THESE
présentée à
VUNIVERSITE DE DAKAR
FACULTE DES SCIENCES
pour obtenir le grade de
DOCTEUR DE SPECIALITE EN GEOLOGIE APPLIQUEE
mention PETROLOGIE -
GEOTECHNIQUE
par
Abdoulaye DIA
CONTRIBUTION A L'ETUDE DES CARACTERISTIQUES
PETROGRAPHIQUES PETROCHIMIQUES ET
GEOTECHNIQUES DES GRANULATS BASALTIQUES :
DE LA PRESQU'ILE DU CAP-VERT
ET DU PLATEAU DE THIES.
\\ CONSEil AFRICAIN ET MAlGA~HE;
\\, POUR L'ENSEIGNEMENT SUPERiEUR "
. C. A. M. E. S. -
OUAGADOUGOU
Arrivée .2· 6· M·A~· '19~~' .. i . ~
~~regiS~~~OU~~~:!~!t~~_.Q. ..!
\\
Soutenue le
1982 devant la Commission d'Examen
MM. M. ROLLET, Président
P. DEBAT, Rapporteur
M. SEYLER, Examinateur
R. GUIRAUD, Invité. Examinateur
S. SALL, Invité, Examinateur

.','
"Beau mot que celui de chercheur, et si préférahle à celui d'un savant.
Il exprime la saine attitude de l'esprit devant la vérité, le manque plus que
l'avoir, le désir plus que la possession, l'appétit plus que la satiété".
J.
ROSTAND.
A ma famille
- ma feunne ;
- mes enfants
- mes parents
- mes amis.
Ce modeste travail est le fruit de votre abné-
gation de votre courage, de votre
confiance,
de votre solliciturle.
Celui Qui vous doit tout.

A v A N T
PRO P 0 S
La rédaction de ce mémoire de doctorat 3e cycle m'a permis de mesurer la
part prise par toutes les personneD qui m'ont guidé et aidé durant les travaux de
terrain
les études de laboratoire
l'interprétation des différents r~sultats et la
9
9
mise en forme ~ et par celles qui m'ont toujours fait confiance et encoura~é. Ce
t~avail est en grande partie le leur.
J'exprime toute ma reconnaissance à Monsieur le Professeur Michel POLI.,ET
qu~ plus qu'un professeur a été pour moi, un
~uide et un conseiller. C'est grâce ~
lui que ce mémoire peut aujourd'hui être présenté. Je lui suis profondément reconnais-
sant d'avoir accepter de diriger la rédaction de la th~se et de présider le jury. Je
le remercie aussi pour les nombreuses heures consacrées à la correction du manuscrit
et aux séances de travail souvent longues et tardives,au cours desquelles, le plan
et les interprétations ont été progressivel'lent améliorés. L'atmosphère dynamiQue et
ami~ale qui règne autour de lui m'a beaucoup servi dans les moments difficiles.
Je remercie profondément lé Profésseur ~. GtTIRATm , ancien Directeur nu
Laboratoire de Géologie de nakar~ actuellement à l'Université de NICE. Il n'a cessé
de suivre mes travaux depuis le stade projet dont il a été l'auteur jusqu'à la rp.dac=
tion définitive.
Il m'est difficile de témoigner assez de reconnllissance à Honsieur C. TOTTRENQ
Chef de la section Minéralogie
et Pétrographie
appliquées du Département Géotech-
nique du Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, et de lui dire comhien j'ai p.té
honoré qu'il ait accepté de lire le chapitre du manuscrit consacré à la Gpotec}1nique.
Son aide et son accueil amical durant un stage au sein de son laboratoire a permis en
d
.
1
~d
.
d
h
.
Il
~
. "
-
1

gran e part1e
a re act10n
u c ap1tre Geotechn10ue. En effet la p upart des essa18 me.
ct'niques ontété réalisés au L.C.P.C. A travers lui, je remercie tous les membres de
son Département et ceux du Laboratoire régional deR Ponts et Chaussées de Clermont-
Ferrand et plus particulièrement Mw Michelany Chef de la section Carri~res et Granu-
lats et Mr Montvenoux, Directeur du Laboratoire régional.
Ma reconnaissan.ce va également 8~.fr le Directeur Général du CERFEO ~ ~". $on-
Hye f/.LI,
pour avoir manifesté. beaucoup de comoré.hension et de sollicitude,
en

mettant entièrement à ma disposition
toutes les installations de son laboratoire et
d'avoir accepté de faire parti
du Jury. J'associe ~ussi à ces remerciements
ses
collaborateurs : ~f. SA~lA, ~. DOMINIQUE, M. CA'TF.T et surtour les techniciens de la
section '~tériaux et Granulats·~ qui par leur expérience, ont su m'apporter une
collaboration préci4use.
Mes remerciements s'adressent également aux techniciens du Grou e Lahoratoir
de la Direction des Mines et de la Géologie de nakar, qui ont réalisp le concassage
et le broyage des différents échantillons étudi~s.
MOnsieur P~ DEBAT trouvera ici l'expression de ma reconnaissance et les vifs
remerciements pour l'attention qu'il a ~orté à ce travail et d'avoir accepter de juge.
ce travail. Je saurais tirer le plus grand profit du iugement qu'il voudra bien for-
muler à mon égard.
Monsieur O. DIA a été pour moi un ainp. Qui a toujours su me faire remonter
le moral par ses
conseils et par son exemple. Je le remercie très sincprement.
Je rp.serve une mention toute spéciale à tous mes amis et collè ues du néoar-
tement de Géologie de Dakar, plus particulipre~ent à Mr J.M. BENKHFLII, ; son expErien-
ce de terrain et sa disponibilité ont beaucoup contri~up ~ l'interprétation de la
mise en place du volcanisme de Diack. Que tous ~es collègues et amis trouvent ici
l'expression de ma sincpre pratitude. Il est inutile et ils ne m'en tiendront oas
rigueur je pense, de citer toutes les circons&ances dans lesquelles ils m'ont apport~
le témoignage de leur disponibilité et de leur s~athie.
Ma gratitude va également à tout lp· personnel technique du Dp.partement
qui
ont effectué avec bonne grâce et compétence
les diffprents travaux de ~essins,
de dactylographie et de ronéotypie.

