l'extraction de 11 information la plus
"probable" - au sens de la plus fréquente - contenue dans les données d'un
ensemble de stations d'observations groupées en région". Le vecteur régio-
nal est donc une suite chronologique d'indices annuels de précipitations
prenant en compte les effets de persistance, de tendance, de pseudo-cycles
de la zone climatique, mais homogène dans le temps.
Cette méthode, mise au point par HIEZ (1977) a été améliorée par BRU-
NET-MORET (1979).
L'indice li d'une année i est calculé,
avec les observations de
toutes les stations prises en compte et dont le nombre peut varier d'une
année ~ l'autre, par la formule:
a = n
Zi =
r= (Pa; / Pa ) / n
a = 1

Pai est la pluie de l'année i à la station a
Pa est la moyenne de la série des pluies annuelles ~ la station a
n est le nombre de stations.
Le calcul des écarts à Zi, pour chaque station a pour une année
se-
lon la formule:
fa;
= (Pa; / Pa) - Zi
permet de repérer

-60-
- des totaux pluviométriques exagérément forts ou faibles, dépas-
sant 2,5 fois l'écart-type.
- des suites d'années trop fortes ou faibles, indices d'erreurs
systématiques.
- des erreurs d'appareillage.
- des erreurs de transcription.
La méthode du vecteur et 1e programme, conçu par BRUNET -MORET Y.,
(1979) et amélioré par L'HOTE, Y. (1985), pour sa mise en oeuvre, permet-
tent de prendre en compte toutes les stations, y compris celles de courte
durée et celles dont la période d'observations présente des lacunes (même
sur plusieurs années).
2.1.2. Application du vecteur régional aux stations de la Casamance.
Le bassin a été divisé en deux parties suivant le découpage clima-
tique que nous avions adopté : la région guinéenne (vecteur 1) et le do-
maine sud-soudanien (vecteur 2).
Les
résultats
obtenus
indiquent
une
bonne
homogénéité
spa-
tiotemporelle des séries pluviométriques. Car en définitive, très peu de
stations ont été corrigées sur une ou deux années sauf Vél ingara. Le ta-
bleau 2.2 donne la liste des stations, des périodes corrigées et le coeffi-
cient de correction. Les corrections portent essentiellement sur des va-
leurs surestimées ou sous-estimées. En effet ces erreurs résultent de la
confusion ou de l'utilisation d'une éprouvette non indiquée poui le type de
pluviomètre en place. Ainsi le coefficient correcteur pour la station de
Ziguinchor, égal à 0,785 est le rapport 314/400. Cela signifie qu'il y a eu
utilisatio~ d'une éprouvette pour pluviomètre ayant une surface réceptrice
de 314 cm
pour mesurer d1s hauteurs d'eau reçues par un pluviomètre de
surface de réception 400 cm , d'où surestimation de la hauteur d'eau préci-
pitée. L'annexe 2.1 présente le listing
du vecteur VI.
On remarquera que les corrections ont porté sur des stations qui, A
priori, pouvaient être considérées comme homogènes.
Sur la fig.2.7 on a repotré le cumul des valeurs annuelles de chaque
poste pluviométrique en fonctjon de celui des valeurs du vecteur. Une fois
les corrections faites pour les stations les plus longues, deux rails pa-
rallèles ont été tracés pour visualiser la dispersion des points. La dis-
tance
suivant
l'axe
des
abscisses
entre
les
deux
rails
représente
"l'espérance mathématique" de la série étudiée. Cette distance reste infé-
rieure A 50 mm soit environ 5% de la pluie annuelle. Quand les graphiques
de double cumul ne présentent plus de cassure on considère le fichier comme
homogène. On constate le bon alignement des points figurant les années ob-
servées.
La station de Marsassoum montre la prise en compte, par le vecteur,
d'une station dont la série chronologique des observations présente une pé-
riode lacunaire très importante.

Figure 2.7 - Doubles cumuls Vecteurs régionaaux-stations .
...

,..
..
....
-
Y!:t'T"UIl' - lTATIOfCS lAS. CAUMANCE
"
...
...
et
,..
VECTEUIl'· lTATIOHS MOYENNE ET HAlITE CASAilANClI
~
LZ..-
I".

-62-
Tableau 2.2 - Coefficients de correction des pluies annuelles.
----------- ---------------------- ----------------
Station
Période corrigée
Coefficient de
correction
----------- ---------------------- ----------------
Ziguinchor
1922
0,785
Sédhiou
1956/1958
1,275
Kolda
1957/1958;1963/1964
0,785
Vélingara
1943/1958
1,073
3 - Reconstitution des chroniques des pluies annuelles.
Cette reconstitution a été faite à partir du vecteur régional qui,
après avoir décelé les diverses anomalies contenues dans les séries, permet
- d'obtenir immédiatement une valeur étendue de la moyenne de chaque
station sur la période du vecteur régional. En effet sur la base des in-
dices pluviométriques annuels, et qui reflètent la variation temporelle des
précipitations à l'échelle régionale, le vecteur génère pour chaque station
une pluie moyenne interannuelle.
- d'étendre la série sur cette période ou de compléter simplement les
totaux annuels manquants. Mais pour ne pas diminuer la variance relative à
la série à étendre ou à compléter on introduit un écart Eai, tiré au ha-
sard, pour chaque année,' dans une loi normale de moyenne nulle et de va-
riance égale à MT2 fourni dans l'annexe 2.1. La formule de reconstitution
s'écrit alors:
Pai = Pa (Eai + Zi).
avec Pai = total annuel reconstitué à la station a pour l'année i.
Pa = moyenne de la station a, fournie par le vecteur.
Eai = variable aléatoire distribué normalement, de moyenne nulle
et de variance égale à MT2.
Zi = indice du vecteur pour l'année i.
Toutes les stations ayant des séries de pluies annuelles lacunaires
ou brèves ont été complétées ou étendues à l'aide des indices des deux vec-
teurs pour couvrir la période 1924/1986.

-63-
Nous avons constitué deux fichiers pluviométriques opérationnels (Ta-
bleaux 2.3a,2.3b et 2.4) à partir desquels la variabilité spatiotemporelle
de la pluviométrie annuelle sera analysée.

TABLEAU 2.3. -: FIC HIE R
-64-
PLU V 10" E TRI QUE
OPE RAT ION N E L -C A SA" A N C E 1
DATE VECTEUR ZIGUINCHOR
INHOR
BIGNONA SEDHIOU DIOULOULOU YUNDUK OUSSOUYE KABROUSSE TANGHORY TENDOUK
1924
1.3812
2182
1699*
1784*
1721
1785*
1640*
2211*
2267*
1820*
1921*
25
1.(XJ11
1426
1232*
1334*
1306
1335*
1189*
1607*
1643*
1319*
1392*
26 0.9090
1317
1118*
1222*
1146
1222*
1079*
1459*
1492*
1198*
1264*
27
1.3575
2055
1670*
1800*
1680
1801*
1612*
2179*
2228*
1789*
1888*
28
1.2476
1814
1535*
1649*
1622*
1649*
1481*
2002*
2048*
1644*
1735*
29
1.1100
1610*
1366*
1523*
1337
1523*
1318*
1781*
1822*
1463*
1544*
1930 0.9131
1378
1123*
1229*
1100
1229*
1084*
1465*
1499*
1203*
1270*
31
0.7792
1192
959*
985*
906
985*
925*
1251*
1279*
1027*
1084*
32 1.3337
1966
1641*
1734*
1729
1734*
1584*
2133
2189*
1758*
1855*
33
1.1930
1825
1468*
1652*
1469
1652*
1416*
1882
1958*
1572*
1659*
34 0.9650
1445
1187*
1314*
1300
1315*
1146*
1369
1584*
1272*
1342*
35
1.2200
1607
1501*
1553*
1555
1554*
1448*
2343
2002*
1608*
1691*
36 1.3101
2031
1612*
1756*
1612
1757*
1555*
2016
2150*
1726*
1822*
37 0.9500
1410
1169*
1204*
1152
1205*
1128*
1720
1559*
1252*
1321*
38
1.2008
1798
14n*
1557*
1573
1558*
1426*
1927*
1971*
1582*
1670*
39 1.0099
1527
1243*
1272*
1127
1273*
1199*
1621*
1658*
1331*
1404*
1940 0.9810
1542
1207*
1297*
1209
1189*
1165*
1570
1610*
1293*
1364*
41
0.6979
968
859*
923*
956
685*
829*
985
1145*
920*
970*
42
1.0489
1425
1291*
1387*
1313
1531*
1245*
1780
1722*
1382*
1459*
43
1.1691
1683
1438*
1545*
1479*
1523*
1388*
1972
1919*
1541*
1626*
44
0.8146
1088
1121
10n*
1166
1124
967*
1162
1331*
1073*
1133*
45
0.9834
1519
1266
1300*
1194
1315
·1167*
1492
1614*
1296*
1367*
46
1.0158
1202
1250*
1343*
1558
1329
1063
1588
1667*
1339*
141Z*
47
1.0371
1657
1479
1371*
1431
1373*
1047
1647
1702*
1366*
1442*
48 1.3370
1653
1827
1767*
1738*
1760
1483
2385
2194*
1762*
1859*
49 0.9632
1451
1043
1273*
1409
1367
1144*
1393
1581*
1269*
1339*
1950 1.2175
1824
1417
1612*
1400
1612*
1667
2153
1998*
1604*
1693*
51
1.1334
1418
1394*
1098*
1465
1599
1485
1n5
1860*
1494*
1576*
52
1.1239
1661
1383*
1486*
1462*
1488*
1410
1701
1845*
1481*
1563*
53
1.0664
1395
1249
1409*
1618
1291
1243
1483
1750*
1405*
1483*
54 1.2285
1598
1312*
1806
1508
1412*
1503
1879
2016*
1619*
1708*
55
1.2040
1940
1603
1632
1812
1410
1437
1738
1976*
1581*
1674*
56
1.2630
1763
1337
. 1665
1884
1817
1254
2283
2073*
1664*
1756*
57 1.0817
1549
1287
1391
1406
1603
1426
1664
1n5*
1425*
1504*
58 1.5207
1882
1819
2188
2096
2014*
1854
1805*
2496*
2004*
2115*
59 0.8848
1145
1089*
1176
1202
1171*
1147
1372
1452*
1166*
1230*
1960 0.9149
1275
1126*
1209*
1189*
1245
1099
1468*
1502*
1206*
1272*
61
1.0568
1549
1300*
1397*
1494
1399*
1040
1821
1735*
1392*
1469*
62
1.0135
1567
1247*
1274
1272
1172
1421
1569
1664*
1335*
1409*
63
0.9380
1429
1154
1100
1627
1241
1181
1010
1539*
1236*
1304*
64
0.9185
1223·
1130*
1118
1141
1176
1252
1623
1493
1210*
12n*
65
1.1920
1756
1466
1766
1642
1419
1260
1616
1956*
1839
1651*
66
1.0726
1604
1320*
1247
1320
1542
1501
1721*
1760*
1243
1491*
67 1.2716
2008
1565*
1795
1454
1657
1376
2041*
2087*
1792
1768*
68
0.6161
884
788
826
803
596
706
989*
1011*
833*
1851*
69 1.0811
1462
1243
1464
1406*
1398
1233
1735*
1852
1008
1503*
1970 0.8749
1400
1044
1162
1058
1321
844
1404*
1310
1162
1363
71
0.7519
1099
805
905
1032
1051
n2
1207*
1491
905
1166
72
0.5392
953
737
655
846
616
582
631·
837
643
712
73
0.8032
1290
991
1054
1018
1069
871
1371
1005
1054
1111*
74
0.8621
1241
1098
1084
1071
1116
947
1471
1371
1084
1263
75
1.0694
1418
1260
1353
1549
1530
1428
1515
1804
1392
1438
76 0.9702
1298
1149
1209
1075
1281
1084
1682
1859
1222
1409
n
0.5991
791
737*
851
887
872
589
1030
950
969
789
78
1.0315
1514
1269*
1499
1551
1246
1162
1525
1433
1452
1638
1195
1010
930
928
1071
1113
-
79
O.n17
1262
1141
861
1000
1980 0.5929
699
724
619
753
784
63·'
1G15
1050
757
716
81
0.8165
1221
1089
1030
1178
966
969
1216
1225
898
958
82 0.7394
899
865
926
873
1026
848
1404
1326
926
953
83
0.5414
818
796
612
711
717*
424
873
925
685
622
84
0.7606
1237
936*
915
1058
1007*
666
1041
1216
914
798
85
0.8055
1382
1038
1125
868
1108
956*
1076
962
1015
1155
86 0.7425
976
914*
961
1027
983*
881*
1079
1219*
896
1060
*:Valeur reconstituét.

TABLEAU 2.3b -: FIC H 1 E R PLU V 1 0 K E TRI QUE OPE RAT 1 0 N N E L - CAS A " A N C E 1
-65-
DATE VECTEUR HARSASSOUH DJlBlDlONE LOUDIA-~OLOF NIAGUlSS NYASSlA SlNDIAN TOUKARA BAlLA ALAKOUNDA KARTlAK
1924 1.3812
1687*
1391*
2154*
1993*
2032*
1618*
1267*
1504*
1503*
1891*
25
1.0011
1223*
1008*
1561*
1445*
1472*
1173*
918*
1090*
1089*
1371*
26 0.9090
1110*
915*
1417*
1312*
1337*
1065*
834*
990
990*
1245*
27 1.3575
1658*
1367*
2117*
1959*
1997*
1S91*
1245*
1478*
14n*
1859*
28 1.2476
1524*
1256*
1945*
1800*
1835*
1462*
1144*
1358*
1357*
1708*
29
1.1100
1356*
1118*
1731*
1602*
1633*
1300*
1018*
1208*
1207*
1520*
1930 0.9131
1115*
1019*
1424*
1318*
1343*
1070*
837*
994*
993*
1250*
31
0.m2
952*
785*
1215*
1124*
1146*
913*
715*
848*
848*
1218
32 1.3337
1629*
1343*
2079*
1925*
1962*
1563*
1223*
1452*
1451*
1873
33
1.1930
1457*
1201*
1860*
1721*
1755*
1398*
1094*
1299*
1634*
1509
34 0.9650
1179*
972*
1504*
1392*
1419*
1131*
885*
1051*
1050
1307
35
1.2200
1490*
1228*
1902*
1760*
1795*
1430*
1119*
1328*
1327*
1655
36 1.3101
1600*
1319*
2043*
1890*
1927*
1535*
1202*
1426*
1425*
1794*
37 0.9500
1160*
956*
1481*
1371*
1397*
1113*
971*
1034*
1034*
1301*
38 1.2008
1466*
1209*
1872*
1733*
1766*
1407*
1101*
1307*
1306*
1644*
39 1.0099
1233*
1017*
1574*
1457*
1485*
1183*
926*
1099*
1099*
1653
1940 0.9810
1198*
988*
1529*
1415*
1443*
1149*
900*
1068*
1067*
1419
41
0.6979
852*
703*
1088*
1007*
1026*
818*
640*
760*
759*
1105
42
1.0489
1281*
1056*
1635*
1514*
1543*
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962*
1142*
1141*
1352
43
1.1691
1428*
11n*
1823*
1687*
1720*
1370*
1072*
1273*
1272*
1601*
44 0.8146
995*
820*
1270*
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1198*
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747*
887*
886*
1037
45
0.9834
1201*
990*
1533*
1419*
1446*
1152*
902*
1071*
1070*
1347*
46 1.0158
1240*
1023*
1584*
1466*
1494*
1190*
932*
1106*
1105*
1616
47 1.0371
1227*
1044*
1617*
1496*
1525*
1215*
951*
1129*
1128*
1191
48 1.3370
1633*
1346*
2085*
1929*
1967*
1567*
1226*
1456*
1454*
1826
49 0.9632
1176*
970*
1502*
1390*
1417*
1129*
884*
1049*
1048*
1304
1950 1.2175
1487*
1226*
1898*
1757*
1791*
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1117*
1326
1324*
1471
51
1.1334
1984*
1141*
1767*
1635*
1667*
1328*
1040*
1234*
1233*
1552*
52 1.1239
1373*
1132*
1752*
1622*
1653*
1317*
1031*
1224*
1223*
1539*
53
1.0664
1585
1074*
1663*
1539*
1568*
1250*
978*
1161*
1160*
1460*
54 1.2285
1597
1237*
1915*
1m*
1807*
1439*
1127*
1338*
1337*
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55
1.2040
1229
1212*
18n*
1737*
1n1*
1411*
1104*
1311*
1310*
1649*
56 1.2630
1518
1272*
1969*
1823*
1858*
1480*
1158*
1375*
1375*
1729*
57 1.0817
1170
1089*
1686*
1561*
1591*
1267*
992*
1178*
11n*
1481*
58 1.5207
1857*
1531*
2371*
2194*
2237*
1782*
1395*
1656*
1654*
2082*
59 0.8848
1080*
891*
1379*
1277*
1301*
1172*
812*
963*
962*
1212*
1960 0.9149
1117*
921*
1426*
1320*
1346*
1072*
839*
996*
995*
1253*
61
1.0568
1291*
1064*
1648*
1525*
1554*
1238*
969*
1151*
1150*
1447*
62 1.0135
1238*
1020*
1580*
1462*
1490*
1188*
930*
1103*
1102*
1388*
63
0.9380
1145*
944*
1462*
1354*
1380*
1099*
860*
1021*
1020*
1284*·
64 0.9185
1122*
1125*
1432*
1325*
1351*
1076*
842*
1000*
999*
1258*
65
1.1920
1456*
1200*
1858*
1720*
1753*
1397*
1093*
1298*
1297*
1632*
66 1.0726
1310*
1080*
1672*
1548*
1578*
1257*
984*
1168*
1167*
1469*
67 1.2716
1553*
1280*
1982*
1835*
1870*
1490*
1166*
1385*
1383*
1741*
68 0.6161
752*
620*
960*
889*
906*
722*
565*
671*
670*
844*
69 1.0811
1320*
1089*
1686*
1560*
1590*
1267*
992*
11n*
1176*
1480*
1970 0.8749
1068*
881*
1364*
1262*
1287
1025*
802*
953*
952*
1198*
71
0.7519
918*
757*
1172*
1085*
1106*
881*
689*
819*
818*
1030*
72 0.5392
658*
533*
825*
664*
n8*
620*
485*
576*
576*
725*
73 0.8032
981*
810*
1252*
1159*
1188*
923
737*
875*
874*
1100*
74 0.8621
1053*
868*
1344*
1244*
1268*
1136
791*
939*
938*
1180*
75
1.0694
1344
10n*
1711
1656
1346
1258
981*
1164*
1163*
1464*
76 0.9702
1185*
9n*
1664
1369
1645
1029
890*
1056*
1055*
1328*
77 0.5991
696
603*
930
740
915
630
550*
652*
652*
820*
78 1.0315
1410
1039*
1545
1436
1462
1433
946*
1123*
1122*
1412*
79 0.n17
845
n7*
1228
1225
1338
884
609
842
871
1057*
1980 0.5929
713
698
1006
863
913
675
551
716
458
812*
81
0.8165
1021
814
1475
858
1370
967
805
848
942
1118*
82 0.7394
871
787
1037
1092
1007
959
968
915
804*
1013*
83
0.5414
730
586
1067
790
796*
463
547
503
518
741*
84 0.7606
887
848
1194
1148
1224
813
790
883
755
1041*
85
0.8055
1013
915
1025
1474
962..-
913
859
876
983
1103*
86 0.7425
893
691
910
1109
974
867
704
945
955
1017*
*:Valeur reconstituée.

TABLEAU 2.4 - FIC HIE R PLU V 1 0 H E TRI QUE
0 P E RAT ION N E L -C A S A HAN C E 2
-66-
DATE
VECTEUR KOLDA BASSE VELINGARA KOUNKANE BONCONTO DABO
DIATTACOUNDA FAFACOUROU HED.Y.F TANAFF BAFATA GABU
PIRADA
1924
1.3201
1403
1241*
1360
1403*
1462*
1464*
1820*
1364*
1262*
1736*
1947* 1813*
1555*
25
1.0077
1171
947*
1008
1071*
1116*
1118*
1389*
1041*
963*
1325*
1486* 1384*
1187*
26
0.9540
1248
897*
927
1014*
1056*
1058*
1315*
986*
912*
1254*
1407* 1310*
1124*
27
1.3259
1519
1246*
1360
1409*
1468*
1470*
1828*
1370*
1267*
1743*
1955* 1821*
1562*
28
1.1779
1331
1107*
1216
1252*
1304*
1306*
1624*
1217*
1126*
1549*
1737* 1617*
1388*
29
1.1460
1391
1077*
1166
1218*
1269*
1271*
1579*
1184*
~095*
1507*
1690* 1574*
1350*
1930
0.8883
924
835*
939
94J.*
984*
985*
1224*
918*
849*
1168*
1310* 1220*
1047*
31
0.7250
852
681*
743
770*
803*
804*
999*
749*
893*
953*
1069*
995*
854*
32
1.2378
1500
1163*
1253
1315*
1370*
1373*
1706*
1279*
1183*
1628*
1825* 1699*
1458*
33
1.2329
1530
1159*
1248
1310*
1365*
1367*
1699*
1274*
1178*
1621*
1818* 1693*
1453*
34
0.9721
1071
914*
993
1033*
1076*
1078*
1340*
1004*
929*
1278*
1433* 1335*
1145*
35
1.2099
1458
1137*
1174
1286*
1340*
1342*
1668*
1250*
1157*
1591*
1784* 1661*
1425*
36
1.2526
1363
1177*
134J.
1331*
1387*
1389*
1726*
1294*
1197*
1647*
1847* 1720*
1476*
37
0.8859
999
832*
910
942*
981*
982*
1221*
915*
847*
1165*
1306* 1216*
1041.*
38
1.1828
1348
1112*
1175
1257*
1310*
1312*
1630*
1222*
1131*
1555*
174J.* 1624*
1393*
39
0.9215
1086
866*
961
979*
1020*
1022*
1270*
952*
881*
1212*
1359* 1265*
1086*
1940
0.9793
1150
920*
1016
1041*
1084*
1086*
1350*
1012*
936*
1288*
1444* 1345*
1154*
41
0.6617
720
622*
628
703*
733*
733*
912*
683*
632*
870*
976*
908*
780*
42
0.9891
1018
987
1019
1051*
1095*
1097*
1363*
1022*
945*
1300*
1458* 1432
1165*
43
1.1589
1558
1040
1218
1232*
1283*
1285*
1597*
1197*
1108*
1524*
1709* 1355
1365*
4J.
0.9299
1028
826
960
988*
1030*
1031*
1282*
961*
889*
1223*
1371* 1411
1096*
45
0.9511
1071
947
1017
1011*
1053*
1055*
1311*
983*
909*
1251*
1402* 1222
1120*
46
1.2149
1378
1096
1216
1291*
1345*
1347*
1675*
1255*
1161*
1597*
1791* 1703
1431*
47
0.9857
1186
799
1078
1048*
1091*
1093*
1359*
1018*
942*
1296*
1453* 1312
1161*
48
1.1790
1513
1108*
1043
1253*
1305*
1307*
1625*
1218*
1127*
1550*
1738* 1644
1389*
49
0.9538
1029
801
967
1014*
1056*
1058*
1315*
985*
912*
1254*
1406* 1235
1124*
1950
1.2042
154J.
1239
1312
1280*
1333*
1336*
1660*
124J.*
1151*
1583*
1776* 1412
1419*
51
1.2897
1438
1206
1532
1371*
1428*
1430*
1778*
1332*
1233*
1676*
1918* 1863
1520*
52
1.2412
1372
1170
1248
1319*
1374*
1377*
1711*
1282*
1186*
1632*
1830* 1662
1462*
53
1.1134
1356
1035
1052
1183*
1233*
1235*
1535*
1150*
1064*
1464*
1642* 1291
1312*
54
1.1929
1231
1121*
1214*
1268*
1321*
1323*
1644*
1232*
1140*
1568*
1883
1628
1405*
55
1.2243
1289
1151*
1349*
1301*
1356*
1358*
1687*
1265*
1170*
1610*
1721
1680
141.2*
56
1.0590
1221
995*
1033
1126*
1173*
1175*
1460*
1094*
1012*
1392*
1613
1505
1104
57
1.2186
1279
1175
1240*
1295*
1349*
1351*
1680*
1259*
1165*
1602*
1839
1791
1740
58
1.4128
1689
1261
1387
1502*
1564*
1567*
1947*
1460*
1350*
1858*
2121
1885
1361
59
0.9212
1138
785
937*
979*
1020*
1022*
1270*
952*
880*
1211*
1432
1481
925
1960
0.8958
1115
801
911*
952*
992*
994*
1235*
925*
856*
1178*
1191
1308
937
61
1.1184
1216
1051*
1095
1189*
1238*
1240*
1542*
1155*
1069*
1470*
1537
1312
1436
62
1.0215
1216
900
1056
1086*
1131*
1133*
1408*
1055*
976*
1343*
1458
141.6
1433
63
0.9602
1130
817
935
1021*
1063*
1065*
1323*
992*
918*
1262*
1459
1538
1078
64
0.9738
981
927
991*
1035*
1078*
1080*
1342*
1006*
931*
1280*
1444
1284
1368
65
1,1335
1178
1065*
924
1205*
1255*
1257*
1562*
1171*
1084*
1490*
1671* 1711
1335*
66
1.0004
1147
885
1035
1063*
1108*
1109*
1379*
1034*
956*
1315*
1264
1216
1179*
67
1.1281
1219
1090
1148*
1199*
1249*
1251*
1555*
1165*
1129*
1553*
1375
1563
1295
68
0.7211
760
678*
816
792
798*
800*
994*
745*
689*
948*
1137
1141
m
69
0.8918
1020*
838*
866
992
987*
989*
1229*
921*
689*
942*
1431
990*
1029
1970
0.8066
1046
758*
774
257*
893*
895*
1112*
833*
771*
1060*
1390
1107*
950*
71
0.9160
1048*
861*
811
1046
1014
1016*
1262*
946*
876*
1204*
1579
1275
1079*
72
0.7283
874
749
700
814
806*
808*
1004*
752*
696*
958*
978
869
858*
73
0.7606
1172
933
870
725
842*
844*
1048*
786*
629
1000*
1121* 1041.*
896*
74
0.7769
1010
848
704
867
860*
862*
1071*
803*
620
1021*
1145* 1067*
915*
75
1.1035
1188
1177
1041
1269
1194
1296
1412
1296
1055*
1293
1627* 1515*
1300*
76
0.8492
821
790
827
847
915
951
1292
904
839
1295
1252* 1166*
1000*
77
0.6727
648
705
685
621
745
664
m
603
728
910
992*
924*
792*
78
0.9923
992
1081
1059
1103
1221
1157
134J.
967
1051
1124
1463* 1363*
1169*
79
0.7959
822
896
772
787
823
907
1077
802
761*
1260
1173* 1093*
938*
1980
0.6652
566
708
677*
677
693
815
668
887
750
722
981*
913*
784*
81
0.9037
996
904
1052
795
961
893
1533
851
731
1409
1332* 1241*
1065*
82
O. m8
887
631
796
816
1025
826
1072*
878
877
951
1147* 1068*
916*
83
0.6131
727
579*
624*
712
679*
897
1029
742
587
700
904*
842*
722*
84
0.8154
840
683
957
964
937
939
1052
84J.
759
1072
1202* 1119*
961*
85
0.7877
794
740*
801*
930
865
983
919
856 _
779
1147
1161* 1082*
928*
86
0.8956
1110
842*
943
946
1043
911
1245
937
917
1109
1320* 1230*
1055*
*:Valeur reconstituée.

-
CHAPITRE
III
ETUDE DES PRECIPITATIONS ANNUELLES

- - - - - - -
- - - -
-68-
Les hauteurs de précipitations annuelles se caractérisent par leur
variabilité dans le temps et dans l'espace, phénomène vivement ressenti en
période de sécheresse mais souvent masqué par les valeurs moyennes. C'est
pourquoi,
après
l'étude de
la
répartition
spatiale des
précipitations
moyennes, une analyse statistique des chroniques homogénéisées permettra
d'éva1uer, en terme de fréquence, cette variabilité et de juger de la sé-
vérité des déficits ou de l'abondance des précipitations enregistrées en
années particulières dans le bassin de la Casamance.
1 - la pluviométrie moyenne.
Les valeurs moyennes des précipitations pour chaque station, ont été
calculées à partir du fichier pluviométrique homogénéisé de la période
1951/1980 qui nous servira de série de référence.
La carte de la fig.2.8 montre la disposition des isohyètes sur le
bassin. Leur orientation nord-ouest - sud-est peut être comparée à celle de
la zone C2 sur le bassin en juillet et août (fig. 2.4). En effet, c'est la
présence prolongée de cette zone sur la Basse Casamance et les précipita-
tions qu'elle induit, qui donnent cette orientation particulière aux iso-
hyètes.
L'ensemble du bassin est situé entre les isohyètes 1000 mm au nord et
1600 mm au sud.
2 - Etude statistique des précipitations annuelles.
2.1. Généralités.
Une telle étude consiste à estimer la période de retour ou la fré-
quence d'a~parition de telle ou telle hauteur de précipitations annuelles
par l'ajustement de l'échantillon observé à une loi de distribution.
L'échantillon disponible est jugé d'autant plus représentatif d'un
climat don~é qu ' i1 comprend un plus grand nombre d'années d'observation. Il
apparaît dès lors qu'une telle étude ne soit pas envisageable pour les sta-
tions de courte durée. Aussi, excluons-nous de cette étude toutes celles
dont la période d'observation est inférieure à vingt ans.
Les pluies annuelles ont été classées et leurs fréquences expérimen-
tales calculées suivant l'expression:
r - 0,5
F =
N

- --
.......
BASSIN VERSANT DE
LA
CASAMANCE
."
G
A M .
1
..
. . . . . .
lolo
...... .. .. .. .. .. ..
. . .
..
..
.. ..
. .
lolo . . . . . .
..
.. ....
lolo "
"
lolo
..
o
20
40
60" ...
,
t
,
'
,
,
1
,..
lolo
..
,/
J
"
..
.....
,/
,
....
~/-'
--------.-.. ' -
..
..
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\\
..
....
............
./
J,OO
--

1
1
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)
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1
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\\ - " 1 0
J
1
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,/
(
'~(J(J
IJqq
\\.
17 JO'
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...
u
'8q
o
q
FIG.28
ISOHYETES INTERANNUElLES 1951-1980
'ë'
I.~'
1
.,t·
__~
_
1
-
---.-.
,--
'"

-70-
avec
f, la fréquence,
r, le rang de la valeur dans le classement.
N, l'effectif de l'échantillon.
A chacun des échantillons retenus ont été ajustées trois lois de dis-
tribution :
- loi de Laplace-Gauss ou loi normale (in BRUNET-MORET, 1969).
- loi de Galton ou loi Gausso-logarithmique (in BRUNET-MORET, 1969).
- loi de Goodrich ou loi exponentielle généralisée (in BRUNET-MORET,
1969).
La recherche de la ~eilleure adéquation a été faite par le calcul de
tests : le test du
khi
(ROCHE M, 1963; LIORZOU A, 1970)et le test de
BRUNET-MORET (1977).
La loi retenue est celle dont l'ajustement est le plus significatif
au sens du test de Brunet-Moret. Ce test calcule la surface comprise entre
les courbes des distributions expéîmentale et théorique. Il favorise la loi
qui s'ajuste le m~eux aux valeurs extrêmes.
2.2. Résultats.
Le traitement statistique a été fait par calcul automatique sur 17
stations situées à l'intérieur ou autour du bassin versant.
Pour les stations de la Basse Casamance, à l'exception de la station
d'Inhor, tous les échantillons suivent la loi de Goodrich.
En revanche Inhor et Kolda ont une distribution gaussienne tandis que
la loi de Galton s'ajuste mieux aux échantillons de Vé1ingara et Kounkané.
A l'exception de la loi de Gauss, normale, représentée graphiquement
par une droite (la droite de Henry), le calcul des paramètres des autres
lois conduit à des distributions hyponormales dont la concavité des courbes
est légèrement tournée vers l'axe des fréquences à l'exception de la sta-
tion de Sédhiou dont la courbe a une concavité tournée vers
l'axe de
précipitation (fig. 2.9). Nous donnons dans l'annexe 2.2 l'expression ma-
thématique des lois de Gauss, de Galton et de Goodrich et les listings des
stations de Ziguinchor, Ko1da et Vé1ingara.
Le tableau 2.5 récapitule les hauteurs de pluie pour les fréquences
retenues allant de la centennale sèche à la centennale humide. Dans ce ta-
bleau, sont indiqués également l'écart-type, la médiane, la meilleure loi
d'ajustement et le coefficient d'irrégularité K3, rapport de la pluie dé-
cennale humide à la décennale sèche (RODIER J. 1964). Pour la station de
Ziguinchor K3 est égale à 1,83. On remarque que pour tout le bassin, ce co-
efficient varie très peu d'une station à une autre avec un k3 moyen de 1,86
pour l'ensemble du bassin versant.

