~",- -,:+,-7
UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON - SORBONNE
SCIENCES BCONUMIQUBS - S~œNCBS HUMAINES Sc-.NCIS JUR"JDIIÜEi
CONSEIL~'AFRICAIN El' MALGACHE 1
1POUR L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUr. 1
: C. A. M. E. S. -
OUAGAQOUGOU 1
Arrivée ..2b ·MAI .1Y9:l...... i
. Enregistré sous n° .1· o· 0 ~ .2' 6' !
,
-~.~- - -
--_.. -
-LE MARCHÉ DES BIENS D'ÉQUIPEMENT
DANS LES E,TATS
(J'AFRIQUE NOIRE FRANCOPHONE
"Contribution Il l'étude des relations commerciales
J
.titre llll :l!taü africains et 118 pays industrialiBés"
î
tHttSE
pr6sentée et soutenue publiquement par .
Monsieur Amadou Làtniœ DIA
JURY
Président: M. Henri MERCILLON
Suffragants: MM.
~,."":.-

REM E Rel E MEN T S-
-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-
Cette thèse n'est pas le résultat d'un travail
solitaire.
Elle n'aurait pu être conduite sans l'aide et les
~
conseils de Monsieur H. MERCILLDN, notre professeur, à qui
nous devons, également, notre goot pour les études sur le
marketing et qui nous avait déjà guidé lors de notre frtr-
mation pour le DiplOme d'Etudes Supérieures (D.E.5.). Qu'il
trouve ici la marque de notre respectueuse reconnaissance.
Nous tenons aussi à remercier très sincérement
Monsieur WAYLAND A. TONNING, professeur, à Memphis State
University, de l'intérêt qu'il a porté à notre travail et
des conseils et recommandations dont il nous a fait bénéficier.
Nos remerciements vont également à Monsieur
A. KERGREIS, Directeur de l'E. N.S.U.T. de Dakar qui a permis
la finition de cette thèse, à Madame 5ALL Thiadji DIENG et
à Mademoiselle Rokhaya DIOP Secrétaires à la Division Ter-
tiaire de l'E.N.S.U.T. qui ont assuré la mise en page et le
classement de nos notes et documents.
Enfin, sans pouvoir les citer nommément, nous
remercions tous ceux qui ont facilité de quelque manière
nos recherches et la réalisation définitive de cette thèse.
-0-0-0-0-0-0-0-

"L'UNIVERSITE DE PARIS 1 PANTHEON - SORBONNE
n'entend donner aucune approbation
ni improbation aux
opinions émises dans cette thèse ; ces opinions doi-
vent être considérées comme propres à son auteur.
-0-0-0-0-0-0-0-0-

- T A 8 LED E S
MAT 1 E R E S-
INTRODUCTION GENERALE •.••........•..........•..•.•..•••.••
1
TITRE PREMIER: LES MOTIVATIONS DE LA VENTE DE BIENS
D'EQUIPEMENT ETHANGERS EN AFRIqUE
6
CHAPITRE 1 : Les théories de l'exportation et de l'impor-
tation directe à l'étranger •.••....•....•.••.
7
1 - Les motifs de l'implantation directe des firmes nord~
américaines en Afri~ue ..•...•...•.••.••......
7
11 -
Implantation selon la spécificité de l'environ-
nement international
:
8
111
L'existence des barrières douanières
8
112 Les Zones monétaires différenciél~3••.•.••••••
9
113 Les habi tudes de co nsomma tio n .. .. • . .. • • • • • • .• 10
114 La réduction d'incertitude •.•.•.•...•••••.••. 11
12 - Croissance internationale de la firme et struc-
ture oligopolistique des marchés •...•...•••..•••. 13
121 Concentration et internationalisation ••••.•.. 13
122 Structure oligopolistique et capitaux
excédent.aires
15
123 Cycle du produit d'équipement
et avantage
technologique des sociétés américaines .•••••• 18
13 -
L'implantation directe selon l'inégalité des
salaires et l'inégalit~ de développement •.••••••. 20
14 - L'intervention des sociétés nord-américaines
en Afrique
25
141 Les domaines d'intervention
25
142 La stratégie de pénétration
30
II - L'implantation des sociétés françaises en Afrique
Noire Francophone
34
21 - Les motifs des industriels français
35
22 - Les sociétés françaises en Afrique et les pex3pec-
tives d'avenir
53
221 Stratégie de pénétration et monopole
" na t ion a l Il • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ••
54
222 Perspectives d'avenir des sociétés françaises
en Afrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . .
61
.../ ...