l
!
fl

I I
Depuis des temps reculés~ l'art de construire est souvent subordonné à la
pierre. Ce matériau, préparé et élaboré sous forme de granulat& demeure
toujours
la base fondamentale des techniques de construction de bâtiments et d'ouvrages
de génie-civil (barrages, routes~ aérodromes, structures ferroviaires, etc ••• ).
La nature et l'origine de ces matériaux sont très diverses ; actuellemen~ le génie
civil utilise,outre des matériaux naturels (alluvionnaires, roches massives)' des
matériaux artificiels issus des déchets industriels ou synthétisés (laitier, éméri
de Turquie, sable-rési~e 10 %, etc •.• ). Au Sénégal, les granulats proviennent essen-
tiellement des roches massives : grès, calcaires, latérites, mais surtout Ges
roches volcaniques issues des manifestations tertiaire et quaternaire disséminées
dans la presqu'île du Cap-Vert et dans le Plateau de Thiès. Le gisement le plus
important et le mieux exploité (90 % des granulats) est celui de Diac~ situé à tOO
kilomètres de Dakar; il constitue l'objet principal de ce mémoire.
Les granulats doivent répondre, selon leur utilisation éventuelle, à des
critères précis de propriétés et de .caractéristiques conformes aux spécifications
officielles. Mais chaque ty"e a ,les propriétés intrinsèques ,donc un ,. champ ne ~ana­
~ité~) et, vouloir le transgresser conduit généralement à des déboires coûteux. Il
.
.-.~
~
... " -
importe don~ quelle que soit l'utilisation que l'on veuille en faire,de connaître
le granulat. Cette connaissance se fera par le biais d'une étude aussi complète ,que
possible au niveau du gisement et au niveau du matériau qui doit aboutir à la défi-
nition de deux types de paramètres :
- dEp paramèfJreB géométriques'
qui ('vont permettre la détermination
des cubages,
la découverte et la zonation des différents faciès exploitables
- des par~tres qualitatifs qui sont
pour chaque type de faciès
"utile!! : la nature pétrographique et géochimique, les caractéristiques mécaniques,'
la fracturation et l'état d'altération. Ces paramètres sont déterminés par des ':', .
essais de laboratoire.
Les chapitres qui vont suivre
précisent et complètent un travail déjà pr~­
senté sous forme d'un rapport de D.E.A. (A. DIA, t980).
Ce mémoire sera divisé en deux parties

III
- la première constitue une contribution à la connaissance des carac~
tërîsttqaes pêt~ographiques et pétrochimiques des granulats basaltiques de la pres-
qu'île du Cap-Vert et du J' lateau de Thiès ;
- la deuxième comprend une étude géologique et géodynamique du gise-
ment de Diack et une étude des caractéristiques géotechniques des différents faciès
volcaniques rencontrés dans ce gisement. Cette partie me semble importante à plus
d'un titre,du fait qu'elle constitue tout d'abord une méthodologie d'étude de car-
rière de roches massive~ applicable en site
éruptif ou métamorphique ainsi que dans
certains sites sédimentaires (calcaires dolomitiques, et grès), mais également et
surtout une nouvelle approche dans l'appréciation des caractéristiques mécaniques
d'une roche, basée sur les données pétrochimiques, minéralogiques et géochimiques •.
En effet, les études pétrochimiques, minéralogiques et géochimiques permettent de
déterminer la nature minéralogique, l'abondance relative, la taille, l'état d'alté-
ration des divers composants de la roche, ainsi que la disposition relatives des
minéraux et la distribution des défauts de continuité (pores, fissures) dans le
milieu polyminéral. Une telle possibilité ~'nppr;;ciatio1'1 (le 1" va~eut' T"PCanif')lle tlea
,
1-
;
. . : 1 .
l'
·1·
.
..:1


~.
~
.. ,
roc;: .,;;, ,.. ~~pe
en ~rnnee rart~e 8j.lr.
.t)~1. ,1.~at1on (.111 T"l.crdscope o-pt1qne r:>q1l.1 PI".," \\ln
corr~t~ur tle points, serait ~ntére9snntp. Dour le~ l~~oratoireB africains.qui trps
souvent ne sont paséquipés~es npp~reil~ ~Dncifi~ues nécessaires pour les essais
d'identification et de résistance mécanique des roches.
Au terme de ce travail, j'essayerai de dégager une certaine orientation
future dans la recherche de matériaux convertibles en granulats routiers ou
utili-
les
sables dans/autres structures de génie civil et de définir une politique d'utilisa-
1
tion de la réserve potentielle de granulats.