F
0,9,9
O.?;8
O.S!7
0.9 fS
'!JJr
0,90
0,02
o
150
600
1050
1500
2;400
Pmm
FIC:2.9 DistributiDn statistique des prec:ipitations annuelles

-72-
Tableau 2.5 : Précipitations annuelles (mm) de diverses récurrences (1951-1980>-
-------------------- -------------------------------
------- ------- -----------------------------------------
RECURRENCES SECHES
ECART-
RECURRENCES
HUMIDES
MEDIANE
TYPE
MOYENNE
-------------------- ------ ----- -----
------- -------
-----------
---- ----
FREQUENCES
0.01
0.02
0.04
0.05
0.10
0.5
0.90
0.95
0.96
0.98
0.99
K3
C.Y
recurrence 100ans 50ans 25.:;ns 20ans
10ans
2 ans
10ans
2Dans 25ans 50ans 100ans
----------- --------
----- ----- ----- ....-----
------ ----- ----- ----- ------ ----
Ziguinchor
Good~ich 647.6
729.8 826.6 861.4
983.4
1412
321.5
1399.2
1795.8 1894. 1922.
2000 2068.4 1.83 0.23
,LI:;
Oussouye
Goodr i ch 651.2
753.5 870.9 912.4 1055.3
1533.4
347.8
1513.4
1937.3 2038. 2067.
2146 2214.8 1.83 0.23
\\ \\,G
Kabrousse
Goodrich 745.0
828.2 929.8 967.2 1101.6
1608.5
395.9
1603.1
2097.9 2228. 2265.
2360 2462.9 1.90 0.24
<
-
Diouloulou
Goodri ch 521.7
611.2 714.1 750.5
876.1
1297.2
308.7
1279.0
1654.4 1744. 1769.
1839 1900.3 1.88 0.24
\\~
"l
Bignona
Goodri ch 605.8
652.2 714.3 738.6
831.6
1253.1
356.7
1277.0
1748.0 1892. 1934.
2055 2164.8 2.10 0.28
_ 'L\\, '\\
Tanghory
Good~ich 620
679.4 753.7 781.7
884.4
1296.7
329.8
1301.2
1722
1839. 1873.
1969 2053.9 1.95 0.25
_
"...."l,-;"
Tendouclc
Gcodrich 591.5
679.8 782.8 819.6
947.7
1389.0
329.0
1374.2
1776.5 1875. 1902.
1980 204.8.0 1.87 0.24
Inhor
Gauss
527.9
604.0 688.7 718.2
819.7
1177.6
284.0
1177.6
1535.5 1637. 1666.
1751 1827.3 1.87 0.24
Sédhiou
Goodrich 670.3
727.1 794.1 818.5
906.3
1272.8
334.8
1305.6
1747.6 1906. 1954.
2099 2236.7 1.93 0.25
KoLda
Gauss
531.7
604.2 684.7 721.9
809.4
1150.1
270.42 1150.2
1490.8 1587. 1615.
1696 1768.6 1.84 0.23
Yél ingara
Gal ton
573.2
608.0 649.4 664.5
719.6
956.6
225.0
982.3
1277.9 1388. 1422.
1524 1622.6 1.77 0.23
Koukané
Galton
624.5
647.6 677.2 688.6
732.7
969.8
318.3
1036.7
1416
1603
1664.
1859 2059.7 1.93 9.31
Banj ul
Goodrich 459.0
532.5 620.3 652.2
764.9
1171.6
311.2
1161.70 1545.8 1643. 1671.
174.8 1816.6 2.02 0.26
Bansang
Goodri ch 507.1
530.9 563.5 576.4
626.8
865.2
209.2
882.2
1158.6 1246. 1272.
1346 1413.1 1.85 0.24
Basse
Goodrich 594.8
924.5 662.0 676.1
728.0
937.3
170.7
938.7
1154.3 1214. 1231.
1280 1323.5 1.60 0.18
Pirada
Goodri ch 761.3
777.5 802.2 812.7
856.7
1116.9
257.8
1160.5
1517.4 1650. 1690
1807 1916.7 1.77 0.22
Bafata
Goodrich 888.2
927.9 980.1 1000
1076.3
1407.8
279.5
1420.2
1781.4 1888. 1919.
2008 2088.0 1.65 0.20
----------- -------- ------ ----- ----- ----- ------ ------- -------
------ -----
----- ------ ---- ----

-73-
Nous nous sommes interrogés sur l'opportunité du choix de la période
1951/1980 pour déterminer la pluie moyenne sur le bassin versant de la Ca-
samance.
Nous avons refait l'étude statistique sur l'ensemble de la série
1924/1986 pour les stations d'Oussouye,
Ziguinchor, Sédhiou et Ko1da. Le
tableau 2.6 présente
les valeurs fréquentielles
sur les deux périodes
1924/1986 et 1951/1980.
La comparaison des moyennes et des hauteurs an-
nuelles de fréquence décennale sèche et humide donne des différences très
faibles. En prenant pour base la période 1951/1980, on obtient pour la dé-
cennale sèche une différence moyenne de 2,4 % : 0,95 % pour les valeurs
centrales et 4 % environ pour la décennale humide, ces différences étant
plus r~duites pour les stations de Sédhiou et Ko1da.
Sur les figures 2.10 à 2.13 nous avons représenté les distributions
statistiques des échantillons 1924-1986 et 1951-1980 pour les stations de
Ziguinchor, Sédhiou et Ko1da d'une part et d'autre part celles des stations
de Diouloulou, Bignona et Oussouye pour la période 1951-1980. Pour chaque
station nous âvons tracé les meilleures lois ajustées qui dans la plupart
des cas sont la loi normale ou loi de Gauss et la loi de Goodrich. On re-
marquera que les tracés des deux lois se confondent pour les valeurs cen-
trales de la distribution. En effet les écarts entre les valeurs estimées
par les différentes lois sont très faibles.

-
-74-
TabLeau 2.6 : Comparaison entre précipitations annueLLes fréquentieLLes des séries 1924/1986 et 1951/1980 CP en mm).
RECURRENCES SECHES
MEDIANE E. TYPE MOYENNE
RECURRENCES
HUMIDES
Stations
Lois
0.01
0.02
0.04
0.05
0.1
0.5
0.9
0.95
0.96
0.98
0.99
100ans
50ans
25ans
20ans
10ans
1/2an
10ans 20ans
25ans 50ans 100ans
K3
Gauss 1924/86
677.7
767.8
868.0
902.91023
1446.5
333.1 1446.5
1870. 1990.1 2025. 2125. 2215.4 1.83
Ziguinchor
Gvod
1951/80
647.6
730
826.6
861.4
983.3 1412
321.5 1399.2
1796
1894.4 1922. 2000. 2068.4 1.83
Good
1924/86
604.3
686.9
778.7
810.8
920.8 1309
305.3 1309.0
1697. 1807.3 1839. 1931. 2013.2 1.84
Sédhiou
Good
1951/80
670.3
727.1
794.1
818.5
906.3 1273
334.8 1305.6
1747. 1906.1 1954. 2099. 2036.7 1.93
---------- ------------- ------ ------- ------
------ ------- ------ ------- ----- ------ ----- ----- ------ ----
Gvod
1924/86
591
644.7
710.0
734.0
820.3 1145.0
218.7 1141
1457. 1541.1 1564. 1631. 1690.8 1.78
Kolda
Gauss 1951/80
531.2
604.2
684.7
722.0
809.4 1150.1
270.4 1150.2
1490. 1587.6 1615. 1696. 1768.6 1.84
---------- ------------- ------ ------- ------ ------ ------ -------
----- ------ ----- ----- ------ ---~
1924/86
679.7
784.5
901.1
941.8 1081.5 1574.5
387.7 1574.5
2067. 2007.2 2247. 2364. 2469.3 1.91
Oussouye l Gauss
1951/80
651.2
753.5
870.9
912.4 1055.3 1533.4
347.8 1513.4
1937. 2038.5 2067. 2146. 2215.0 1.84
=====::==== ============= ------ ------- ------ ------ ------ ------- ------ ------- ----- ------ ----- ===== ------ ----
Oussouye
Gauss 1924/68
906.0
999.5
1103.4
1139·. 1264.2 1703.5
346.6 1703.5
2142. 2267.3 2303. 2407. 2500.9 1.70
Zig'Jinchor Gauss 1924/68
888.0
966.9
1054.6
1085. 1190.2 1560.9
292.5 1560.9
1931. 2036.6 2067. 2154. 2233.7 1.62
Sédhiou
Gauss 1924/68
803.8
875.2
954.6
982.3 1077.4 1412.9
264.7 1412.9
1748. 1843.6 1871. 1950. 2022.0 1.62
Kolda
Good
1924/68
717.5
773.5
839.4
863.1
946.3 1239.2
217.6 1230.3
1501. 1568.7 1587. 1641. 1687.8 1.59
---------- ------------- ------
------ --- ---- ------ ------- ----- ------ ----- ----- ------ ----

FIG: 2.10 DISTRIBUTION STATISTIQUE
OES PLUIES
ANNUELLES
A ZIGUINCHOR
Oï""----r----r---r---~---~--___r---.,
o
N
1924
à 1986
E N
1: LOI DE GAUSS
:. 0
2: LOI DE GOODRICH
o
o
...
o
o
..
...
o
o
n
...
o
o
o
.-
o
o
...
o
o
"
MOYENNE 1445.22
ECART TY PE: 333
o
o
N8RE POINTS: 63
po
-3
-1
0
1
2
3
GAUSS VAR IAlE 1U )
l
,
1
1
1
[
1
F
.0005
.005
.03
.10 .20
.40
.60
.80 .90
.97
.995
1951
1: LOI DE GAUSS
2
0
0
2: LOI DE GOODRICH
0
.-
E
E
Do 00copo
•• o.
0
0
M
.-
.'
0
0
0
...
0
0
...
0
0
"
MOYENNE
1400.70
ECART TY PE: 322
0
NBRE POINTS: 30
0
po
-1
0
1
3
GAUSS VARIATE ( U)
,
1
1
1
-
F
1
1
1
1
1
1
.0005
.005
.03
.10 .20
.40
.60
.80 .90
.97
.995

Fig2.11
DISTRIBUTION STATISTIOUI! DES PLUIES
ANNUELLES
A SEDHIOU
o
o
1: lOI DE GAUSS
1924
à 1986
~
E ...
2: lOI DE GOOORICH
E
CL
0
o
fi)
...
o
o
(II
...
o
o
o
...
o
o
,...
o
o
.,
MOYENNE
1308.45
ECART TV PE: 305
o
o
..
N8RE POINTS :63
3
1
1
1
I i i
1
1
F
.0005
.005
.03
.10 .20
.40
.60
.80 .90
.97
.995
0
0
N
1951
à
N
E
1: lO 1 OEGAlTON
E
2: lOI DE GOOORICH
CL
0
0
~
...
0
0
cD
0-
0
0
t')
...
0
0
0
...
0
0
,...
0
0
.,
MOYENNE 1306.50
ECART TV PE: 335
0
NBRE POINTS: 30
0
...
-3
-2
-1
0
1
2
GAUSS VARIATE (U»
F
.0005 .005
.03
.10 .20
.40 .60
.80 .90 .•97
.995
.9995

Fig 2"I2
DISTRIBUTION
STATISTIQUE
DES
PLUIES
ANNUELLES
A
KOLDA
1: LOI DE GAUSS
1951
à 1980
g 2: lOI DE GOODRICH
co
..
E
E
Q.o
o
.,
..
o
o
o
..
o
o
.....
o
o
..
MOYENNE 1147.50
ECART TV PE : 270
o
o
..
NBRE POINTS: 30
-1
0
1
2
3
GAUSS VARIAH (U)
F
1
1
1
1
1
.0005
.005
.03
.10 .20
.40
.60
.80 .90
.97
.995
MOYENNE 1142.91
ECART TV PE: 249
NBRE POINTS: 63
-1
0
1
2
3
GAUSS VAR IAH ( U 1
1
'1
F
1
1
1
.
.0005
.005
.03
.10
.20
.40
.60
.80 .90
.97
.99'S

BIGNONA
OUSSOUYE
, i
1
co
LOI DE G"TON
e ~1
::j
E::::
"
1~ lOI DE GAUSS
2:LOI DE GOODRICH
eN
2:l0IDEGOODRICH
E CI
0. CI
CI>
') -
A.g
~
~j
c:>
~t
Cl
...
.l'...
Cl
Cl
..,
~
CI
/
Cl
Cl
co
/"
Cl
Cl
...
Cl
co
:
MOYENNE 1278.06
Fig 1...13
DISTRIBUTION STATISTIOUE
MOYENNE 1513.80
Oit
ECART TYPE 357
ECART
TYPE
348
g
NBRE POINTS 30
-
Cl
NUE POINTS 30
Cl
!-,--~--_L::2~-_J:01-~;l:---1±---2r-~3r-
DES PLUIES
ANNUELLES
-2
..;:r-
0
1
2
3
GAUSS VARIATE (U 1
1
GAUSS VARIATE ( U )
F
l
!
1
l
'
1 1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
F
1
l
,
.0065 .006 .03 .10.20 .40.10 .80.90 .97 .lUi .UBIi
.0005.001i
.n .10.tO -:4'1 .iD .liI .BO .87 .Uri
DIOULOULOU
CI
co
1
1; ~
1: LOI DE GAUSS

20 -
e
2: LOI DE GOODRICH
A.g
...
/
J" ••
~/
co
co
.,/0
~
co
co
~
Cl
Cl
,..
Cl
co
..
MOYENNE 1279.26
ECART TYPE
309
NBRE POIN rs 30
CI
' k
l
,
1
~,
L
'_
a
-~
-il.
- ,
0
1
2
3
GAUSS VARIATE (U )
!
1
~'i
1 1 1 1
1
IF
.01Gi .00i
.•
.fD. U .40 .60
.80.&0
.97 .B8&

-79-
2.3
Relations globales Pluies moyennes-Pluies de diverses récurrences
Compte tenu du nombre de stations non utilisées dans l'étude statis-
tique des pluies annuelles et surtout de leur localisation dans le bassin,
nous avons recherché l'existence éventuelle d'une relation liant les pluies
moyennes interannuelles avec les pluies de diverses fréquences.
L'existence d'une telle relation permettrait de déterminer pour les
stations, de courte durée,
les hauteurs de pluies de différentes récur-
rences. La recherche de corrélation linéaire sur la base des données de la
période 1951/1980 a donné les résultats consignés dans le tableau 2.7 dans
lequel sont indiqués pour les fréquences humides et sèches les équations de
régression, les coefficients de corrélation linéaire (r) et le nombre de
coup les (n).
Ce tableau montre la bonne corrélation qui
lie les précipitations
moyennes aux hauteurs de récurrence humide d'une part et d'autre part ~ la
pluie de fréquence décennale sèche.
Ces relations ont permis d'estimer les pluies annuelles de fréquences
décennales des stations ~ chroniques brèves pour élaborer les courbes iso-
valeurs des précipitations annuelles de fréquences décennales sèche et hu-
mide (fig. 2.14 et 2.15).
Ces
cartes
permettent;. determi ner
rapi dement
l es
valeurs
desprécipitations
de
fréquences
rares
(décennales)
~
chaque
poste
pluviométrique. Il est bien entendu que l'on -Ae'"n'observe pas la même année
une pluviométrie d'égale fréquence ~ toutes les stations.
Tabeau 2.7 :Corrélations entre Pluie moyenne annuelle et Pluie annuelle de récurrences 10, 20, 50 ans.
Récurrences
sèches
Récurrences humides
Caractères
Equations régression
r
Equations de régression
r
n
P10
0,646 Pmm + 69.61
0,963
1.280 Pmm + 30.82
0.988
17
P20
0,513 Prnm + 141.2
0.896
1.301 Pmm + 118.4
0.969
17
P50
0,367 Pmm + 225.26
0.707
1.299 Pmm + 250.82
0.924
17
, Méd i ane = 1.050 Pmm - 71.38
r = 0.995
n = 17
___________________________________
_
~~
i~~~
P10, P20, P50 : Pluie annuelle de période de retour une fois tous les 10, 20 et 50 ans.
Pmm :Pluie moyenne interannuelle (1951/1980)
L'équation liant la pluie médiane ~ la pluie moyenne interannuelle
montre la faible différence existant entre les deux et nous a amené ~ ne
pas représenter les lignes d'égales précipitations annuelles de fréquence
médiane.

li
" .
3ASSIH 'IEBAHT DE
LA
CASAMANCE
.......
o
..

1
....
..
"
\\
10
.0
60 ••
_ _===1'_ _=:=10'_ _=::::1'
°0
-
°
-
0

0 . 0 .. \\ ' . ........
6711
.
4fI'
_ _ -
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...
; ••••••••••• .,,-. ............00:-.. ••••••• ••••
• ••••••••• :::-., ••
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1
720
732
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N
o
1
o
t
FIG.2.14
CCturbes
isovaleurs
des
pl"'écipitatioY'ls
annuelles de
fréquence
décennale
sèche
,
, t
.
" ......
3ASSIN 'IERSANT DE
LA
CASAMANCE
o
..

1

'"
\\
• ,
o ' • • ,
......
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'0
.......
00'.
;-------....
.
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.......
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........ _./
'
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IllO'
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N
o
t
FIG.LIS
Courbes
isovaleurs
des
p r é c i p i t a t i o n s
annuelles de
fréquence
décennale
humide
".

-81-
L'examen de ces cartes montre que, dans l'hypothèse d'une année dé-
cennale humide,
le bassin versant de la Casamance recevrait presque le
double des précipitations attendues en année décennale sèche. En effet le
rapport moyen entre précipitations de récurrence dix années est de 1,87 les
extrêmes étant 1,93 et 1,83.
3 - Variabilité intarannue1le et évolution vers la sécheresse.
La pluviosité d'une année est définie par le rapport de la hauteur de
précipitations de cette année à la hauteur de précipitation interannue1le.
Elle sera inférieure à 11 unité dans le cas de précipitations déficitaires
et supérieure à 1 pour des précipitations annuelles excédentaires.
Cependant, la hauteur de précipitations interannuelles étant un para-
mètre évolutif dans le temps,
fonction des nouvelles observations,
nous
préférons nous limiter à l'analyse des variations dans le temps de la plu-
viométrie annuelle au niveau régional et stationnel.
3.1. Variation régionale des précipitations
La variation annuelle des précipitations à l'échelle régionale est
analysée à travers la variation des indices pluviométriques du vecteur ré-
gional qui décrit les fluctuations climatiques d'une région. En effet, à
l'encontre d'un poste d'observation, le vecteur fournit la "signature" des
événements pluviométriques débarrassés du
"bruit"
inhérent aux procédés
d1 acquisition de l'information ou provoqué par une anomalie localisée au
point de mesure (HIEZ, G., et Ql, 1985).
La fig. 2.16 présente la variation des deux vecteurs (VI = Basse- Ca-
samance ; V2 = la ~Qyenne et Haute Casamance) de 1924 à 1986.
La valeur 1 du vecteur régional correspond à la moyenne régionale;
les valeurs inférieures à 1 représentent les années à pluviométrie défici-
taire tandis que les valeurs supérieuf2s à l'unité traduisent les années
excédentaires.
Cette figure montre que l'évolution générale des précipitations est
la même dans les deux parties du bassin versant sauf entre 1955 et 1958 et
1971 d'une part et d'autre part que les fluctuations d'une année à l'autre
sont moins mar~uées en Moyenne et Haute Casamance qu'en Casamance Maritime.
On observe sur cette fi gure l' exi stence de péri odes à pl uvi ométri e
excédentaires
(1926/1929,
1932/1945,
1945/1967
(les
années
déficitaires
dans ces séquences étant très proches de la moyenne) entrecoupées par des
années particulièrement déficitaires (1931, 1941, 1945).A partir de 1968,
commence la période à déficit pluviométrique persistant et sans précédent
qui sévit dans la région souda no- sahélienne depuis bientôt deux décennies.
L'examen de travaux récents sur l'évolution des précipitations au sud du
Sahara (OLIVRY JC, 1982 ; ALBERGEL J, 1986 ; LAMAGAT JP,et Ql
1989;SIRCOULON J,1976a), tout en indiquant les années particulières comme

Figure 2.16 - Variations des indices pluviomètriques des vecteurs régionaux.
~
~
~
~
1- 5.
,,
\\
\\
\\
1·0 l
' l
\\
1
V
V
\\
l'
\\ \\.
b' \\. jC~'
.~
..
\\ 1
.\\II
.~
l'
r
~
0.
1
1
1
1
1
1930
1J40
1950
1960
1970
1980
Vecteur Basse Casamance(Vl).
Vecteur Moyenne et Haute Casamance(V2).

-83-
1913, 1931, 1941 qui semblent s'inscrire dans la mouvance "normale"
des précipitations dans ce domaine, montrent que la particularité de la
période commençant en
1968,
réside
dans
la
fréquence d'apparition
des
années déficitaires. On remarquera qu'à l'exception des années 1969, 1975
et 1978 qui sont légèrement excédentaires,pour le bassin maritime~et 1975
pour le bassin continental toutes les autres ,années sont déficitaires.
Pour mieux caractériser cette concentration d'années sèches dans la
période 1969-1986, nous avons compté sur quatre stations, bien réparties
sur le bassin, le nombre d'années de la période 1969-1986 pour lesquelles
le total p1~viométrique est inférieur ou égal à la décennale sèche que nous
avons calculée sur la base des données antérieures à 1969 (PlO). Les résul-
tats sont consignés dans le tableau 2.8. Si nous prenons la période avant
1959, comme période de référence,
la station d'Oussouye enregistrerait,
entre 1969 et 1986, 10 fois une pluviométrie annuelle inférieure ou égale à
la décenla1e sèche. A Ziguinchor ce serait 7 fois; Sédhiou 14; et Ko1da 9,
soit une moyenne de 10.
Ce tableau indique qu'un risque de sécheresse qui avait une recur-
rence décennale dans la période avant 1969, apparaît en moyenne dix fois en
dix-huit ans pour la période 1969/1986.
Tableau 2.8 - Comparaison des pluviométries de la période 1969/1986 à la décennale séche avant
1969.
-------------------- --------- ---------. --------- -------
Stations
Ousssouye Ziguinchor
Sédhiou
Ko 1da
-------------------- --------- ---------- --------- -------
Pmm (avant 1969)
1703
1561
1413
1230
P10mm (sèche)
1264
1190
1077
946
Nbre années P< PlO
10
7
14
9
(lS69/1986)
-------------------- --------- ---------- --------- -------
Si nous faisons
l'hypothèse que les séries sont stationnaires,
la
probabilité d'observer 10 fois
la décennale sèche en dix-huit ans,
est
égale:
10
8
la
-6
P-"
-..
. (0.9)
(0 .1)
1,88.10
18
Cette probabilité signifie que
lion a une chance sur 500 000 que
l'hypothèse soit vérifiée.

-84-
.
Cette probabilité extrêmement faible montre la singularité de la pé-
rlode 1969/1986 d'une part et d'autre part le caractère non stationnaire
des séries pluviométriques (CARBONNEL JP, HUBERT P., 1985, SNIDJERS LA.B,
1986 ; ALBERGEL J, 1987 ; MUSY A, MEYLAN P, 1987). Cette probabilité montre
cependant comment ~n risque. estimé pour un aménagement avant 1969. est de-
venu depuis une contrainte.
3.2. Variation des précipitations dans six stations
L'évolution des
variations
ponctuelles
de précipitations est
pré-
sentée dans la fig.2.17 pour les stations d'Oussouye, Ziguinchor, Dioulou-
lou, Sédhiou, Kolda et Vélingara.
Afin de mieux voir le sens, la forme ou la tendance d'une évolution
dans une suite chronologique de variables, en l'occurrence dans le cas qui
nous intéresse les pluies annuelles,
l'utilisation de la moyenne mobile
arithmétique par laquelle on espère "lisser"
la composante aléatoire et
passer d'une courbe en dents de scie à une courbe plus significative pour
l'analyse est très courante. Mais ces courbes de moyennes mobiles arithmé-
tiques sont dépendantes du temps de base choi si
pour 1e ca 1cu 1 de ces
moyennes
(généralement
compris
entre
5
et
10
ans).
Elles
présentent
l'inconvénient de centrer des phénomènes qui ne sont pas forcément en coïn-
cidence avec l'observation réelle et d'induire en elles-mêmes des varia-
tions périodiques de période voisines du pas de temps choisi pour le calcul
(effet Slutsky). C'est pourquoi nous avons choisi la méthode des moyennes
mobiles pO:ldérées qui par, sa formulation,
tient compte du caractère non
stationnaire des séries pluviométriques en
intégrant
l'effet de persis-
tance.
Cette méthode présente l'avantage de maintenir les moyennes,
ainsi
calculées, calées dans le temps avec la réalité des observations et de tra-
duire l'approche d'une
réalité
physique susceptible d'être
interprétée.
Ainsi, la moyenne mobile pondérée déterminée pour une année donnée dépend
pour ~oitié de l'année en question et pour moitié des années antérieures,
de poids dégressif en remontant dans le temps.
Le trait brisé de la figure 2.17 traduit l'évolution des moyennes mo-
biles pondérées calculées d'après la formule:
n
-a.7(to - ti)
Pi = 0.5 L
Pi . e
i =1.

Pi représente la moyenne mobile pondérée de l'année Pi
(to-ti), le temps en années séparant l'observation Pi de celle
de Po.

Figure 2.17 - Pluviomètries annuelles et moyennes mobiles pondérées à six
stations du bassin versant.
SEDHIDU
OtOUlOUlOU
mm
mm
1800
1800
1000
600
200
ZIGUlN<:HOR
I(OLDA
1000
600
Il
80
1930
40
50
60
70
80
mm
OUSSOUYE
VELINGARA
mm
200
80

-86-
Outre les grandes tendances mises en évidence par le vecteur régio-
na 1, on observe sur cette fi gure une fl uctuat i on plus marquée des pré-
cipitations au niveau des stations de la Basse Casamance, fluctuation plus
accentuée en allant du nord au sud (Diouloulou-Ziguinchor-Oussouye).
La comparaison des stations d'ouest en est, de Ziguinchor à Vélin-
,gara, montre l'estompement de fluctuations interannuelles qui deviennent
moins sensibles.
3.3. Variabilité spatiale des précipitations.
Elle sera analysée à l'aide de deux séries de cartes:
- la première portant sur la cartographie des isohyètes interan-
nuelles 1927/1986 ; 1951/1980 et 1970/1986 (fig.2.18).
- la seconde série sur la dynamique des isohyètes interannuelles dé-
cennales 1l00mm et 1500mm pendant les six dernières décennies de 1927 à
1986 (fig. 2.19).
Ce découpage est sans nul doute arbitraire mais notre souci est de
prendre en compte les dernières années observées, en l'occurrence 1986.
On remarque sur les premières cartes de la fig. 2.18 que la disposi-
tion des isohyètes des périodes 1927/1986 et 1951/1980 est à peu près la
même, la descente des isohyètes étant très faible. Par contre, sur la troi-
sième carte représentant la période de
sécheresse, on note la disparition
des isohyètes 1600 mm à 1300 mm au sud et l'apparition de l'isohyète 800 mm
au nord-est du bassin.
Sur la fig.2.19 qui montre les fluctuations des isohyètes 1100 mm et
1500 mm de 1927 à 1986, on observe:
. deux décennies de forte pluviosité (1927/1936 et 1947/1956)
séparées par la décennie 1937/1947 moins pluvieuse à cause de la sécheresse
1940/1945.
. A partir de la décennie 1957/1966 s'amorce la diminution des
précipitatior.s comparativement aux dix années précédentes .
. Dès 1967/1976, on note la disparition de l'isohyète 1500 mm.
L'isohyète 1100 mm passe légèrement au-dessus d'un axe Diouloulou- Sédhiou .
. Pour la dernière décennie 1977/1986, l'isohyète' 1100 mm des-
cend pour se situer sur un axe Loudia-Woloff-Nyassia.
La dynamique de ces deux isohyètes montre le caractère progressif de
la diminution des précipitations annuelles sur le bassin de la Casamance.
L'étude de la variabilité interannuel1e des précipitations à l'aide
du vecteur régional et des moyennes mobiles pondérées, a permis de dégager
les tendances des précipitations à l'échelle régionale et
stationnelle
d'une part et d'autre part les particularités de la sécheresse actuelle
dont
la
persistance
conduit
à
réfuter
l'existence
d'une
périodicité
déterminée de cycles secs et humides.

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LA
CASAMANCE
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1927-1986;
1951-19S0;
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1967-1976

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1977-1986
FIG. 2.19:Vari a t io)"',
des
isohyètes
1100
e t
1500
mm
au cours des
s i x
d e r n i è r e s
décennies

-
CHAPITRE IV
ETUDE DES PRECIPITATIONS MENSUEUES

-90-
L'étude de la répartition des pluies dans l'année et en particulier
des
hauteurs
mensuelles
de
précipitations
pose
le
problème
de
l'hétérogénéité des données de base.En effet toutes les stations n'ont pas
la même période d'observation d'une part et d'autre part, pour une même
station, il peut y avoir des lacunes à l'échelle mensuelle d'où des relevés
mensuels de tailles différentes.
Cette étude sera limitée aux périodes 1951/1980 et 1970/1986 dans six
stations (Diou10u10u - Ziguinchor - Inhor - Sédhiou - Ko1da - Vé1ingara),
bien réparties sur le bassin versant et présentant le moins de lacunes pos-
sibles sur ces deux périodes, les séries de pluies mensuelles considérées
étant l'échantillon disponible.
Sur 1a base de ces données brutes, les moyennes i nterannue11 es des
précipitations mensuelles ont été calculées. Il va de soi que le total an-
nuel, somme des pluies moyennes mensuelles, peut diverger de la œoyenne in-
terannue11es des pluies annuelles. Dans un tel cas, les moyennes mensuelles
ont été affectées d'un coefficient correcteur k exprimé par le rapport plu-
viométrie interannue11e/total des moyennes mensuelles de la période consi-
dérée (OLIVRY JC, 1981).
Nous n'abordons pas l'étude statistique des hauteurs de pluies men-
suelles qui
présente moins d'intérêt que celle des précipitations an-
nuelles, décadaires ou journalières.
1 - Répartition des hauteurs mensuelles des précipitations.
La répartition mensuelle des précipitations varie d'une année A une
autre avec des répercussions non négligeables sur les activités agricoles.
Cette variabilité a été analysée à l'aide de deux tableaux sur les périodes
1951/1980 et 1970/1986 ( pour cette dernière période nous n'avons retenu
que 1a·moyenr.e mensuelle et le coefficient pluviométrique mensuel).
Le tableau 2.9 présente les valeurs caractéristiques des pluies men~
suel1es: maximum, minimum, quartiles superieur (75%) et inférieur (25 %) et
la médiane
(50 %) des observations. Ces valeurs ont été déterminées après
classement
des
données
dans
l'ordre
décroissant.
Ce
tableau
montre
l'importance de l'intervalle de variation (différence entre valeurs maxi-
male et minimale d'une série) des précipitations mensuelles. Par exemple à
Diou10u10u pour le mois d'Août cet intervalle est de 650.2 mm (701.6 mm -
51.4 mm)
La figure 2.20 montre la variation des précipitations mensuelles. Les
valeurs 75 %, 25 % et 50 % représentent respectivement les quartiles supé-
rieur, inférieur et la médiane.
Pour préciser cette variabilité nous avons consigné dans le tableau
2.10 les caractéristiques statistiques des séries de pluies mensuelles:

-91-
Tableau 2.9 : Maximum, minimum et quart i les des pluies mensuelles (1951-1980>-
------------------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
Caractères lIllOis
J
F
Il
A
Il
J
Jt
A
S
0
N
D
----------- ------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
Maximum
9.2
9.6
0
0
54.9
261.7 595.9
701.6
624.2
353.8
84.3
8.0
Q.sup.
0
0
0
0
4.8
129.8 400.7
580.1
402.85
119.4
11.4
0
Diouloulou
Médiane
0
0
0
0
0
52.8 279.1
468.4
256.95
75.2
0
0
Q. inf.
0
0
0
0
0
25.5 226.3
346.4
200.0
58.75
0
0
Minimum
0
0
0
0
0
0
95.2
51.4
119.3
17.7
0
0
----------- ------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
Maximum
6.2
6.6
0
0.1
31.5
307.3 648.5
903.7
664.3
285.4
55.3
14.2
Q. su;>.
0
0
0
0
10.0
146.0 398.8
557.3
414.3
188.8
19.0
0.1
Ziguinchor
Médiane
0
0
0
0
0
105.2 306.2
461.5
319.5
120.75
0.3
0
Q. inf.
0
0
0
0
0.1
61.1 242.6
422.6
251.9
53.7
0
0
Minimum
0.0
0
0
0
0
29.9 156.7
159.9
181.3
7.2
0
0
----------- ------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
Maximum
0,0
0
0
0
43.7
193.0 419.5
827.8
399.2
322.8
66.0
10.0
Q.sup.
0
0
0
0
9.0
127.7 305.2
385.75
297.75
175.2
8.5
0
Inhor
Médiane
0
0
0
0
0
86.6 262.6
348.25
237.4
84.8
0
0
Q. inf.
0
0
0
0
0
43.5 197.8
285.0
174.0
52.1
0
0
Minimum
0.0
0
0
0
0
0
992
863
105.5
0
0
0
----------- ------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
Maximum
8.4
8.2
3.8
0.1
127.5
279.9 687.6
646.2
582.7
556.9
70.5
13.4
Q.sup.
0
0
0
0
16.95 160.6 363.4
510.85
417.4
180.3
17.3
0
Sédhiou
Médiane
0
0
0
0
4.0
101.8 282.9
390.85
274.95
114.8
0
0
Q. inf.
0
0
0
0
0
70.0 211.1
332.2
205.6
55.3
0
0
Minimum
0
0
0
0
0
1 .1 109.0
172.6
147.3
23.7
0
0
----------- ------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
Maximum
2.2
14.8
2.7
24.6
47.8
278.2 502.9
990.7
553.6
372.7
70.5
13.4
Q.sup.
0
0
0
0
17.8
174.2 360.8
411.2
3n.3
172.75 17.3
O'\\
Kolda
Médiane
0
0
0
0
7.6
117.6 256.4
332.9
280.0
84.7
0
0
Q. inf.
0
0
0
0
0.65
73.0 166.5
259.1
210.9
47.85
0
0
l1inirr.um
0
0
0
0
0
21.5 111.7
128.5
112.3
9.6
0
0
----------- ------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
Maximum
3.7
20.2
0
61.0
108.7 230.6 448.(
665.6
456.4
224.2
37.0 . S.O
Q.sup.
0
0
0
0
32.3 150.4 282.5
320.7
321.1
103.5
9.0
0
Vélingara
Médiane
0
0
0
0
16.0 110.2 221,8 .281.2
229.9
75.0
0
a
Q. inf.
0
0
0
0
2.9 73.55 153.9
195.3
201.3
42.0
0
0
Minimum
0
0
0
0
0
46.7 106.6
77.5
66.0
2.2
0
0
----------- ------------ ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ------- ------- ------- ------ ----
-l'espérance mathématique ou moyenne de chaque mois,
-les paramètres de dispersion, écat-type (E.T) et coefficient de va-
riation (Cv, %), qui expriment la dispersion des pluies mensuelles autour
de leur moyenne. Cette fluctuation est d'autant plus faible que la valeur
de l'écart-type l'est, comparée à la moyenne.
-Le coefficient pluviométrique mensuel (%) exprime la contribution de
chaque mois au total annuel. Ce paramètre a été calculé pour la période
1970/1986 pour permettre la comparaison de la distribution des précipita-
tions avant et pendant la sécheresse.