23 - Analyse comparative des motivatio~de la vente en
Afrique des soci~tés américaines et françaises •••••••
62
CHAPITRE II ~ L'investissement ~tranger en Afrique et les
int~rêts des partenaires .•••••.••.••••••••••••••
66
l - les critères d'investissement en Afrique •••••••.•••.••
66
11- Investissements étrangers et d~veloppBment
Economique. .. . .. . . . . . . . ... .. . . .. . . . . .. . . . .. . . .. . . .
67
II - Les intérêts des partenaires.........................
69
21 - Les conflits d'intérêts ••.••.•••••••••••••••••••
69
211
Intérêts privés contre intérêts publics~ •.••
70
212 Loyauté à l'~gard des gouvernements
dtrangers
Il
• • • •







71
213 Soci~t~s internationales contre pays
africains faibles •••••••••••••••••••••••••••
72
214 Technologie occidentale et technologie
a f r i c a i n e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
72""-
22 - Les fusions d'intérêts •••••••.••..••••••••••••••
73
221 La réalité des rapports de l'Etat africain
et de la Société internation~le.~•••••••••••
73
222 Le rôle des sociét~internationales dans le
développement des Etats africains •••••••••••
75
TITRE OEUXIEME : LES MARCHES AFRICAINS DE BIENS D'EQUIPEMENT..
81
CHAPITRE I : La demande de biens d'équipements lourds •••••••••
82
l - Le marché des appareils agricoles : une faible progres-
sion de la demande ..•.••.•.••.••....•.•...••••..••••.•••••
82
11 - Les caractéristiques du march~ •••••••••••••••••••••••
82
12 - Les besoins exprimés et les perspectives •••••••••••••
84
II - le marché des appareils de travaux publics : un marchd
important. .•••. ••• ••• .... .• •• •. . . .. . • •• . . . • • • •• ••••••. •• ••
90
21 :.. .. tes caractér istiques du marché.......................
90
22 - Les besoins exprimés et les perspectives •••••••••••••
93
III - Le marché de traction ferroviaire: un m3rché très
fluctuant...............................................
95
31 - Les caractéristiques du merché.......................
95
32 - Les besoins exprimés et les perspectives •••••••••••••
97
.../ .. ·

IV - Le m8rchd des poids lourds: un marchd très dynamique ••••
99
41 - Les car8ct~ristiquès du marchd......................
99
42
Les concessionnaires de poids lourds en Afrique ••••• 104
,
V - Le m~rch~ de la manutention et le levage ~ un march~
d'Bvenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . . • . . • • • 113
51 - Les caractéristiques du march~ •••••••••••••••••••••• 113
52 - Les concessionnaires et agents de ~arques en
Afrique
116
CHAPITRE II : La vente de biens d'~quipement lourds en
Afrique
123

1 -
Le couple produit d'équipelDent - marché africain •••••••••• 123
11 - Les càract~ristiques du bien d'équipement lourd.•••••• 123
12 - Le point de vue des utilisateurs africains sur le
matdriel d'~quipement dtranger .•••••••••••••••• ·•••••• 12.5
II - La distribution des biens d'équipement lourds •••••••••••• 135
21 - Les socidtés commerciales de distribution de biens
d'équipement en Afrique •••••••••••••••••••••••••••••• 135
211 Historique des sociét~s commerciales ••••••••••••• 136
212 Politiques des sociétés de distribution ••.••••••• 138
III - La politique de l'après-vente •.•••.•.•.••••••••••••.•••• 145
311 La situation de l'après-vente en Afrique .•••••••. 145
312 I~portance du service après-vente à l'exportation 147
IV - La promotion de la vente des biens d'équipement •••••••••• 150
41 - L'utilisation du courrier et des échantillons dans la
vente des biens d'équipements lourds ••••••••••••••••• 151
CHAPITRE III : La concurrence des biens d'équipement légers ••• 156
1 - Le marché des électrophones et magnétophones ; un dévB-
loppement lent
156
11 - Les caractéristiques et les besoins exprimés ••••••••• 156
II - Le marchê de machines à coudre et de machines à laver :
un marché tr~s faible ..••••.••••.•••••.••••.••••••••••••• 157
.../ ...