-
1 -
!
- - - - - - - - - - - - - - - - - 1
PRE ~ l F. R E
PAR T l E
i
f
1
f
CONTRIRUTION AL' ETUDE DES CARACTERES PETROGP.APRIqUES ET GEOCHIMIQ!JES
DES GRANULATS BASALTIQUES DE LA PRESQtT' ILE DU CAP-YE'RT ET DU PLATEAU
DE TRIES
(SENEGAL)

----------~~--~-
1fi
î
1
1
tsP
Ni
~
80
J~""lt
2:>"
H ·
, . 1 '
~,
{'....
f ru .I(
,%
eoÇ)
/11
. , .
2
.,1
li • •
0
C0
"-
0li12
g
e
,.
H
:10'
2U'
t
t
lO00km
.
IOOOlm
....,
' - '
20
QUE S T
0
EST
~
20"
OVEST
o
-
-tg
Esr
'O'
Fig.
1
Carte schématique de la répartition des aires volc.ani-
,t'"H~.
1
Carte schématiqlle des bombements et des laves alcalines
ques tertiaires et quaternaires sur la plaque africaine (d'a-
assocl;>es dans la plaque africainp ';l'après LE BAS,
1971
~ ~~.
près les données de THORPE et SMITH.
1974 ; GASS,
1972 et M.
GI~(lD,
1978) complétée pour ]a nrovince volcanique de la
GIROD"
1978).
presqu'île du Cap-Vert (Séné~al)
• Petits districts
t:f>Granàs districts
ITIJIl Cratons
OBombement (provinces alcalines
/ F a i l l e s principales
lies du Cap-Vert ; 2
Presqu'île àu Cap-Vert; 3 : Hoggar
4 : AIr : 5 : Jos ; 6 : RIU : 7 : Cameroun
8 : J. H."'l.ruj
:
9
Eghei
JO : Tibesti
Il
: J. Marra ; 12 : Hei bod ;
13 : Bavuda ; 14 : Oue'st Arahie :
15 : Sud Arabie et Aden ;
16 : Ethiopie
17 : Rift Est-Africain;
18,
19, 20 : Virunga. Kivu; 21
: Comores: 22 : Madagascar; 23 : Rhodêsie ; 24 : Transvaal-Pr~toria
25 : Bushmanland : 26 : S.W. Africain; 27 : Angola.
4
_
. _
_ _ . _
._.~
~
~ ~ . . .
~
•__..~,,~.-_.'••" "·~~",_'c~··""""'.".._.·,,...·..,,".-_,.,-,._,,·"'""~.c,.""'~·..,''''_.,,i:'._·'''''_'-'.''''''''"_"''''''''''''''''''''.''''~'_'';'''''''''~''''
'''

- 3 -
. /
l - INTRODUCTION
Le secteur étudié couvre~ d;Ouest en Est, la PresquV!le du Cap-Vert et le Pla-
teau de Thiès où il s'étend à 30 kilo~ptres au SE de Thi~8. Il constitue l'extr~Mit2
occidentale du bassin côtier s~négalc~auritanien situp sur la bordure occidentale
du craton ouest-africain ;et comme d'autres régions de la plaque africaine: les mas-
sifs du Hoggar (Atakor
Adrar, WAjjer); le Tibesti, l'Air
le Bayuda, le .lebel Marra
9
9
et les districts volcaniques de la' Lybie etc .•. , i l a (:tp ê. la fin du Tertiaire et an
cours du Quaternaire le siège de manifestations volcaniques représentées essentielle"'
ment par des laves de la série aloaline (fip.. 1 et 2).
Les venues maematiques correspondraient selon J.G. GASS (1917) à des ;"ones où
le substrat~ sous-jacent est si~ple!nent rehaussé, zones soumises dans un stade ult~­
rieur de leur évolution à une fracturA.tion en failles nornales (M. r:I'POD, 1978) af.fcc··
tant non seulement la croûte, m~is
~galement la lithosph~re dans sa totalité.
Cette aire volcanique constitue une particularitp au sein de la partie occi-
dent~le du bassin sénégalo-mauritanien ~ar la coexistence des deux ppriodes volcani-
ques d!une part et par son évolution structurale et géodynaMique
~'autre part. Les
causes de cette particularité sont à ~echercher dans sa situation particulipre .: prc-
ximit~ dVune anomalie magnétiquz. côtière ouest'africaine (A.H.C.O.F.)
signa.He par
J.L, LIGER (1980) au Nord de ~ouakchott et qui se prolonpe vers le Sud du bassin s~~~·'
galais en ceinturant la côte 8 la latitude èe Dakar, Cette zone correspondrait au
passage de le croûte continent~l~ à la croûte ocpanique . ll a ire volcanique ae la
province volcanique de la Presqu'île du Cap-Vert ser~it un !11drceau du plateau conti~'
nental et les laves b~siques sous-satur~es que constituent les affleurements volcani~
ques ne représenteraient en fait que la partie émerpée d'une vaste aire volcanique
(M,G. MEACHEF et aL,~ 1979 ~ G. CREVOLffi. I~~O).
Les différents épisodes volcaniques (tertip.ires et quaternaires) se distin-
guent ~ar leur localisation, l(~ur type de r-isernent et de manifestation, ~Ris trps pe~
rar leur pétrographie. Ils ont fortement marqué l'évolution p,éodynamique de cette par-
tie occidentale du bassin sén~galo"-·''l'''t!ritanien.

FiG.;: SiTUAI/ON
G€OG,qAPHIQOE
OE' LA PROl/I'NeE
DE L. A PR ~ 50
LE DU
.._ - - - - "
?
HG
.1........
r
E
..
u
DE
n,; ... 'Il..
IIltO"'IIOI.

' "
,""
0......
RT.l.v ision
:.n.,
·"..cl"'·.... •
1J
"Ioud',a",
Cl I r
r NIE 5
,
, llr..i!..
ti.u.t>
Il ••.
d~"
Nll.1ct •. I .. ln-f
CA" "'ANUEL
1
1
t . .
"
l'!IIOV' Ker
1- 1
Î l
1
~ c"'oi ••
"Ill 'po,nl col. 12.
'$-
1- ! \\