FIG 2.20 - Précipitations mensuelles à quelques stations du bassin
D,DVIDVIDII
JIll
J
,
M
~DIDA
SEDHIDV

-93-
Tableau 2.10 : Caractéristiques statistiques des pluies mensuelles (1951-19BO et 1970-1986).
Caractère/Mois
F
11
A
11
J
Jt
A
s
o
N
D
An
Diouloulou:Moyenne 0.38 0.53 a
a
6.3
70.0
317.7 462.8 309.2 100.8 10.4 0.82
1279
E.T
1.7
2.0
a
a
13.1
61.0
126
158
129.7
70
1951/BO
C.V
4.47
3.8
a
a
2.08
0.87
0.4
0.34
0.42
0.69
2.0
2.5
C.P
0.03
0.04 a
a
0.49
5.5
24.8
36.2
24.2
7.9
0.8
0.1
1970/1986: Moyenne
0.57 a
a
a
4.1
64.0
214.3 443.3 259.2
53.6
5.1
0.85
1045
C.P
0.1
0.4
6.1
20.5
42.4
24.8
5.1
0.5
0.1
----------------- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- ------
Ziguinchor:Moyenne .22
.45
a
0.01
5.60 117.0
323.8477.0 338.5 126.1
9.5
0.8
1400.6
E.T. 1.10 1.39 a
0.03
9.0
71.21 108.3 153.8 113.9
78.8 14.9 2.7
1951/1980
C.V
5.0
3.17 a
2.54
1.61
0.61
0.33
0.32
0.33
0.63
1.573.4
C.P
0.02
0.03 a
a
0.4
8.4
23.1
34.0
24.0
9.0
1.0
0.06
1970/1986:Moyenne
0.40
0.40 0.06
a
5.75
89.0
295.1 378.9 .288
77.8
5.321.52
1142.4
C.P
0.04
0.04 a
o
0.5
7.8
26.0
33.0 25.0
7.0
0.46 0.13
.----------------- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- ------
lnhor :
Mcyenne
0.0
a
a
a
7.7
94.0
276.6 403.9 266.7 121.7
7.0
0.8
1177.6
E.T
a
a
a
a
13.4
48.75
77.6 155.5
88.6
BO.O 15.1
1951/19BO
C.V
a
a
a
a
1.9
0.52
0.28
0.38
0.33
0.66
2.1
C.P
a
a
a
a
0.7
8.0
23.5
34.3
22.6
10.3
0.6
1970/1986: Mcyenne
10.9
BO.4
255.5 340.5 215.8 62.3
1.8 O.BO
968
C.P
a
a
a
a
1.1
8.3
26.3
35.2
22.3
6.4
0.1
.----------------- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- ------
Sédhiou:
Moyenne
0.32
0.27 0.13
a
15.5
43.8
309.0 403.5 309.5 142.1 10.3
0.6
1305
E.T
1.54
1.50 0.69
a
29.5
62.7
128.4 133.5 .129
.119
18.2
2.5
1951/19BO
C.V
4.8
5.5
5.3
a
1.9
0.55
0.41
0.33
0.42 0.84
1.76 4.2
C.P
0.025 0.021 0.01
a
1.2
8.60 23.7
30.BO 23.7
10.8
O.BO 0.40
1970/1986: Moyenne
0.5
0.5
0.43
a
24.4
116.2
266.8 301.4 224.6 64.2
4.31 1.66
1005
C.P. 0.05
0.05
0.04
2.4
11.3
26.3
30.0
23.4
6.3
0.40 0.10
. ----------------- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ---- ----- ----- ------
Kolda:
Moyenne
0.2
O.BO
a
0.80
10.6
117.2
255.1 328.5 277.2 107.3
9.9
0.6
1109.
E.T
0.5
3.0
0.50
4.5
13.5
67.8
111.6 157.3 117.2
81.9 18.6
2.5
1951/19BO
C.V
2.5
3.75
a
5.6
1.3
0.55
0.44
0.17
0.42
76
.88
4.1
C.P
a
0.07 a
0.07
1.0
10.6
23.0
29.6
25.0
9.7
0.9
0.06
1970/1986: Moyenne
0.15
0.85
0.26
0.03
14.7
92.6
260.6 270.6 213.8
58.9
4.0
0.4
916.9
C.P
0.01
0.1
0.03
a
1.6
10.1
28.4
29.5
23.3
6.4
0.4
0.06
------------------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ----- ----- ----- ----- ------
Vélingara:r.oyenne
0.13
1.3
a
3.9
24.4
115.4
217.8 279.4 250.8
83.3
5.4
0.3
982.3
E.T
0.70
4.4
a
12.9
29.5
51.5
BO.4 130.0
95.8
60.6 10.0
1.0
1951/19BO
C.V
0.18
0.32
a
0.31
1.18 0.436
0.36
0.45
37
0.71
1.79 3.36
C.?
0.013 0.1
a
0.4
2.25
11.7
22.2
28.4
25.5
8.5
0.6
0.06
1970/1986:Moye~ne
a
1.2
0
0.95
23.2
104.0
195.8 248.6 211.5
54.0
1.9 0.2
841.3
C.P
a
0.1
a
0.1
2.8
12.4
23.3
29.5
25.1
6.4
0.2
0.02
E.T
Ecart type
C.V
Coefficient de variation
C.P
coefficient pluviométrique mensuel

-94-
La fig.2.21 présente les histogrammes des précipitations moyennes
mensuelles des six stations. On observe que les mois susceptibles de rece-
voir des précipitations notables vont de juin A octobre, les apports de mai
et novembre excédant rarement 1 % du total annuel.
Le mâximum de précipitations mensuelles est
recueilli
en Août
A
toutes les stations, ses apports variant de 36,2 % A Diouloulou A l'Ouest A
28,4 % à Vélingara à l'Est.
En revanche les mois de Juillet et Septembre s'équilibrent pour Zi-
guinchor, Diouloulou, Inhor, Sédhiou, alors qu'à Kolda et Vélingara c'est
Septembre qui reçoit la hauteur de pluie la plus importante après Août.
Ces trois mois (Juillet-Août-Septembre) représentent 85,2 % du total
annuel des précipitations reçues à Diouloulou ; 81,1 % à Ziguinchor; 80,4
% à Inhor ; 78,2 % A Sédhiou ; 77,5 % à Kolda ; 76,1 % à Vélingara. On re-
marque que la contribution de ces mois au total annuel diminue d'Ouest en
Est.
Les apports des mois de Juin et Octobre représentent respectivement
5,5 % et 8 % A Diouloulou; 8,4 à Ziguinchor; 8 % et 10,2 % à Inhor; 8,6 %
et 10,8 % à Sédhiou ; 10,6 % et 9,7 % à Kolda ; 11,7 % et
8,5 % A Vélin-
gara.
Ces profils pluviométriques moyens mensuels montrent l'homogénéité de
la répartition dans l'année des hauteurs mensuelles moyennes dans le bas-
sin. A Kolda et Vélingara la différence entre les apports des mois de Juil-
let, Août et Septembre est moins marquée.
On peut admettre les répartitions moyennes suivantes pour les do-
maines climatiques (%) :
M J
Jt
A
S
a N
domaine Guinéen: 0,7
7,5 24.0 31,0 21,8 9,0 0,8
---------------------- --- ---- ---- ---- ---- --- ---
domaine Sud-Soudanien: 2,0 Il,0 23,0 29,0 25.0 9.0 1,0
Cependant, cette répartition moyenne mensuelle en valeurs absolue et
relative contenue dans le tableau 2.10 cache les disparités de la distribu-
tion mensuelle des précipitations d'une année à l'autre. Dans le tableau
2.11 nous avons indiqué la répartition mensuelle en valeur relative, pour
certaines années particulières A chacune des six stations et cela pour les
mois de Juillet, Août et Septembre.

FIG 2.21 _ Hystogrammes des précipitations moyennes mensuelles (1~51- 1980) de quelques stations du bassin.
VELINGARA

INHOR

KOLDA
\\ o/~
mm
"600
400
M
J
J
A
~
S O N
300
200
100

-96-
Tableau 2.11 - Répartition mensuelle des pluies pour quelques années particulières.
-------------
------ ------- ------- ------- -------
Station
Année
J ~
Jt. ~
A %
S ~
o %



-------------
------ ------- ------- ------- -------
Diou1ou1ou
1980
2,8
14,6
21,3
51,9
9,0
Ziguinchor
1958
16.0
11,9
48.0
13.0
8,0
Inhor
1968
17,5
38,1
11.0
21,1
12,3
Sédhiou
1975
0,1
44,4
23,2
29,2
3,1
Ko1da
1973
11,8
43.0
28,5
9,6
7,1
Vé1ingara
1952
11.0
25,2
6,7
32,1
16,2
-------------
------ .------ ------- ------- -------
Cette variabilité
de
l'apport
mensuel
d'une
année
à
1l autre,
a
d'importantes répercussions sur les activités agricoles qui dépendent en-
tièrement des précipitations. Ce tableau met en évidence trois cas de fi-
gures possibles :
- un démarrage tardif de la saison (Diou1ou1ou 1980)
- un début
normal mais avec un mois d'AoQt sec et un regain de
précipitations en Septembre (Vé1ingara 1952)
- enfin, une fin de saison des pluies précoces (Ko1da 1973)
La répartition mensuelle des précipitations moyennes a montré la di-
vision en deux saisons bien tranchées :
- une saison des pluies s'étendant sur cinq mois
Juin, Juillet,
AoQt, Septembre et Octobre.
- une saison sèche allant de Novembre à Mai.
Cependant,
les
mois
de
Novembre,
Décembre,
Janvier et Mai,
en-
registrent quelques pluies mais ces dernières n'ont aucune influence sur le
bilan hydrologique. Le calcul de l'indice ombrothermique (Pmm < 2T°C) de
Bagnou1s et Gaussen (1957) définissant le mois sec confirme le rattachement
de ces mois à la saison sèche. En effet, selon ces auteurs, un mois sec est
Il
celui pour lequel le total des précipitations reçues, exprimé en milli-
mètres, est inférieur ou égal au double de la température moyenne, exprimée
en degrés centigrades ».
A partir de cet
indice,
nous avons établi
les diagrammes ombro-
thermiques (Fig.2.22) pour les stations de Ziguinchor, Séfa et Ko1da.
Ces diagrammes révèlent l'homogénéité climatique au sein du bassin de
la Casamance: l'existence sur 11 ensemb1e de cinq mois pluvieux.

-97-
Il nous est apparu non dénué dl intérêt la détermi nat i on de 11 i nd i ce
d'humidité Ih de C.R. HIERNAUX (1955) qui assoscie au domaine climatique de
la stat i on, le type d'a ltérat i on du matéri el rocheux en place. Cet i nd ice
est défini par l'expression:
p
Ih = 1 0 0 - - - - - - - -
n
I (Ix-In) (N+--).
2
dans laquelle:
p ~ précipitations totales annuelles en mm,
I ~ Température moyenne annuelle en oC,
Ix et In ~ moyenne température maximale et minimale,
Ix-In ~ amplitude thermique moyenne annuelle
N ~ Nombre de mois de la grande saison sèche où la pluviosité est
inférieure à 50 mm.
n
~nombre de mois de la saison humide ou de la petite saison
sèche où la pluviosité est inférieure à 50 mm.
Dlaprès HIERNAUX
Ih > 1 ~
zone désertique
1 < Ih < la ~ zone sahélienne (semi-aride), avec érosion éolienne et .
désagrégation mécanique
~ ..
In > la ~ climats plus humides avec action de plus en plus impor-
tante de la décomposition chimique qui tend à devenir prépondérante dès que
In dépasse 30.
Lapplication de la formule de Hiernaux a la station de Ziguinchor donne le
résultat suivant:
1413
Ih ~ 100 - - - - - - - - - = 57
26,4 . (33,5 - 20,2) .7
On obtient respectivement pour les trois stations de l'Ouest à l'Est
: 57, 48 et 41. Les valeurs de cet indice traduisent bien l'augmentation de
l'humidité, en allant de Kolda à Ziguinchor.

21°.
210
21Q.
1§Q.
1Sll
150
t 'c
t'C
t·C
40
~
.40
IO~
1
L30
~O
S10~
~
~
~
90~
t::::~~~;~~~~
~
.........................,
.... ::'ug
........................
~!U!!!f'
.. ......
.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ..
........................
,.llfi!!!!
.
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3ttl::::::::::::
l/,il
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30J~'" .. : • ' ...
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.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .
.' .
,
.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ..
.. ::.
.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ..
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'I~ : ;: : : :1
\\:":'0
V: :'0
::10
JM4MJl'À~O N
J
;
M
.... M
J J A S O N D
J
f
M
A
M
J J A i O N D
~_t:. ,

-99-
2.-Effets de la sécheresse sur la répartition mensuelle des précipitations.
La diminution des hauteurs de précipitations mensuelles pendant la
sécheresse est indéniable comme l'indique le tableau 2.9 où sont conignées
les pluies moyennes des périodes 1951/1980 et 1970/1986.
Mais la comparaison des coefficients pluviométriques mensuels conte-
nus dans ce même tableau montre que la contribution respective des diffé-
rents mois au total annuel entre 1970 et 1986 est significativement diffé-
rente de celle de 1951/1980.
En effet on note une augmentation, en valeur relative, des apports
des mois de Mai,Juin et Juillet dans la majorité des stations étudiées.La
contribution des mois d'Août et Septembre reste stable, la différence étant'
trés faible (1%).
En revanche les apports du mois d'Octobre connaissent une réduction
sensible. La moyenne sur la période 1970/1986 ne représente plus que 60% de
celle 1951/1980. Cette diminution apparait nettement sur les coefficients
pluviométriques mensuels du mois d'Octobre .. Ce constat est valable aussi
peur le mois de Novembre. Nous avons représenté sur la figure 2.23 les his-
togrammes superposés des hauteurs moyennes de ces deux périodes.
La sécheresse aurait pour conséquence un écourtement de la saison des
pluies avec des mois d'Octobre et Novembre de plus en plus secs entraînant
un déphasage de la saison des pluies, jusque-là centrée sur le mois d'Août.

FIG 2.23 COMPARAISON DES PRO.FI~$ PLUVIOMET~IOUES.~ENSUELS
_______ 1951
1980
_________ 1970
1986
E
1
..
450
DioulouJov
Ziguinchor
JOD
,
1
,
-~
,. -
150
,
,
.~
.
L. •
--
oL-
F=M::::;...."""T'"......,.--,r-T""":+~==- - - - - - - - - - - c~_......_~....,....._y____f=
Inhor
Sedhiou
E
E
JOO
r-',
1
,
• .J
1
1
1
1
','
,,-
151
1
r -
I
,
1
1
1
.-
1
0-
E
1
JOO
Kolda
Velin gara
150
_J
oL----I:=;.-"T""-r--.-r-o-P..;:;I - - - - - - - - - - - - - L.--r--.r-~_r__,_o-T=
..:::O

\\
CHAPITRE V
.-<'
. :•
. "';,
ETUDE DES PRECIPITATIONS JOURNALIERES

-102-
1 - Généralités.
Le-pas de temps journalier constitue la base des chroniques pluviomé-
triques
disponibles.
Les
hauteurs
de
précipitations
journalières
ont
beaucoup d'incidences sur l'écoulement des affluents de la Casamance en
amont de
Kolda et même parfois
sur cette station ainsi
que sur
les
différents mari gots de 1a Basse Casamance dans leur part i e non soumi se ~
l'influence maritime. Il s'y ajoute le fait que l'averse reçue en 24 heures
est un paramètre déterminant dans l'étude et le calcul des crues sur petits
bassins versants.
C'est
pour ces
raisons
que nous
attachons beaucoup
d'importance ~ l'étude des précipitations journalières.
Cette étude a été faite sur la base des relevés journaliers de 27
stations situées à l'intérieur ou sur le pourtour du bassin versant.
Une analyse critique des données journalières conduit à éliminer de
l'échantillon
des
stations
les
années
d'observations
pour
lesquelles
certaines
données
de
base
sont
douteuses
~
l'échelle
de
la
mesure
journalière,
soit qu'il
y ait eu cumul
de plusieurs
pluies de jours
consécut ifs, soit que l'on note des lacunes dans les observat ions. Etant
donné
l'impossibilité
d'une
reconstitution
à
l'échelle
journabière,
l'échantillon étudié ~ ce niveau est souvent nettement plus cour,s que
l'échantillon des précipitations mensuelles ou annuelles.
Par ailleurs, les périodes d'observation sont extrêmement variables
d'une station
~
l'autre;
la
signification
des
résultats
obtenus
est
d'autant plus grande que la période d'observation porte sur une plus longue
durée.
Décomptées en
fonction
de
la taille de
l'échantillon,
les
22
stations situées ~ l'intérieur du bassin versant se répartissent comme suit
- 8 stations ont plus de 30 ans d'observations
. ,"....
1 station
à 20 ans d'observations
- 1 station à 17 ans d'observations
- 2 stations ont 14 ans d'observations
- la stations ont 12 ans d'observations.
Pour ce dernier groupe le début des relevés date de 1975,
leurs
observations se situant donc dans la période déficitaire actuelle.
Si l'information obtenue à partir d'échantillons portant sur plus de
20 ans d' observat i ons peut êt re cons i dérée comme bonne, il n'en va pas de
même des séries brèves. En effet,
l'analyse des échantillons courts, se
situant de surcroît dans l a péri ode sèche, about it à des résu ltats moi ns
fiables, non représentatifs du climat régional. Il nous a cependant paru
intéressant d'en donner les résultats ~ titre indicatif.

-103-
2 - Analyse fréquentielle des précipitations journalières
2.1. Méthode
L'étude fréquentielle des hauteurs de précipitations journalières a
consisté, après classement des averses journalières,
A rechercher pour
chaque station llajustement dlune loi de distribution, notamment la loi
Gamma incomplète de Pearsson III tronquée dont la fonction de répartition
Si écrit :
où F1(x) est la probabilité pour que la valeur de la variable soit
supérieure ou égale A x.
F1(0) est la probabilité pour que la valeur de la variable ne soit
pas nulle, paramètre de tronquage.
y
paramètre de forme, positif, sans dimension.
S
paramètre d'échelle, positif, s'exprimant dans la même unité que
x, ici comme la précipitation en mm.
rr est la fonction Gamma incomplète (Eulerienne de seconde espèce).
L'ensemble des précipitations journalières est pris en compte, ce qui
signifie que l'étude traite n valeurs xi; nxi = N X M, N étant le nombre
d'années d'observations et Mle nombre moyen annuel de jours de pluies.'
j • • O·,:," ..
;
F1 (0) est en théori e égal à
M/365, 25 , rapport du nombre moyen de
jours de pl ui e par an au nombre de jours de 11 année, mai s on préfère
calculer fl(O)
avec MI
nombre moyen théorique de jours de pluie dans
llannée obtenue par la w,éthode des moments (ce qui exclut llimprécision du
nombre de jours de pluie inférieure A 0,1 mm non comptabilisés).
2.2. Résultats.
Le tableau 2.12 présente les résultats de l'analyse statistique des
précipitations journalières. On a indiqué
- le nom de la station
- le nombre d'années d'observations utilisées
- les valeurs des paramètres de la loi ajoutée Cr, s, F1(0)]
- la hauteur en mm des pluies journalières de période de
retour 1 fois tous les 2, 5, la, 20, 50 et 100 ans.

-104-
Tableau
.
2.12
Précipitations journal iéres fréquentielles (mm) •
--------------- ------ -------- -------- -------- -------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
Nbre
Moyenne
rr
S
F1 (0)
1/2
1/5
1/10 1/20 1/50 1/100 nbre
STATIONS
années annueL Le
an
an
an
an
an
an
jours
--------------- ------ -------- -------- -------- -------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
Kabrousse
19
1615
.4501
34.068
.7789
122.7 150.7 172.1 193.8 222.6 244.4
81
Oussouye
49
1534
.2924
37.858
.6369
131.2 161.3 184.5 208.0 239.6 263.9
84
Loudia-woLoff
12
1544
.5092
29.193
.7796
110.6 135.0 153.4 172.4 197.3 216.2
81
Diouloulou
54
1297
.2883
38.409
.6910
126.3 156.6 180.0 203.7 235.6 260.1
113
Kart iak
20
1348
.0295
52.891
1.6039
148.6 187.5 217.9 249.4 292.8 328.0
Tendouck
12
1384
.7108
22.848
.8204
95.6 115.4 130.6 145.8 166.0 181.4
65
Nyassia
12
1401
.7426
22.263
.8150
95.6 115.1 129.9 144.8 164.6 179.7
69
Ziguinchor
65
1413
.4807
29.710
.7306
115.3 139.9 158.8 177.0 203.1 222.3
98
Niaguiss
12
1427
.7148
24.861
.8242
103.7 125.3 141.8 158.4 180.4 197.1
64
Bignona
29
1302
.6091
25.263
.7920
102.0 123.5 140.0 156.5 178.6 195.4
76
Tanghori
12
1311
1.0049
18.083
.8562
84.9 101.5 114.0 126.6 143.1 155.7
52
Marsassoum
15
1208
.2910
30.169
.6715
101.2 125.1 143.5 162.2 187.7 206.6 120
Inhor
40
1191
.9113
21.382
.8386
98.0 117.3 132.0 146.6 166.0 180.6
60
Diattacounda
12
1355
.5748
25.539
.7950
100.2 121.8 138.3 155.0 177.1 193.9
75
Sédhiou
80
1301
.7241
22.987
.7987
99.4 119.5 134.8 151.1 170.5 186.0
74
Tanaff
12
1251
.5062
25.665
.7789
97.2 118.5 134.9 151.4 173.3 189.9
81
Kolda
63
1123
.4265
26.855
.7317
99.3 121.3 138.2 155.2 177.9 195.1
98
Dabo
12
1102
.5460
22.313
.7917
86.0 104.8 119.1 133.6 152.8 167.4
76
Fafakourou
20
1033
.6134
23.540
.8322
90.6 110.6 125.9 141.3 161.8 177.4
62
Médina-Y-FouLa
13
949
.8958
17.977
.8697
78.1
94.2 106.5 118.8 135.0 147.3
48
Vêl ingara
54
1098
.3318
28.895
.7133
98.4 121.5 139.3 157.3 181.5 200.0
104
Kour:kané
23
1169
.9124
16.945
.8464
77.0
92.3 103.9 115.5 130.0 142.5
56
Bonconto
12
1057
1.1409
16.315
.8637
80.7
96.0 107.5 119.0 134.2 145.6
50
Séfa
38
1250
.6318
21.375
.7807
88.8 107.1 121.1 135.2 153.9 168.2
80
--------------- ------ -------- -------- -------- -------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----.:
,
"
Un examen critique de ce tableau basé sur la valeur du paramètre de{·',;,'.
tronquage n(o) et par suite sur N, le nombre moyen annuel de jours de
pluies, met en évidence des anomalies
- A Kartiak et Oussouye : N est largement surestimé et probablement à
Massassoum aussi.
- A Tanghory : N est sous-estimé, car cette station est située à
moins de cinq kilomètres de Bignona.
Au niveau du bassin versant le paramètre (F1(o) vàrie très peu (Cv =
0,0812) sans une véritable distribution spatiale.
La comparaison des stations de Bignona-Tanghory, Ziguinchor-Djibé1or
et
Sédhiou-Séfa
Station,
montre
des
différences
significatives.
Ces
différences
relèvent
certainement
de
l'hétérogénéité
spatiale
de
la
distribution
des
fortes
averses
mais
surtout
de
la
dimension
de
l'échantillon c'est-à-dire du faible nombre d'années d'observations des
jeunes stations (BRUNET-MORET, 1963).
Il
convient de noter que
l'ajustement d'une loi de Pearson
III
tronquée
a
une
signification
limitée
à
des
récurrences
moyennement

~105-
exceptionnelles(averse
décennale,vicennale,voire
cinquantennale).
Il
en
résu lte que l'averse centennale qu i a été dédu ite de l'ana lyse doit être
considérée avec réserve.
L'annexe 2.3 présente le listing de l'analyse statistique des pluies
journalières de la station de Séfa.
Nous présentons sur la figure 2.24 la distribution statistique des
précipitations journalières des six stations les plus caractéristiques:
Oussouye, Diouloulou, Ziguinchor, Sédhiou, Kolda et Vélingara. Les périodes
de retour ont été indiquées en coordonnées logarithmiques.
La distribution
des
averses
journalières extrêmes d'Oussouye et
Diouloulou rend bien compte des fortes précipitations reçues par la Basse-
Casamance. Une hauteur de plu i e j ou rna li ère de 180 mm, 240 mm et 260 mm
serait attendue respectivement tous les 10, 50 et 100 ans.
En
revanche,
les
ajustements
calculés
pour
Sédhiou,
Kolda
et
Vélingara sont
représentatifs
du
Bassin Continental.
Les
hauteurs
de
précipitations journal ières pour diverses fréquences sont nettement moins
importantes. En moyenne, on aurait 140 mm pour la décennale et 190 mm pour
la centennale.
La
station
de
Ziguinchor
quant
à
elle,
occupe
une
position
intermédiaire ou de transition entre la Casamance maritime et le Bassin
Continental.
La figure 2.25 propose une esquisse des courbes d'égales hauteurs de
précipitations journalières de probabilité 1 fois tous les 2, 10 ans. Ce
tracé s'appuie principalement sur les stations les plus anciennes.
La distribution spatiale des averses journalières de récurrences
données montre :
- de très fortes précipitations sur les stations de la Basse
Casamance avec une station assez singulière (Diouloulou) pour ses très
fortes averses.
une
diminution
vers
l'Est
des
hauteurs
d'averses
jusq'(il,A'
l'extrémité orientale du Bassin-versant.
On retrouve le gradient des précipitations annuelles sur le Bassin-
versant.

FIC 2.24 DISTRIBUTION STATISTIOUE DES PLUIES JOURNALIERES
~~.I----------+--------~h~-~~--~if--_~l_~œ~
."
"
"!iOa~
.'
Pl
.
"
10a~'
".10..- - - - - - - - - + - - - - - - : H / - - + - - - H - t - - - - - - - - - r -
Il
" 5 ans
~.20-------_+--II------;f.--+f--_+-----------I-
lois
de dist r ibut ion des averses journaiieres
PEARSON m TRON00EE
1 fois en 2 _
.58
1
50
108
150,
208
2SI
J08

Figure 2.25 - Précipitations journalières de fréquences médiane et
décennale.
'"
BASSIN VERSANT DE LA
CASAMANCE
o
..

1

.....
..
....
"
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l.
ce
60..
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1
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1
17 XI·
PLUIE
JOURNALIERE OE PERIOOE
DE RETOUR
2 ANS
IiI'
..
.
\\
IASSIN VERSANT DE LA
CASAMANCE
o
A
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I I I
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1
1
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Il.
"
PLUIE JOURNALIERE DE PERIODE
DE RETOUR
10 ans
, '

-108-
3 - Impact de la sécheresse sur les précipitations journalières.
Llétude des
précipitations
annuelles
et
mensuelles
a clairement
montré la diminution des totaux annuels et mensuels durant la période sèche
actuelle, sans toutefois décrire le phénomène en recherchant quels sont les
paramètres qui ont varié de façon significative.
Nous avons essayé de dégager 11 i nfl uence de l a sécheresse sur les
précipitations journalières par l'étude des fractions pluviométriques.
3.1. Etude des Fractions Pluviométriques.
La méthode consiste à répartir le total annuel en trois fractions:
FI : somme des précipitations journalières comprises entre a et
20mm.
F2 : somme des précipitations journalières comprises entre 20
et 40 mm
F3 : Somme des précipitations journalières supérieures A 40 mm.
La
figure
2.26
présente
l'évolution
dans
le
temps
des
trois
fractions
pluviomètriques pour les
stations de Ziguinchor,
Sédhiou et
Kolda.
On constate qulelles évoluent de façons indépendantes:
FI
: varie f~iblement. Les coefficients de variat{~n
respectifs des trois stations"ëst de 0,11 ; 0,13 ; 0,13 et traduisent la '.
faiblesse de l'écart-type.
F2 : tend à diminuer tout particulièrement A partir de 1966'
."".,
F3 : sa décroissance est beaucoup plus sensible et tend vers
zéro en (1982 et 1983 à Ziguinchor; 1980 A Kolda et 1984 à Sédhiou)
Nous avons app li qué l a méthode de l a moyenne mobil e pondérée à ces
trois fractions pluviométriques pour mieux préciser leur variabilité. La
figure 2.27 qui représente 1'8: statiom de Sédhiou et de Kolda montre la
faible variabilité de cette moyenne appliquée à FI et sa diminution marquée
pour F2 et surtout pour F3 si l'on excepte les trois années (1984, 1985 et
1986).
La comparaison de la moyenne mobile des précipitations annuelles avec
celle de la fraction F3 (P > 40 mm) montre une cofluctuation de ces deux
variables. Ceci voudrait dire que la variation des précipitations annuelles
est principalement fonction de celle de la fraction F3 (P > 40 mm).

mm
FIC2.26 Evolutlof' des fractions pluviométriques
à ZIGUINCHOR, SEDHIOU et KOLDA
1400
0
0- 20
.....
1000

...
20-40
~
...
>40
600
-2200
200
ZlllJlfDI)R
••
1939
1940
1950
1980
1800.
1800
SEllmlJ
1400.
1400
1000
600
600
200
200
o 1
i i
i i
i i
i i
i l
1 i
J
o 1
l,
i i
"
i~
I l
, ,
.1
1930
1940
1950
1960
1970·
1930
1940
1950
1960
1970
1980
1~'
, ..:~:
If
•.:0;

-110-
Pour évaluer le degré de la relation existant entre pluie annuelle et F3,
nous avons calculé le coefficient de corrélation entre ces deux variables
pour les stations de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda (tabl.2.13).
Tableau 2.13 - Corrélation entre F3 et P annuelle mm.
---------- .. ---------- ----------------------- .-----------------
Nombre
Equation de la droite
Coefficient de
Station
d'années
de régression
corrélation
----------- ---------- ----------------------- ------------------
Ziguinchor
62
F3 = 0,758 P - 498.4
0,915
Sédhiou
66
F3 = 0,698 P - 381,7
0,871
Kolda
56
F3 = 0,614 P - 290,5
0,822
----------- ---------- ----------------------- ------------------
Ces coefficients très significatifs de la relation existant entre P
et F3,
indiquent que
la
baisse
des
précipitations
annuelles
affecte
principalement l'ensemble des pluies supérieures à 40 mm.
4 - Probabilité d10ccurrence des précipitations maximales.
Si l'étude des fractions pluviométriques met bien en évidence la
diminution des pluies supérieures à 40 mm, elle n'est pas suffisante pour
apprécier l'évolution des pluies maximales durant la période de sécheresse.
C'est
pourquoi
nous
avons
cherché
à
déterminer
si
leur
probabilité
d'occurrer.ce a changé du fait de la sécheresse. Pour cela nous avons retenu
les séries pluviométriques de huits stations les plus anciennes et qui se~,'
répartissent sur l'ensemble du bassin. Sur chacune d'elles,
nous avon~i
cons i déré 1es n va 1eurs 1es plus fortes observées,
n étant 1e nom~r.~ " j '
d'années d' observ at ions.
'''i'''.. ~.- _~ c,"
Nous avons noté 1e nombre (v) d' appari t ions d'une de ces valeurs da.J1~<~,;;v,·
la période 1969/1986 pour le comparer au nombre d'années (ns) observêê;s'~~;,>
durant cette période. Nous avons consigné également le rang (r) de la '
première valeur observée entre 1969 et 1986 (tableau 2.14).
Pour les huit stations, on relève:
- trois (Ziguinchor, Diouloulou et Vélingara) pour lesquelles
v >
ns
une (Oussouye) pour laquelle
v = ns
- quatre pour lesquelles
v ~ ns/2
- pour trois
stations,
la plus
forte pluie de
la période
1969/1986 arrive à un rang ~ 5.

Figure 2.27 - Moyennes mobiles pondérées des fractions pluviomètriques a
Sédhiou et Kolda.
1
Sédhiou
1
Kolda
700
&00 :
;ft. 511.5_
500
400

377.4_
300
'J
aoo
'·40_
, :1.
100
'.40 • •
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1930
40
50
60
70
80
1930
40
50
60
70
80
1

400
~ 9...
500
1ii.412.6·.
aoo
'2
300
'2
2 0 . ' .40 ....
20e 'e40 ....
o'IJIII"I" " " '1 " Il , l 'I" III " 1Il 11111111 " 11111111 JI " III
1930
40
50
60
70
80
\\00
1930
40
50
60
70
1
Iii. 363.7 ••
400.
Iii· :177,0_
300
, 1
200
'1
1
aoo
Oe'e20 ....
0 . ' . 2 0 _
100
o 111111111' 1111111111111111 '11111111111' 1111111111111111 'IlL! l'I.~·,
o l " 1 l , l 'l' , ! 11/ 1 Il 111 l " l " (1111 111111 " 1[ 11111111 JlIIIIIIII
1930
40
50
80
70
80
.~,,<; .J~>
1930
...
.. ;;.
50
80
70
80
''';'rj 5}
.';;.

-112-
-------------- ---------- --------- --------- --------- --Khi2
Station
n
ns
v
r
-------------- ---------- --------- --------- --------- ------
Ziguinchor
62
18
20
19
0.313
Oussouye
44
14
14
14
0
Diouloulou
30
17
21
4
2.17
Bignona
31
18
13
4
3.31
Inhor
36
17
14
9
1.0
Sédhiou
62
18
16
5
0.313
Kolda
55
14
8
6
3.45
Vélingara
42
10
15
7
3.28
-------------- ---._----- --------- --------- --------- ------
Tabl.2.14 : Occurrence des pluies maximales dans la période sèche
n = nombre d'années observées
r.s = nombre de données observées dans la période sèche
v = nombre de valeurs parmi les n plus fortes apparues dans la
période
1969-1986.
r
=
rang de la plus forte plu i e appa rue dans l a péri ode sèche
(1969-1986)
Ce tableau montre pour la station de Ziguinchor que pour la période de 62
ans retenue pour l'étude des fractions pluviométriques, 20 des maxima
pluviométriques journaliers relevés pendant la période avant 1969, ontété
enregistrés entre 1969 et 1986; par ailleurs la plus forte pluie durant
cette péri ode de sécheresse occupe 1e 1geme rang sur 62 ans. A Sédhi ou,
elle se classe à la Seme place.
'~.. " "
Pour savoir si la probabilité d'occurrence des précipitations maximales.,~::
dàns la période sèche 1969-1986 est la même que dans la période antériëij:r-~:7'
nous avons appliqué le test du "Khi carré" à chaque série dans le tabJ~àii'"
2.15.
Tableau 2.15 : Probabilité d'occurrence des précipitations maximales dans
la période séche.
apparition des va-
non apparition des
Evènement
leurs maximales
valeurs maximales
entre 1969-1986
entre 1969-1986
Fré~uence observée
Xl = v
X2 = n - v
Fréquen. théorique
np1 = ns
np2 = n - ns

>
-113-
i=n
(xi - npi}2
Khi carré
"'L:
la
i=l
npi
Le nombre de degré de liberté de cette distribution en "Khi carré"
est égal à un (deux classes - une relation). La liste des valeurs des
centiles pour la distribution en "khi carré" à un degré de liberté, donne
la valeur 3,84 pour "khi carré" (0,95).
Les valeurs du "Khi carré" contenues dans le tableau 2.14 étant
inférieures
au
seuil
critique
(3.84)
on
peut
donc
conclure que
la
probabilité d'occurrence des précipitations maximales à chaque station
prise individuellement, est équivalente en période sèche et en période
humide avec un seuil de signification de 0,95. Ce seuil de signification
est d'autant plus élevé que la valeur du "khi carré" est voisine de zéro.
La
période
1969/1986
apparaît
donc
moins
singulière
pour
les
pluviométries extrêmes. Les pluies maximales semblent être des phénomènes
ératiques indépendants de la pluviosité annuelle.

Les exemples suivants illustrent notre propos
En
1924,
las tat ion
de
Sédh iou
reçoit
un
tota l
annuel
de
précipitation de 1721 mm ( temps de retour supérieur à la décennale humide)
et une précipitation journalière maximale de 72,8 mm (le 08 Septembre).
:..::.:\\-
." ~l;·..
En 1974, elle reçoit une pluie journalière maximale de 142,5 mm (20:':
Juillet 1974) pour un total annuel de 1 071,5 mm (1 fois tous les 6 ans ~n
rée urren ee sée he) .
.;j..;,.~,,: ,';.,
- Station de Kolda :
,,;~;, '
1950 : Pluie journalière maximale: 72,9 mm (03/10/1950) a~:eé'~',
un total annuel de 1 544 mm (temps de retour 1 foi s en 16 ans, récurrence
humide).
1983 : Pluie journalière maximale: 157 mm le 20 Juillet pour
un total annuel de 727 mm (temps; 1/20 ans récurrence sèche).
Des constats similaires ont été faits au Burkina-Faso (KLEIN 1967 ;
ALBERGEL, 1987). Cela nous amène à penser que, dans l'étude des
pluies ex-
trêmes, il n'est peut-être pas nécessaire de faire du
domaine côtier, une
zone à part comme on a tendance à le faire pour l'étude des régimes
hydropluviomètriques.