21 - Les caract~ristiques du march~.................... 157
22 - Les besoins eXprim~s ••••••.•.••••••...••••••••••••
158
III - Le march~ des appareils ~lectrodomastlques et élec-
trotharmiques : un marché très limité ••.••..•••••.•••
139
31 - Les caract~ristiques du m8rch~ •.•••••...•.••••.•••
159
32 - Les besoins eXprim~s••••••••••••••••...•.•••••..••
160·
IV - Le marché des cyclomoteurs: un marché très limité •••.
161
41 - Les caractéristiques du marc~é et les besoins
e)(primds ••••••••••••••••••..•••.••••••••••.•••••••
·161
v - Le niveau d'équipement des m~nages africains •••••••••••
163
51 - Le niveau d'~quipement g~néral des m~nages ••••••••
163
52
Le niveau d'équipement sectoriel des m~·lages .•••.•
170
VI - La commercialisation des biens d'équipement légers
en Afrique •.••••••.••••••••••••..•..•... . ~~ •• ~ •• ~ ..•..
175
61 - L'intervention des africains dans la distribution
175
611 Les distributeurs et las circuits de distri-
bution
176
CHAPITRE IV : Les conditions de succès d'une pénétration
des m2lrc:-l~s africains........................
18D
l - Les conditions de succès d'une pénétration par
l'exportation directe ••••.•••..•..••....••...•..•.•••..
180
11 - Les donn~es d~mogr8phiques........................ 180
12 - Le contexte socio-culturel et psychologique •.•••..
185
13 - Les donn~es cOlJlmercilales..........................
193
131 La distribution gén~rale••••••••••••••••••••••
193
132 La distribution physique des biens d'~quipement
en Afrique
199
133 La publicité en Afrique.......................
212
14 - Les données ~conomiques et politiques •••••••••••••
226
141 Le r~gime douanier des importations •.•••••••••
227
142 Les licences d'importation ••••••••••••••••••••
231
II - Les conditions de succès d'une pén~tration par l'implen-
ta tion dir ee te. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
233
... / ...

21 - Les entreprises industrielles et commerciales •.•••••
233
22 -
Les types de participation et les partenaires ••..••.
240
23 - Les entreprises prioritaires en Afrique •••••.•.••••.
247
TITRE TROIS IEME : LA BALANCE DES ECHANGES COMMERCIAUX
ENTRE L'EUROPE ET LES ETATS AFRICAINS
FRANCOPHONES...... .. •. .. .•.. .... •••••••••••
252
CHAPITRE l
Les échanges commerciaux entre les Etets Afri-
cains et les Pays industrialisês et les causes
du blocage......................................
253
,.
1 - Les ~changes commerciaux entre les partenaires .••••••.•••
253
11 - Les ~changes commerciaux entre la France et les pays
africains
"
253
12 - Les échanges commerciaux entre la Communauté
Européenne et les Etats africains •.•••••.••••••••.••
260
II - Les causes du blocage des ~chenges commerciaux entre les
Etats africains et les Pays industrialis~5•••••••••••••.
269
21 - Le monopole des société internationales dans
l'import-export •.•••••••••.•.•..••.••••.•.•.••••••.•
269
22 - Les mesures protectionnistes des pays industrialisés
277
III - Les mesures prises contre les imperfections du commerce
Afrique-Pays industrialisés •••.•..•.•••.•••••.•••••.••.
283
31 - Les mesures traditionnelles pour équilibrer la
balance des paiements ••••••••.•••••••.•••••••••..•.•
284
32 - La substitution des importations par la fabrication
autochtone
287
CHAPITRE Il : Les fondements de la politique future du
développement des relations commerciales entre
les Etats africains et les pays européens ••••••
296
l - L'organisation de l'importation dans les Etats africains
et la ges tian des biens d'équipement.....................
296
111 L'acheteur de biens d'équipement lourds •••••••••
296
112 Procédure d'achat d'un bien d'équipement importé
298
121 L'entretien de l'dquipement et le gestion des
pièces de rechanges ••••.•.•••••••••.•.•.•••...••
307
122 Le renouvellement du bien d'éQûipement industriel 310
.../ ...