.
.j
............ h'".
~ ~.ut.
1
,.............:: .IU.
oulo",<,bilo
\\
~\\.i ... iC" ,d. ,'oi ••
~
~oIeCltnqu.
l' )
1
1
c n '-"otllll""1 .2.eont., ."'''IC ..... 2.po.lt '..lt<L!
v "
1
1
t::II:J prod.,",ts "Wo'c:cn·.q".s t.'t~'A;r..
!
rmnt1I Z "n" i "H 1. 10 H .... ,.t
1
lUW1J vfllcClnIClu ••
~ P' 0 4 " 'f t 1. li' CI 1 C ct " '!' q U • S q U CI t • f " Q .( r ••
j
j
11-:...., ".
o
3~
1.111
!
u--:
~
~
~
1
1
!
FI G. 3- o:R E.P 41ll" 1 () N li [ 0 G Il ..... HI eu E
... J
DE
L'II.IIlE
VOLC4HIQU~
.
•.
-"'C-_ _
""" ...
--_._-------------_
~-
.....--.....-'......_-~,

- 5 -
2 ~PRINCIPAUX CARACTERES DU VOLC~~ISME DE LA. PROVINCE DE LA PPESQU'ILE DU CAP-VE~T
(Presqu'île du Cap-Vert et du plateRu de Thiès}
2.1. - Cadre géographique
L'aire volcanique est comprise entre les méridiens 16°30 et 18° de longitude
ouest et les parallèles 14°30 et 16° de latitude norrl (fig. 3a). Elle couvre une
superficie d'environ 325.500 kilomètres carrés. Elle co~porte ~
a) - une aire d'affZelœements qui s'p.tend sur 100 kilomètres de large
(fig. 3b) de la tête de la pr:;:squ~île du Cap-Vert (les A lmadies)1uSQu'à 30 kilomè-
tres au SE de Thiès (Diack).
Les témoins du volcanisme tertiaire sont dissé~inés dans toute la zone
d'affleurements (cf. A. DL\\., 1980 ~ G. CREVOLA et A. DIA, 1980)
-
f'
plateau de Thiès, o~ sont localisés le gisement volcanique de
Diack (la. Il, 12), le plus important de toute la zone et l'intrusion volcanique d2
Taïba. (1).
Le volcanisme quaternaire~ uniquement localis~ dans la partie nord-oùest
de. la pointe de la presqu'île du Cap-Vert (Les Mamelles); couvre une superficie
d'environ 70 kilomètres carrés.
Les témoins volcaniques constituent les reliefs les plus élevés de la'
région étudiée; ils sont d'un aècès facile au niveau de la tête de la presqu'île
et de Diack, mais difficile d~ns la zone du horst de Ndiass
couverte de forêts
d'arbustes d'épineux et de fourr.és qui rendent difficile toute progression.
b) - une e~en8ion vers le Large~ Qui n'est pas encore totalement connue
- au niveau des Almadies. de Rufisque, de Cayar où E. SEIBOLD et
i
1
.
.
1
··-L~- -·----1'
,
es toponymes sou 19nes correspo~dent a.. x nffleurements étudiés dans-l~ parti;Pêt'r;::~I'
graphique et géochimique, les chiffres mis entre parenthèse correspondent aux numéros
i
d~s analyses chimiques.
,
Il

- 6 -
HINZ (1974), MEAGHER et al (1977). J.L. LIGER (1979), si~nalent une ano~alie de re-
lief seàmount sur la pente continent'lle du Nord-Ouest de Dakar (15°40'N 17°10'W).
3
- au niveau de Léone, localité située au Sud-Ouest de Sa~nt-Louis, où
l'existence
d'un noyau de roche éruptive basique a été r~vélée par fora~e (A. de
SPENGLER et aZ.:J1966 ; J.T.• LIGEP.~ 1979).
2,2. - Cadre géologiiu8 ct géodynamique
L'histoire g~ologique et g00dyna~iquc du secteur ~tudié s'int~gre dans le con"
texte g~néral du bassin sênp.ralo-ronuritanien. Ce bassin est le plus occidental des
bassins côtiers ouest-africains de l' f.tlantique nord. Il est ouvert sur l' ocpan et
s'est individualisé au Trias à l~. suite de la sép~ration des plaques africain~
et
américaine • Les résultats des forages attestent d'un appr0fondisse~ent du bassin
d'Est en Ouest ~ et à l'Ouest du m6ridien 16° aucun forage ne semble toucher le bed-
rock paléozoïque ou précanbri2n, Le substratum anté-méso7.oique supporte un ensemble
monoclinal de séries sêdimentaires à faible pendage ouest, de plus en plus épais ct
argileux à l'Ouest de la flexure situé.e entre Ndiass et Dakar (A de SPENGLEP. 1966 ;
G. GUIEU 1979 ; J.L. LIGER 1979), Dans cette partie occidentale du bassin, la couver-
ture sédimentaire épaisse a servi d:encai@sant et rte substratum aux manifestations
tertiaire et quaternaire qui s'expriment à la faveur de rejeux de prandes cassures
-'-'-
profondes reconnues dans le socle p;"r de nombreuses études sismiques et !'1.ar.nfitotellu··
riques (J .L. LIGER, 1980). et qui sont les vestipes probables de la distension conti·"
nentale.
L'p.tude géologique de l~ r6fion n été entreprise par certains auteurs (F.
TESSIE~p 1950 . /:1. }~ARTIN, 1967 ~ P. F'RbUDET, ]070 ; A. DIA, 1980;. etc ... et, à ltheur(.~
~ctuclle~ il n'y a pas eu à ~a ccnnaissance des 81érnents nouveaux
susceptibles de
i
modifier les données sur la g.€oL:WiG
de cette région. Ainsi, ce cha.pitre cot'\\porte :
." une synthèse essentiellenent bibliographique de la stratie,raphie des ni-
veaux encaissants des témoins volc~niques établie, grâce aux données ~êolop-iques à
terre (géologie de surface et for·'lS0S à terre) et "off-shore l : connues actuellement
- une description des différents ~odes de mise en place des diverses rnani·-
festations volcaniques $