-114-
CONCLUSION.
L'analyse de l'information pluviométrique disponible sur le bassin de
la Casamance a permis:
* de critiquer et d'homogénéiser les chroniques de précipitations an-
nuelles. Nous retiendrons de cette critique la nécessité d'une approche
objective, les stations récentes n'étant pas toujours les plus entachées
d'erreurs.
* de dégager les grandes tendances de la pluviométrie annuelle
pendant les six dernières décennies, marquées depuis 1969 par une période
de sécheresse persistante et sans précédent. Cette pér~ ode sèche est très
singulière,
comparée
aux
sécheresses
précédentes
dans
le Sahel
(1913,
1941),
de
par sa
durée
et
l'importance
des
déficits
pluviométriques
e.'l reg i st'ès.
La particularité de cette sécheresse soulève,bien entendu le problème
de l'adéquation des ajustements statistiques des pluviométries annuelles
sur l'ensemble des séries, quelque soit leur longueur, en somme le choix
d'une période de référence: 1931-1960 ou bien 1951-1980 ? Cependant le
faible écart existant entre les valeurs centrales calculées sur l'ensemble
des séries et sur la période 1951-1980 est rassurant et témoigne de la
représentativité de cette normale pour le bassin de la Casamance.
Il demeure que les conséquences de cette évolution de la pluviométrie. 0
sur les disponibilités en eau seront importantes et auront une grande fn-
f1uence
sur
11 hydrau1icité
de
la
Casamance
et
ses
affluents
et....~.~.4r·'.. ,.
l'a l imentat i on des nappes.
~ .•• P"".
* de preclser l'influence de la sécheresse sur les précipitati;&ts.
journalières,
c'est-à-dire
la
diminution
notable
du
total
des
pluies'
supérieures à 40 mm, mais cette diminution n'affecte pas cependant les
valeurs extrêmes de pluviométrie journalière. en d'autres termes la prise
en compte des observations réalisées dans la période récente affectée par
la sécheresse ne modifie pas
l'estimation de
la pluie journalière de
fréquence décennale ou de récurrence plus rare.

po
CHAPITRE 1
LE RESEAU HYDROMETRIQUE ET LES DONNEES DE Bî~~'
'.'
'.

-117-
Ce chapitre est consacré à la description des stations de mesure et
de leur équipement, de l'étalonnage des stations non influencées par la
marée. Une analyse critique des données obtenues permettra de juger de leur
qualité.
Nous procéderons à une homogénéisation des données pour les stations
retenues avant de définir le régime hydrologique de la Casamance en amont
de Kolda.
1 Le réseau hydrométrique.
Le réseau hydrométrique du bassin de la Casamance peut être divisé en
deux parties :
Le réseau du bassin maritime influencé par la marée.
- Le réseau du bassin continental, où se font les mesures de débits.
1.1. Le réseau du bassin maritime.
Il s'agit à propre~ent parler d'un réseau de stations marégraphiques
qui n'entrent pas dans nos préoccupations immédiates et sur lesquelles nous
ne nous étendrons pas outre mesure. Mis en place entre le 12 juin 1967 et
le 14 décembre 1967, ce réseau comprenait la stations dont 7 sur le cours
principal de la Casamance et 3 sur son principal affluent le Soungrougrou ~~_
ce réseau cevait permettre une étude complète et détaillée des maréesf. ' , '.
Entre le 18 octobre et le Il novembre 1969, le fonctionnement de toutes çes
stations a été arrêté à l'exception de celle de Ziguinchor (BRUNET- MORET,
1970). En 1970 le marigot de Bignona a été équipé pour une année de.i~ivi
(OUVRY JC, CHOURET, 1981).!:.'~'-
A partir de 1975, avec la création du réseau hydrométrique nationaJ.
les stations de Diana-Malari et Séfa ont été remises en fonction tandis'~ue
deux autres, Goudomp et Pointe Saint-Georges voyaient le jour sur le cou"r-s,'
principal de la Casamance. En 1976, d'autres stations étaient créées sur le
marigot de Guidel à Guidel, le marigot de Nyassia à Djibonker et à Nyassia;
sur le Kamobeul Bolon au bac d'Oussouye.
L'éc:uipement du marigot de Baïla remonte à 1979 avec cinq stations
dont 4 sur le bief w.aritime.
Mais depuis 1978, avec la prise en charge du réseau national par la
Direction
des
Etudes
Hydrauliques
du
Ministère
de
l'Hydraulique,
ces
stations se sont graduellement détériorées.
Pour les dix dernières années, à l'exception des stations du Marigot
de Baïla, il n'existe pas de données fiables pour le bassin maritime de la
Casamance.
La st~tion
de
Ziguinchor où
est
basée
la brigade
hydrologique,
présente d'énormes lacunes dans ses relevés, ce qui les rend inutilisables

-118-
La figure 3.1 présente le réseau actuel faisant l'objet d'un suivi
régulier sur l'ensemble du bassin casamançais.
1.2. Le réseau du bassin continental
Le réseau du bassin continental, contrôlé par la station de Ko1da,
comprend six stations implantées sur le cours de la Casamance ou sur celui
de ses
affluents.
Il
s'agit de stations de
Ko1da,
Fafakourou sur la
Casamance;
Saré Koutaye1
sur le Niampampo,
Saré Sara sur le Tiango1
Diangu'ina ; Madina Omar et Madina Abdou1 sur la Khorine et la station de
Bantankountou sur le Diou1aco10n (cette station est maintenant appelée Saré
Keita) •
A ces stations, il convient d'y ajouter la station de Toukara sur le
Baï1a qui appartient au domaine continental du bassin de la Casamance (Fig.
3.1.). Les stations de Sandougou et Sindian sur le marigot de Bignona,
n'ont été suivies qu'une seule année (1970/1971).
Les premières observations sur le bassin de la Casamance, remontent à
1962 avec la pose d'une échelle 1imnimétrique en amont de l'ancien pont de
Ko1da
par
la
SCET
(Société
Centrale
pour
l'Equipement
du
Territoire
International) dans le cadre d'aménagements hydroagrico1es en Casamance et
Haute Gambie (SCET-GERCA, 1963).
Cette échelle était doublée d'un 1imnigraphe posé le long du pont et
qui a fonctionné jusqu'en 1964. Cette première station a été détruite au
cours du second trimestre de 1967, avec la démolition du pont.
La signature d'une convention entre la Direction de l'Energie et de·)'..;
l'Hydraulique et l'ORSTOM pour une étude hydrologique sur l'ensemble âtt y
bassin de la Casamance, a permis la pose d'une nouvelle échelle dans'la"
même section que la précédente en juin 1967 (première lecture le Il juin)j
échelle qui a été lue jusqu'au 13 janvier 1970, date d'installation d'un
1imnigraphe OTT X.
Cette convention a permis la création de nouvelles stations:
..
- Station de Bantankountou sur le Diou1aco10n
- Station de Fafakourou sur la Casamance
- Station de Saré Koutaye1 sur le Niampampo
- Station de Saré Sara sur le Tianguo1 Dianguina
- Stations de Madina Abdou1 et Madina Omar sur la Khorine.
En juin 1970, toutes les observations étaient arrêtées sur l'ensemble
du bassin sauf à la station de Ko1da qui a continué à être suivie par le
Service hydrologique de 1'ORSTOM.

II"
BASSIN VERSANT DE LA CASAMANCE
o
'" Mo •
o
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1110
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G
u
v
o
FIG 3.1 RÉSEAU HYDROMÉTRIOUE
~ Station marégraphique
? Station limnigraphique
'.6 '(~~:·"-.';~i:':;~~·~··-·
". ,.,:~}i~
_ _ _ _ _ ~~i~)
,______
,.-lll-
_

-120-
En
1974,
la création
du
réseau
hydrométrique national,
sous
la
direction de l'ORSTOM, a entraîné la reprise des observations aux anciennes
stations du bassin jusqu'en 1978, date de la prise en charge du réseau par
la Direction des Etudes Hydrauliques (DEH) du Ministère de l'Hydraulique.
Depuis cette date, malgré l'existence d'une brigade hydrologique à
Kolda, la gestion du réseau hydrométrique de la Casamance en amont de Kolda
a beaucoup manqué de ri gueur. Sil e manque de moyens est souvent invoqué,
force nous est de reconnaître que ce facteur n'explique pas à lui seul les
arrêts
trop
fréquents
des
appareils
ni
le
défaut
de
jaugeages
pour
certaines stations connues pour l'instabilité de leur section de mesure.
Le
tableau
3.1.
donne
les
caractéristiques
de
ces
stations
(coordonnées géographi ques, surface des bass i ns contrôlés, et période de
fonctionnement ).
Tableau
3.1:
Coordonnées
géographiques
et
période
d'observation
des
stations
du
bassin
cont i nenta L.
----------------.----.-.- --.---- -----.-- ----- .--------------
Station
S km2
long.
Lat.
Alt.
Pér. d'observe
---.-------------- ----.- ------ --------
------------.-
Casamance à
Fafakourou
700
14°33 1
13 °03 1
1967/70;74/86
Kolda
3700
14°56'
12°53 1 1.62
1967/1986
------------------ ------ ------ --------
--.---------.-
Tiangol Dianguina
à Saré Sara
815
14°45 1
12°50'
1967/70;74/86
------------------ ------ ------ --------
----.---------
Kho;ine à Mad.Omar 385
14°44 1
12°51 1
1967/70;74/86
"~
Mad .Abdoul
135
14°35'
12°51 1
1967/70;74/86*
.. ~~.:,..~..:~~,.,
,.
------------------ --- ... ------ --------
--------------
Dioulacolon à Saré
Kéita,
200
14°57'
12°50'
1967/70;74/86*
. -------
-- - -- - -- - - -- •.-
:,.,
------------------ ------ ------
~..
.-:~~:-.
Niampampo à Saré
".N'"
Koutaye l
640
14°53'
12°55'
1967/70;74/86*-;
:é,;;
------------------ ------ --.--- .-------
.------------- .~,
Le Ba î'l a à Toukara
324
16°08
13°05
1979/1986 -,
--------.--------- ------ ------ --------
--------------
* Nombreuses lacunes.
2. Etalonnage des Stations.
2.1. Généralités.
Un examen des fiches récapitulatives des résultats des jaugeages et
les courbes d'étalonnage en résultant, donne les caractéristiques générales
suivantes des stations:
- la faiblesse des vitesses, même en hautes-eaux et l'existence de
zones de mortes-eaux;

-121-
leur
instabilité
due
principalement
au
développement
de
la
végétation aquatique dans le lit et herbacée sur les rives;
- la non bi-univocité des transformations hauteurs-débits (c'est-A-
dire qu'il n'y a pas une relation unique hauteurs-débits), surtout par in-
fluence aval. De surcroît, la faiblesse de la pente des lits ne permet pas
l'installation
de
stations
à
deux
échelles
dans
des
conditions
satisfaisantes.
Il en résulte, principalement, que les courbes de tarage ne peuvent
être définitives.
Compte tenu du nombre parfoi s important de courbes de tarage,
nous ne représenterons que la dernière courbe valide jusqu1à la fin de
l'année
hydrologique
1986/1987
pour
certaines
stations.
La
liste
complète des jaugeages par station est donnée dans les annexes.
2.2. Courbes de tarage
2.2.1. Station de Saré Keita sur le Dioulacolon
Cette station était dénommée Bantankountou dans 11 étude de BRLlNET-
MORET. Cent sept (107) jaugeages (annexe 3.1) Y ont été effectués du 15
janvier 1968 au 27 août 1986. La non bi-univocité de la station a donné
lieu au tracé d'au moins dix (10) courbes d'étalonnage. La figure 3.2. est
la dernière
courbe
valide
du
01/05/1982
au
31/05/1987. dcett1e
cour~e'/,~.'·::..'...'.'..
s'appuie sur les 14 jaugeages réalisés durant cette pério e,
a part 1e":: <""j"
extrapolée repose sur l'allure générale de toutes les courbes précédentes
.:0
car, comme le note JACCON (1987), la seule prise en compte des jaugeages
réalisés cans la période de validité, peut conduire à une erreur de tracé.
LI annexe 1 présente 1a 1i ste comp 1ète des jaugeages ai ns i que 1e barême
d'étalonnage de la station.
2.2.2. Station de Saré Koutayel
Cette station contrôle un bassin versant de 640 km2 drainé par le
Niampampo souvent appelé marigot de Saré Koutaye1 s l écou1ant vers le sud.
Elle est implantée sur un pont routier de la route Ko1da~Vélingara.
Au total, 80 jaugeages ont été effectués à cette station entre le 26
septembre 1968 et le 29 octobre 1986 (Annexe 3.2). La disposition des
points de jaugeages sur un graphique, Q (m3/s) en fonction de h (m) révèle
une organisation chronologique des jaugeages en trois groupes (fig.3.3).
- 1er groupe : 1968/1970
- 2ème groupe : 1974/1977
- 3ème groupe : 1982/1986

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..


-123-
L'augmentation du seuil d'écoulement qui passe de 0,43 m en 1968 A
0,93 m en 19-82,
indique que l' instabil ité de la station est due A un
remblaiement. C'est
la courbe C de la figure 3.3c qui traduit la relation
hauteurs-débits en cours
de validité.
2.2.3. Station de Fafakourou
C'est la station en tête du cours principal de la Casamance; elle
est situé-e au pont routier de la piste Fafakourou- Kandiatora.
94jaugeages ont été effectués dont 72 durant l a période 1968/1970.
Entre le 4 -août 1977 et le 4 août 1986, un seul jaugeage (H = -.10 m, 0 =
0,013 m3/s) a été
réalisé à cette station. Compte tenue de l'instabilitê
géométrique de la secti on due au développement de la végétation aquatique
(BRUNET-MORET, 1970), il s'avè-re impossible de fournir un tarage valide
pour les douze dernières années. Cela
est d'autant plus regrettable que
cette station contrôle le plus important sous--bassin s'écoulant vers ~e
sud-ouest et susceptible de fournir des éléments de comparaison (0 l/s.km )
avec les bassins orientés vers le nord-ouest.
Nous donnons en annexe 3.3 - la liste des jaugeages réalisés A cette
station jusqu'en 1986.
2.2.4. Station de Madina Abdoul sur la Khor;ne
....
. ' ':.-/.: ;.'
C'est la s~ation la plus amont de la Khorine contrôlant un bassin~;;
versant de 135 km .
121 mesures de débits y ont été réalisées. Comme toutes les autres
stations, le tarage n'est pas stable. Six courbes de tarage ont été tracées
entre 1968 et 1986. La figure 3.4 présent~ celle de 1982/1987. La liste des
jaugeages est dans l'annexe 3.4 avec le barême hauteurs-débits.
>~;~~.
..-:. ".
~..
"r·
2.2.5. Station de Madina Omar sur la Khorine
Dernière station de la Khorine, avant sa confluence avec le Tiangol
Dianguina dont elle est tributaire, la station de Madina Omar contrôle un
2
bassin versant de 385 km .
195jaugeages ont été faits
entre
juillet
1967 et
décembre
1986
(annexe 3.5). Cette station est relativement stable puisque depuis 1974,
elle ne présente qu'une seule courbe de tarage (fig. 3.5).
C~endant, compte tenu de l a proximité de la confl uence (2 km en
aval) avec le Tiangol Dianguina, le passage d'une forte crue A Saré Sara
peut entraîner une inversion du courant A Madina Omar (BRUNET-MORET, 1970).

-125-
,
2.2.6. Station de Saré-Sara sur la Tiangol Dianguina
Située A 35 km en amont de Kolda sur un pont routier sur la route r2-
liant Kolda A Dabo, cette station contrôle un bassin versant de 815 km .
242 jaugeages y ont été réalisés
(annexe 3.6). Le tarage de la station
n'est pas stable. La non-univocité est due A une instabilité géométrique
qui se traduit par une variation du profil
transversal
de la station
(creusement et
remblaiement)
entraînant
parfois
l'apparition
de cotes
"négatives". Ainsi, entre 1968 et 1986, douze courbes ont été tracées dont
deux pour la période 1982/1986 (fig. 3.6). Pour les deux derniers tarages,
le seuil d'écoulement est passé de 0 cm à 40 cm (remblaiement).
Nous joignons A l'annexe 3.6 le dernier barême d'étalonnage de la
station.
2.2.7. Station de Kolda
C'est la station princiRale du bassin continental de la Casamance.
Depuis 1967, 409 mesures de débits y ont été effectuées. Mais le tarage de
la stati on ni est pas stable A cause des bouchons de végétation flottants
provenant de l'amont ou se développant sur les berges en aval de la station
a11 ant même jusqu'A barrer l a ri vi ère. Cependant,
l'examen des tarages
successifs révèle un changement de seuil d'écoulement qui passe de 0,05 m,
en 1968 A 0,76 m en 1984, ce qui indique qu'il s'est produit certainement ..
un remblaiement de la section. Près de 20 courbes ont été tracées depuis le;~
début des observations.
'. : ..;-:"
La figure 3.7 présente la courbe de tarage de 1984 A 1987 . Dans
l'annexe
3.7
sont
regroupés
la
liste
des
jaugeages
et
le
barême
dl éta lonnage actue 1. Etant donné que l a hauteur max ima le jaugée durant
cette période (H = 2,16 m) est moyenne, en accord avec la Directio.n des
Etudes
Hydrauliques
(DEH),
cette
courbe
s'appuie
sur
les
jaugeages
antérieurs pour les hautes-eaux~
2.2.8. Station de Toukara sur le Baïla
Les premières mesures de débits A cette station date de 1971, avec
une interruption entre 1972 et 1978. Ce n'est qu'en 1979, avec le programme
d'aménagement de la vallée du Baïla, que les mesures ont repris. Au total,
35 jaugeages ont permis d'étalonner la station (fig. 3.8). Nous mettons en
annexe 3.8 la liste des jaugeages et le barême actuel de l'étalonnage.

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J
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.
;i
1
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li
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-
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-

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,,' ,'··,l·t
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FIG 3.8
IIUl&aT
DE
UlLA
& TOUilla
c••,.. ~. lu•••
.,.1
11.7
.'.
J.l
Q,20
li ......

-128-
3 - Les données de base
De
la
description
des
stations
du
réseau
hydrométrique
et
leur
étalonnage, il ressort que les données de base seront de qual ité variable
d'une station à une autre,
suivant le nombre d'années observées. Aussi,
procéderons-nous tout
d'abord
à
la
présentation
et
à
la
critique des
données
disponibles,
ensuite
à
leur
homogénéisation
et
enfin,
nous
tenterons de dégager les
caractéristiques du
régime hydrologique de la
Casamance.
3.1. Présentation des données de base.
Nous présentons
pour
chaque station
un
tableau de débits moyens
mensuels et annuels bruts dans lequel sont indiqués la moyenne et l'écart-
type sur la période d'observation, le maximum,
la médiane,
les quartiles
supérieure (Q3)
et
inférieure
(QI)
et
le minimum de chaque mois.
Ces
différentes valeurs
ont été
obtenues après
classement des observations
suivant un ordre croissant.
Pour les trois
stations
principales du
bassin
en amont de Kolda
(Kolda,
Saré
Sara
et
Madina
Omar)
un
second
tableau
de
débits
caractéristiques rassemble les valeurs suivantes:
- étiage absolu
(Mini
Journ)
: débit moyen journalier minimal de
l'année hydrologique considérée
- débit caractéri st i que dl ét i age (DCE) : débits non dépassés pendan.t \\"
10 j ours de l'année
,.. ;;,;~~*"~;
- débits caractéristiques (OeIl, DC9, DC6)
: débits respectivement ':"
non dépassés pendant 1, 3, 6 mois.
- débits caractéristiques de crue
(DCC)
: débits atteints ou
dépassés pendant 10 jours de l'année
- débits caractéristiques (DC1, DC3) : débits respectivement at-'~'
teints ou dépassés pendant 1 et 3 mois.
~
Les débits caractéristiques sont calculés sur l'année hydrologique
qui commence le 1er mai et se termine le 30 avril dans le cas du Sénégal.
Më:is il est bien évident que certaines années la période de basses eaux
peut se poursuivre au-delà du 30 avril et qu'un étiage observé en mai 1970
par exemple, correspond en réalité à l'année hydrologique 1969/1970 et non
1970/1971. C'est dans cette optique logique que les étiagès absolus ont été
déterminés ainsi que OCE et DC1.
Il en résulte que si du OC9 au débit maximum de crue, les valeurs
rt: levées correspondent aux débits cl assés de l'année, par contre pour la
période d'étiage, les valeurs indiquées prennent en compte une éventuelle
prolongation des basses-eaux sur l'année suivante.

':129-
3.1.1. Marigot de Baïla à Toukara (324 km2)
Huit années (1979-1987) ont été observées dont une incomplète ce
qui réduit l'échantillon à 7 années.
- le module moyen est de 0,013 m3/s soit 0,039 l/s. km2
- le module maximum enregistré durant les sept années est de 0,028
m3/s en 1982/1983.
- la détermination des
débits caractéristiques donne un débit
d'étiage nul.
Le tableau 3.2. présente les débits moyens mensuels et annuels et
montre que l'écoulement est entièrement concentré entre juillet et octobre.
3.1.2. Marigot de Saré Koutayel à Saré Koutayel (640 km2)
Sur 12 années d'observations (tabl.3.3), ilya une année incomplète
(1968/1969), deux années sans écoulement et une année ayant un seul mois
d'écoulement.
L2 module sur les onze années complètes est de ~,1 m3/s soit 0,156
lis. km
alors que le module médian n'est que de 0,059 m /s.
Le débit caractéristique d'étiage est nul,
la station ayant trois,,\\
mo;s san s écou l ement '';~~",
'\\",>,:A'"
3.1.3. Marigot de
Dioulacolon à Saré Keita (200 km2)
La station a 12 années d'observations dont trois ayant des lacunes.
Les 9 années complètes donnent les résultats suivants (Tabl. 3.4.) :
Module moyen: 0,162 m3/s soit 0,81 lis. km2
Module médian: 0,117 m3/s
l'étiage absolu est nul; depuis 1977, la rivière est généralement
à sec entre mars et mai.
3.1.4. La Khorine à Madina Abdoul (235 km2)
Douze
années
ont
été
observées
dont
deux
ayant
des
lacunes
importantes.
Le module mo~en,
calculé sur les relevés des dix année~
complètes, est de 0,093 m /s soit un débit spécifique de 0,396 l/s.km
(Tabl.3 .5) .
Le débit médi an sur cette péri ode est de 0,078 m3/s, tandi s que
l'étiage médian est nul.

-130-
Tableau 3.2 - Marigot de Ba~la à Toukara: débits moyens mensuels en m3/s.
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
Ann. hydr.
11
J
Jt
A
S
0
N
D
J
11
A
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
1979/1980
0
0
.0005 .01844 .0679 .0093 0
0
0
0
0
0
0.008
1980/1981
0
0
0
0
0.011 .0025
0
0
0
0
0
0
0.001
1981/1982
0
0
.0128 0.111
0.101 0
0
0
0
0
0
0
0.019
1982/1983
0
0
.0383 0.181
0.116 .0027
0
0
0
0
0
0
0.028
1983/1984
.0208 0
0
0
0
0
0
0
0
0
.0025
1984/1985
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1985/1986
0
0
0
.0272
.0166 .0002
0
0
0
0
0
0
0.004
1986/1987
0
0
0.271 0.035
.0007 .0007
.0001 0
0
0
0
0
0.026
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
"oyenne
0
0
.0503 0.047
0.039 0.002
0
0
0
0
0
0
0.013
Ec. type
0
0
.0035 0.066
0.048 0.OC3
0.011
Max.
.383
.271
.116
0.009
0
0
0.028
Q3
0
0
0.155 0.073
.085
0.003
0
0
0.023
l1éd.
0
0
.0128 0.023
.023
0
0
0
0.006
Q1
0
0
0
0
0
0
0
0
0.003
"in.
0
0
0
0
0
0
0
0
0.001
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
Tableau 3.3 -
Marigôt de Saré Koutayel à Saré Koutayel: débits moyens mensuels en m3/s.
Ann. hydr.
M
Jt
A
S
0
N
D
F
M
A
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
1968/1969
0.020 0.001
1969/1970
0
0
0.358 0.557
2.375 1.278
0.385 0.169 0.060
0.018
0.004 0
0.434.
,
";!:».
1970/1971
..' ..
197111972
-';;F'~_
~.,::
:'
d.';"
'",
1972/1973
,-
';l;.'
1973/1974
1974/1975
0
o.cm 0.53 '0.36
0.59
0.13
0.03
0.002 0
0
0
0
0.14 .
1975/1976
0
0
0
0
1.82 0.n7
0.160 0.055 0.010
0
0
0
0.234.
1976/19n
0
0
0
0
0.44
0.276
0.075 0.018 0
0
0
0
0.067.
19n/1978
0
0
0.104 0.001
0.020 0.033
0
0
0
0
0
0
0.013.
~'.'
...'
1978/1979
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
,.",,-;.
1979/1980
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1980/1981
1981/1982
0
0
0
0.105
0.467 0.025
0
0
0
0
0
0
0.050.
1982/1983
0
0
0
0.206
0.113 0.015
0
0
0
0
0
0
0.028.
1983/1984
0
0
0.048 0
0
0
0
0
0
0
0
0
0.004.
1984/1985
0
1985/1986
1986/1987
0.015 0.620
0.712 0.223
0.001 0
o .
0
0
0
0.131.
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
l10yenne
0
0
0.096 .168
0.594 .252
0.059 0.022 0.006
0.002
0.003 0
0.100.
Ec. type
0
0
0.179 .238
.797
.411
.119 0.051 0.018
0.005
0.001 -
0.133.
l1ax.
0
0.003 .53
.620
2.375 1.278
.385
.169
0.060
.018
0.004 0
4.34
Q3
0
0
.231
.459
1.266 .527
.118
0.037 0.005
0
0
0
.140
"éd.
0
0
0
.195
.467
.130
0
0
0
0
0
0
0.059
Q1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0.004
"in.
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0

<
-131-
Tableau 3.4 : Le Doulacolon à Sara Keita: débits moyens mensuels en m3/s.
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
.Ann. hydr.
Il
J
Jt
A
S
0
N
D
J
F
Il
A
---------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
1967/1968
0.317
0.167
0.081 0.038
1968/1969
0.018 0.032 0.348 0.372
1.322 1.092
0.179 0.137 0.115
0.065
0.020 0.003 0.308
1969/1970
0
0.034 0.960 -
0.528 0.374 0.279
0.189
0.095 0.045
1970/1971
19n/1978
0
.0039 0.058 0.094 0.251 0.158
0.034 .0052 .0035
0.002
0
0
0.051
1978/1979
0
0.025 0.312 1.012 0.796 0.511
0.127 0.131 0.089
0.035
0
0.253
1979/1980
0
0
0.385 1.225
1.268 0.381
0.118 0.057 0.058
0.044
0.008 0
0.295
1980/1981
1981/1982
0
0
0.250 0.671
0.2n 0.159
0.037 0.039 0
0
0
0
0.119
1982/1983
0
0.031 -
.239
.213
.120
.0312 0.032 0.038
0.001
1983/1984
0
0.024 0.268 0.118
0.430 0.212
0.001 -
0.088
1984/1985
0
0
0
.179
.362 0.469
0
0
0
0
0
0
0.084
1985/1986
0
0.008 0.062 0.255
0.273 0.039
0
0
0
0
0
0
0.053
1986/1987
0
0
0.037 0.565
0.621 0.179
0
0
0
0
0
0
0.117
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
J10yenne
0.012 0.014 0.268 0.473
0.581 0.332
0.096 0.070 0.053
0.030
0.012 0.005 0.162
Ec. type
0.037 0.015 0.281 0.390 0.418 0.309
0.156 0.113 0.085
0.059
0.031 0.015 0.200
l1ax.
.127
.060
1.025 1.322
1.09
.528
.374
.279
0.189
.095
0.049 0.045 0.308
Q3
0
0.028 .330
.671
.796
.469
.127
.131
0.089
0.055
0.014 0
0.274
l1éd.
0
0.016 .257 0.14
.396
.196
.034
.034 0.035
.001
0
0
0.117
Q1
0
0
0.49
.179
.273
.58
0.001 0
0
0
0
0
0.069
Ilin.
0
0
.094
.213
.039 0
0
0
0
0
0
0
Q.051
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
Tableau 3.5 - La Khorine à Madina Abdoul: débits moyens mensuels observés en m3/s.
Ann. hydr.
Il
J
Jt
A
S
0
N
D
J
M
A
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
1967/1968
1968/1969
0.096 0.066 0.058 0.032 0.013 0.005
1969/1970
0.002 0.001 0.060 -
0.155 o.on 0.051
0.026
0.010 0.003
1970/1971
0.001
1971/1972
~tj
19n/1978
0
0
0.2n 0.047 0.386 0.161
0.015 0.001 0
0
0
0
0.074
1978/1979
0
0.030 0.094 0.505 0.685 0.356
0.111 0.086 0.061
0.022
0
0
0.161
1979/1980
0
0
0.142 0.4n
0.443 0.360
0.118 0.047 0.034
0.031
0.011 0
0.139
1980/1981
0
0
0.054 0.202
0.483 0.045,
0.016 0.015 0.014
0.010
0
0
0.065
1981/1982
0
0
0.063 0.215
0.088 o.on
0.013 0.013 0.011
0
0
0
0.040
1982/1983
0
0
0.038 0.259
0.139 0.1~1
0.027 0.013 0.006
0
0
0
0.253
1983/1984
0
0
0.237 0.083
0.354 0.085
0
0
0
0
0
0
0.063
1984/1985
0
0.029 0.070 0.100 0.533 o.99~i
0
0
0
0
0
0
0.086
1985/1986
0
0
0.004 0.415
0.754 0.101
0.014 0
0
0
0
0
0.107
1986/1987
0
0
0.051 0.1n 0.617 0.391
0.034 0.011 0.002
0
0
0
0.107
Moyenne
o
0.005 0.099 0.248 0.448 0.202
0.051 0.027 0.020
o 010 0.003 0.000 0.093
Ec. type
o
0.0120.086 0.165
0.2170.134
0.053 0.032 0.024
0.014
0.005 0.001 0.139
I1ax.
0.002 0.030 0.2n 0.505
0.7540.391
0.155 0.086 0.061
0.032
0.013 0.005 0.161
Q3
o
0.001 0.142 0.415
0.6170.356
0.104 0.057 0.043
0.024
0.005 0
0.107
l1éd.
o
0
0.063 0.209
0.463 0.155
0.022 0.013 0.009
o
o
0
0.078
Q1
o
0
0.051 0.100 0.3540.085
0.014 0
0
o
o
0
0.063
l1in.
o
0
0.004 0.047 0.088 0.045
0.012 0
0
o
o
0
0.040

-132-
3.1.5 La Khorine Madina Omar (385 km2)
Des observations de bonne qualité ont été effectuées pendant seize
années A cette station avec quelques lacunes cependant.
On a les résultats suivants (Tab1. 3.6.)
- module moyen: 0,301 m3/s soit 0,782 l/s km2
- module médian: 0,180 m3/s
- module maximum
0,886 m3/s soit 2,301 l/s km2
- module minimum
0,090 m3/s soit 0,234 l/s km2.
Le calcul des débits extrêmes et caractéristiques sur 13 ans, donne
les résultats suivants (Tab1.3.7):
. débit caractéristique d'étiage nul
. crue maximale fédiane : 3,94 m3/s, soit 10,2 l/s km2 ; 12 maximum
!
observé étant de 15,3 m /s soit un débit spécifique de 39,74 l/s.km .
j.
,
3.1.6 Tiangol Dianguina à Saré Sara (815 km2)
.
Sur qu i nze années de relevés, on note que 1ques 1acunes dues A des
observations journalières manquantes.
Les lacunes de 11 année hydrologique 1979/1980, résultent de la des-
truction de l'ancien pont où était imP1antée la station.
Le module annuel m02en est de 0,905m3/s, ce qui correspond à ~n débit
spécifique de 1,11 l/s.km
(tab1.3.8).
Durjnt cette période, le module m~imum enregistré A la station est
de 3,05 m /s (1969/1970) soit 3,74 l/s km .
L'étiage absolu médian est nul.
~n revanche, le maximum de crue médian est de 8,t5 m3/s soit 1O,F
1/s.km et le maximum observé en 1969/1970 est de 160 m Is (196.3 1/s.km)
(Tab 1. 3.9) :

-133-
Tableau 3.6 - III Khorine ~ Mlldi.nll-Olllllr: débits moyens mensuels observés en m3/s.
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- --~-- ------- ----- ----- ------
Ann. hydr
J
Jt
A
s
o
N
D
A
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
1967/1968
0
0.078 0.328 1.192 3.616 3.216 0.936 0.457 0.344 0.272 0.143 0.049 0.886
1968/1969
0.010 0.001 0.150 0.440 1.255 1.388 0.108 0.095 0.074 0.043 0.012 0
0.306
1969/1970
0
0.001 0.640 1.382
3.500 1.494
0.385 0.173 0.127
0.071
0.027 0.005 0.650
1970/1971
0.002
1974/1975
0
0
0.35
0.62
1.06
0.19
0.05
0.02
0.006
.0003
0
0
0.160
1975/1976
0
0
0.429 0.729 6.06
1.33
0.265 0.185 0.136
0.052 0.014 0.008 0.762
1976/19n
0
0.15
0.17 0.95
1.43
0.88
0.29
0.14
0.11
0.043
0.021 0.006 0.350
19n/1978
0
0.01
0.456 0.148 0.754 0.322
0.089 0.023 0.010
.0007 0
0
0.15
1978/1979
0
0.055 0.164 1.02
1.29 0.608
0.163 0.098 0.052
0.029
0
0
0.292
1979/1980
0
0
0.272 0.998
0.592 0.240
0.089 0.037 0.027
0.020
0
0
0.191
1980/1981
0
0
0.899 0.953
1.47 0.132
0.048 0.032 0.024
0.003
0
0
0.280
1981/1982
0
0.001 0.18
0.940
0.334 0.194
0.065 0.028 0.013
0
0
0
0.148
1982/1983
0
0.053 0.351 0.466 0.172 0.191
0.035 0.001 0
0
0
0
0.106
1983/1984
0
0
0.361 0.091
0.461 0.235
0.036 0
0
0
0
0
0.090
1984/1985
0
0.00" 0.164 0.144
0.720 0.245
0.004 0
0
0
0
0
0.107
1985/1986
0
0
0.070 .556
1.268 0.124
0
0
0
0
0
0
.168
1986/1987
0
0
0.115 .457
0.753 0.593
0.079 .021
0.002
0
0
0
0.168
l10yenne
0.001 0.022 0.319 0.693
1.546 0.711
0.171 0.082 0.058
0.033
0.014 0.04
0.301
Ec. type
0.042 0.216 0.390
1.5570.820
0.233 0.118 0.090
0.068
0.036 0.012 0.247
"'IIX.
0.0100.15
0.899 1.38
6.06
3.216
0.936 0.457 0.344
0.272
0.143 0.049 .886
Q3
o
0.032 0.395 0.976
1.45
1.105
.232
0.1190.092
0.043
0.003 0.001 .328
"'éd.
o
0.001 0.323 0.675
1.1580.284
0.084 0.030 0.019
0.002
o
0
.180
Q1
o
0
0.1670.449 0.656 0.243
0.042 0.011 0.001
o
o
0
.149
"'in.
o
0
0.115 0.91
0.172 0.124
0 0 0
o
o
0
0.090
Tableau 3.7 - la Khorine à "'adina-Omar: Débits caractéristiqyes et extrêmes en m3/s.'
--------- ---------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ----------
Ann hydr "'in. journ.
OCE
OC11
oc9
OC6
Oc3
OC1
DCC
Max.journ ..
--------- ---------- ------- ------- ------- ------- -------
------- ----------
1968/1969 0.000
0.000
0.000
0.003
0.071
0.210
1.18
2.17
3.95
1969/1970
0.000
0.000
0.000
0.012
0.137
0.730
2.50
4.19.
5.60
1974/1975
-
-
-
-
-
-
-
-
-
.<
1975/1976 0.000
~i;
0.000
0.000
0.000
0.100
0.340
3.04
6.52
15.3
1976/19n
0.000
0.000
0.000
0.018
0.130
0.360
1.00
2.71
4.39
19n/1978
0.000
0.000
0.000
0.000
0.019
0.161
0.490
1.19
4.62
1978/1979
0.000
0.000
0.000
0.000
0.060
0.332
0.944
2.13
4.46
1979/1980 0.000
0.000
0.000
0.000
0.028
0.208
0.671
1.53
2.97
1980/1981
0.000
0.000
0.000
0.000
0.026
0.104
0.926
1.99
11.5
1981/1982
0.000
0.000
0.000
0.000
0.020
0.144
0.498
1.18
2.05
1982/1983
0.000
0.000
0.000
0.000
0.000
0.112
0.425
0.839
1.30
1983/1984
0.000
0.000
0.000
0.000
0.000
0.080
0.358
0.513
0.980
1984/1985
0.000
0.000
0.000
0.000
0.000
0.096
0.465
0.831
1.51
1985/1986
-
-
-
-
-
-
-
-
-
1986/1987
0.000
0.000
0.000
0.000
0.000
0.159
0.721
1.04
1.99
--------- ---------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ----------
"'ax.
0
0
0
0.018
0.137
0.730
3.04
6.52
15.3
Q3
0
0
0
0
0.086
0.336
1.090
2.44
5.11
"'éd.
0
.0
0
0
0.026
0.161
0.721
1.53
3.95
Q1
0
0
0
0
0
0.108
0.482
0.940
1.75
"'in.
0
0
0
0
0
0.080
0.358
0.513
0.980