-1-
INTRODUCTION GENERALE
Le thème en lui-même est nouveau. Alors que tous
les autres aspects dos économies sous-développées ont été
abondamment traités,
celui de la valeur et de la portéL-du
marché des biens d'équlpl'!lIlenl et du marketing dans les Etats
d'Afrique Noire Francophone ont été néglig~s par des spécia-
listes qui se contentent trop souvent de raisonner au niveau
maclo-économique,sans tenir compte des influences possibles
#'
des stratégies des entreprises,
qui sont fondamentales pour
le développement.
I\\~ 0 usa b0 r der 0 n s ces pro b l è ln es en in s i. s tan t pà r t i -
culièrement sur l'idée de base du marketing, à savoir l'idée
de marché et sur les conditions de succés d'une pénétration
. . . cles marchés africains.
Mais au départ,
i l faut donner une classification
des biens d'~quipem8nt.
CLASSIFICATION DES BIENS D'EQUIPEMEN1'
Nous n'échappons pas aux difficultés qu'éprouvent
tous les auteurs, lorsqu'il s'agit d'éffectuer une classifi-
cation des biens d'~quipement et de consommation durable.
Ces derniers ne sant ni de consommation quand il
s'agit de l'automobile, ni durables lorsqu'il s'agit de
vêtements ou de parfums. Nous adoptons donc la classification
limitative suivante.
* Biens d'équipement des ménages: le ménage pou-
vant être un seul individu s'il s'agit d'un célibataire. Cotte
dénomination comprend les petits et gros appareils électr~mé­
nagers, la radio at télévision, cycles,
électrophones et
électromagnélophones, etc ••.
* Matériels de productivité des entreprises indus-
trielles,
commerciales, agricoles,
qui sont les biens d'équi-
pement proprement dits eux-mêmes classés suivant une termino-
logie discutable en biens d'équipement principaux,
sBcondaire<>
et accessoires, car ceux qui sont nommés secondaires sont en
réalité les principaux dans les échanges et la distribution;
.../ ...

-2-
Pour l'équipement lourd,
notre ~tude portera exclu-
rivement sur les biens d'équipement industriels principaux
fels que les poids lourds~ les appar8~ls de travaux publics,
les machines agricoles, etc ••.
qui sont n~ce8Gaires aux Etats
b'AfriqUe Noirs Francophone
en cours d'industrialisation.
l'OBJECTIF DE NOTRE ETUDE
Dans cette étude, il s'agit d'une part, de présenter
aux exportateurs et investisseurs internationaux une méthude
pouvant guider leur action dans leur stratégie de pén~tratiorl
en Afrique Noire Francophone st d'autre part, d'attirer l'atterl-
tian des gouvernements africains sur l'adoption urgente des
techniques modernes de marketing pour mieux acheter des biene
d'équipement afin de réduire le déficit de leurs balances com-
merciales. Les raisonnements que nous proposons et leur enchaj-
nement résultent de deux sources principales :
* La première est It8nseig~ement. En effet, il
n'est pas de cadre de recherche plus favorable au développement
des idées que celui qui nous a été offert par l'enseignamRnt
supérieur et notamment à l'Institut d'Administration des
Entreprises (I.A.E.) de l'Université de Paris 1 où nous avions
été étudiant. (1972-73 ; 1973-74) et à l'école Nationale
Supérieure Universitaire et Technologique (E.N.S.U.T.) de
Dakar où nous exerçons depuis 1975 en qualité d'assistant
en gestion. Le support de cet enseignement étant la méthode
des cas, c'est par une découverte collective et en travaillant
sur un matériel réel(l'expérienc8 vécue
des entreprises) que
certaines théories ou certain.s conseils pratiquas qui figurent
dans cette thèse ont pu être élaborés.
* La deuxième est la recherche
nous avons cllerché
dans les cabinets d'études (étrangères
et africaines), dans
les ministères africainsset dans les chambres consulaires à
vérifier les lois simples permettant aux exportateurs de
cheminer de façon. efficace dans l'environnement africain si
... / ...