~ 7 -
-. l'ensemble de ces obserwttions auxquelles s'ajouteront les renseipnements
fournis par l'étude de LIGEP., p<~rl1lettra de dpfinir les p,randeB directions structuraleS]
22.1. - Stratieraphie des niveaux encaissants du volcanisme de la provi.nce
de la presqu'île ùu Cap-Vert (~~nf.~a1)
La vaste couverture sableuse quaternaire et l'intense ~lt~ration superficielle
des couches sous-jacentes, r~duise~t forteMent les données de 1~ p-Âo10p.ie dp. surf~ce,
Mais les renseignements fournis pnr 10 coupes ne sondages pétroliers (~.A.P.) et
hydrauliques s'échelonnant de 400 i'i. ?E.')3 '[!1 (fip.. 5 et 6) et ceux de la géologie "of"f
s'hotte'! fournis par la campagne géophysique AtZantis II et quelques fora!1.es J.O.I.D.E.S
cités p8r G. GUIEU (1979)>> ont l'':;r1!'.is en partie de confirmer
les diff~rentes subdi-
1
visions str~tigraphiques reconnues et de préciser 1~ description des faciès corres~Gn­
dunts. La figure ry résu~
d'une f~çon synthftique. le schéD~. strati~raphiquc auquel
j'aboutis.
22.1.1. - Données géologiques à terre
Si l'on se refère à la figure l} qui donne une carte synthétique de la géologie
1
de le zone d;aff1eure~ents de roches volcaniques de la province volcanique, les séries
sfdimentaires les plus anciennes sont dat€es
du Y>aestrichtien (Ma) ct l~s plus r~centcs
de la fin de l'Eocène moyen (e3)' Inis les coupes ne sondages (fip. 5) et les sondag83
profonds réalisés au
niveau de Dnknr (F. TESSIER, 1950), montrent qu'il existe des
séries sédimentaires anté-roaestrichti.~nnes.
l,
Les différentes séries sédimentaires connues actuelleI!1ent s'ordonnen.t ainsi. de
bas en h·~ut :
a) La série ant4-maestriohtienne
Elle est datée du Jurnssique supérieur AU S~nonien et est constituée selon 1\\.
de SPENGLER et aZ (1966) de marnes 3rises à r~cur.rences sab1euses~ su~ontées de ~arn~s
noires ou blanchâtres à lits de silex et de roches volcaniques a1tér~es en si11s ou
dykes.
b) Le Maestrichticn (Ma)
Il affleure au nive~u des falaises côti~res du littoral sud (Cap-Rouge et Cap
de Naze)" ainsi qu'à Popenguine en bordure de ~r. ~~is en réalité il est su~-aff1eu~
rant sur tout le horst de Ndiass: sous un léger placage récent latéritique ou sableuse
c'est ainsi qu'il est fortement exploit~ en cnrrièrcs à Paki et à ~ang.
1

FIG.4
s CARTE
GEOLOGIQUE DE LA ZONE D'AFFLEUREMENT::> DELA PROVINCE VOLCANIQUE
Ot·
ISO
Rufisque
tP
DfAC~
~
•Borie
~
Ca, 1.,
i
Toubib Di.11O
.DAKAR
,
Il~JI•
.. -
~I
....
4 T LAN l i t ' ,,\\ l'openguiltll
0
_ _5
18.
15
~pKM
---'
..
..,
, .
..lit
Il:
Il t.I 21-: : :- :_- -:1du lU, S ~; 1~ 0 , 01 p $ f 1 du n p s
" f " " . f ' . P I t '
r,i",,,,.rlrur P
""1
3
..
'C
l'
,
,0:
:
...
"
lt
li 1 1::.- : _=1 d ....pô 1, 1°<;1 u n 0 i ' f $
0:
1",.7
f
'C,
r n
2
[ 3 ta1c li;'f S ;. n" m1ft"1i t f $
:/P"lEOCENE
P41
{
ma,"ps dl' Lom.Lorn
...
11:1 :Jcalcai,u
...
III
Ill:
...
[ .. 1
Qd\\.·~;·.~duntS 'OUQ~S
:
; n l h i r u ,
f j li: ~ ••
ŒJ::@coleoi",.
11 r li ,1 .. " "
.. M"ES! ft ICHTI(N
r.-=:J
IM,,)1
~ Salllf' g '
f . ' o,gile •
~I
..
1 • •
"

_
::-
...
P'Oduits ,·oleon;q\\l.,
co
.{
Cl
~
<:>
1 t r t l' 0 ,- r. t' s
t" t ., U Q t . ; n G ~ r .. Jo
...
~~ "'oilf' fi ",a, n .. 1-
J
...
::.~ colc'''tl'' n;YfQU" Phosph .. l.s
III
..
Er/TfI;r
d~/.a('.rtr 9"O~of'qUt du ..5;I1/~CI 011 'ISODI)OO"{"~JJ,"Gd~,<,;t
d'cp-r#l
f~s f!OvOur d"F.r~J..\\'!f'!J$5iJJ)A.Ma/,~,,{rg67J,~~Fl;c"o'eux~~("7CJ
t l
eb1l'rlfQ!t.of1l1
dt' t,rf'Qr.rJ
"lI;o".WlJlSl"N\\~;'
.JilI"'"
J:W;JiiQl!~~
n.
'i!li'
.a
*E
...,......~lJ>l\\(~
.. ·_·~·,·......
.;"iIlQllD!!i..1
"
.... 0'&
QI
Maa
AAtih=!iiIQM"