-134-
Tableau 3.8 - Tiangol D;agu;na à Saré-Sara: débits moyens mensuels observés en ~/s.
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
Ann. hydr.
"
J
Jt
A
S
0
N
D
J
F
"
A
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
1967/1968
0.19
0.41
0.92
4.36
11.17 9.86
2.19
1.15
0.93
0.74
0.48
0.28
2.723
1968/1969
0.17
0.28
0.98
0.84
1.67
2.54
0.44
0.33
0.29
0.23
0.15
0.10
0.668
1969/1970
0.C9
0.12
1.36
3.59
21.98 5.22
1.69 0.89 0.59
0.45
0.32
0.215
3.035
1970/1971
0.17
1974/1975
1.62
.0695
-
.0627
0.36
0.18
0.18
0.13
0.05
0.009
0.962
1975/1976
0
0.003 1.25
1.45
12.7
3.71
0.785 0.509 0.335
0.218
0.101 0.048
1.75
1976/1977
0.04
0.15
1.17
2.56
3.22 2.19
0.92
0.37
0.30
0.16
0.08
0.05
0.937
1977/1978
0.025 0.080 0.79
0.41
1.61
0.74
0.22
0.11
0.06
0.022
0.010 0.002 0.340
1978/1979
0
0.355 0.443
2.37
2.54
1.05
0.295 0.128 0.089
0.013
0.001 0
0.611
1979/1980
1980/1981
0
0.053 1.12
1.64
2.08
0.390
0.176 0.108 0.072
0.043
0.009 0
0.474
1981/1982
0
0.031 0.403
1.69
0.840 0.389
0.103 0.035 0.016
0.004
0
0
0.390
1982/1983
0
0.155 0.178
0.477 0.151 0.256
0.039 0.018 0.009
0.003
0
0
0.140
1983/1984
0
0
0.383
0.259 0.490 0.169
0
0
0
0
0
0
0.108
1984/1985
0
0
0
0.268 2.93
1.171
0.040 0
0
0
0
0
0.367
1985/1986
0
0.022 0.033
0.637 1.67
0.191
0.018
0
0
0
0.215
1986/1987
0
0
0.106
1.47
5.75
3.24
.199
.159 0.087
0.005
0
0
0.918
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
l10yenne
0.046 0.120 0.726
1.533 5.003 2.14
0.54
.289
.202
0.136' 0.081 0.048 0.905
Ec. type
0.072 0.138 0.530
1.242 6.20 2.63
.661
.349
.264
0.211
0.141 0.087
0.939
"ax.
0.19
0.41
1.36
4.36
21.98 9.86
2.19
1.16
.930
0.74
0.48
0.28
3.035
Q3
0.065 0.218 1.145
2.465 8.46
3.475
.853
.440 0.328
0.224
0.126 0.075
1.344
"éd.
0
0.067 0.617
1.46
2.31
1.110
.258
0.119 0.081
0.033
0.005 0
0.543
01
0
0.011 0.142
0.444 1.225 0.39
0.072 0.027 0.013
0
0
0
0.278
"in.
0
0
0
0.259 0.490 0.169
0
0
0
0
0
0
0.108
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
Tableau 3.9.- Le Tiangol Dianguina à Saré-Sara: Débits caractéristiques et extrême~ en m3/s.
--------- ---------- ------- ------- ------- ------- ------- ----_.- ------- ----------
ANNE:
"in. journ.
DCE
DC11
DC9
DC6
DC3
DC1
DCC
"ax. journ.
--------- ---------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ----------
1967/1968
1968/1969 0.090
0.100
0.120
0.190
0.320
0.680
1.92
2.81
7.67
1969/1970 0.080
0.080
0.090
0.250
0.570
2.45
7.40
19.0
160.
1975/1976 0.000
0.000
0.000
0.050
0.350
0.990
6.00
15.3
21.6
1976/1977 0.030
0.040
0.040
0.080
0.350
1.16
3.40
5.70
8.83
19n/1978
0.000
0.000
0.006
0.023
0.090
0.390
1.04
2.36
4'.62
1978/1979
1979/1980
1980/1981
0.000
0.000
0.000
0,000
0.080
0.360
1.10
4.82 ,
7.29
1981/1982 0.000
0.000
0,000
0.000
0.020
0.310
0.807
2.48
3.63
1982/1983
0.000
0.000
0.000
0.000
0.16
0.176
0.574
0.840
1.99
1983/1984
0.000
0.000
0.000
0.000
0.000
0.104
0.454
0.696
1.58
1984/1985
0.000
0.000
0.000
0.000
0.000
0.070
0.880
4.14
12.5
1985/1986
1986/1987 0.000
0.000
0.000
0.000
0.060
0.312
3.19
8.86
20.7
--------- ---------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ----------
l'IAX
0.090
0.100
0.120
0.250
.570
2.450
7.400
19.0
160.0
Q3
0.055
0.060
0.065
0.135
.350
0.99
4.70
10.5
20.7
"éd
0
0
0.0
0.01
0.055
0.360
1.51
4.48
7.67
01
0
0
0.0
0
0.018
0.243
0.844
2.38
3.63
"in
0
O'
0.0
0
0
0.070
0.454
0.696
1.58
--------- ---------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ----------

-135-
3.1.7
Casamance à Kolda (3700 km2)
Cette station présente vingt années de relevés de très bonne qualité
exceptées quelques lacunes dues ~ des arrêts momentanés du limnigraphe.
le tableau 3.103 des débits moyens mensuels donne un module
interar.nue1 de 2.322 m Is.km2 (0.628 lis km2).
le module médian sur cette période d'observation est 1.6 m3/s (0,432
1/s.km2). la détennination des débits extrêmes et caractéristiques donne
les résultats suivants.
l'~tiage absolu médian est nul, le maximum observé depuis 1968 étant
de 0,2 mis.
le maximum de crue médian es.t de 12,75 m3/s
(3.44 lis km2).
le
maximum
observé
a atteint
113
m31s
(1969/1970)
soit
30.5
lis
km2
(Tab1.3.11) .
3.2. Critique des données de base
Cette critique a porté uniquement sur les modules annuels et a é~é'-..,
menée en deux étapes :
'è':' ,"
recherche de valeurs aberrantes dans les séries chronologiques der
débits
.':".7~}•.,..
.,....
- application de la méthode des doubles cumuls aux 'modules annuels
pour en déterminer les anomalies éventuelles et les corriger.
3.2.1. Recherche de valeurs abarrantes
Nous
avons
utilisé
une
méthode
très
simple
pour
vérifier
l'homogénéité
des
séries
chronologiques
de
modules.
Elle
consiste
~
transfonner la série de modules en une série de variables centrées réduites
d'après la fonnu1e :
Ixi - ~
U = - - -
S
avec U, variable centrée réduite de Gauss
Xi, module de l'année i
X, module interannue1

Tableau 3.10 - La Casamance à Kolda : Débits moyens mensuels en m3/s.
-136-
------.---- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- .-----
Année HYDR
Il
Jt
A
S
0
N
D
Il
A
----------. ---.-- ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
1967/1968
0.339 0.66
2.42
12.54 33.49 33.03 10.62
4.47
3.03
2.47
1.67
0.97
8.81
1968/1969
0.62
0.49
1.63
2.51
4.82
7.74
2.16
1.19
0.91
0.68
0.44
0.26
1.95
1969/1970
0.15
0.16
2.74
9.59 46.58 13.72
5.15
2.56
1.74
1.18
0.79 0.51
7.07
1970/1971
0.32
1.25
3.0
13.7
10.1
3.36 1.47 0.93
0.67
0.47
0.35
0.17
2.98
1971/1972
0.07
0.48 6.90 12.0
12.4
6.21
2.15
1.27
0.93
0.54
0.32
0.16
3.64
1972/1973
0.12
0.152 0.97
4.05
3.80 1.92
0.89
0.43
0.26
0.16
0.08
0.03
1.07
197311974
0
0.32
3.04
8.78
8.27 3.12
1.13
0.56
0.34
0.22
0.13
0.06
2.09
1974/1975
0.003 0.19 8.65
5.02
8.15
2.96
1.04
0.51
0.41
0.17
0.07
0.03
2.30
1975/1976
0.017 0.04 1.73
4.53
34.2
12.3
2.66
1.41
0.95
0.62
0.31
0.11
4.89
1976/1977
0.03
0.09
2.15
5.87
7.59 7.84
2.50
0.85
0.66
0.38
0.26
0.14
2.38
1977/1978
0.033 0.034 1.04
0.66
2.39
1.40 0.30
0.14
0.074
0.049
0.042 0.023 0.52
1978/1979
0
0.121 0.661
3.07
6.65
2.73
0.638 0.470 0.287
0.135
0.047 0.016 1.24
1979/1980
0.10
0.322 1.965
2.67
3.70 1.32
1.10
0.50
0.44
0.14
0.018 0
1.02
1980/1981
0
0
1.178 3.49
5.64
2.58
0.642 0.064 0.131
0.014
0
0
1.15
1981/1982
0
0.003 0.927
4.28
2.63
1.19 0.880 0.794 0.463
0.411
0.410 0.289 1.03
1982/1983
0
0.283 0.753
1.30 1.462 0.506
0.114 0.065 0.079
0.118
0.006 0.0
0.391
1983/1984
0
0
0.745 0.476
0.875 0.505
0.042 0
0
0
0
0
0.220
198411985
0
0.247 0.173 0.528 2.054 1.242
.282
.189
0.095
0
0
0
0.401
1985/1986
0
0
0.063 .640
3.8
.525
0.099 .59
0.023
0
0
0
0.382
1986/1987
0
0
.399 1.75
4.20 2.56
.463
.255
.177
0.109
0.067 0
0.832
----.------ ------ ----- ----- ---_.- ----- ----- ------ ----. ----- .------ ----- ----- .-----
l10yenne
0.077 0.238 2.056 4.873
10.1
5.34
1.72
.836
0.583
.393
.252
0.138 2.322
Ec. type
0.155 .312
2.172 4.225
12.6
7.55
2.42
1.055 .718
.573
0.394 .236
2.484
l1ax.
0.62
1.25
8.65
13.7
46.6 33.03
10.6
4.47
3.03
2.47
1.67
.97
9.58
Q3
0.110 0.400 2.58
7.32
9.18
6.975
2.16
1.060 0.790
0.505
0.38
0.165
3.31
IIéd.
0
0.157 1.40 3.77
5.23 2.84
0.965 0.822 .375
0.165
0.105 0.03
1.60
Q1
0
0.019 0.749 1.525
2.90
1.281
0.622 0.343 0.113
0.079
0.012 0
0.461
Min.
0
0
0.063 0.476
.875
0.505
0.042 0
0
0
0
0
.220
.',1.,
".
----------- .----- ----- ----- .---.- ----- ----- ------ ----- .---- ------- ----- .---- ------
Tableau 3.11 - La Casamance à Kolda: Débits caractéristiques et extrêmes en m3/s.
--------- ---------- ----- .---- ----- ----- ----- ----- .---- ----------
ANNEE
IIin. journ.
DeE
De11
De9
De6
De3
De1
DCC MEIX. journ.
--------- ---------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----------
1968/1969
.200 00
.220
.320
.550 1.00 2.31
5.55
9.10
.13.900
1969/1970
.130.00
.130 . .150 . .540 1.73
7.75
17.5
54.0
113.00
1970/1971
1971/1972
.050 00
.050
.080
.280 1.19 5.90
12.4
14.3
18.8 00
1973/1974
.000 00
.000
.010
.120
.430 2.85
8.65
11.4
16.0 00
1974/1975
.000 00
.000
.010
.080
.490 2.90
8.60 12.3
16.8 00
1975/1976
.009 00
.020
.020
.080
.810 3.00 24.5
41.9
48.4 00
1976/1977
.020 00
.030
.040
.180
.670
2.30
10.7 15.5
17.6 00
1977/1978
.002 00
.004
.015
.034
.120
.500
1.76
4.25
6.20 00
1978/1979
.000 00
.000
.000
.048
.370 1.11
4.60 8.64
12.5 00
1980/1981
.000 00
.000
.000· .000 .000 .450 4.32 7.29
13.0 00
1981/1982
.000 00
.000
.000
.341
.482
1.09
3.31
5.59
7.69 00
1982/1983
.000 00
.000
.000
.025
.089
.452
1.28 3.26
4.27 00
1983/1984
.000 00
.000
.000
.000
.000
.340
.748
1.36
4.42 00
1984/1985
.000 00
.000
.000
.000
.164
.396
1.65
2.27
3.47 00
1985/1987
.000 00
.000
.000
.000
.010
.148
1.35
3.96
7.22 00
1986/1987
.000 00
.000
.000
.000
.180
.752
3.03
6.44
9.83 00
--------- ---------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----------
Max.
0,20
.220
.320
.550
.173
7.75
24.5
54.0
113
Q3
0,015
0.025 0.030 .230 0.74
2.875 9.675 13.3
17.2
Méd.
0
0
0.015 0.064 0.400 1.10
4.46
7.965
12.8
Q1
0
0
0
0
.60
.451
1.72
4.105
6.71
l1in.
0
0
0
a
0
.148
.748
1.36
3.47
--------- ---------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----------

137-
S, écart-type de l'échantillon.
En se fixant un seuil de signification (& = 0,05) on recherche la
probabilité de réalisation de l'observation "douteuse" (AIVAZIAN S., 1978 ;
BOIS Ph., 1980) pour en déterminer la vraisemblance ou non.
Ce test appliqué aux séries de modules annuels de Kolda,Saré Sara,
Madina Omar,
Saré Koutayel,
Saré Keita et Toukara,
indique une bonne
homogénéité des séries des modules sauf pour Kolda et Madina Omar.
Pour
ces
stations,
le
module
"douteux"
de
l'année
1967/1968
(occurrence inférieure A 1 %) se singularise par rapport au reste des
modules. En effet pour cette -là à Kolda on obtient:
8.81 - 2.32
U =
= 2.62
2.48
C3tte valeur de U correspond A une probabilité d'occurrence égale A
4,5.10-
de loin très inférieure à 1 % (elle a une chance sur 222 de se
réaliser).
Cependant, l'examen de la série des modules annuels des fleuves de la
région, notamment le Sénégal à Bakel, révèle la même singularité de l'année
1967/1968. Ceci s'explique par le fait que cette année correspond A la der-
nière année de précipitation et d'hydraulicité normale.
.'.\\..
,
f
".
f
"
,
3.2.2. Méthode du double cumul
L'application de la méthode des doubles cumuls (BRUNET-MORET, 1971,:·
·1
DUBREUIL P., 1974) aux modules annuels des différentes stations, aveC'Koldai
comme station de référence, montre un bon alignement des points, ce qui
traduit une bonne homogénéité de ces séri es. En conséquence, nous n'avons
procédé A aucune correction des débits.
3.3. Essai d'homogénéisation des débits moyens mensuels et annuels
Les
tableaux
de
données
de
base
présentés
plus
haut,
révèlent
l'hétérogénéité de l'information débit sur le bassin de la Casamance. Il
s'y ajoute la brièveté des échantillons.
L'homogénéisation des
débits
mensuels et annuels s'avère donc nécessaire pour toute comparaison des
écoulements entre les différentes stations. Pour ce faire, deux approches
ont été suivies (DACOSTA H., 1985)

1) Une régression des modules entre Kolda et les stations de Saré
Keita, Saré Koutayel, Saré Sara, Madina Omar et Madina Abdoul d'une part,
et Toukara d'autre part.
2) Régression mois par mois entre Kolda et ces mêmes stations.
Les résultats de l'analyse corrélatoire seront confrontés aux résul-
tats d'observations pour déterminer la méthode de reconstitution des
modules pour les séries à étendre.
3.3.1. Extension des débits moyens mensuels et annuels des stations
de Haute Casamance
3.3.1.1 Station de Saré Sara.
Les débits moyens mensuels et annuels de Saré Sara ont été corrélés à
ceux de Kolda. Le tableau 3.12 présente, les équations de régression à
l'échelle mensuelle et annuelle et le coefficient de corrélation obtenus
qui révèlent une bonne liaison entre les deux stations.
En effet, malgré la faiblesse de nos échantillons, ces coefficients
de corrélation
restent
largement
supérieurs
à
la
valeur
limite pour
laquelle
ils
équivaudraient
à
zéro.
Pour n = 8,
le
coefficient de
corrélation doit être supérieur à 0,707 pour être significatif.
.:;.....
',,',
Tabl.3.12 :Corrélation Saré Sara-Kolda (station explicat.ive)";;':::J";~":,.•
---------
---------------------~--------- ---- ~~lr >~r~;:~:.~:':t~;(
Mois
n
Equation de régression
r · · ·
---------
------------------------------- ----------
Mai
8
Y = 0.520 OK + 0.022
0.905
Juin
12
Y = 0.520 OK + 0.022
.891
Juillet
12
Y = 0.494 OK + 0
.943
Août
14
Y = 0.335 OK + .348
.952
Septembre 14
Y = 0.398 OK : 0.518
.964
t·:·;····
Octobre
14
Y = 0.292 OK + 0.389
.964
."
.",
Novembre
14
Y = 0.222 OK + 0.095
0.960
Décembre
14
Y = 0.265 OK + .025
0.960
Janvier
15
Y = 0.314 OK + 0.011
0.918
Février
15
Y = 0.312 OK + 0.312
0.971
Mars
15
Y = 0.300 OK - 0.002
0.955
Avri l
14
Y = 0.315 OK + 0.004
0.983
Année
14
Y = 0.408 OK + 0.024
0.995
o annuel
.--------
------------------------------- ---------.

-139-
Les modules annuels ont été reconstitués par les deux approches (Q1 =
modules calculés par corrélations mensuelles; Q2 = modules obtenus par
corrélation entre modules) et comparés aux modules réellement observés
(QO).
La
figure 3.9
montre
que
dans
l'ensemble,
les
deux
approches
reconstituent bien l'évolution des modules.
En faisant la somme des modules obtenus par les deux approches et en
la comparant A celle des modules observés, on obtient un écart de - 1,2 %
de Q1 par rapport AQo et +3,3 % de Q2.
L'approche présentant le moindre écart a été retenue c'est-A-dire la
reconstitution des modules annuels par régressions mensuelles. La période
lacunaire 1970/1971 à 1973/1974 et l'année hydrologique 1979/1980, ont été
comblées. Dans le tableau 3.13 ont été consignés les débits moyens mensuels
et annuels de 1967 à 1986.
Tableau 3.13 - Tiangol-Dianguina A Saré Sara:débits moyens mensuels en ~/s.
Ann. HYDR.
Il
J
Jt
A
5
0
N
D
J
F
Il
A
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- -----
------
1967/1968
0,19 0,41
0,92
4,96
11,17 9,86
2,19
1,15
0,93
0,74
0,48 0,28
2,723
1968/1969
0,17 0,28 0,98 0,84
1,67 2,54
0,44
0,33
0,~9
0,23
0,15
q,10
0,668
1969/1970
0,09 0,12
1,36 3,59
21,98 5,22
1,69 0,89 0,59
0,45
0,32
0,21
3,035
1970/1971
0,17 0.672 1,48 4,94
4,54 1,39
0.421 0.296 0.221
0,150 0,103 0,058
1,20
1971/1972
0,043 0.272 3,41
4,37
5,45 2,24
0.572 0.387 0,303
0,172
0,094 0,OS4 i 'l,45
1972/1973
0,057 0,101 0,779 1,170
2,03 .961
0.293 0.164 0,093
0;053
0,022 0,013 ";0-'''
L
,
1973/1974
0,022 0,188 1,50 3,29
3,81 1,32
0.346 0.198 0,118
0,072
0,037 o,\\i2j .O~ci;
,
'.'. 1. . ':'._~'
,
Q;~
"~ô
1974/1975
0,023 0.121 1,62
0,695
3,76 6,627 0,36
0,18
0,18
0,13
O,OS
:'/~'
. ",'
1975/1976
0,04 0,003 1,25
1,45
12,7
3,71
0,785 0,509 0,355
0,218
0,111 O,~ 1i~:;.
1976/1977
0,04 0,15
1,17 2,56
3,22 2,19
0,92
0,37
0,30
0,16
0,08 0~05 ' !!Ù;:ti# '~
..
'
1977/1978
0,025 0,080 0,79
0,41 1 1,61 0,74
0,22
0,11
0,06
0,022
0,,010 Gl,002 '0,340 '
1978/1979
0
0,121 0,661 3,07
6,65 2,73
0,698 0,47
0,287
0,135
0,047 D,OU 1,24
1979/1980
0,051 0,183 0,971 1,24
.782 .339
0,183 0,149 0,047
0,047
0,003 D
0,495
1980/1981
0
0,059 1,12 1,64
2,64 0,390
0,176 0,108 0,072
0,043 0,009 0
0/474
"~"I.
1981/1982
0
0,031 0,403 1,69
0,840 0,389 0,103 0,035 0,016 0,004 0
0
0,390
1982/1983
0
0,155 0,178 0,477 0,551 0,256
0,039 0,018 0,009
0,003
0
0
0,140 :.~i -
,;,/'
1983/1984
0
0
0,383 0,259
0,490 0,169
0
0
0
0
0
0
0,108
1984/1985
0
0
0
0,268 2,93
1,171
0,040 0
0
0
0
0
o 36i
_ ~ r.
, "
1985/1986
0
0,022 0,033 0.637
1,67
1,91
0,117 0,066 0.018
0
0
0
0,230
1986/1987
0
0
0,106 1,47
5,75
3,24
0.199 0.159 0,087
0,005
0
0
0,918
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
...
l10yenne
0,044 0,148 0,941 1,95
4,74
2,00
0,497 0,281 0,204 0,132
0,075 0,043 0,926
----------- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------ ----- ----- ------- ----- ----- ------
*: Période 1970-1971 à 1974-1975 reconstituée.

FIG 3.9
SARE SARE: COMPARAISON MODULES OBSERVES· MODULES CALCULES
l
;\\1~\\\\
1
\\

\\ ,
2
•\\
\\
\\
~ •
a.o
\\
~.---=::'---....
): Cl,
~
----,.
. "
......
.
~.---- ~.~,
e
. " -
o L-_..,.
~,"'(..,.---------..,.------------------
annees
•...P)
E
Modu les obJerves
3
~=
calcules par correlations mensuellas
j,' :,; :..~-
2
1

"
i
1967 88
1975 76
•...

3
2
2'
Q.
1 148
1
1
a-a 104
Q.
097Q.-0008
O~------""'---""'ca.~-
1.
2

-141-
3.3.1.2. Station de Madina Omar
Nous avons procédé de la même manlere que précédemment en corrélant
les débits moyens mensuels puis annuels de cette station avec ceux de
Kolda. Dans le tableau 3.14 sont présentées les équations de régression et
les coefficients de corrélation.
Tabl.3.14 : Corrélation Madina Omar-Kolda(station explicative)
---------
------------------------------- ----------
Mois
n
Equation de régression
r
---------
------------------------------- ----------
Mai
12
Y = 0.016 OK + 0
0.963
Juin
12
Y = 0.109 OK - 0.003
0.950
Juill et
14
Y = 0.218 OK + 0.1
0.987
Août
14
Y = 0.126 OK + 0.212
0.943
Septembre 15
Y = 0.156 OK + 0.253
0.982
Octobre
16
Y = 0.095 OK + 0.162
0.976
Novembre
16
Y = 0.084 OK + 0.019
0.984
Décembre
16
Y = 0.026 OK + 0.001
0.952
Janvier
16
Y = 0.108 OK
0.006
0.954
Février
16
Y = 0.103 OK
0.009
0.965
Mars
15
Y = 0.077 OK
0.005
0.954
Avri l
15
Y = 0.041 OK
0.002
0.892
Année
15
Y = 0.082 OK + 0.105
0.970
oannuel
...
~
" .iH>'.':'.' .• '
,,". ": ',~
-""
~~b_l:~~_ 3~~~_~ ~~:~n:_~_~a~~~~_ o:~~_d~~~~~ :~:~s_~:~~u~~~_:~ ~~~~ ----~.:_:~~~;;;/:·,;i~r···
.,
"
_______
1966/1967
Il
J
Jt
A
S O N
0
J
F
Il
A _ t• .:;" '-:.:~~.
--------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ------ ----- ----- ,~~.;~' .: '::;<-< ',;"
1967/1968
0
0.078 0,328 1,192 3,616 3,216 0,936 0,457 0,344 0,272
0,143 0,649 "O~~ . " , '
1968/19690,0100,001 0,1500,440 1,255 1,388 0,158 0,095 0,0740,043
0,0120
0,306 '
1969/19700
0,001 0,640 1,382 3,500 1,494 0,385 0,173 0,127 0,071
0,0270,005
0,650
1970/1971 0,0020,1330,754 1,94 1,83 0,481 0,1420,090 0,066 0,039 0,022 0,005
0,45~
1971/1972 0,001 0,0491,60 1,72 2,19 0,7520,200 0,1230,0940,047 0,0200,005
0,567
1972/1973 0,002 0,014 0,311
.7220,846 0,344 0,094 0,042 0,022 0,007 0,001 0
0,200
1973/1974 0
0,032 0,763 1,32
1,54 0,458 0,114 0,055 0,031 0,014
0,005 0
0,361
1974/1975 0
0
0,35
0,62
1,06 0,19
0,05
0,02
0,006 0,0003 0
0
0,160
1975/19760
0
0,4290,7296,06 1,33
0,265 0,185 0,1360,052
0,0140,002
0,762
1976/1977 0
0,15
0,17 0,95
1,43
0,88
0,29 0,14
0,11
0,043
0,021 0,006
0,350
1977/19780
0,01
0,4560,148 0,754 0,322 0,089 0,023 0,0100,007
0
0
0,151
1978/1979 0
0,055 0,164 1,02
1,29 0,608 0,163 0,098 0,052 0,029
0
0
0,292
1979/1980 0
0
0,2720,9980,5920,240 0,089 0,037 0,027 0,020
0
0
0,191
1980/1981 0
0
0,899 0,953 1,47 0,1320,048 0,032 0,024 0,003
0
0
0,280
1981/1982 0
0,001 0,18 0,940 0,3340,1940,065 0,0280,0130
0
0
0,148
1982/1983 0
0,0530,351 0,466 0,172 0,191 0,035 0,001 0
0
0
0
0,106
1983/1984 0
0
0,361 0,091 0,461 0,235 0,036 0
0
0
0
0
0,090
1984/1985 0
0,001 0,164 0,144 0,720 0,245 0,004 0
0
0
0
0
0,107.
1985/1986 0
0
0,070 0,556 1,268 0,124 0
0
0
0
0
0
0,168.
1986/19870
0
0,115 0,457 0,753 0,593 0,079 0,021 0,002 0
0
0
0,168.
Moyenne
0,001 0,029 0,426.840
1,56 0,671 0,164 0,073 0,053 0,032
0,013 0,004
0,320.
* Période 1970-1971 à 1973-1974: reconstituée.

-142-
L'écart entre les modules observés et reconstitués par régression
mensuelle est de +0,9 %, alors qu'il est de -6,4 % par régression module A
module.
Les lacunes de Madina Omar seront donc comblées par reconstitution
des débits moyens mensuels (Tabl.3.15).
3.3.1.3. Station de Saré Koutayel
La corrélation mois
par mois est
très
mauvaise.
Par contre,
A
l'échelle annuelle, une relation étroite lie les deux stations. Pour neuf
années communes,
on
obtient
un
coefficient
de
corrélation
de 0,987.
L'équation de régression s'écrit:
3
Q Saré koutayel = 0,056 QKolda + D,DOl,
Q en m /s
Par
conséquent,
A défaut
de
débits
moyens
mensuels,
seul
l'échantillon des modules annuels sera étendu sur 10 ans.
. .'~ ~
3.3.1.4. Station de Saré Keita
Seule, la corrélation entre modules a donné de
relation liant les deux stations s'écrit:
Q Saré Keita = 0,177 QKolda -0,007 , Q
.. .
~
'. '.'
,'.
Le coefficient de corrélation est de 0,985.
Seules les lacunes à l'échelle annuelle seront comblées.
3.3.1.5. Station de Madina Abdoul
Un essai de corrélation a été fait avec la station de Kolda; mais les
coefficients de corrélation calculés étant très faibles, cette station a
été corrélée avec Madina Omar située en aval sur le même affluent. Pour les
mois de mais, juin, mars et avril, les relations trouvées sont très lâches
(r <0,5).
Par contre,
pour
la période
allant
de juillet A février,
d'excellentes
liaisons
existent
entre
ces
deux
stations
(r
>0,95)
(tab1.3.16). Mais étant donné que les contributions des mois de juiflet a
février
représentent
99,3
%
de
l'écoulement
annuel,
une
bonne
reconstitution des débits de ces mois doit conduire a une estimation
acceptable du module de Madina Abdoul.

-143-
Tabl.3.16:
Corrélation
Madina
Abdoul
Madina
Omar(station
explicative)
---------
------------------------------- ----------
Mois
n
Equation de régression
r
---------
------------------------------- ----------
Mai
Juin
Juillet
la
0.744 Q MO-0.046
.984
Août
la
0.454 Q MO + 0.031
0.95
Septembre 10
0.793 Q MO - 0.065
0.970
Octobre
10
0.664 Q MO - 0.034
0.975
Novembre
12
0.411 Q MO - 0.003
0.964
Décembre
la
0.893 Q MO - 0.007
0.978
Janvier
10
0.971 Q MO - 0.001
0.978
Février
6
0.743 Q MO + 0.005
0.951
Mars
Avri l
0.678 Q MO - 0.005
0.920
Année
10
---------
------------------------------- ----------
TabLeau 3.17 - Khorine à "adina AbdouL: débits moyens mensueLs en m3/s.
J
Jt
A
s
o
N
D
J
F
" A "odule
1967/1968
0,1980,571 2,81
2,10
0,6320,401 0,3330,207
0,611 ;
1968/1969
0,066 0,231 0,933 0,889 0,096 0,066 0,058 0,072 0,013 0,005
O:~9.
1969/1970 0,02
0,001 0,060 0,658 2,72
0,955 0,155 0,077 0,051 0,0260,0100,003 Q,j9t-
1970/1971 0,001
0,515 0,912 1,39
0,285 0,155 0,073 0,063 0,034
.
'0,'_: ,'"
1971/1972
1,14
0,812 1,67
0,465 0,179 0,103 0,090 0,040
'0,37•. ':
~. -1- .. :

'.
-'f~
f\\ ,
1972/1973
0,185 0,359 0,608 0,194 0,096 0,031 0,020 0 , 0 1 0 0 - , ' 1 & . '
-
1973/1974
0,5220,6301,16
0,2700,144 0,042 0,029 0,015
9;~~ -~:~. ,
1974/1975
0,214 0,312 0,778 0,092 0,048 0,011 0,005 0,001
.0,123
1975/1976
0,273 0,362 4,75
0,849 0,406 0,158 0,079 0,044
0,581
, .. ':,
J., .:
1976/1977
0,080 0,462 1,97
0,5500,2160,1180,065 0,037
0,218
1977/1978
0
o
0,277 0,047 0,385 0,161 0,0150,001 0
0
0
0
0,074
-,'...~:'i~:,~:~
1978/1979
0
0,0300,0940,500 0,685 0,3560,111 0,086 0,061 0,0220
0
0,161
c.
1979/1980
0
o
0,142 0,477 0,443 0,360 0,118 0,047 0,034 0,031 0,011 0
0,139
i~:::Y!l!;;:.};
1980/1981
0
o
0,054 0,202 0,483 0,045 0,016 0,015 0,014 0,010 0
0
0,065
1981/1982
0
o
0,063 0,215 0,088 0,077 0,013 0,013 0,011 0
0
0
0,040
1982/1983
0
o
0,035 0,259 0,139 0,148 0,027 0,013 0,006 0
0
0
0,053
1983/1984
0
o
0,237 0,083 0,354 0,085 0
0
0
0
0
0
0,063
1984/1985
0
0,0290,0700,100 0,533 0,293 0,012 0
0
0
0
0
0,086
1985/1986
0
o
0,004 0,415 0,7540,101 0,0140
0
0
0
0
0,107
1986/1987
0
0 '
0,051 0,177 0,617 0,391 0,0340,04
0,0020
0
0
0,107
"oyenne
0,2140,389 1,1190,4330,1240,065 0,046 0,025
0,205
* période 1970-1971 à 1976-1977: reconstituée.
Les
modules
ainsi
reconstitués,
comparés
à
ceux
obtenus
par
corrélations entre modules, présentent un écart moins important (6,6 %) par
rapport aux modules observés comparativement à la seconde approche (23,2
%) •

-144-
Dans
le
tab1eau3.1?
sont
consignés
les
débits
moyens
mensuels
reconstitués pour la période lacunaire.
3.3.1.6. Marigot de Baïla à Toukara
Cette stat i on a été corré 1ée avec toutes 1es stat ions de l a Casamance en
amont de Ko1da mais les liaisons trouvées sont très lâches (0.20 < r <
0.50) tant à l'échelle annuelle que mensuelle. Une extension des modules de
Toukara a été recherchée par corrélation hydrop1uviométrique.
L'homogénéisation des débits moyens mensuels et annuels des stations de la
Casamance aurait pu être tentée par corrélation avec les stations des
fleuves voisins (, Gambie, Sénégal et Falémé). Cependant dans le cas de la
Gambi e, l a péri ode d' observat i on sur 1a Casamance étant plus longue, une
telle analyse corré1atoire n'aurait qu'une valeur indicative même si les
données
de
la Gambie
à
Gouloumbou
et
Kédougou
ont
été
reconstituées
jusqu'en 1953 d'une manière rigoureuse (DACOSTA H., 1985).
EN revanche,
pour 1e F1 euve Sénégal, s i l e début des observations est
antérieur à celui de la Casamance, (Sake1, 1903 ; Kidira, Gourbassy sur la
Falémé,
1953)
le rapport des superficies drainées entre Sake1,
Kidira,
Gourbassy et
Ko1da est très élevé (il est respectivement de 63 ; 8 ; 4,6)
pour qu'une éventuelle extension des débits de la Casamance soit,! ll~ide
des stations du Fleuve Sénégal, fiable.
..-.:;-..' .. ', '
'.
'''...
~'~'"
,",
,
>
-.'~
.
..
\\."'"
,
;:'~, "
.'~'
"
3.4. Corrélations hydropluviométriques
" ,
~v_._ /~i.~,-
'!!"
...
...? .~"; ;~' ;,
....
..: .... .,;.,....
Cette analyse corré1atoire porte uniquement sur le couple pluie ,annuelle.:;~~~.~·
moyen~e sur le bassin - module a~nue1 ( ~r~a1ab1e~ment converti ~n. ".lalJ,l~.....d...'e.a.••I.L....:.';::L~.C'.
écoulee) sur, lequel une corré1atlon 11nealre a eté recherchée ..B5.ni ,·que la.; "',
dis~ribution des modu1e~ puisse s'écarter de la distribution:no~a:llt~',et· ".,'
aVOlr une forme parabo11que, ROCHE M. (1963) note que IIdans la plüp~rt'des>',
climats tropicaux, on n'a guère à s'en préoccuper car, en admettallt;q'ue l a "
régression ne soit pas tout à fait linéaire, on se trouve en général assez
haut
sur
la
branche
de
parabole
pour
que
l'assimilation
soit
satisfaisante".
La démarche suivie est très simple
- Corrélation 1ame d' eau écou 1ée - plu i e annuelle moyenne correspondante
calculée suivant la méthode de Thiessen (ROCHE M, 1963; REMENIERAS G,1986).
- Corrélation pluie annuelle moyenne - vecteur régional dont la formulation
indique une prise en compte de l'ensemble des postes pluviométriques de la
région. L'existence d'une liaison étroite entre la pluie annuelle moyenne
et le Vecteur régional
(que nous appellerons désormais "pluie régionale"
(P.R.), obtenue en multipliant les indices annuels du vecteur par 1000)
permettrait de générer une chronique de
pluies annuelles moyennes qui
permettrait à son tour d'étendre la chronique des lames d'eau écoulées.