-3-
complexe et dense et enfin à établir une carte des besoins
des états d'Afrique Noire Francophone ,sn mati~re de biens
d'équipement.
Ces lois ou plutôt ces modr~les d'établissement
de lois ou de règles de conduite del/raient permettre ~ca ~18xpor­
tateura d'établir ses propres lois et ses propres méthodes
à
partir des données qui lui sont personnelles.
Nous avons été frappé,
au cours de nos recherches
de constater qu'en fin de compte trèfs peu d'efforts objectifs
et honnêtes étaient menés ~ l'heure actuelle par 18s entre-
prises 6trangères comme par le8 gouvernements africains e~
faveur des échanges internationaux et,
que finalement le
volume du commerce risquait d'être très limité.
LE CADRE GEOGRAPHIQUE DE NOTRE ETUDE
Notre analyse concerne essentiellement les Etats
d'Afrique Noire "Francophone"
(1) parce qU"une certaillo, homo-
généité se décèle dans cet espace économinue purinational
marqué par la même histoire coloniale et postcoloniale (2)
Il s'agit ici,
essentiellement, des Etats Africains
anciennement sous la mouvance directe de la France, à savoir
le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo-Brazzaville,
la Cote d'I oire, le Bénin (Dahomey), le Gabon,
la Guin~e,
la Haute-Volta,
le Mali,
la Mauritanie,
le Niger,
le Sénégal,
le Tchad et le Togo
(3).
(1) En fait la "francophon-ire" déborde le cadre des pays étudiés
ici. Les pays tels que llii.Madagascar,
le Zaïre,
(Congo Kinshasha
le Rwanda, le Burundi, le Territoire des Afars et des Issa
mériter~ient d'être comptés dans l'aire "francophone" d'Afrique
Noire.
(2) L'homogénéité n'est pas prise ici dans son sens classique
appliqué aux produits de mêmes qualités physiques.
Nous l'em-
ployons dans le sens spécial qu'on lui donne en économie
spaciale et tel que le professeur André Marchal l'a appliqué
à
l'espace économique européen o~ les économies européennes
apparaissent comme "relativement homogènes et à niveaux de
développement comparables" : voir "l'Europe Solitaire", Paris
édition Cujas,19G4.
(3) Ces états disposent d'une superficie territotiale de
7 761 340 km2 avec une population. d 1 enviroil 44 millions d' llbts.

-4-
Nous disons essentiellement
(et non pas exclusi-
vement) parce que,
nous serons amenés à introduire des élé-
ments de comparaison ç~ et l~ aVBC certains Butres pays
africains et qui débordant de ce fnit le cadre
essentiel
de nolre analyse.
I~ u d 8 ni eu :r a ri t,
l' ho lTll) 9 é n é :i. té cl 0 n l no U spa '(' l. 0 n s i c i
est une homog~néité relative,
c'est-à-dire largement ouverte
~ la diversité. Un examen plus ~ttentif permettra d'y d~celer
les différences,
mieux,
de~~ nuances siqnificetives qui sont
en réalité les indiuJs d'une liche diversité et. nOil .1.es mar-
ques d'une hétéroq~néité ou d'une dysharmonje fondamentales.
---LES LIMITES DE NOTRE ETUDE
Jusqu'à présent,
en l'absence d'informations statis-
tiques exhaustives et rigoureuses,
il était encore difficile
de définir de façon précise et homogène le nature et l'i.mpor-
tance du marché des Etats d'Afrique Noire Francophoil8.
I l devenait nécessaire,
cependant face à la complexi-

croissante des ~conomjes africaines de tenter de d~t8rminer
le niveau actuel d'~volution de ce marché,
ses tenda~ce5 dans
le temps et dans l'espace,
non plus seulement au seul stade
du secteur ou de la branche d'a~tivit~, mais du produit manu-
facturé.
Dès lors les limites dG notre étude sont celles ôs
du niveau de developpement des économies africaines:
l'absen-
ce d'une véritable comptabilité Nationale permettant de défi-
nir les niveaux de consommation et les besoins de chacune des
catégories sociales;
l'insuffisance et l'ancienneté des infor-

mations statistiques et plus encore le manque d'homogénéité en~·
tre
les différentes sources.
. ... / ...