En 1980, j'ai pu observer un petit affleure~nt mis à jour au bulldozer R ~O
à l'Ouest du gisement de roches volc~niques de S~ne S?rère. La roche est constituée
d'un s~ble fin, consolidé en un r;;r~~ qUArtzite forte~nt diaclase, Ce faci~s est sou~'
vent c12crit en affleuretrent ou d:ms les coupes rte sond,'lpes sur le horst.
Les -différents niveaux r~aestricbtiensobser'Tflble8en surface constituent, un en-
semble de sables fins argileux~ àc snbles gr~sellx n grpso-sableux, ~ais les forages
implantâs sur le horst de Ndia6s~ ainsi qu'à l'Est et à l'Ouest de ce horst, pe~ett~~t
de relever une variation latp.rale des faciès maestrichtiens d:Est en Ouest ~
- à l'Est et 8U1' le hOJ?st de NdiaB8, les sondages (P.14, Th. 1952, Th. 19l;:<
Pt.l, Sol) montrent des niveaux ~estrichtiens constitués de sables ~rgileux à rares
passées argileuses parfois su~nt6s par des niveaux sablo-gr~seux (horst de Ndiass»)
d'épaisseur relativement faible ~
à l'Ouest du horst de Ndias8, les coupes de sondages (D~2' DN9' Sa, DK3,
CV4) indiquent des niveaux argilo-sableux à récur.rences sableuses rares, passant à
des niveaux totalement argileux au niveau de Dakar.
Li 6tude des faciès reconnus d'lns le ~·'te8trichtien pemet de dplirniter un d0rnt:21:;!.]
oriental de plateforme aontinenta7.e. :lui était o'ract:::ris~ par une tranche d'eau peU.
Cl
importante et une épaisseur de s~rlir:::Dntation relativement f<lihle, et un. domaine oacr1.:·
dental suDsident, pélagique. Le ch~nge~ent de la litholor,ie se fait le lonr d'une
ligne de flexure consécutive à l~ subsidence de la marge continentale (A. de ~PENG~~
et al.,) 1966 ~ G. GlTIEU~ 1979 , .LL. LIGER, 19~O). t'l ligne de flexure reconnue entr:·
Ndiass ct Rufisque a donné naissBncz à une fosse occident3lû : ~ufisque-~an~alka~.
Le Crêtac~ a donc p.té une pério~e de sub8idenae active et r~li~re, parfois
troublée par des Mform;\\tions (J. CASTFLAIN,
196.5), dont certaines sont visihles en
surface (dôme de Ndiass). Les nivBaux supérieurs fortement gréseux du Paestrichtien AU
niveau du horst et parfois sur le P1:.;teau de Thiès s indiquent que la fin du ~'J\\estrich­
tien a ôté marquée par une régression et des mouvements d'éMersion, suivis d'une p~rio­
de d'érosion. La fin du Secondaire et le d~ryut du Tertiaire verront l'exondation C~
pIète du horst de Ndiass qui VA jouer le rôle de barPi~re tectonique entre les deux
domaines sédimentaires nettenent opposés.

_.~- ,~.,_
"''''-_>.''.'''''',.".";;""-,""""".-. ,._•."..
••••-
~.w"~._c"...'"
',-,-,",~ ";;:-,<',..'" _ _" '-,;;;'.,'<-~.,••_~,w:.~" '..,~,'" "''','. ,···..·J"~'-""*.?di'iii1
IWI;'- . 1lllI" _ _'.',,__-,
Pro vin c ~ (] CCI d ~ n ta/ t'
( s id; m ~ n t d fi 0 n p pl il 9 iq v f' )
Prollinc:p
or(~nrdlt'
0
(~;'d;m(>nt2tl'on dt' plaf(>formt-)
HORSTDEDAKAR
GR~IlH. SANGALKAM
HORST DE NDIASS
RUFISOUE
PLATEAU DE
TH/ES.
1
O . " A I I
5./1141.IIA/I>I
1
1
S E S / l I l l 1 A R E
PO U 1
1 HIE
5
'" CV"
OK3
El
DN9
Sol
lm
,
~
P14
1
~
~I
-
-._-
lB;;*!::
..........
00
..
~
.....
---
·... ....
~
'. ~ .. ,.. , -
Ii\\
.'.-~ '.': ..~:
.......
· ... "'-.
\\
• . ' • • • • j
\\
~
..
~
..
Î
~
cr
\\.
):
~
soo
..~,
-~~:~:~.~:
.
\\
.
~
~
.... ..~ ;.
\\


~
• • • •
li •
\\
1
~
·R..
\\':'::::.
...... ~ ···":i:.~·
••
g
V
·~ '" ...
·.. ~ .. ,
• p" •••
_
..
.
..
~
..
.
'
(
Î
,1000
i
,
.
1
L.....J/5(1(j
.
,

1
2 1 5 J m
loi
fi:
-"ct.
~ - -- 'm,or' once de ln S.• d;"'.ntQf·'Dn
....
:;
.. r,".us ..
..
-
..~
10;
.::~}.: ~rn.à~~or."C) .. C'a)(o~re
t.lt~ t"IV~GUaslt.~
"'m- Gr•• "rgllo sableu.
~
. .
;-
~&r~. eGI-e:.;r ft.
r.
..
Cot CG..
Z oog Ir' ft tr' C OlVlp"a. ct
...
~ .b'PS arll;l e".
=~ SClbte arg:; •• Ha
e:ES:iI
'
/
::t
.... ~ (Qlir;'e'.cot Ic.,é'.to"'d~
e:B.!~ No. ""..c" 1cCI;r e
lu b:::::::t:ii
. !ca,cc.;r fi' tneltn .. u •
~~ Colcoir. "oog.n~ _OISlÎ,;p.
= : Ë 3 " r I l Î l e s 0 'Gr.s banc. caleo',•••
..
::>
..
-
.
<>
§-ç=l ""
o
"Q".pt~s.. à QltClpu~9ete
...
ou
a'lI" ~ a al, .. pulg.1 ~
.. ~ Ca.'C-d;r.·mQ.rn~4JJIIl mOrnb-tG.fca'ir. :-~ .
. ,
Il.
--
. .
o.r 9 t 1" n ()·r r e
:
~A'ttl.~ :'to,r.s fpullfet •• s
Fig.S
E·SSA! DE
CORRELATION DE SONOAGE5c:APERCU
SVNTHETIQUE
SUR
LES
VARIATIONS
LAT ER A. lES DE 5 'F AC 1E S
dEST EN OUE5T
DE. LA REGiON
ETUû!E~
- - - - - - - • • •- . - -
• • • •
- ' _ · · ' _. . . . . . ._ ' 0
.
_ _ . _• • • • •
• • • ._ _•