-145-
L'application de cette approche
~ la station de Toukara sur le Saïla
indique une três bonne liaison linéaire entre la lame écoulée (Le, mm)et la
pluie moyenne (Pmm) avec un coefficient de corrélation, r, égale ~ 0,992
d'une part et entre entre la pluie moyenne et la "Pluie régionale" (r =
0,970) d'autre part (F}g.3.10).
FIG 3.10
MARICOT DE 8AïlA
A TOUKARA
Correlation lame ecoulée- Pluie moyenne
Correlation
Pluie moyenne - Pluie rè'9ionale
/
le =
0,00554
P mm-2,645
Pmm=1,806
P,R-623.425
le
r
P mm
r
=0,992
= 0.970
n= 8
n=8
1000
500
.. .,.;~~,,'....'
O I L - - - - - - . . . . . , j T - - - - - - - r - - - - -
OL-
.L.-_.,..-.......~~~"_ ......."'T"'""--
500
1000
P mm
_ . ':I~~~\\
La linéarité de la relation Le - Pmm étant établie,
le cal,culdu gain''<t!
(ROCHE M.,
(1963), DUBREUIL P. (1974) permet l'extensionde.·la~'êrie dèS.,.'.::
.. ~:.
lames d'eau écoulées et partant celle des modules annuels de;.T~k~r:'~. à.52~'
.
ans. Nous indiquons ci-dessous les équations de régression 1(~t:J~~1làme$'/'"
ê~o~lées et la pluie annuelle moyenne ; cette dern.iêre àvec,:.là})~pl}l~e,·
...
reglonale".
,;:"::;..... " ','
..
.
. .
...
..
,..
,
<.: : ~." .~~
.
,
Le (mm) = 0,00554 Pmm
2,645
r = 0,992
Pmm
623,425
r = 0,970
Gain = 47 ans.
Cette démarche a été appliquée à la station de Kolda et ~ celles contrôlant
ses principaux affluents (Saré Koutayel ; Saré Sara, Madina Omar).
Les
relations
établies
entre
les
paramètres
considérés
sont
toutes
linéaires et
les coefficients
de corrélation
calculés témoignent d'une
liaison fonctionnelle entre ces paramètres.
- Kolda (Fig.3.11) .
• Le(mm)
=
0,090 Pmm - 58,597
r = 0,966

. P(mm)
= 1,029 "P.R." + 41,727
r = 0,970
Gain = 32 ans
- Saré Sara (Fig.3.12) :
Le (mm)
=
0,096 Pmm - 52,985
r = 0,945
P(mm)
= 1,023 Il P. R. Il + 84,720
r = 0,961
Gain = 31 ans
- Madina Omar (fig. 3.13) :
• Le(mm)
=
0,106 Pmm - 64,303
r = 0,940
. P(mm)
=
1,114 "P.R." + 11,623
r = 0,969
Gain = 30 ans
f
- Saré Koutayel (Fig.3.14):
Le(mm)
=
0,023
Pmm
-
15,562
r = 0,966
• P(mm)
=
0,953 "P. R. Il + 65,994
r = 0,955
:':;;- : .
. ~
Gain = 32 ans
,.:'
,', ~; ... _,. .•-.~ "..1,
"
On obtient ainsi pour Kolda une série étendue de 52 ~oduîe$-':a~rlùtb: 51 mo-
dules A Saré Sara; 50 modules A Madina Omar et 40 modules à.:Sàrê 'Koutayel.
Nous avons uni fonni sé la longueur des séries A 52 ans soir -,de 11 année-""
hydrol ogi que 1~35/1936 à 1~86/1987. Le tab 1e~u . 3.18 renfe",!"e-..-~. J.,'.s.~.,.... :,_modules..•I···-'·.'.~­
annuels calcules et observes durant cette perlode. Nous /r:~v\\-el)d.,r:nnssur.,'~':
l'interprétation des relations le-P dans l'étude du bilan hy4rQ.i~gfque des
&'t
différents sous bassins.
_ -~
c ' , : '
':tJ-:
.
,_:'
-:",-:?

-147-
FIG 3.11
CASAMANCE
A
KOLDA
E
E
...
Correlalion lame ecoulée - Pluie moyenne
Correlation
Pluie moyenne
Pluie régionale
..
...
P"'''' =1,029 PloP41.727
100
1000
r =0,970
" -
20
Le=0,090
P"'''' - 58.597
r = 0,966
n =15
50
500
oIL-------....,--~:.....----"'T:_--"
.....
;;;;;-
500
1000
FIG 3.12
TIANCOl DIANCUINA A SARE SAlA
'",filA
"
Correlalion lame ecoulée _ Pluie moyenne
Correlation
Pluie moyenne. -
~ui~il'·.!li~~"'.:"·
P:nm
Le
".:~~t~;"~
101l
Le = 0,096
p",,,,-52.985
1000
r = 0,945
n =17
50
500
P "'''' =1,023
P.I + 84.720
r = 0,981
"=20
OL-
. , - _ " -
...,.
_
500
1000
P "''''
500
1000
P•• _

-148-
Figure 3.13 -
KHORINE
A MAOINA
OMAR
E
Correlation lame ecoulée
Pluie moyenne
E
...
Correlation Pluie moyenne
Pluie régionale
e
e
.....
Pmm:1,114
P R + 11,623
..
100
1000
r : 0,969
Le :0,106
Pmm - 64.303
r:0.940
50
500
.......
';".,;
oL---------r--....:..-----...,..------ oL.-----------T'"'----....-~--.....~'l""-_,...-;.,. ......·,
..•.
500
1000
500
1000
P.I
Figure 3.14 - MARIGOT OE SARE ICOUTAYEL A SARE ICOUTAYEL
Correlation lame ecoulée
Pluie moyenne
Correlation Pluie moyenne
Pluie régionale·.
E
=
E
~
E
...
20
lCOO
Le: 0,023
Pmm -15.562
Pmm=0,953
p,R+65.994
/
r=0,966
r= 0,955
n=8
n=9
10
500
o L - - - - - - - ' - T - - - U . . -
-r-
_
o l - - - - -
...-
....
_
500
1000
Pmm
500
1000
P.I