-5-
---LE PLAN GENERAL DE NOTRE ETUDE
Les techniques du marketing pour vendre des biens
d'équipement à l'éttanger ne sont pas toutes é1aign~es, dans
leur princi~e, du marketing domestiqus,
mais on peut se poser
la question suivante: dans un univer~ limité par les fron-
tières d'un pays,
le producteur suit une certaine démarche
et applique un certain nombre de techniques
voire de recettes
qui lui permettent d'amener son produit vers un marché. Qu'en
est-il si le producteur considère le marché africain? Les
méthodes et les techniques qui lui ont été utiles dans son
expérience nationale seront ell~~ applicables à son nouvel
univers?
Ces questions el l '§volutjon du marché africain de
.
bien d'équipement de même que 1e3 conditions d~ succès d'une
pénétration seront abordées el traitées dans la deuxième
partie.
Au demeurant,
nous allons ~tudier dans la première
partie les facteurs qui incitent les entreprises françaiseset
U.S.
à
vendre sur le marché africain:
un ensemble divers
de peuple, d'habitudes et de r~glementation, alors quo vendre
chez soi est en géndral beaucoup plus sim~le et moins rjEqu~.
En effet, vendre sur le marché national épargne aux hOfTll1\\w::;
d'affaires d'avoir à apprendre une autre langue, è traiter
dans une monnaie différente~ à afFronter des incertitudes
politiques et juridiques, à adapter le produit à tout url
ensemble de besoins différents.
Dans cette première partie seront également étudiés
les problèmes de l'investissement étranger en Afrique Noire
Francophone ~
les crit~re5 de l'investissement international,
les conflits et.lm fusioll", d'intérêts entre l'investisseur
dtanger et le pays d'accueil africain.
La troisème et dernière partie tentera précisément
de faire la balance des relations commerciales entre les ELats
d'Afrique Noire Francophone et les pays de la communauté euro-
péenne.
Nous aborderons et traiteronè successivement le pro-
blème du financement des biens d'équipement importés,
la pro-
blèmalique de l'éqUilibre commercial des Et~ts Africèins et
enfin la strat~gie commerciale à adopter à l'avenir contre
les importations de biens d'équipement.

-6-
i
1
1
1
1
1
/TITRE PREMIER
/
Il
LES MOT 1VJi T1mJ 5 Dl LA V[ NT [ DE BI cr~ S DIE QUI PEMEN T.
ETRANGERS DANS LES MARCH~S D'AFRIQUl NOIRE FRANCOPHONE"
- 0 - 0 - 0 - 0 - 0 - 0 - 0 -
;,
11
j
- CHAPITRE I
Les Ltléories de l'exportation et de
l'Implantation directe à l'étranger.
- CHAPITRE 2
L'Investissement étranger en Afrique
et les intérêts des partenaires.
- 0 - 0 - 0 - 0 - 0 - 0 - 0 -

CHAPITRE PREMIER
LES THEORIES DE L'EXPORTATION ET DE L'IMPLANTATION
DIRECTE A L'ETRANGER.
A l'époque actuelle beaucoup d'entreprises du
Monde développé exportenL Ver~ les pay~ sous-developpés des
biens d'équipement et préf8rellt quelquefois sI~irnplanter
directement après la première phase dite "d'exportation"
Toutefois,
sila méthode de la vente à l'étranger
#l
est gén~raleement identique aux entreprises, il convient de
fa ire u n8 d i f f[~ r e ne e qua n tau>: !1l a tir s e t 1 e s bu l s a \\J ou é s
par l'exportateur p.tranger.
nous analyserons d'abord les motifs de l'exportation
et de l'implantation directe des entreprises Nord-Am~ricaines
et ens~ite le cas des entreprises d'origine Française. dans
le, Etats d'Afrique Noire Francophone (4).
1 -
Les motif,; de ]' implantation directe de"
I-irrnes
Nord-Américaines.
Les explications de l'implanLation directe
d8'3
firmes d'origine Américaine abondent
(5).
Il
semble pos~ib18
(4) Tenter de répondre à la questioll : pourquoi les entreprises
(Américaines et Européennes) s'implantent en pays sous-dévelop-
pés",
c'est s'exposer à courrir deux dangers celui de l'exés
d'em~ilisme, et celui de l'excés d'abstr~ction. Aussi pour
éviter le premier,
nous n'avons pas l'intention de dresser
un tableau exhaustif de l'ensemble des facteurs qui peuvent
déterminer une telle décision.
Un effort d'abstraction s'im-
pose d'autre part car la création de filiales à l'étranger
ne 8e présente jamais de Façon absolument identi~ue.
(5) Voir La st~atégie de l'entreprise Multinationale
P. 336 •••
380 in t3rooke et Remmer Edi tian sirey

-8 -
de classer le3 plus répandues sn trois grands groupe~
reflétant à chaque fois un niveau spécifique d'analyse.
Un premie< thèm~ prpnrl essentiellement en considération les
caractéristiques spécLfique,,?de l'espace mondial.
IL est
centré sur la stratégie des enLreprjses dont les modalités
nouvelles de la croissance internalionale reFlèLent princi-
palement le3 contraintes nées de
l'environnement.
Un autre
groupe d'auteurs prend pour poini: de départ la "tructure
ob