N
PLATEAU
~
DE
GRAi EN
SalItll hm
o

San gll kllll- Rofisq III
IhUlllbole
T " If S
Pl.!
Cl~ DrACr
~
1
o
3.5
7Mm
,
o,so.ndQg ..
FI.G.' :
CARTE DE ~ITUATION DES SONDAGES
-.
hW
",w''!W ,
9#.R"-?'1iA'2%'i·,
S!f%".- L.. mSE+f"''''h lA, Y4:;:o;', qe<. -.[49 5<421JidlJ.J!i EH
g,."~" 1J&@,iL'; ,
"AS'J., LAd 4.. "MêL&éAiiMPJW,LJ....éM__,&Zts~a~i.kk4liM.&.k&

- 12 .•
C) Le Pal~oc~nc (Pa)
La série du Paléocène est essentiellement carbonatée
dans les deux provi.nces
de sédimentation. Elle affleure en divers points, notamment
- à l'Est du horst de Ndiass~ au niveau de la Somone dans la partie litto~
raIe sud-est du horst, au Nord-Est de Bandia et au Nord-Est de Pout (carripre de
Pout). Dans ce couloir oriental du horst, les niveaux paléocènes affleurent sous for-
me de calcaires biodétritiques d'un blanc pUJPassant parfois à des calcaires gris-
cendres (Bandia) ~
- sur la bordupe côtière du horst de Ndiass~ entre Popençuine et Ndéyane
le Paléocène sous la forme de calcaires zoogpnes gréseux, surmonte un niveau de cal~
caires argileux devenant marno-calcaire vers la base au niveau de Ndéyane ~
.. à la bordure ouest du horst de Ndiass, le Paléocène n'affleure que très
localement et à la faveur d'une faille est-ouest (P. ELOUARD~ et al"
1976) à l'ext~~<­
mité sud du compartiment de Séb-ikotane ;
"- sur le hOY'st, le Pal~ocène est connu sous forme de blocs de calcaires
enrobés dans des tufs.
Les divers affleurements rnntrent en gros l'existence de deux niveaux dans le
Paléocène : un niveau de calcaires argileux passant à des marna-calcaires et un ni~
veau de calcaires biodétritiqucs grése~~. L'étude des sondapes rp'vple ~
- dans la province orientale, des niveaux de calcaires biodétritiques très
compacts sur le plateau de Thiès ou fortement karstifiés autour du massif de Ndiass ~
"- dans la province occùlentale.• des faciès carbonatés forteT'\\ent argileux
passant à Dakar à des marnes 3 lits de calcaire riches en foraminif~res pélagiques
(Marnes des l"adeleines).
Le début du ~ertiaire est donc ~arqué par une transgression surtout le secteur
étudié~ avec dépôt de niveaux riches en carbonates. Cette richesse en carbonates de
la s~dimentation paléocène indique un ralentissement de la subsidence dans la provin-
ce occidentale ~ et les calcaires zoogpnes de la partie orientale dénotent un milieu
de sédimentation plus chaud, propice au développe~ent de l~ macrofaune.

.. 13 -
L!Eocène inférieur (Yprésien) affleure larpement au niveau de la falaise du
Plateau de Thiès t de part et d'Rutre du horst de Ndias8. à Rufisque et Bargny à l~
faveur de l'érosion du Lutétien et sur la bordure littor~le entre le cimetière de
Mbao et le Cap des Biches. Il COUvr8 la partie sud-ouest du secteur éturlip.
Les différents faciès rencontrés à l'affleurement et dans les sondages, not~m
ment ceux réalisés sur le Plateau de Thips t peuvent se résumer ainsi ~ deR argiles à
la base puis des marnes et enfin des calcaires arrileux. Ils débutent par un niveau
de caLcaires argiLeux, gLauconieUJ~ de 1 à 3 mètres et passent ensuite ~vers le SOMm~t
à un niveau épais à attapulgites de 100 mi':tres (el a):
form::ztion du ravin des vol,eV..x'6
Ce niveau est formé d'argiles à ~ttApulgites (25 mètres) et de marnes à attapulgit8s
(75 mètres) séparées par un nive~u fA.ible (0,5 mptre) de CAlcaires silicifi~s. Les
niveaux yprésiens se terminent au SOTIFet par
l'horizon de NgazobiL (e1bJ essentiel-
lement constitué de caLcaires argileux (25 à 30 mètres) dans la province orientale,
mais devient fortement marneux dans la province occidentale (550 mètres de marnes
dans le sondage Sa). Au niveau de Dakar t l'Eocène inférieur est repr~senté par les
li~Dns de l'Hôpital surmontés par le~ marnes de la Prison.
eJ - L'Eocène moyen (e )
2
L'Eocène moyen représenté ici g€néro'llement
par le Lutétien inférieur est c;,.rec··
térisé par une sédimentation plus cqrbonatée que celle àe
l'Yprésien. Il affleur~
dans la partie occidentale de lq r0pion étudiée
dans la r~gion Mbao-RuTisque
(R. BFANCART t 1975)t sous forme de ~~rnes et de c~lcqires~ et dans le secteur de
Bargny p~r des calcaires fins sublithographiques. Il recouvre ~p.Alement la partie
nord-est du Plateau de Thiès~ où il se prSsente en une alternance de marnes et de
calc~~ires argileux : marnes de Lam"~Lam (F. 'J'ESSTF.T~ et aL, 197!s), c<'lcaires oolithi-
ques de Kho~bole-Diarine (F. TESSIER, 1950).~u niveau de nakar~ il est représent~
par les marnes jaunes dites de la Poudrière surmontées par les argiles et les calcai-
res blanchâtres de l'Anse Bernard,
fJ - L 1Eocène supérieur (e3)
F. TESSIER et aL. (1975) ratt~chent à cette p6riode
Le groupe pho8phat~ de
LarrrLam,