149-
Tableau 3.18 - Débits moyens annuels (.a/s) aux principales stations de la Casamance
------------ --------- --------- --------- --------- ---------
Année
Kolda
Saré Sara Madina O.
Saré K.
Touk.ara
------------ --------- --------- --------- --------- ---------
1935/1936
6,70
2,01
1,03
0,271
0,063
1936/1937
7,15
1,08
0,506
0,109
0,072
1937/1938
3,18
1,84
0,933
0,241
0,035
1938/1939
6,40
1,17
0,556
0,125
0,061
1939/1940
3,56
1,32
0,640
0,150
0,041
1940/1941
4,19
1,35
0,654
.154
0,038
1941/1942
0,761
0,516
0,184
.009
0,009
1942/1943
4,29
1,78
0,898
.230
0,045
1943/1944
6,15
1,45
0,569
.128
0,057
1944/1945
3,35
1,25
0,599
.138
0,021
1945/1946
3,89
1,92
.980
.255
0,038
1946/1947
6,75
1,34
.648
.153
0,042
1947/1948
4,25
1,83
0,927
.239
0,044
1948/1949
6,36
1,263
0,603
.1395
0,075
1949/1950
3,92
1,89
0,964
.249
0,036
1950/1951
6,63
2,11
1,08
.288
0,062
1951/1952
6,90
1,98
1,02
.266
0,054
195211953
7,02
1,66
0,832
.209
0,053
1953/1954
5,64
1,86
0,947
.243
0,047
1954/1955
6,51
1,94
0,992
.259
0,063
1955/1956
6,85
1,52
0,754
.186
0,061
1956/1957
5,06
1,52
0,754
1,86
0,067
195711958
6,80
1,93
0,983
0,256
0,048
1958/1959
8,90
2,42
1,26
.342
0,093
1959/1960
3,56
1,17
0,556
0,125
0,028
1960/1961
3,29
1,11
0,519
0,113
0,031
1961/1962
5,70
1,67
.839
.212
0,046
<'.'.
1962/1963
4,65
1,43
0,701
.169
0,041
1963/1964
3,98
1,27
0,613
.142
0,034
1964/1965
4,13
1,31
.631
.148
0,032
j~~' ~ .;.
1965/1966
5,85
1,71
.860
.219
0,060
1966/1967
4,43
1,41
0,649
.159
0,048
1968/1969
1,95
0,668
0,306
0,036
0,001
""
,
.:
1967/1968
8,81
2,72
0,886
0,217
0,068
~ , ..;w-
1969/1970
7,07
3,03
0,650
0.434
0,048
1970/1971
2,98
1,20
0,459
0,073
0,027
.·If\\
r.f'.;:'
"
.. ,·:j:~n
1971/1972
3,64
1,45
0,567
0,122
0,015
~~~".
197211973
1,07
0,497
0,200
.039
1973/1974
2,09
0,910
0,361
.OS3
°0,020
1974/1975
2,30
0.646
0,160
0,140
0,026
1975/1976
4,89
1,75
0,762
0,234
0,047
1976/1977
2,38
0,937
0,350
0,067
0,037
1977/1978
0,520
0,340
0,151
0,013
1978/1979
1,24
1,24
.292
0,156
°0,043
1979/1980
1,02
0,495
.191
0,069
0,008
1980/1981
.1....12
0,474
.280
0,011
0,001
1981/1982
1,03
0,390
.148
O,OSO
0,019
1982/1983
0,321
.140
.106
0,028
0,028
1983/1984
.220
.108
.090
0,004
0,002
1984/1985
0,401
.367
.107
0,077
0,017
1985/1986
0,382
0,230
.168
0,065
0,026
1986/1987
0,832
0,918
.168
0,131
0,026
------------ --------- --------- --------- --------- ---------
Moyenne
4,07
1,318
0,598
0,156
0,039
Ecart-Type
2,45
0,655
0,3}5
0,093
0,022
C.V.
0,60
0,50
0,53
0,60
0,552
------------ --------- --------- --------- --------- ---------
8.81 : Valeurs observ~es

CHAPITRE Il
"" .::.~;~
>. ".'
'. :- ":
~. ~."
'. \\.
"
ETUDE DES MODULES ANNUELS ET LEUR V'ARIÀ-sIlITE
INTERANNUB.l.E
.
..
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1fJ~
" -:'
.
. ~ ...
. ~
."'."
.
::-,

-151-
L'homogénéisation
des
modules
annuels
des
principales
stations
contrôlant la Casamance et ses principaux affluents en amont de Ko1da et la
station de Toukara sur le marigot de Baï1a en Basse Casamance, nous a per-
mi s de di sposer d'un échant i 11 on de 52 modu1 es. C' est sur 1a base de cet
échantillon que nous analyserons les modules de la Casamance A Ko1da, du
Tiango1 Dianguina A Saré Sara, de la Khorine à Madina Omar, du Niampampo à
Saré Koutaye1 et du Baïla A Toukara.
Mais afin de mieux préciser l'évolution temporelle des modules et
l'hydraulicité des différents affluents, en terme de récurrence, nous enta-
merons l'étude des modules par leur analyse statistique et la prédétermina-
tion des modules médians et décennaux sec et humide avant d'aborder la va-
riation saisonnière et journalière des débits.
1 - Analyse statistique des modules.
1.1. Etude fréquentielle des modules.
L'étude de la distribution statistique des modules a été faite en
comparant
l'ajustement
de
différentes
lois
aux
échantillons
observés
(1967/1968 - 1986/1987) et étendus sur 52 ans :
- Loi de Gauss ou loi normale,
- Loi de Galton ou gausso-10garithmique
Loi de Gumbe1
Loi de Pearson III et V ou Gamma incomplète
i '
- Loi de Goodrich ou exponentielle généralisée
.
Loi de Frechet
·~\\t·
Loi WRC-USA ou Log-Gamma de première espèce
- Loi de Fuites
et Loi de Polya.
Toutes ces lois ont été programmées et rassemblées dans le logiciel
DIXLOIS mis au point par le Laboratoire d'Hydrologie de l'ORSTOM. Le calcul
des paramètres de chaque loi se fait donc automatiquement après la saisie
des
données.
Les
ajustements
résultants
sont
couplés
à
deux tests
d'adéquation (déjA évoqués dans l'étude des précipitations annuelles) per-
mettant de choisir la loi la mieux appropriée à l'échantillon tant pour les
valeurs extrêmes que pour les valeurs intermédiaires. Il s'agit des:
- test de Brunet- moret (1977)
- test du Khi 2
La meilleure loi est celle ayant la plus faible valeur du test de
Brunet- moret et la plus forte fréquence ou dépassement. Quant au test du

-152-
Khi 2, l'adéquation de la loi est d'autant meilleure que la valeur du Khi 2
tend vers 0, en restant inférieure à la valeur critique du seuil de proba-
bilité choisie.
La prise en compte de ces tests et la comparaison des ajustements,
après report graphique des distributions expérimentales des échantillons et
des différentes courbes en diagramme gaussa-arithmétique, nous a amené à
retenir la loi de Goodrich qui est une distribution exponentielle générali-
sée.
1
- A( x - ~) -
Fl(n) = e
n
La démarche à suivre pour estimer les paramètresde la loi et le cal-
cul d'un débit de fréquence donnée est identique à celle exposée dans
l'annexe 2.2. Les différents paramètres de la distribution de Goodrich dé-
terminés en calcul automatique sont indiqués dans le tableau 3.19 pour les
cinq stations retenues. La figure 3.15 présente la distribution statistique
des échantillons de Kolda, Saré Sara et Madina Omar.
Tableau 3.19 - Paramètres de la loi de GOODRICH ajustée aux modules des 5 stations de la
Casamance. et de ses affluents.
.Paramètres de la loi de
KOLDA
SARE SARA
MADlHA OI1AR • S. KOUTAYE •TOUKARA
GOODRICH
------- ------ ------ ------ ------ ------ ---------- ------
20 ans
52 ans 20 ans 52 ans 20 ans 52 ans
52 ens
52 ens
--------------------------- ------- ------ ------ ------ ------ ------ --~-----~. -------
P3ramètre d'échelle
1.873
5.335
0.825
1.790
0.235
0.786
0.198
0.064
Paramètre de position
0.209
-0.683
0.101 -0.273
0.084 -0.098
-0".020
Paramètre de forme
1.186
0.481
1.0
0.375
1.004 0.411
-0.507"
0.341
Moyenne
2.257
4.045
0.926
1.318
0.320
0.599
0.156
Médiane
1.421
3.792
0.673
1.287
0.247
0.578
0.145
"0.038
Mode
0.209
3.208
0.101
1.227
0.084
0.534
0.119
0.037
Variance
5.960
5.706
0.681
0.413
0.056
0.093
0.009
0.004
Coefficient de variation
1.082
0.590
0.891
0.488
0.739
0.510
0.595
Coefficient d'assymétrie
2.593
0.581
2,0
0.289
2.011
0.390
0.648
0.191
Coefficient d'aplatissement 10.642
0.156
6.0
-0.203
6.072 -0.111
0.278
-0.262

-153-
Si l'extension des chroniques de débits de Ko1da, Saré Sara et Madina
Omar a permis d'améliorer sensiblement la connaissance des modules moyens,
il est intéressant de noter l'évolution des coefficients de variation (Cv),
d'assymétrie et d'aplatissement des chroniques de 20 ans et 52 ans des
trois stations.
* Echantillon de 20 ans:
- forte dispersion des observations autour de leur valeur centrale. A
Ko1da,
le Cv est supérieur à 1 ce qui
signifie que l'écart-type de
l'échantillon est supérieur à sa moyenne. A Madina Omar et Saré Sara, le Cv
est supérieur à 0,74.
- forte dissymétrie positive de la distribution ( 1 >2)
- fort aplatissement des distribution ( 2 ~6).
Rappelons que dans
le cas d'une distribution normale,
les
coefficients de dissymétrie et d'aplatissement sont nuls.
* Echantillon de 52 ans
1.2. Interprétation des résultats de l'étude de prédétermination des
modules
L'étude statistique des modules de la Casamance et ses affluents
montre que la loi exponentielle de Goodrich est celle qui s'ajuste le mieux
aux distributions expérimentales des modules,
avec une dissymétrie plus
forte à Ko1da et Saré Koutaye1.
Le tableau 3.21 regroupe les principaux résultats de la prédétermina-
tion des modules: moyens, médians, et décennaux sec et humide pour les
stations retenues.
Si
on
considère
la
Casamance
en
amont
de
Ko1da,
on
constate
l'augmentation des modules bruts en allant vers l'aval. Le module moyen in

-154-
Tableeu 3.20 -; "odules fréquentiels aux principales stations de la Casamance et ses affluents.
P6riode de retour
ANNEES
SECHES
(ans)
R
STATION
100
50
25
20
10
5
2
5,
10
20
25
50
100
20 ans
0,2270,241 0,264 0,338 0,525
1,421
3,50 5,25 7,09 7,70 9,65
15,5 40,0
KOLDA
52 ans 0,100 .133
0,4520,595 1,12 1,91
3,79
6,03 7,29 8,37
8,69 9,61
10,5
6,5 40,4
20 ans
0,18 0,129 0,143 0,188 0,285 0,673 1,43 2,00 2,57 2,75 3,33
10,6 28,0
SARE-SARA
52 ans 0,046 0,141 .266 0,314 0,496 0,747 1,29
1,87 2,17 2,43 2,95 3,71
3,90
4,4 28,0
---------------.---- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ------- ----- ----- ----- ----- ----- .---- ---- ----
20 ans
0,089 0,092 0,096 0,109 0,137 0,247 0,463 0,627 0,791 0,844 1,01
5,7 9,8
"ADINA-olJItAR
52 ans 0,021 0,060 0,113 0,134 0,214 0,326 0,578 0,858 1,01 1,34 1,17 1,28 1,37
4,7 14,0
SARE-KOUTAYEL 52 ans 0
0,08 0,020 0,024 0,044 0,080 0,145
0,2530,2830,326 .339 0,3760,410 6,410,8
TOUKARA
52 ans 0
o
0,003 0,005 0,011 0,020 0,038 0,057 0,066 0,074 0,077 0,083 0,089 6,0
K3 ; Coefficient d'irrégularité de RODIER = - - - - = - -
Q10 sec
QO.10
Q max. de la série
R
Coefficient d'immodération de de PARDE
=--------------------
Q min. de la série
---------.-------------------------------------------------------------------------_.-----------------------~-

-
KOLDA
MADINA OMAR
...
1
1
; 1 1 LOI DE SOOORICti
~ -
:"1 1 lOI DE IOOaRIC"
"::lE co

j .
ca
o"
'"-
en,
CI
,,..0
0"
CI
o'
...
ID
-
..
FIG 3015
-....CI
..
...
o
DISTIIIUTION STATISTIQUE
2,

DIS MODULIS
ANNUELS
1
SAUSS VARIATE ( U 1
1
,
IUU,~II VA~IA~E ',U: '
1
1 f
1 _
L
_
L
_1 _ , .
1
.1
1
1
1
1
1
F
.........IJ .1'.2'
17 .11'
.
.....
.•• .t'.11
17 .11'
.
SAR! SARA
•..
~'"
1 LOI DE SOOORICH
".
~ ...
'"
~
'"
...
100
i -

:f
=J
_-1
.=4
.:t
.' ""
'
...
MOYE"MME 1.32
."'.". "
ECUf"TYPE 0.65
MIRE l'GINTS 12
,-
-..l
~ Yb
'
b
!
!
1
1
' 2
-1
1
IAUSI VARIATE , U 1
" . ' , ' j
I l
I~'I j
1
I f
.,~~;.~:~:
:,;.'~ :.... "J ",1.,JI .••.• ....10 .17 ..., ....1
..
"
\\,'~
'
t:,
f(--<"

-156-
terannuel de Kolda représente respectivement 3 fois et 6,7 fois celui
de Saré Sara et Madina Omar.
Les deux affluents
(Tiangol
Oianguina et
Khorine) contrôlés par ces deux stations apportent près de 50 % du débit
enregistré à Kolda.
On notera la faiblesse des modules prédétenninés pour Saré Koutayel
(640 km2) comparés à ceux de Madina Omar de superficie plus réduite (385
km2). Il en va de même des modules de Toukara (324 km2). Nous tenterons
d'apporter des éléments d'explication de cette "anomalie" apparente.
Tableau 3.21 - Modules décennaux (sec et humide), médians et moyens
aux principales stations
------------.-- ---------------r--------------- ------------.-
Module décennal
Module médian
Module moyen
Module décennal
sec
humide
SiATlONS
M3/s
l/s.km2
M3/s
lis. km2
113/s
l/s.km2
M3/s
l/s.km2
------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ------
KOLI>A
1.12
0.303
3.79
3.79
1.02
4.04
7.29
1.97
SARE SARA
0.496
0.609
1.29
1.58
1.32
1.62
2.17
2.66
"ADINA
OMAR
0.214
0.556
0.578
1.50
0.599
1.56
1.01
·2.62
.
SARE
KOUTAYEL
0.044
0.069
0.145
0.227
0.156
0.244
0.283
0.442
. . . . . :.
TOUKARA(l1arigot de Ba1Lal
0.011
0.034
0.038
0.117
0.039
0.120
0.066.
0.204
------- ------- ------- ------- ------- ------- ------- ------ "', ,',
...--.
or.
4

. -i;, ,.:,,,:.
"
.
. . ".
En plus, des débits bruts, les modules spécifiques ont été. calculés···.l'c·;:~..
et consignés dans le tableau 3.21. Contrairement aux débits bruts~ ce. der:':-
niers diminuent d'amont en aval. On note l'importance des débits spéci-
fiques des affluents de rive gauche coulant vers le nord (statioons Saré
Sara et Madina Omar) par rapport à ceux des affluents de rive droite (Sarê
Koutayel). En effet, pour une superficie totale de 1200 km2, soit le 1/3 du
bassin contrôlé par Kolda, les apports des affluents de rive gauche repré-
sentent la moitié du module moyen interannuel de Kolda.
Une
relation graphique débits
spécifiques-superficies
des
bassins
versants a été recherchée. Il est apparu deux organisations distinctes se
traduisant par des relations linéaires:
- les débits spécifiques-superficies des bassins versants à drains
orientés vers nord (fig.3.16a)
-
les
débits
spécifiques-surfaces
des
bassins
versants
à
drains
orientés vers le sud - (fig.3.16b).
Même si ces relations semblent confirmer l'hypothèse de BRUNET-MORET
(1970) sur l'inexistence possible d'une relation unique liant les débits
spécifiques aux superficies des bassins versants,
ces relations sont à

FIG 3.16'
RELATION DES DEBITS SPECIFIOUES 1 LIS KM2)
SUPERFICIE DU BASSIN VERSANT
Cf
3
Drains orientés vers le nord.
Z

Decennol s.c
D ModiftoO .....
Sare
Soro 1001
ZODO
3011
Koldo
400lt Km 2
..1
Drains orientés vers le sud.
..' :~
"r- :.:'
..-.... ,
...!
•..1'''0

1'"
le"..• .. Il.·
Z H
311

-158-
considérer avec la plus grande réserve, compte tenu de la faiblesse de
l'échantillon de bassins versants disponibles.
2 - L'écoulement annuel et sa variabilité.
L'utilisation courante du débit moyen pour exprimer la quantité
moyenne d'eau écoulée par un cours d'eau pendant une période donnée, cache
souvent la variabilité temporelle de l'écoulement par suite du caractère
aléatoire des
variables
d'entrée
(précipitations).
La
connaissance de
l'étendue de ces variations s'avère donc importante, pour mettre en oeuvre
de façon économique et sûr, des projets d'aménagements des eaux. Car autant
1e débi t moyen i nterannue 1 pennet d' éva1uer 1a ressource potent i elle, au-
tant la connai ssance des vari at ions i nterannue lles et sai sonni ères permet
d'estimer les défaillances qui peuvent survenir dans les conditions natu-
relles et d'évaluer les volumes de réserves nécessaires pour les réduire.
Sur la Casamance, cette variation temporelle de l'écoulement annuel
sera analysée sur la base de deux séries : la chronique observée de 20 ans
et la série étendue sur 52 ans des stations de Kolda, Saré Sara, Madina
Omar, Saré Koutayel et Toukara sur le Baïla.
L'existence de stations contrôlant les principaux affluents de la Ca-
samance en amont de Kolda permettra d'analyser les caractéristiques des
différents sous-bassins (morphométrie, orientation des drains ... )
L'ana lyse stat i st i que des modu l es étant déj à réa li sée, il sera pos-
sible de situer en tennes de récurrences certaines années particulières
(forte ou faible hydraulicité).
".':
... :.... ';
2.1. Variabilité de l'écoulement annuel
' .....
L'évolution des modules de la Casamance et ses affluents en amont de::"
Kolda et à Toukara, montre des variations assez marquées des modules d'unC!,,,'>,, );'
année à l'autre (fig.3.17). La méthode des moyennes mobiles pondérées, ex:":'
posée dans la deuxième partie, a été appliquée à ces modules. La vAriation
~'i
de ces moyennes mobiles pondérées permet dl interpréter plus facilem~nt les
variations annuelles. Si on considére la période 1935/1936 à 1986/19~7~ on
distingue quatre grandes phases
. , .... ~ .... . .
- 1935/1936
.r~:ov
à 1940/1941
période excédentaire
:-"
- 1942/1943 à 1958/1959
période à écoulement très excédentaire'
- 1961/1962 à 1967/1968
période à écoulement moyen
- 1968/1969 à 1986/1987 : période à écoulement très déficitaire mal-
gré quelques années exceptionnelles (1969/1970 ; 1975/1976).
La variation des moyennes mobiles pondérées indique un même schéma
évolutif des modules à toutes les stations, à savoir:

tJ.b j.J.1
VARIATIONS DES MODULES; ET HYDRAULICITE DE LA CASAMANCE A IOLDA 'ET ses AFFLUENTS
Kolda
Sare Sara
l-
'-
7
\\,~
;;;:4,04 m3 ,a
52 ana
,-
5
y~
r-IV
\\ ~ Il y~
;;;:2,28 m 3, a
.,....
3
V
\\ 1 20 ana
1\\
I-
I
0
II~
1
1840-41
1850.51
1880.11
1870.71
1980.S1
1940.41
18SO.51
11H10. 81
1970.71
19S0.S1
%
%
+100
+ 100
+150
-50
HYDIAULICITE
-100
-100
HYDIAULICITE
::l:'"
"-i
.......
Madina Omar
Toukara
..hi·"
1
,\\
f
"'"",
-
v'l
~I\\'"
~\\
,
a
0,05
~
"'\\
in: O}5l1S m3,
\\ ~
52 ana
,\\
-
Il
Il
Il III~'"
!
11140.41
1950.51
198Q.81
1970.71
19S0eS1
11140841
1850061
1980.81
1970.71
1eSO.S1
%
%
+10
HYDIAULlCITE
+100
1
HYDRAULIC ITE
-100

-160-
- Chutes brutales des modules à partir de 1935/1936 jusqu'en
1941/1942 (moins accentuée cependant pour Madina Omar et Saré Sara).
- Puis une augmentation progressive des modules jusqu'en
1951/1952 suivie d'une période de relative stagnation avant la pointe de
1958/1959
- A partir de 1959, on observe une diminution des modules
entre 1959 et 1961, puis stabilisation autour de la moyenne jusqu'en 1965
avant une nouvelle croissance qui culmine 1967/1968.
- Dès 1968 s'amorce une baisse graduelle des modules jusqu'en
1983/1984 qui détient le plus fort déficit jamais enregistré sur le bassin.
Une telle variation des modules a été mis en évidence sur les cours
d'eau voisin de la Casamance: le Sénégal à Bake1 (OU VRY J.C., 1983), la
Gambie à Gou1oumbo et Kédougou (LO, H.M., 1984 ; DACOSTA H., 1985).
Sur la figure 3.17 nous avons représenté également l'hydrau1icité en
terme de déficits ou d'excédents (%) par rapport à la moyenne interannuelle
1935/1936-1986/1987. On y note l'importance du déficit de l'année hydro10-'
gique 1941/1942 (SIRCOULON J., 1976a,b) qui serait de l'ordre de 80 % à
Ko1da ; 60 % à Saré Sara; 70 % à Madina Omar et de 78 % à Toukara.
A partir de 1970/1971, nous avons une suite de 17 années déficitaires
dans laquelle la bonne hydrau1icité de 1975/1976 apparalt comme une excep-
tion.
Le maximum du déficit dans cette série se situe en 1983/1984. A
Ko1da, le déficit par rapport au module interannue1 est de 95 % ; Saré
Sara, 93 % ; Madina Omar 85 % .
2.2. Irrégularité interannuel1e.
, "
,;'1}
Cette irrégularité interannuel1e a été abordée dans la pré~entatio~\\';~'
des données de base puis dans 11 ana1yse statistique des modu 1esà travers:::: .'o:,i
le coefficient de variation (Cv = Ecart-type/moyenne) dont nous avons si-
~...~~
gnalé l'importance des valeurs. Ils traduisent une forte dispersion des mQ- ..
dules autour de leur moyenne (Tab.3.19). Cette irrégularité interannuél1~
des modules s'exprime aussi par le coefficient d'irrégularité K3 de ROPl,.~R
(rapport du modu le décennal humi de au modu 1e décennal sec) et 1e cbef:..·::
f~cient d'immodéra~i~n R de PARDE (r~p~ort de la va1e~r ~axima1e de la sé-~i~;
rle à la valeur mlnlma1e). Ces coefflclents sont conslgnes dans le tableau
":.~.;.~
3.22 ci-dessous.
' '!:':
Ces coefficients traduisent une forte irrégularité interannuelle à
toutes les stations d'où la dissymétrie observée dans
la distribution
expérimentale des modules. Les coefficients K3 et R montrent que cette ir-
régularité est plus forte pour les affluents coulant en direction du Sud ou
de l'Est (Toukara, Saré Koutaye1 et Kolda) que ceux dont les drains sont
orientés vers le Nord (Saré Sara, Madina Omar).
Cette variabilité des modules d'une année à l'autre est le reflet fi-
dèle
des
variations
spatio-temporelles
des
précipitations
seul
mode
d1 a1imentation du bassin. Compte tenu du régime saisonnier des précipita-

161-
tians et leur inégale répartition pendant la saison des pluies ou hiver-
nage, il s'avère important de définir les régimes hydrologiques résultants
et leurs variations par rapport au régime moyen.
la connaissance de ces régimes est d'autant plus importante qu'ils
sont un indicateur des disponibilités saisonnières en eaux de surface dont
la maîtrise et la gestion constituent aujourd'hui une priorité pour le
développement hydra-agricole de la Casamance.
Tableau 3.22: Coefficients de variation, d'irrégularité et d'immodération.
--------------- __1.0 ___ ------ -----. ------ ------ ------
Ecart-
Stations
Année
M
type
Cv
K3
R
--------------- ------ ------ ------ ------ ------ --._--
20 ans 2,26
2,44
1,082
15,5
40,0
Ko1da
------ ------ ------ ------ ------ -----.
52 ans 4,04
2,38
0,59
6,5
40,4
--------------- -----. ------ ------ ------ -----. ------
20 ans 0,926
0,825
0,891
10,6
28
Saré Sara
------ -----. ------ ------ ------ ------
52 ans 1,32
0,644
0,488
4,4
28
--------------- ------ ------ ------ ------ ------ ------
20 ans 0,320
0,236
0,739
5,7
9,8
Madina Omar
------ ------ ------ ------ .----- ------
52 ans 0,599
0,305
0,510
4,7
14,0
--------------- ------ ------ ------ ,..----- ------ ------
Saré Koutayel
52 ans 0,156
0,093
0,595
6,4
10,8
--------------- ------ ------ ------ ------ -----. ------
Toukara
52 ans 0,039
0,021
0,546
6,0
--------------- ------ -----. ------ ------ ------ ,.-----
3 - Variabilités saisonnières et journalières de l'écoulement.
les précipitations constituant le seul mode d'alimentation·'des' cours
d'eau en milieu tropical,il en résulte que leur concentration pendant1a"('
saison des pluies, allant de Juin à Octobre, entraîne celle de l'écoulement
'et l'apparition d'une période de hautes eaux et une autre de basses·~a"lx; .. ",
Mais ~la variati?n d~ la répartitio.n .des précipitations men~uelles d'uri!'Aît;.,.?;;.
née a l'autre lndult celle des deblts moyens mensuels qUl sont la resul- ';~~:
tante des variations des débits journaliers. L'étude de ces variations sera
menée sur la base de la série de vingt ans à l'aide
'·~.'i~~
- des coefficients mensuels de débits (CMD), rapport du débit moyen
mensuel du mois considéré au module moyen annuel,
- des coefficients de variation, indices des grandes fluctuations des
débits moyens mensuels autour de leur valeur centrale,
- et du rapport d'irnmodération R qui confirme le manque de
pondération des régimes tropicaux.

4
-162-
3.1. Variations saisonnières des débits
Les coefficients mensuels
des débits.
L'étude de ces variations porte essentiellement sur la Casamance en
amont de Kolda qui appartient au domaine cl imatique sud-soudanien ou au
tropical de transition. Dans ce domaine, les régimes hydrologiques, fonc-
tion des précipitations, ont leurs hautes-eaux qui durent 4 à 5 mois
(FRECAUT R., 1982). On parle de hautess eaux quand le coefficient mensuel
de débit (CMD) est supérieur à 11 unité. Pour l a Casamance à Kolda et ses
affluents en amont de cette station on constate (tabl.3.23):
- sur la Khorine à Madina Abdoul et Madina Omar et le Tiangol Dian-
guina à Saré-Sara, la période des hautes-eaux va de Juillet à Octobre soit
4 mois. Les basses-eaux durent de Novembre'à Juin (CMD <1). En effet, dès
le mois de Novembre, les précipitations se
raréfient sur le bassin et llécoulement nlest plus soutenu que par
les nappes.
- A la station de Kolda, exutoire du bassin, les hautes-eaux se
concentrent sur trois mois (Août - Septembre et Octobre) même si le CMD du
mois de Juillet est déjà proche de llunité. Ce retard à Kolda s'explique
par la faiblesse de la pente longitudinale du cours de la Casamance ce qui
a pour conséquence un retard énorme sur le' transfert de llonde de crue
(BRUNET- MORET, 1970).
Mais ces coefficients mensuels de débits sont très influencés par le
déficit pluviométrique de ces 17 dernières années. Car, si on considère
certaines années de bonne pluviométrie, on constate un allongement de la
période des hautes eaux :
- 1967/1968 : à Kolda, les hautes eaux se maintiennent durant 8 mois
(Juilllet-Février) ; à Saré Sara et Madina Omar, elles durênt 7 mois (Juil-
let-Janvier).
.
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- 1969/1970 : les hautes-eaux se maintiennent pendant'S m~is '·.{J"il~ ..
let-Nove:nbre) aux trois stations.
.
~ ,~.'"
.....
:,•.•• :" ..,'.•' .!
Cela laisse supposer qu'en année de pluviométrie moyenne ou excéd~n;'.
taire, on observerait une période de hautes-eaux beaucoup plus 10ng~ft:~"
qu'elle ne l'est maintenant. Par conséquent, le déficit pluviométriqu4bàe:-··/.:
tuel aurait entraîné une réduction de la durée des hautes-eaux comme cê'l:al ,tt(1::
été constaté sur la Gambie à Kédougou (La H M, 1984) et sur le Nigera"%
Koulikoro (BALLa A., 1984) deux stations appartenant au domaine tropical de' .
transition.
Malgré cette réduction de la période des hautes-eaux, la crue an-
nuelle a lieu généralement en Septembre. En effet, sur 20 ans on a :
- A Kolda, dans 65 % des cas, elle survient en Septembre à 20 % en
Août, 10 % en Octobre et 5 % en Juillet.
- Saré Sara : 85 % des cas en Septembre ; 10 % en Août et 5 % en Oc-
tobre
- Mdadina Omar
75 % en Septembre
20 % en Août et 5 % en Oc-
tobre

-163-
TabLeau 2.23 - Débits moyens mensueLs, coefficients mensueLs de débits (CDK) et coefficients de
variation aux stations de La Casamance en amont de KoLda
Station
l'lai
Juin
Juil. Août
Sept. Oct.
Nov.
Déc.
Janv. fév.
Kars
Avril
Q (m3/s) 0,077 0,238 2,056 4,87
10,1
5,34 1,72 0,836 0,583 0,393 0,251 0,1382,25
KOLDA
CKD
0,0340,106 0,914 2,16
4,49
2,37 0,764 0,372 0,259 0,175 0,1120,061
CV
2,01
1,31
1,05
0,867 1,25
1,41
1,40 1,26 1,23 1,46 1,57 1,71
Q (m3/s) 0,044 0,148 0,941 1,95
4,74
2,00 0,4970,281 0,204 0,132 0,075 0,043 0,926
SARE SARA
CK~
O,()48 0,160 1,0162,11
5,12 2,16 0,5370,3030,220 0,143 0,018 0,046
-
CV
1,41
1,11
0,8240,769 1,10 1,14 1,13
1,06 1,12 1,38 1,63
1,75
Q (m3/s) 0,001 0,0290,4260,840 1,560 0,671 0,164 0,073 0,053 0,032 0,013 0,004 0,320
KADINA OKAR CMD
0,0030,091 1,33
2,62
4,87
2,10 0,5130,2280,266 0,100 0,041 0,013
CV
2,0
1,55
0,850 0,601 0,891 1,01
1,27 1,42 1,53 1,90 2,46 2,75
Q (m3/s) 0
0,005 0,214 0,389 1,120 0,433 0,1240,0690,046 0,025 0,0030,001 0,205
KADINA AB.
CI'ID
0,024 1,04
1,90
5,46 2,11
0,605 0,3170,2240,1220,015 0,005
CV
2,40
1,225 0,618 1,01
1,11
1,24 1,4
1,60 1,82 1,72 1,61
La situation du maximum mensuel en Septembre est étroitement liée au reglme
pluviométrique dont le maximum survient en général en Août soit un mois de décalage
entre les deux maxima. Mais compte tenu de la fluctuation que connaît le maximum
pluviométrique, le débit moyen mensuel maximum observe la même dynamique d'où la
précoc ité ou le retard de 1a crue annue 11 e comme nous le verrons dans 1e chapit re
suivant.
Entre les mois de Juillet et Octobre, la Casamance écoule a Kolda 82,8 %de son
volume annuel. Si on y ajoute Novembre et Décembre, ce pourcentage p~sse a 92,3 % .
.
- Madina Abdoul : 90 %en Septembre et la %en Août.
'
.. . .
A Saré Sara, l'écoulement de Juillet à Octobre représente 86,7 %du total·
annuel; avec Novembre et Décembre ou passe a 93,7 % •
A Madina Omar, on a respectivement 91,1 %et <97,2 % pour les deux pér1o.~es)'····:,
A Madina Abdoul, les pourcentages sont légèrement plus faibles 87,6 %,~t9?~3~~~'
~r-_,.~ .~
Ainsi, plus de 92 %de l'écoulement annuel se concentre sur 6 mois de Juillet-a'
Décembre,
ce qui
témoigne d'un manque de
pondération dans
la
répartition ~è
l'écoulement annuel a l'échelle mensuelle.
A la stabilité, toute relative, du mois du maximum s'oppose l'instabilité du
mois du minimum. Si d'une manière générale il survient en Mai, ces dernières années
marquées
par
un
déficit
pluviométrique
sans
cesse
croissant,
ont
connu
un
affaiblissement général
du régime et
le passage d'un écoulement pérenne a un
écoulement intermittent. Ainsi, sur la Khorine à Madina Omar qui a généralement un
mois sans écoulement (Mai), a partir de l'année hydrologique 1973/1974, la période
sans écoulement s'allonge en passant de deux mois cette année-la a 7 mois en
1983/1984 ; 1984/1985. Le mois du minimum oscille entre Novembre et Mai.

-164-
Sur le Tiangol Dianguina a Saré Sara l'arrêt de l'écoulement devient systé-
matique
a partir de l'année hydrologique 1979/1980 (1 mois). En 1983/1984,
l'écoulement s'arrête le 17 Octobre (débit nul) soit 8 mois sans écoulement.
Sur la Casamance à Kolda, le scénario est le même; en 1983/1984, le minimum
mensuel se situe en Novembre.
Cet arrêt de l'écoulement lié a l'épuisement des nappes par suite de leur
recharge incomplète, pose le problème des défaillances dans la prévision et la
gestion de l'eau en Casamance. Bien que non abordée ici, une étude statistique de la
durée de la période sans écoulement permettrait d'en mesurer l'importance et les
risques.
Si les coefficients mensuels de débits ont mis en évidence la division de
l'année hydrologique en deux périodes inégales: une période de hautes-eaux qui dure
3 à 4 mois qui fournit l'essentiel de l'écoulement et une période de basses-eaux de
huit mois durant lesquels l'écoulement peut s'annuler, les débits moyens mensuels
connaissent
une
variabilité
interannuelle
non
négligeable
qulil
importe
d'appréhender.
3.2. Variabilité interannuelle des débits moyens mensuels
Les débits moyens mensuels connaissent une grande variabilité d'une année a
l'autre comme l'indique la forte valeur des coefficients de variation (Tab.3.23) qui
traduisent la dispersion des débits autour de leur moyenne (cv >0.6). Seu,l.le mois
d'Août a un coefficient de variation inférieur à l'unité dans toutes les stations. A
partir de ce mois, l'irrégularité va croissant. Ainsi, au mois d'Août, on arrive a un
coefficient de variation moyen interstation de 1,95 avec pour valeurs extrêmes 1,61 .
(Madina Abdoul) et 2,75 (Madina Omar).
Pour illustrer cette variation, les débits moyens mensuels de chaque station
ont été classés dans l'ordre décroissant. Sur chacune des séries ont été recherchées,
l~
outre
les
valeurs
maximales
et
minimales,
le
débit
median
et
les
débit·s ..
correspondants aux probabi lités 25 et 75 % (Fig. 3.18). On Ilote l' écart important':"q~f;"'"
sépare les débits maximums relevés a Kolda, Saré Sara et Madina Omar du resteqe-lè'tl"t'.
échant i 11 on respect if. Un examen attent if des séri es de débits men suel s moy~~'s révèl~:_
que,
contrairement
à
ce
que
i"'on
pourrait
penser,
ces
débits: max.i~ums/
n'appartiennent pas tous aux années d'avant la sécheresse. Ainsi, les débitSJilQ~lÏs.'.
mensuels maximums relevés à la station de Kolda pour les mois de Mai, Juin, Juillet:.
et Août,
l'ont été respectivement durant
les années hydrologiques 1968/1969"':;c'
1970/1971 ; 1974/1975 et 1980/1981, années toutes déficitaires pluviométriquement. Le
troisième maxima de Septembre et Octobre appartient à des années très déficitaires
(1970/1971 ; 1976/1977).
Ce constat, valable pour le Tiangol Dianguina a Saré Sara et la Khorine à
Madina Omar, est la résultante de la précocité, maintes fois constatée, de la saison
des pluies et se traduisant par le décalage du centre de gravité de celle-ci et par
conséquent celui de l'année hydrologique.
Sur la figure 3.19 sont comparés graphiquement les débits spécifiques de Kolda,
Saré Sara, Madina Omar et Madina Abdoul. Ce graphique met une fois de plus en
évidence la prépondérance de l'écoulement des affluents de rive gauche.

FIG 3.18
DEBITS MOYENS MENSUELS
50
40
Calamonc. a Koldo
30
Tjon901 Dion9ujno a Sare Sora
20
10
LA KHDRINE:
DEliTS
MOYENS
MENSUELS A
Il
A
1\\
!
2
Modlno
Abcloul

titi j.J.Y
...
COMPARAISON DES DEBITS SPECIFIOUES IIOYENS "NSUILS (Q LiS K112)
E
~

-
DE STATIONS. IN AItOIn' DI louta

5
4
Madina Omar
/
3
• •
2
• •
~;~. '"
• •
1
Kolda
• •
• •
• ••

o
III
- ". ~-~. _o..
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.~. '~"~ .~-;.;~ '.'~~~~.. ~~-..->.:_~.. ,:,~,;~~
.~_.~. '..:<.,. __~ '~.' ~~l; ~~:::_. -:: . .. :'ï..';

-167-
Si le régime saisonnier de la Casamance A Kolda et de ses affluents en amont de
cette stat i on se dégage cl ai rement de ce qu i précède, il n'en va pas de même des
affluents de la Basse Casamance où le suivi hydrologique a toujours été épisodique. A
l'exception du bassin versant du marigot de Baïla observé durant huit années
(GALLAIRE R., 1980 ; DACOSTA H. 1983; OLIVRY J.C., DACOSTA H., 1984 ; SAOS J.L.,
DACOSTA H., LE TROQUER Y., OLIVRY J.C., 1987) tous les autres marigots et affluents
n'ont été suivis qu'une seule année:
- 1966/1967 : Les bassins versants de Diango (135 km2) , de Badiouré (24,5
km2) de Diarone (16,5 km2) de Bounkiling (200 km2) et de Diouniking (30 km2) suivis
par BRUNE- MORET (1967).
- 1970/1971
le bassin versant de Bignona (OLIVRY J.C., CHOURET A., 1981)
- 1979/1980
Le bassin versant de Nyassia (BCEOM/ISRA, 1980)
- 1979/1980
Le bassin du Soungrougrou (SONED/SOGREAH, 1980)
- 1980/1981
Les marigots de Guidel et de Nyassia (DEH, 1981).
Le tableau 3.24 rassemble les débits moyens mensuels observés lors de ces
différentes campagnes.L'examen de ce tableau suscite trois constats:
- Les bassins observés en 1966/1967 (pluviométrie excédentaire) ont un
écoulement perenne,
A l'exception du
bassin
versant de Badiouré et celui
de
Bounkiling (débit nul en Mai).
- En 1970/1971 : Léger déficit pluviométrique; l'écoulement se maintient sur
le marigot de Bignona ASandougou juqu'au mois de Février.
-
En
revanche,
pour les
bassins
versants
suivis
A partir de 1979,' .
l'écoulement est concentré sur quatre mois de Juillet A Octobre aussi bien pour les";
affluents de rive gauch: que de rive droite. Le marigot de Baïla suivi depu;\\t:~:.:;,
1979/1980 par l'ORSTOM n'echappe pas A ce constat.
.
':.~:'
.. 11 nous semble dès lors hasardeu.x de ~éfinir le régime hydrologique:du mari~t.:·
de Balla A Toukara sur la base de donnees d'ecoulement mensuel fortement marquées:"~r:>\\
la sécheresse et A l'évidence non représentatives de la répartition réelle<A~.;'-
l'écoulement annuel A l'échelle mensuelle.
.-- ."';:
Nous nous en tiendrons par conséquent A l'estimation de l'écoulement annUel
réalisée plus haut pour le marigot de Baïla A Toukara.
_
;. ~

-16~-
Tableau 3.24 - Débits 80yens .ensuels observés sur quelques bassins versants de Basse tasaaanee.
Bassin Versant
" J Jt
A
s
o
N
D
J
F
" A An
Djinonaye (11 1c1ll2)
0
0
0,020 0,037 0,049 0,020 0,007 0,001 0
0
0
0
0,011
Tanlcoron
(43 1cm2)
0,03
O,OS
0,07 0,23
0,33
0,67
0,31
0,22
0,18
0,12
0,07 0,03 0,193
D~ango
(135
1c1ll2)
0,02
0,03
0,06 0,79 1,87
2,47
1,02
0,56
0,26
0,08 0,03
0,013 0,600
Diarone (16,5 1c1ll2)
0,003 0,004 0,007 0,014 0,060 0,068 0,027 0,013 0,006 0,004 0,003 0,002 0,018
Badioure (24,5 1cm2)
0
0
0
0
0,022 0,055 0,019 0,010 0,003 0
0
0
0,009
Bounlcil ing (200 1c1ll2) 0
0,005 0,02 0,22
0,47
1,09 0,16
0,09
0,06 0,03
0,02
0,01
0,181
Balcoundi
(30
1c1ll2) 0,004 0,10
0,21
0,53 1,11
1,16
0,82
0,55
0,32
0,09 0,03
0,01
0,411
"-rigot Bignona
6 Sindian (11,9 1cm2)
o
0,OS7 0,198 0,139 0,045 0,0170,004 0,002 0
o
o
0,039
6 Sandougou(84,71c1ll2) 0
o
0,142 0,8070,856 0,429 0,0870,025 0,0070,001 0
o
0,196
(1970/1971)
-------------------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
"arigot de Nyassia
• Toubalcouta(61 1c1ll2) 0
o
0,241 0,786 0,799 0
o
o
o
o
o
o
0,158
(1980/1981)
-------------------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
Marigot de Guidel
• Niafena (115 1c1ll2)
0
o
0,007 0,024 0,039 0,012 0
o
o
o
o
o
0,007
(1980/1981)
-------------------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
Soungrougrou
• Saré Fode(20001c1ll2) 0
o
0,0740,1690,1130,07 0,005 0
o
o
o
o
0,036
(1979/1980)
-------------------- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- ----- -----
: .. ~.
~::. .'

-169-
3.3. Variabilité journalière des débits.
Contrairement aux grands bassins fluviaux où l'étendue et la distance
A l'exutoire contribuent A pondérer les débits journaliers, la Casamance A
Kolda (3 700 km2), par sa taille réduite [comparée A la Gambie A Gouloumbou
(42 000 KM2)] connaît de brutales variations de débits journaliers, résul-
tant de l'importance des apports pluviométriques d'un jour A l'autre. Les
figures 3.20, 3.21 et 3.22 présentent pour deux années particulières (la
plus humide et la plus sèche de la série 1967/1986) la variation des débits
journaliers A Kolda, Saré Sara et Madina Omar.
L'observation des graphiques des stations de Saré Sara et Madina Omar
montre une plus forte irrégularité des débits journaliers qu'A Kolda. Ceux
ci sont directement liés aux chroniques de pluies journalières sur le bas-
sin. Avant 1975, seules deux stations pluviométriques en permettaient la
connaissance: la station de Kolda A l'exutoire du bassin et celle de Vé-
lingara A la limite Est du bassin.
Par exemple, le 21 Août 1967, il est tombé respectivement A Kolda et
Vélingara 26,6 mm et 26,4 mm, précédé la veille d'une autre'pluie de 2,6 mm
et 11,3 mm, ce qui suppose pour la pluie du 21 Août une homogénéité spa-
tiale de l'averse. A Saré Sara, le débit passe de 5,81 m3/s le 19 A 7,92
m3/s le 20 et A8,30 m3/s le 21 Août.
A Kolda, le débit passe de 14,8 m3/s le 20 à 16,20 m3/s le 21 Août.
Cette dernière décade du mois d'Août enregistre 132,2 mm A Kolda soit
48,3 % du total mensuel A ce poste; le débit passe de 14,80 m3/s le 20 Août
A 40,5 m3/s le 7 Septembre.
L1averse du 2 Septembre 1967 : 70,7 mm à Vélingara et 23 mm A Kolda
fait passer le débit du Tiangol Dianguina de 12,3 m3/s A 20,20 m3/s et ce-
lui de la Khorine AMadina Omar de 4,56 m3/s A 7,38 m3/s.
.'
- Averse du 25 Septembre 1967 : 126 mm· A Vél ingara ; 107,8 II1'II â
Kolda. La côte de la Casamance A Kolda passe de 295 cm A 348 cm du 25 au 26
soit de 27,1 m3/s A39,5 m3/s le 26 et 43,2 m3/s le 27.
. .
A Madina Omar, le débit A presque doublé de 3,92 m3/s A 6,2 m3/s
- L'averse du 2 Septembre 1969 est très révélatrice du caractère syn-
chrone des épisodes pluvieux avec les crues de la Casamance et de ses af~
fluents en amont de Kolda. Cette averse dont l'épicentre doit se situer au-
tour de Kolda puisque Vélingara n'a enregistré que 24,4 mm et Sédhiou 46,8
mm, a déversé sur Kolda 219,2 mm. La côte de la Casamance A Kolda est monté
A 4,70 m le 3 alors qu'elle était la veille A 2,18 m. Le débit passe ainsi
de 10,7 m3/s A87 m3/s soit un facteur multiplicateur de 8,7.
A Saré Sara, le 2 Septembre, le débit était de 3,95 m3/s ; le 3, il
passe A 160 m3/s pour descendre A97,5 m3/s le lendemain.
Cette relation averse-crue, est devenue plus évidente encore avec le
déficit pluviométrique de la sécheresse actuelle.
Les hydrogrammes se
présen):ent comme des pics successifs entrecoupés de périodes de faible

-170-
êcoulement avec un débit de base mal soutenu. Cela est particulièrement
vra i pour toutes 1es stat ions de 1a Casamance en amont de Ko1da depu is
1979/1980.
Sur le marigot de Baïla à Toukara depuis 1979/1980, 11 écoulement est
intermittent et dépend des épisodes pluvieux.

fIG 3.20
CIl
"-
..,
• '
E
40
CASAMANCE à KOLDA
Debits moyens Journaliers
30
Annee humide
1967 - 1968
20
'0
'.0 1I1111I1!UulIlIl!lrm
r w""......dl!l!l!Il1"lJIlllll
M
A
...
;.a-
E
Annee. seche
1983-1984
z.o
'.0
M
J
o
f: :.

~
'1:
20
FIG 3.21
" ,
TIANGOL DIANGUINA à SARE SARA:
15
Débits moyens Journaliers
Année humIde 1967 - 1968
10
lS
OI'M"""""""I!II1I1I1I!!I1111
M
A
~IE
Année sèche
1983 - 198"1
2
0 '
i
i
""""""'"
M
J
o
~ . "~:
...

FIG 3.22

~
E
."
KHORINE à
MEDINA OMAR
5.0
Debits moyens Journaliers
Annee humide
1967-1968
1.0
M
J
M
A

~E
Annee seche
1983 - 1984
1.0
M
J
N
Il.:
.-
..;
.~:<

CHAPITRE III
LES CRUES ET LES ETIAGES

-175-
Dans le chapitre précédent, nous avons évoqué la variabilité des
écoulements annuel, mensuel et journalier. Il importe d'analyser les formes
extrêmes de cet écoulement, A savoir les crues et les étiages. Leur analyse
constitue une prévision des risques et des défaillances possibles en année
de bonne ou mauvaise hydrau1icité.
1 - Etude des crues.
L'étude
des
crues
est
plus
indiquée
sur
les
débits
maxima
instantanés. Mais ces données nous faisant défaut (exceptée A la station de
Ko1da), nous utiliserons les débits moyens journaliers. Dans le tableau
3.25 sont indiqués, pour les stations de Kolda, Saré Sara et Madina Omar,
la date du maximum journalier,
les débits bruts
(m3/s) et spécifiques
(1/s.km2) correspondants et le coefficient de puissance de crue (A) de
Coutagne et Pardé dont l'expression est la suivante:
A = Q / S-0.5
avec
~, débit maximum de crue en m3/s et S, superficie du bassin
versant en km
1.1. Date du maximum annuel.
L'examen du tableau 3.25 révèle que
le maximum annuel
survient
généralement en Septembre. Ainsi A Ko1da, 50 % des crues ont lieu au cours
de ce mois; 25 % en Août; 15 % en Juillet et 10 % en Octobre. A Saré
Sara, 43 % des crues surviennent en Septembre ; 22 % en Août ; 21 % en
Octobre et 14 % en Juillet.A Madina Omar,
50 % se sont produits en
Se?tembre ; 12 % en Août; 31 % en Juillet et 7 % en Octobre.
Ainsi,
si
l'on peut considérer les crues survenant en Août et
Septembre comme normales, c'est-A-dire se produisant A un moment où leur
probabilité d'occurrence est maximale (ce sont les mois le plus pluvieux de
l'année) en revanche les crues du mois de Juillet, peuvent être considérées
comma précoces. On remarquera d'ailleurs qu'elles sont survenues en années
fortement
déficitaires
et
précoces
p1uviométriquement
(1973/1974
;
1974/1975 ; 1983/1984 A Ko1da ; 1980/1981 et 1983/1984 A Saré Sara.
Les crues du mois d'Octobre sont de toute évidence tardives, mais se
produisant toujours dans la première décade.
En réalité, les fluctuations de la date d'apparition du maximum de
crue annuelle est le reflet de la variabilité de la répartition mensuelle
de précipitations d'une année A une autre, variabilité mise en évidence
dans l'étude des précipitations mensuelles.


-176-
Tableau 3.25 - Dêbits maximaux journaliers de crue et valeur de uA u de la
Casmance (1967-1986)
------------ --------------------.--.-- -------------------------- --------------------------.
KOLDA
3700 klll2
SARE SARA 815 klll2
"ADINA
O"AR
385 kllZ
Année
------- ----- ------- ---- ------- ----- ------ ---- ------- ----- ------- -----
hydrologique
Date
Qa3/S l/s.klll2 flA"
Date
QII3/S l/s.kllZ "Au
Date
Qa3/S l/s.kll2
"A"
------------ ------- ----. ------. ---- ------- ----. ------- ---- ------- ----- ------- ----.
1967 - 1968 5/10/67 46,0
12,4
0,75 2/9/67
20,2
24,5
0,71 2/Œ/67
7,4
19,2
0,38
1968 - 1969 6/10/68 14,0
3,8
0,23 4/10/68 7,67
9,4
0,27 28/9/68 3,95 10,3
0,20
1969 - 1970 5/Œ/69 116,0 31,4
1,91 3/9/69 160,0 196,3
5,60 10/9/69 5,50 14,3
0,28
1970 - 1971
20/8110 45,0
12,2
0,74
1971 - 1972 12/8n1 19,0
5,1
0,31
1972 - 1973 18/8/72 8,5
2,3
0,14
1973 - 1974 3017/73 20
5,4
0,33
1974 - 1975
717114 17,8
4,8
0,29
6/07174
4,12
10,7
0,21
1975 - 1976 21/9175 49,3
13,3
0,81 21/9175 21,6
26,5
0,76 2317175 19,2
50
0,98
1976 - 1977 29/9176 17,8
4,8
0,29 17/8176
8,90 10,9
0,31 28/9176
4,52
11,17
0,23
1977 - 1978 24/9/77 6,6
1,8
0,11 20/9/77
4,62
5,7
0,16 2117m
5,43
14,1
0,27
1978 - 1979 71Œ178 12,5
3,37 0,20 3/9178
19,1
23,4
0,67 4/Œ178
4,46 11,6
0,23
1979 - 1980 7/Œ/79
6,2
1,7
0,10
4/08/79
2,97
7,7
0,15
1980 - 1981
12/9/80 13,0
3,5
0,21 25/7/80
7,29
8,9
0,25 2317/80 11,5
30,0
0,58
1981 - 1982 8/08/81
7,6
2,0
0,12 10/8/81
3,63
4,5
0,13 3/08/81
2,05
5,3
0,10
1982 - 1983 28/8/82
4,27
1,2
0,07 22/8/82
1,99
2,4
0,07 3117/82
1,30
3,4
0,07
1983 - 1984 21/7/83
4,42
1,2
0,07 21/7/83
1,58
1,9
0,05 11/9/83
0,98
2,5
0,05
1984 - 1985 27/9/84 3,47
0,94 0,06 9/10/84
4,62
5,67 0,16 20/9/84
1,51
3,9
0,08.
1985 - 1986 12/9/85
7,22
2,0
0,12 8/09/85
6,36
7,80 0,22 8/Œ/85
4,84
12,6
0,25
1986 - 1987 5/Œ/86 9,83
2,7
0,16 1/10/86 20,7
25,4
0,72 1/10/86
2,0
5,2
0,10.
------------. ------- -.--- ------. ---- ------- ----- _.----- ---- ------- ----- ------- -----
"A" :
Coefficient de puisance.
-----------------------------------------------------------------------------------------------
La comparaison des dates d'apparition du maximum de la crue à Kolda,
Sarê sara et Madina Omar, montre que dans 57 % de cas, le maximum A Kolda
est généré par la crue du Tiangol Dianguina transitant A Saré Sara avec un
..
temps de propagation allant de deux à quatre jours. La longueur de ce temps
.: ..;;
'
de propagation s'explique par la faiblesse des pentes et la végétation,
aquatique envahissant le lit de la rivière. Il faut signaler que si les
affl uents
de
ri ve
gauche
(Ti ango l
Di angui na
et
Khori ne)
apportent
l'essentiel du débit de la Casamance à Kolda, il arrive que le maximum A
cette stat; on soi t dû aux apports de son haut bass in et son affl uent de
rive droite (le Niampampo à saré Koutayel). C'est le cas de la crue de
1967/1968.
Les
crues
sur
la
Casamance
sont
de
très
faible
puissance
comparativement A celles de la Gambie (LO. H., 1984) ou du Sénégal (SOW
A.A., 1984). En effet, pour la Casamance A Kolda,
le coefficient de
puissance de crue uA u ne dépasse pas deux sur vingt ans d'observations. Sur
le Tiangol Dianguina A saré Sara, seule la crue de 1969/1970 donne un UA"
égale A 5,60. La puissance de toutes les crues observées sur la Khorine A
Madina Omar ne dépasse pas l'unité.

-177-
Si, de toute évidence, la sécheresse actuelle a grandement contribué
A l'atténuation des hautes-eaux,
les paramètres de forme des bassins
versants, leur aptitude A mobi liser l' écou lement vers leur exutoi re et la
lithologie ,très favorable A l'infiltration ne sont pas A négliger conune
nous l'avons indiqué plus haut.
1.2. Etude statistique des maximums de crues.
Les séries de débits maximums annuels de crue dont nous disposons
sont très courtes. La série de Kolda ne compte que vingt valeurs; Saré Sara
14 et Madina Omar 16. C'est dire qu'une analyse statistique sur la base de
telles séries peut être critiquable. Mais A défaut de mieux nous nous en
tiendrons A celles-là.
La distribution de ces séries de débits maximums annuels de crues a
été étudiée en
ajustant
aux
échantillons
les
dix
lois
statistiques
utilisées dans l'étude des modules annuels. Ces ajustements ont été faits
en calcul automatique.
Le report graphique de la distribution expérimentale de l'échantillon
et des différentes courbes en diagranune gausso-arithmétique permet de
choisir la loi la mieux appropriée en se basant :
- d'une part sur la concordance graphique des valeurs extrêmes avec
les branches de courbes significatives d'une éventuelle dissymétrie (test
de BRUNET-MORET)
- d'autre part sur l'ajustement graphique le plus adéquat dans la
partie moyenne de la courbe. On remarquera d'ailleurs qu'A ce niveau, les
valeurs
prédéterminées
par
les
différentes
lois
ne
ont
pas
significativement différentes.
Pour la Casamance A Kolda,
les lois de Galton ou log-normale et
Pearson 5 s'ajustaient le mieux A l'échantillon; mais nous avons retenu la
loi de Galtcn qui présente une distribution hypergaussique.
.',,
A Saré Sara, la loi de Goodrich est apparue la meilleure avec une
distribution hypergaussique aussi. Le maximum de la crue de 1969/1970 (160
13/s) a été supprimé lors des essais d'ajustement parce que perturbant la
di st ri but ion des fréquences expéri menta les.
Il est A noter que pendant
cette crue, la rivière ayant débordé de son lit, ce débit a été estimé sur
la base des délaissés de crue dans les zones de débordement (BRUNET-MORET
Y.,1970).
En revanche, à Madina Omar, c'es la loi log-Ganuna qui est retenue
avec encore une distribution hypergaussique.
La figure 3.23 illustre la distribution statistique des trois
échantillons
et
le
tableau
3.26
présente
les
résultats
de
la
prédétermination des débits de crues correspondant A diverses périodes
de retour (récurrences humides).

ICOLDA
IIADINA . _
.! 1.....- ...'--,--...,---r,--T",-"""j--r,-""'1
, LI! LII
......A
IAU'"
;;;
'LII lE
N
FIG 3.23
MN
a.
.......
..
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•....-"

PI
•=
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~,
...
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MonNNE 21.43
DtlT.I.UTION ITATIITIOUI
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-179-
Tableau 3.26 - Débits fréquentiels de crues en m3/s
------------- ----------------------------------------.
Périodes de retour (ans)
------ ------ ------ ------ ------ ------
STATIONS
Méd(2)
10
20
25
50
100
------------- -----. ------ ------ ------ ------ ------
KOLDA
11.5
49.1
77.4
88.5
130
185
SARE SARA
5.85 19.4
25.3
27.2
33.0
38.9
f.C.ADINA OMAR
3.71
10.2
13.8
15.0
19.4
24.5
------------- ------ ------ -----. ------ ---.-- ------
Si§nalons qulà Kolda le maximum de la série des débits de crues est
de 116 m /s en 1969-1970 et a une période de retour de 40 ans; j Saré Sara,
mis à part la crue de 1969-1970 avec un débit maximum de 160 m /s, 11 plus
forte crue est celle de 1975-1976 avec un débit de pointe de 21,6 m /s et
une période de retour de 14 a~ environ. A Madina Omar le débit maximal de
crue enregistré est de 19,2 m /s en 1975-1976 a un temps de retour de 40
ans.
3
La crue de 1984-1985,la plus faible jamais enregistrée à Kolda (3,47
m /s) a une récurrence sèche de cent ans. A Saré Sara et Madina Oma] leur
plus f~ible crue est survenue en 1983-1984 avec respectivement 1,58 m /s et
0,98 rrrJ/s et un temps de retour respectif de 8 et 30 années. La crue de
cette même année à Kolda a une récurrence sèche de 12 ans.
D1une manière générale, les crues de la Casamance et de ses affluents
en amont de Kolda durant ces quinze dernière années se caractérisent par
leur
faiblesse
qui
fait
apparaître
la
crue
de
1975-1976
comme
exceptionnelle (fréq~ence décennale à Kolda).
Par conséquent on retrouve dans les chroniques des débits max~mums de
crues la grande variabilité déjà notée dans llanalyse des modules annuels.
En effet, outre 11 importance des coefficients de variation (Cv> 1), le
rapport des débits maximums extrêmes est très élevé (33,4 à Kolda; 13,7 à,,':;,
Saré Sara si on excepte la crue de 1969-1970; et 19,5 à Madina Omar).
Notons qulà Kédougou, station amont de la Gambie ce rapport de 2,74 (Lê H,
1984).
De toute évidence ces débits maximums de crues,
dont la grande
majorité ont été observées en cette période de fort déficit pluviométrique,
ne traduisent pas la réalité des crues de la Casamance. Mais ils permettent
tout de même de saisir l 1étendue de leur variabilité.

-180-
1.3 -Relations entre débits maximums des trois stations.
L'intérêt
de
telles
relations
est
de
permettre
une
extension
éventue11 e des séri es courtes et elles ont été recherchées entre Ko lda,
Saré Sara et Madin~ Omar. Les équations de régression sont indiquées ci-
dessous (unité en m /s):
Qmax Saré Sara • 1,236 Qmax Kolda - 6,965,
r · 0,928.
Qmax Madina Omar • 0,366 Qmax Kolda - 0,364,
r = 0,873.
Si une relation entre maximums de crue de Kolda et Saré Sara paraît
évi dente (nous avi ons déj à signalé que dans 57 % des cas l a crue de la
Casamance à Kolda était due à celle du Tiangol Dianguina) par contre, avec
la Khorine à Madina Omar, la relation est de moindre qualité. En effet, on
sait que la crue de la Khorine,souvent faible est le plus souvent synchrone
avec celle du Tiangol Dianguina, de puissance plus forte. Brunet-Moret
(1970) signale, par ailleurs qu'en cas de forte crue du Tiangol Dianguina
le sens de l'écoulement de la Khorine s'inverse et elle se comporte comme
un défluent.
Des relations ont également été recherchées entre débits maximums de
crue et débits caractéristiques de crue, dépassés pendant 10 jours (DCC) et
pendant 1 mois (DC1). Les régressions linéaires établies indiquent une
bonne liaison entre Qmax et DCC; par contre elles sont plus lâches entre
Qmax et DC1. les équations calculées sont les suivantes:
* Kolda
DCC = 0,474 Qmax + 2,161, r = 0,934, n = 16
DC1 = 0,177 Qmax + 3,296,
r = 0,738, n = 16
* Saré Sara
DCC = 0,572 Qmax + 0,078, r = 0,931, n = 11
DC1 = 0,219 Qmax + 0,124, r = 0,893, n = 11
* Madina Omar
DCC = 0,271 Qmax + 0,537, r = 0,896, n = 13
DC1 = 0,123 Qmax + 0,410, r = 0,764, n = 13
Sur la base de ces relations il a été possible de déduire les débits
caractéristiques de crue (DCC) de fréquence médiane et décennale qui serait
de:
* Kolda
DCC médian
= 7,67 m3/s
DCC décennal = 25,7 m3/s

-181-
* Saré Sara
DCC médian
= 3,42 m3/s
DCC décennal = Il,2 m3/s
* Madina Omar
DCC médian
= l,54 m3/s
DCC décennal = 3,30 m3/s
On notera que le débit maximum médian est inférieur au débit de crue
dépassé pendant 10 jours de fréquence décennale à Kolda et Saré Sara alors
qu'à Madina Omar ils sent peu différents.
2 - LES ETIAGES.
Si la sécheresse actuelle a eu des effets remarquables sur les crues
de la Casamance et de ses affluents,
ses
conséquences ont été plus
dramatiques pour les basses-eaux. En effet la Casamance à Kolda et le
Tiangol Dianguina à Saré Sara, jusque-là pérennes, ont connu, à partir de
1973-1974, de fréquents arrêts d' écou l ement. La Khori ne à Madina Omar,
quant à elle,a toujours connu des étiages absolus nuls. Par conséquent nous
nous intéresserons particulièrement aux stations de Kolda et Saré Sara.
Compte tenu de la faiblesse de l'échantillon de débits minimaux aux
deux stations, leur analyse statistique n'est pas envisagée. D'ailleurs, la
figure 3.24
représentant
les débits caractéristiques de crues et des
étiages montre que ces derniers sont presque inexistants. En revanche nous
proposerons une estimation des débits d'étiages médians, décennaux sec et
humide à partir d'une étude de corrélation linéaires entre débits minimaux
et modules annuels pour la station de Kolda.
2.1 -Date d'apparition des étiages absolus.
Dans le tableau 3.27 sont consignés les débits journaliers mlnlmaux
et leurs dates d'apparition pour les stations de Kol.da et Saré Sara. Ce
tableau a été volontairement arrêté à l'année hydrologique 1976-1977 car
pendant les années suivantes les minimums journaliers étaient nuls.Ces
étiages absolus apparaissent tous au cours du mois de Mai.
Cela signifie que dans les tableaux des débits caractéristiques et
extrêmes, les minimums journaliers, pour une année hydrologique donnée,
peuvent ne pas correspondre aux minimums réels.

120
FIG 3.24
DEBITS
CARACTERISTIQUES
90
MAX
60
Kolda
30
DMIN
DC9
DCll
DCI
CI)
......
cot
a
20
Sare Sara
10
DMIN
DC9
Dell
Dcl
lit
~
a
15
MAX
10
Madina Omar
5
DMIN
DU
oc.
Dell
Del

·181-
En réalité c'est le problème de la définition de l'année hydrologique
Qui se pose. Chaperon (197S), dans sa note sur le régime hydrol~ique de la
Casamance à Kolda, faisait démarrer 11 année hydrologique au 1
juin, ce
qui
replaçait
les minimums
journaliers
dans
leur année
hydrologique
d'apparition.
A Kolda tous
les i"inimums journaliers sont très
faibles et qe
dépassent pas 0,11 l/s.km • A Saré Sara ils n'excédent pas 0,184 l/s.kmf.
Cette extrême faiblesse des débits d'étiages est en étroite liaison avec
l'épuisement des nappes dont la recharge est presque nulle pendant ces
décennies de sécheresse, les conditions thermiques prévalant pendant cette
période de l'année et l'absence de précipitations.
Tableau 3.27 Débits journaliers minimaux à Kolda et Saré Sara.
--------- ---------------------------------------
Année
Casamance à
Ti angol Dianguina
Hydrol.
Kolda
à
Saré Sara
--------- -Q·(;3i~- --------- Q-;3j;---
Date
Date
--------- -.------- --------- --------- ---------
1967/1968
lS-0S-68
.360
31-0S-68
.lS0
1968/1969
23-0S-69
.130
23-0S-69
.080
1969/1970 28-0S-70
.260
21-0S-70
.lS0
1970/1971
16-0S-71
.OSO
1971/1972
2S-0S-72
.100
1972/1973 06-0S-73
.000
1973/1974
17-0S-74
.000
1974/197S
1975/1976 25-0S-76
.020
23-0S-76
.030
1976/1977
20-0S-77
.032
2S-0S-77
.010
--------- --------- --------- --------- ---------
2.2 - Relations étiages absolus - modules annuels
Les échantillons de débits d'étiages absolus étant très réduit, toute
étude statistique s'avére impossible alors que la connaissance des débits
d'étiages médian, décennaux sec et humide sont d'une grande importance.
L'estimation de ces débits caractéristiques a été tentée par une approche
statistique
en
recherchant
une
éventuelle
liaison
entré
les
débits
d'étiages et les modules annuels à la station de Kolda:
Qmin (m3/s)
• 0,047 ~ - 0,057,
r · 0,947,
n· 9
avec Q, module annuel; r, coefficient de corrélation et n, nombre de
couples.

-184-
Sur la base de cette relation on obtient les estimations suivantes
pour ces débits caractéristiques minimums:
Débit .inimum décennal sec
: 0
Débit .inimum médian
: 0,130 m3/s
Débit .inimum décennal humide: 0,300 ~/s
S'appuyant sur les observations de la période 1967-1973 Chaperon
(1975) a donné pour cette même station les estimations suivantes pour ces
différents débits caractéristiques:
Qmin. déc. sec
=0 - 0,1 m3/s
Qmin. médian
=0,2 - 0,3 m3/s
Qmin. déc. humide =0,4 - 0,5 m3/s
Les différences entre ces deux estimations résultent de la prise en
compte des années extrêmement sèches, marquées un arrêt de l'écoulement,
observées durant cette période de sécheresse.

CHAPITRE IV
LE BILAN HYDROLOGIQUE

-186-
Le bilan hydrologique par sa formulation traduit le mieux la relation
existant entre les volumes d'eau précipités sur un bassin et ceux écoulés!
son exutoire.
L'équation du bilan hydrologique s'écrit:
P (DIlI) • Le (na) + Er + R1 - Ro
dans laquelle: P est la hauteur de précipitations en mm.
- Le est la lame d'eau écoulée en 1I11l, c'est-!-dfre le volume écoulé
ramené par la superficie du bassin à une hauteur comparable à la hauteur de
précipitation. Le est parfois désignée par P'(mm) ou He(mm)
- Er est la lame d'eau prélevée par 11évapotranspiration réelle en
RID.
- RI et Ro représentent respectivement les lames d'eau (mm) mises en
réserves, stockées dans le sol ou les nappes souterraines et restituées par
ces mêmes aquifères au cours d'une période donnée. Cependant, sur une
longue période RI-Ro tendent! s'équilibrer (Rl- R#o).
Dès lors, 1e bil an s' exprime p'l us simp 1ement sous 1a forme :
Er = P - Le = De ou déficit d'écoulement .
. Dans cette équation, deux tennes sont connus : P et Le desquels on
déduit le coefficient d'écoulement:
Le
Ke % .-----. 100
P.
La pluie moyenne P reçue par les différents bassins étudiés a été
obtenue par la méthode de Thiessen sur la période 1967/1986 puis étendue .. 0.
jusqu'en 1935 par corrélation avec le vecteur régional dénommé "pluie'.
régionale" (cf chap.l).
La lame d'eau écoulée, Le, se déduit facilement! partir des modules
par la formule:
QmJ/s • 31,6.103
Le (m)

S (km2)

-187-
1.1. Lames d'eau écoulées et Précipitations annuelles - Corrélations
hydropluviométriques.
Nous rappelons les résultats de cette analyse corrélatoire faite au
premier chapitre de cette troisième partie.
Casamance à Kolda : Le (mm) = 0,090 Pmm - 58.597,
r = 0.966
Khorine à Madina Omar: Le (mm) = 0,106 ~mm - 64.3,
r = 0.940
Saré Koutayel à
Le (mm) = 0,023 Pmm - 15.56,
r
= 0.966
Baïla à Toukara : Le (mm) = 0.00554 Pmm - 2.645,
r
= 0.992
La
valeur
des
coefficients
de
corrélation
(r > 0.94)
montre
l'existence d'une liaison étroite entre lames écoulées et précipitations
annuelles. Compte tenu de la brièveté de la période de suivi hydrologique
comparativement
à
la
longue
période
d'observations
pluviométriques,
l'existence de ces relations fonctionnelles a permis d'étendre la chronique
de lames écoulées et partant les modules annuels.
1.2. Coefficients d'écoulement
L'étude des corrélations hydropluviométriques a permis de constituer
un
échantillon
de
coefficients
d'écoulement
annuels.
La
densité
des
relations liant les lames écoulées aux précipitations moyennes nous a
conduit à faire une étude statistique des coefficients d'écoulement, étude
susceptible d'apporter un complément d'information, l'occurrence de tel ou
tel coefficient étant liée à l'occurrence de telle ou telle hauteur de
précipitations sur le bassin.
Une telle étude menée sur la série de 52 ans (échantillons étendus) a
donné les résultats consignés dans le tableau 3.28 où nous avons indiqué
les coefficients d'écoulement de récurrences décennales sèche et humide,
médiane et les précipitations moyennes qui leur sont associées.
On remarque l'importance des coefficients d'écoulement des affluents
de rive gauche coulant du sud vers le nord-ouest (Saré Sara et Madina Omar
) comparés à ceux des affluents de rive droite dont les drains sont
orientés vers le sud ou vers l'Ouest (Saré Koutayel et Toukara).
Le fait que nos stations ne soient pas situées sur la même rivière ne
permet pas d'appréhender l'évolution des coefficients d'écoulement (Ke) en
fonction de celle· des superficies des bassins versants.

-188-
Tableau 3.28 - Coefficients d'écoule.ent de fréquences décennales sèche, hu.ide et ~iane
Décennale
Médiane
Décennale
sèche
humide
S T A T ION
Ke
?mm
Ke
Pmm
Ke
?mm
------ -----
Kolda
(Gauss)
1,12
801
3,075 1055 5.03
1300
Saré-Saré (Pearson III)
2,16
837
4,34
1085
7,18
1333
Madina Omar (Gauss)
2,06
833
4,21
1102 6,36
1371
Saré Koutayel (Pearson III) 0,265
768
0,692
998
1,27
1227
Toukara (Gauss)
0,154 660
0,295 1150 0,436 1640
------ ----- --.-. ----- -----
Les coefficients d'écoulement du Baïla à Toukara apparaissent très
faibles quand on les compare avec les prévisions faites sur la base des
observations réalisées en 1966-1967 (Brunet-Moret, 1967) et en 1970-1971
(Olivry J C ,Chouret A 1981) sur des affluents voisins mais de sens
d'écoulement différent.
En effet 11 examen des résultats obtenus par Brunet-Moret en 1967
indique l'existence de deux classes de bassins versants:
- ceux orientés vers le sud: Bounki1ing Diango auxquels on peut
adjoindre le bassin de Bignona à Sindian et à Sandougou.
- ceux orientés vers l'ouest: les bassins de Diarone, Badiouré qui
ont le même sens d'écoulement que le Baîla à Toukara (Est - Ouest).
Le tableau 3.29 ci-après rassemble les coefficients dlécoulement
obtenus sur ces bassins.
Tableau 3.29 - Coefficients d'écoulements de quelques bassins de Basse casamance.
Sens écou-
S T A T ION
S.km2
Année
Pmm Ke % lement
Diango à Djinonaye
Il
1966-67
1355
2,4
NW - SE
à Tankoron
43
1966-67
1330
10,5
NW - SE
à Diango
135
1966-67
1255
Il,2
NW - SE
-------
-------.--
Bassin de Bounkiling
200
1966-67
1340
2,2
NW - SE
Bassin de Diarone
16,5 1966-67
1180
2,8
SE - NW
Bassin de Badiouré
24,5 1966-67
1130
1,1
E - W
-----.-
----------
Bignona à Sindian
11
1970-71
1150
9,0
N - S
Bignona à Sandougou
84,7 1970-71
1253
5,9
N - S
----- ------- .----
----------

-189-
Ce tableau montre des différences sensibles de Ke entre les bassins
pour une pluviométrie moyenne dont la variation est faible. Cependant ces
différences qui ne peuvent être imputées uniquement A l'orientation des
drains devraient être recherchées dans la configuration des nappes, leur
sens d'écoulement et l'importance de la zone de contact nappe-marigot. Une
étude typologique des bassins versants en Casamance devrait apporter une
connaissance précise des coefficients d'écoulement en fonction de ces
différents
paramètres
et
en
faciliter
l'extrapolation
éventuelle.
Ma1heureusement des études de ce genre en Casamance sont rares,
voi re
inexistantes.
Le programme d'hydrogéologie en cours sur le bassin versant du
marigot de Baila devrait améliorer la connaissance de la configuration de
la nappe si le rattachement des puits suivis à une cote de référence unique
était réalisé.
Pour les stations de Kolda, Saré Sara et Madina Omar, des relations
entre coefficients d'écoulement et pluie moyenne ont été recherchées par
corrélation. La prise en compte de l'intégralité des échantillons nlayant
pas donné de bons résultats, l'analyse corrélatoire a été faite sur trois
groupes de pluies moyennes (Pmm) :
- Pmm inférieures A
1000 mm
- Pmm comprises entre 1000 et 1200 mm
- Pmm supérieures à
1200 mm
Les résultats (Tab1.3.30) montrent une organisation des coefficients
d'écoulement en familles, avec une bonne relation avec les tranches de
pluies moyennes 1000 - 1200 mm et supérieures A 1200 mm. Pour les pluies
moyennes inférieures à 1000 mm, la relation devient de plus en plus lâche
notamment pour Saré Sara (r = 0.170) et Madina Omar (r = 0.134).
l
La faiblesse de ia liaison entre les coefficients d'écoulement et les
pluies moyennes inférieures à 1000 mm (années déficitaires) s'explique par
la largeur de l'éventail des pluies moyennes prises en compte mais aussi
. par le fait
qulen
années
pluviométriquement déficitaires,
les
aléas
1
marquant la répartition spatiotemporelle des précipitations, le déficit
d'alimentation des nappes susceptibles d'alimenter l'écoulement en période
de
basses
eaux,
favori sent
beaucoup
plus
l' évaporat ion
di recte
et
1
11 évapotranspiration que l'écoulement. Il
s'ensuit une forte dispersion de
coefficients d'écoulement parfois même pour des précipitations moyennes peu
différentes.
1
1
1

-190-
1.3. Le déficit d'écoulement.
Le déficit d'écoulement correspond
à
la
consommation d'eau par
évapotranspiration réelle (Er) d'une part, à laquelle s'ajoute, d'autre
part, la différence entre le stock d'eau mis en réserve dans les aquifères
souterrains (Rl) et le volume restitué provenant de ces mêmes réserves
(RD).
De • Er + Rl-RD
Tableau 3.30 - Corrélation coefficients
d'écoulement - Pluies
moyennes
-------.--- --------- ----.---- ---------------------
Station
Prran
Ke %
Equation régression
r
n
----------- --------- --------- ---------------------
< 1000
< 3
Ke=O ,0077 Pnun - 4.61
0.806 15
KOLDA
1000-1200 3.2 - 4.0 Ke=0.0047Pmm - 1.559 0.988 12
> 1200
> 4.1
Ke=0.0033Pmm + 0.154 0.986 14
----------- --------- --------. --------------------- ----- --
< 1000
< 3.7
Ke=0.0019Pmm + 0.461
0.170 15
SARE-SARE
1000-1200 4.3 - 5 Ke=0.0045Pmm + 0.183 0.988 13
> 1200
> 5.2
Ke=0.0027Pmm + 2.026 0.994 12
----------- --------- --------- --------------------- ----- --
< 1000
< 4
Ke=0.0018Pmm + 0.562 0.134 18
MADINA OMAR 1000-1200
4 - 5
Ke=0.0052Pnun - 1.041 0.970 15
> 1200
> 5.3
Ke=0.0032Pmm + 1.453 0.995 15
----------- --------- --------- --------------------- .---- --
Les variations de De d'une année à l'autre peuvent être relativement
importantes. Ces variations tiennent en partie à celles de Er, mais surtout
aux conditions de stockage ou de restitution des réserves, très variables,
suivant la configuration de l'année hydrologique considérée. Cependant,
dans le bilan interannuel, stockage et restitution des réserves, tendent à
s'équilibrer (Rl 1 RD) d'autant mieux que la période d'observation est
longue; le déficit d'écoulement moyen représente alors le seul paramètre
Er, valeur moyenne de l'évaporation réelle (De = P mm - Le) de la région.
Nous allons tenter de dresser un bil an annuel de ce paramètre pour
les stations de Kolda, Saré Sara, Madina Omar, Saré Koutayel et Toukara ;
un bilan mensuel sera établi pour les trois premières stations.

.-191-
1.3.1. Le bilan annuel
Le tableau 3.31 présente les valeurs moyennes des précipitations, des
lames écoulées, du déficit et des coefficients d'écoulement sur leur .période
d'observation respective. La sécheresse, ayant fortement marqué cette période,
explique la faiblesse de ces valeurs moyennes. Si on considère le bassin de la
Casamance en amont de Ko1da, le déficit moyen varie de 850 a 909 mm (différence
entre Pmm et Le,mm de chaque bassin versant), variations peu significatives si
lion tient compte de l'imprécision sur la détermination de la pluie moyenne.
Les valeurs de ce déficit sont loin de refléter les réalités, compte tenu
de l 1 empreinte de la sécheresse.
Calculé sur la base de l'échantillon de 52 ans, le déficit d'écoulement
serait de 1008 mm pour le bassin de Kolda ; 1035 mm pour Saré Sara ; 1051 mm a
Madina Omar; 990 mm a Sara Koutayel et 1085 mm a Toukara. Ces valeurs de De
semblent plus probab1es eu égard aux plu i es moyennes et les lames écou l ées
calculées sur la même période. Une comparaison 'entre déficit d'écoulement et
évapotranspiration
potentielle
(tabl.
1.6)
a Kolda montre une différence
significative quel que soit le mode de calcul de l'E.T.P, trop importante pour
les disponibilités en eau de la région.
Tableau 3.31 - Précipitations moyennes, lames écoulées, coefficients et déficits d'écoule.ents.
ANHEE
MOYENNE
VALEURS
EXTRE"ES
Nbre.
l'axillU.
"inillU.
STATIONS
années
P..
Le.. De .. Ke X ----- ----- ----- -----
De .. Ke X De .. Ke X
KOLDA
20
895
19,1
875.91,95
1194
6.4
642
0,26
SARE SARA
20
932
35.6 896.33,60 1189 11,7 645
0,5
"ADIHA OKAR
20
935
25,5 909,5 2.725 1230
6.6 651
0,8
SARE KOUTAYEL
9
856.4 6.44 850
0.666 1129
2.5
664
0.030
TOUKARA
8
741
1.6 739.4 0.195
952
0.34 458
0.020
1.3.2 - le bilan mois par mois.
Le bilan mois par mois a été dressé sur la base de trois éléments : la
pluie moyenne mensuelle (P mm),
la lame écoulée (Le, mm)
et le
déficit
d'écoulement (De mm). Les hauteurs pluviométriques mensuelles
sont obtenues par
la méthode de Thiessen ; les lames écoulées ont été
calculées a partir des
débits moyens mensuels. Le déficit d'écoulement, égal a P - le, peut devenir
négatif (excédant dl écou1ement pendant la saison sèche de, Décembre a Avril).

-193-
CONCLUSION
Au terme de cette analyse du régime hydrologique de la Casamance et
de ses affluents en amont de Kolda et du marigot de Baïla A Toukara, on
retiendra:
*
la nécessité d'un suivi permanent des stations hydrométriques de
la Casamance, compte tenu de leur non bi-univocité, si l'on veut connaître
avec une précision acceptable les écoulements de surface dlune manière
générale et les étiages en particulier. Il se trouve que les moyens souvent
mis A la disposition de la brigade de Kolda pour un tel suivi sont de loin
insuffisants pour un tel travail.
*
la grande variabilité du
régime de la Casamance dont
les
observations se situent malheureusement dans la période sèche actuelle.
Cependant, les modules annuels reconstitués sur la base des chroniques de
pluies annuelles, beaucoup plus longues, permettent une perception globale
du phénomène dans sa variabilité temporelle d'une part et d'autre part de
. dégager les paramètres statistiques de ces modules qui se caractérisent par
leur faiblesse.
*
l'influence de la sécheresse sur le régime saisonnier de la Casa
mance
avec
le
raccourcissement
de
la
période
des
hautes-eaux
et
l'apparition d'un écoulement intermittent conséquence à long terme du
déficit pluviométrique cumulé et de la recharge insuffisante des nappes
souterraines dont les restitutions en saison sèche contribuaient A soutenir
les étiages.
*
les conséquences d'une telle situation est' la réduction des
disponibilités en eau de surface.
Les figures 3.20 à 3.22 sont assez
significatives de cet état de fait. Calculé sur la base de la série de
1935/1986, la Casaman3e écoulerait en moyenne un volume d'eau équivalent A
.129
milliards
de m
A Kolda.
Sur
la
période
réelle j'observation
(1967/1986) ce volume n'est plus que de 70 milliards de m , ce qui ne
représente que 55 %de cet apport interannuel. Si nous comparons les années
1
extrêmes
de
notre
série
observée
A Kolda
(1967/1986)
on
obtient
respectivement 278 milliards et 6.95 milliards soit un rapport de 0,025.
Ces chiffres traduisent la grande v·ariabilitê des apports d'une année A
1
l'autre.
Mais plus
importante est
la répartition
saisonnière de volumes
1
écoulés au cours de 11 année et qui doit déterminer toute stratégie de
gestion rationnelle de la ressource disponible pour l'agriculture. Dans le
tableau 3.33, sont indiqués les volumes écoulés chaque mois. Ce tableau
1
montre que c'est en saison humide, au moment où les cultures ont le moins
besoin des eaux fluviales, qu'elles sont les plus abondantes. En revanche,
1
1

-194-
pendant la saison sèche,
beaucoup plus longue,
les apports deviennent
insignifiants.
Il
apparaît
donc
un
déphasage
dans
le
temps
entre
disponibilités et besoins.
Or, le bassin de la Casamance ne dispose d'aucune infrastructure de
maîtrise et de gestion de ces ressources en eau de surface dans le bassin
en amont de Ko1da.
En effet,
tous
les grands
projets initiés concernent la Basse-
Casamance avec comme priorité première, freiner la sa1inisation des sols et
leur récupération par dessalement avec les eaux pluviales :
3 3
TabLeau 3.33 - VoLume moyen mensueL écouLé (10 • ) par La Casamance et ses affLuents (1935/1986)
STATION
VOLUME
~YEN
MENSUEL
ECOULE
VOLUME
Kayen
J
Jt.
A
S
o
N
D
J
F
"
A
annueL
KoLda
387 1161 9933 23607 49020 25929 8385 3999 2838 1935 1161 645
129000
Saré Saré
168
546 3570
7392 18018
7602 1890 1050
756
504
294 210
42000
Madina OMr
6
152 2090
4123
7676
3306
798
361
266
152
57
13
19000
- Le barrage anti-se1 de Guidel dont la construction est achevée
depuis 1984.
- Le barrage d'Affiniam également sur le marigot de Bignona qui a été
mis en eau en 1988.
Les projets de barrage anti-se1 sur le Baï1a et le Kamobeu1 dont les
études de factibi1ité ont été réalisées
respectivement par le bureau
d'étude américain Louis Berger International et le Bureau Central d'Etude
Outre-Mer (BCEOM), mais restés sans financement.
De toute évidence, une maîtrise et une gestion rationnelles de ces
eaux de surface pennettraient de suppléer dans une· certaine mesure aux
"caprices" du climat.

-195-
CONCLUSION GENERALE
Cette étude consacrée aux Précipitations et aux Ecoulements sur le
bassin de la Casamance, est une contribution A une meilleure connaissance
de la pluviométrie et de l'hydrologie de la Casamance. Elle a été menée
avec un double objectif :
Rassembler
l'importante
documentation
pluviométrique
et
hydrométrique, souvent éparse, en vue d'une exploitation rationnelle A
l'échelle régionale.
- Fournir aux aménageurs et décideurs, une information actualisée, la
dernière synthèse dans ces deux domaines remontant respectivement A 1963 et
1970 (BRUNET-MORET, 1968 ; 1970).
L'analyse des précipitations a révélé:
*
la grande variabilité interannuelle des totaux, notamment durant
ces
dix-huit
dernières
années
marquées
par
une
sécheresse
dont
la
persistance a été mise en évidence par le caractère non stationnaire des
séries pluviométriques annuelles. En effet, cettes sécheresse se traduit
par une succession d'années durant lesquelles les totaux annuels sont
exceptionnellement faibles et une généralisation géographique du déficit
pluviométrique. L'analyse statistique des pluies annuelles, la cartographie
des précipitations fréquentielles et les relations statistiques établies
entre les pluies moyennes intèrannuelles et celles de diverses périodes de
retour, doivent permettre d'estimer, avec une précision acceptable, ces
dernières pour les stations ayant une période d'observation très brève.
*
A l'échelle journalière,
l'impact de la sécheresse sur les
précipitations supérieures A 40 mm. Car, alors que le total annuel des
pluies inférieures A 20 mm reste presque stationnaire, quelle que soit la
pluviométrie annuelle, celui des pluies supérieures A 40 mm évolue en
fonction du
total
annuel.
Néanmoins,
la
probabilité d'occurrence des
événements pluvieux ponctuels les plus forts demeure inchangée. Ce constat
est très rassurant compte tenu de l'importance des pluies maximales - et
des crues qu'elles sont susceptibles de générer - dans le dimensionnement
des ouvrages hydrauliques ou routiers.
La bonne répartition des postes pluviométriques longue durée sur le
bassin
versant
et
1a
relation
très
étroite
entre
pluie
moyenne
interannuelle et
la
précipitation
journalière de
fréquence
décennale
devraient
permettre
une
estimation
consistante
de
la
précipitation
journalière
décennale
pour
les
zones
dépourvues
de
stations
pluviométriques.

-196-
Sur le plan hydrologique, l'étude du reglme de la Casamance en amont
de Kolda et de ses affluents, dans leur partie non influencée par la marée,
montre le handicap que constitue la brièveté des échantillons de modules
annue ls. Cependant, le recours A la stat i st ique, notalll1lent aux méthodes
d'analyse de corrélation-régression, a permis l'extension des séries de mo-
dules annuels. Il est évident que la reconstitution d'un phénomène naturel,
quelle que soit la puissance de l'instrument utilisé et la rigueur de la
méthodologie, reste assez délicate, surtout quand il s'agit d'un phénomène
aussi fluctuant que les débits liquides d'un cours d'eau. A cela s'ajoute
le fait que les observations ayant servi A l'étude corrélatoire se situent
dans une péri ode marquée par l a sécheresse la plus sévère et la plus
persistante de toutes celles connues jusque-lA dans la région.
Néanmoins, la démarche suivie et l'attention accordée A la qualité
des relations entre variables étudiées,
la valeur des coefficients de
corrélation, laissent penser que les modules annuels ainsi reconstitués
restent dans
la gamme des
modules
possibles
et admissibles
pour la
Casamance et ses affluents.
L'analyse statistique des modules annuels, tout en dégageant les
modules caractéristiques,
a mis en évidence la grande variabilité des
débits moyens annuels, d'une année ~ une autre.
Cependant, malgré la sécheresse, les grands traits du régime de la
Casamance ressortent clairement de l'analyse de l'écoulement mensuel:
- apparition des hautes-eaux entre Août et Octobre avec une relative
stabilité du mois de maximum (Septembre), en étroite liaison avec le régime
des précipitations.
- apparition des basses-eaux dès le mois de Décembre, le minimum se
situant en Mai.
Les conséquences dramatiques de la sécheresse actuelle sur le régime
saisonnier de la Casamance sont la réduction de la période des hautes-eaux
et l'apparition d'un écoulement intermittent, même A Kolda, du fait de
l'épuisement
des
nappes
dont
la
réalimentation
n'est
plus
assurée
convenablement par les précipitations.
Il en est résulté, A l'échelle journalière, une relation étroite
entre précipitation et débit journalier en l'absence de toute pondération
par les nappes.
Cette situation a d'importantes répercussions sur les disponibilités
en
eau
de
surface
(dont
la
diminution
ne
cesse
de
croître)
pour
l'agriculture.
Bien que la sécheresse actuelle ait rendu évidente la
nécessité d'une maîtrise et d'une gestion rationnelle de ces eaux de
surface, très peu de projets d'aménagement de ces dernières ont vu le jour

1
197-
1
malgré l'importance qu'ils revêtent pour le développement agricole de la
1
région.
Au terme de cette contribution A la connaissance des précipitations
1
et des écoulements de surface sur le bassin versant de la Casamance, force
nous est de reconnaître que le sujet est loin dlêtre clos. En effet, bien
des aspects de l'hydroc1imatologie de la Casamance nlont pas été abordés
1
ici.
Ainsi, dans le domaine de la pluviométrie, des études complémentaires
pourraient porter sur :
- l'étude des i ntens i tés des averses. Le rô le que joue l' i ntens i té
des pluies sur la vitesse de concentration de l'écoulement vers 11 éxutoire
d'un bassin versant ou sur les phénomènes d'érosion nlest plus à démontrer.
Malgré le nombre très réduit de stations p1uviographiques, une telle étude
permettrait de dégager les caractéristiques essntie11es des
relations
Intensité-Durée-Fréquence des averses.
- l'étude des épisodes pluvieux. En effet, si la connaissance de la
pluie journalière de fréquence décennale est indispensable dans toute étude
dlaménagement hydraulique, l'examen des relevés pluviométriques journaliers
des stations du bassin de la Casamance révèle l'importance des épisodes
pluvieux pouvant aller de deux à trente jours. Les hauteurs précipitées
lors de ces épisodes peuvent dépasser de loin la précipitation journalière
de fréquence décennale (LAHAYE J.P., 1978). Ainsi, la Station de Kolda a
reçu du 28 au 30 Août 1927 (3 jours) 202 mm ; du 06 au 10 Août 1965 (5
jours), 255.1 mm; et du 06 au 15 Août 1958 (10 jours), 447.9 mm.
Les premières pluies réalisant généralement la saturation du sol, on
conçoit aisément que les volumes ruisselés, générés par de tels épisodes
pluvieux puissent être sans commune mesure avec ceux résultant d'une
précipitation journalière décennale.
Il apparaît clairement que la connaissance de la distribution statis-
tique des hauteurs de pluies précipitées lors de ces épisodes pluvieux peut
améliorer notablement notre connaissance des précipitations sur le bassin
de la Casamance.
Sur le plan hydrologique, nous avons montré le caractère synchrone
des précipitation et des crues sur les différents sous bassins de la
Casamance. Il
serait intéressant de rechercher une relation liant les
précipitations aux écoulements et tenant compte de la superficie des
caractéristiques morphométriques des bassins versants. Une telle relation
permettrait éventuellement 11estimation des écoulements pour les bassins
versants non observés.
Voici quelques axes de recherches susceptibles de compléter notre
connaissance les précipitations et des écoulements sur le bassin de la
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-208-
ANNEXE 2.1
LISTING DES ~ESULTATS DU VECTEUR REGIONAL.
COMMENTAIRE DU LISTING.
PAGE "0 11
Sur cette page sont indiqués :
- le numéro et le nom de la station ( ex : 286 Ziguinchor),
-le coefficient de correction: s li1 est égal à 1, cela signifie qu'il
n' y a pas eu de correct ion des données; dans 1e cas contraire 1a péri ode
corrigée est indiquée. Par exemple:
Sénégal
Ziguinchor
Période
Coef. correction
1920-1921
1.0
1922-1922
0.785
Elle fournit par station, la moyenne, la variance, les coefficients
d'asymètrie et de variation calculés à partir des valeurs observées et
conservées. En effet pour qu'une année soit prise en compte, il faut qu'au
minimum trois stations aient été observées cette année-là. Les valeurs des
coefficients
de
variation
sont
un
indicateur de
la présence ou
non
d'aberrations résultant d'erreurs dans la saisie.
PAGES "2"
Elles donnent, en colonnes les valeurs observées et conservées et en
lignes les numéros des stations. Il est ainsi possible de vérifier s li1 n'y
a pas dlerreurs de saisie dans les observations. les valeurs lacunaires
sont remplacées par des étoiles.
On y trouve, en colonnes et par année, le nombre de stations utili-
sées pour le calcul de l'indice du vecteur, Z, la valeur correspondante de
ce dernier pour l'année en question, zi. Y sont indiqués aussi le cumul et
la moyenne par année des écarts à zi.
Si l'homogénéité spatiale des observations nlest pas réalisée, du
fait de la présence dlerreurs d'appareillage, les moyennes des écarts à Z

-209-
ne seront
pas
nulles
apparition d'années
ou de séquences d'années
"douteuses Il •
Si ces moyennes sont nulles,
il est probable que les corrections
d'erreurs d'appareillage ont été convenablement effectuées, la valeur du
coefficient de corrélation (page 4) permettant d'en juger. Une valeur forte
de ce dernier équivaut A une bonne correction; en revanche si elle est
faible, les corrections sont peut-être faites A tort.
PAGES "4"
Ces pages donnent pour chaque station le nombre d'années utilisées,
la moyenne interannuelle d'après le vecteur (différente de la moyenne de la
page "une " calculée sur les valeurs conservées), la moyenne des écarts, la
probabilité au dépassement de la valeur du test d'homogénéité et le coeffi-
cient de corrélation linéaire des observations A la station avec le vecteur
z.
La valeur moyenne de la probabilité au dépassement est intéressante
car si le nombre de stations était très grand ainsi que celui des années et
si
les observations étaient homogènes,
la répartition des valeurs des
probabil ités au dépassement du test serait uniforme entre 0 et 1. Par
conséquent une faible valeur de la probabilité
indique un changement
d'emplacement probable de la station(Brunet-Moret,1979)
Si toutes les corrections sont plaus'ibles, la valeur moyenne des co-
efficients
de
corrélation
(entre
l'indice
Z et
une
station)
mesure
l'homogénéité des précipitations annuelles sur la zone étudiée.
PAGES "5"
Dans ces pages on trouve, en colonne par station, en ligne par année
les valeurs des écarts A zi ( étoiles dans le cas de lacunes). En fin de la
dernière page "5" sont indiqués les moments naturels de ces écarts.
Les écarts inférieurs A - 2
MT2
ou supérieurs A + 2
MT2
indi-
quent les années trop faibles ou trop fortes et surtout les séquences de
valeurs d'écarts forts ou faibles (erreur d'appareillage possible). En cas
dl années i so1ées, .il faut, d'une pa rt se reporter aux relevés ori gi naux
pour voir slil
n'y a pas eu d'erreur de copie,
d'interprétation ••. et
d'autre part, regarder si les autres stations voisines n'ont pas d'écarts
faibles ou forts.
PAGES 1'6"
Ces pages donnent en colonne par année, en ligne par station la ma-
trice des coefficients (étoiles dans le cas de 1acunes). Ces coefficients
sont égaux au rapport précipitation annuelle /
(moyenne * vecteur) pour
chaque .station. Les coefficients inférieurs A 0.8 ou supérieurs A 1.24 cor-

- 210-
respondent, dans une large mesure aux écarts indexés aux pages "5" et cor-
rections porteront sur ces stations et ces années-là.
Dans ces pages sont donnés, en colonne par année, en ligne par sta-
tion, les cumuls P(I) des éléments du vecteur Z et les cumuls de chaque
station.
Quand un total annuel manque, il est remplacé, pour le cumul, par le
produit zi*x& exprimé en mètres avec un signe négatif.
Ces cumuls permettent de tracer facilement à la main les doubles cu-
muls vecteur-stations (fig. 2.7). Ils permettent de situer la date de cas-
sure équivalant à un changement de site ou u