- ·14 -
Daus
la partie orient~le, les sondapes ont rencontrf un niveau de calcaires
conglo~ératiques au-dessus deq fon~~tions du Lut~tien inférieur. Dans lR partie
oçcidentale~ seul
le sonda~e DK2 (SAP) a traversé 100 mètres de m3rnes prises
reposant en discontinuit~ sur l'Eocène moyen.
g). - Conclusion
Les données géologiques à terre sur la presqu'île du Cap"Vert indiCluent, dans
'd
1 d b '
~ ~ 1
"
l"
l '
~'~.:I'
l
ce secteur OCCl. enta
u
aSSl.n sen.2g1'l o-maurl.tanl.en,
eXl.stence c une st'rl.e sl"1I1"1e'Cl
taire co~plète du Jurassique sup8rieur ~. la fin de .l'Eocène, La dynaMique de la s1di'
mentntion a é:té fortement influenc·?e Far l'existence d'une liFne de flexure d~li.rni­
tant deux provinces sédiMentaires distinctes et une zone d2 transition (nôme de
Ndi~ss) entre les deux domaines.
' r · ·
;-
La subsidence encore forte au Maestrichtien. COMmence à se r~lentir au Pal~o+
cène et dès l'Eocène ~oyen, la mer co~ence ~ se r.etirer d'Est en Ouest ~ à l'Eoc~ne
supérieur~ elle abandonne les rÊ.gions occidentales(G. r;UIEU, 1979). Cette rpgr.essiocè
éocène moyen à miocène est consécutive à une élévation du bassin s~n2galo-maurita­
nien·(l\\. de SPENGLER et aZ., 1975; J.L. LIGER, 1990).
L'Eocène supérieur constitue le dernier ~tage réellement marin. Après cette
période va r{>gner à partir du Miocène dans ce sp.cteur ~u bassin spnégalais. un régi)~~
continental : et on peut noter :
- un remaniement des faciês m.arins cénozoïques en sables argileux plus ou
moins grossiers (Continental terminel), observable au-dessus des phosphates ~u Pla -
teaude Thiès (F. TESSIERetaZ"3 1976)'
- une période volcanique lite fi c1es rejeux d'accidents tectoniques ! cettc~
activité volcanique est suivie d'une ppriode de forte latéritisation, dont les pro-
duits couvrent tout le horst de Ndiass, les formations volcaniques tertiaires dp. la
Presqu 7 île du Cap-Vert et du Plat~~u de Thiès.
Les formations sableuses (adl~ adQ et af) ou volcaniques (les 118Melles) d'np,e
quaternaire recouvrent en rrande partie toutes les formations antérieures.

- - - - - - - - - - - -............- - -...."!"~I......-..
· '............_ ...~~à'~~~'-"~,','.L~,~.'~~~~à',
'.;-,.
U
t'~
i-A
Fig .7
C
~ SCHEMA INTERPRETATIF DU PROLONGEME"NT V~R5 l"OUEST DU BASSIN 5E NEGALO-MAURITANIEN
.....
:u
'."
ID
.~
::~
d'apris.c,.GUIEU(J919).
'
j--
,....
1
1
\\
o
'..J
1
::l
f-.
tn
"'--'l"
~'l
!
,
,,:..1
.;d
""
-,
1
\\
s'niga tO-I'IJ...·'tari~n ~
A'··
~n
1
~~. ;.:.~<:;:.:'\\:,::}:,'>::~ :: r-:.. :: i .;.~ ~
J
X
c,
! -<: .. ~?.:
:,
~-
/, '\\. -;;;.
.,
1 ,
-.,
\\

. : _.

1 : ,
r
_ . . . .
,\\}
'-,
...... :
:.
' r , ....
;~~
I~
:J..
,.)
i.:': ::...: •.•• J - -' -..
:.::;} /, '.U
..-.......
..... /
\\
\\ 1- L /'~
.T.
1 \\. J
'"
~. r \\ .~
?
\\ + + - t + + +
+-
+- +
t-
-+
"..
~ KM[~ +- $ 9,UTf OC.~ANJQUf
/,.,,T
1 \\ ; '
0"
~........
...
+ '_+
+ ...
+
+
1/
A.
J
1 / , ' 'x"
\\ /
"
/'
G'
"-"-t"
...
:
...
+ of-
t.AtTUÎ.: + +
+
+. +- ...
,',",
(J:,
'-~
"
'-,
)C
.-.
....
.
'J
,",j
....
to KM
0
'
)
-
r.~
...~
,~
,.-.,
..:.
(2Mtn
.\\.1
e It ôu' E C #) N 11" E f!;.' 4 ~E
.
-T"
.r-
:
190
290Km
~
~
3
~,
.:)
o ",,',
.,)
î- •..,
0 Cf:" f
f: T 0. U A Tf:." Il A , Ill!
~ D"If""'? a •• t d ;....... S."f~' ••
~
..
!- ~
: ~J
9
Il. ;
ln
~.
1 ,
on 5
d .. , 0 • Il
vol tan i q u. sc
o 1'0'11>0';0". IICI.iqulrs?oui.; ... ,qu"s?
,\\,
~-=:-::l F" fi" III ion S ... c ~ n ...
~ O.tr',t;que ce"".n.nta'
--
~
r":::rY~j F 0 , ...
...... ..,
al; 0 n s
• r • tac ... s
50~1 •.110IltO'lO';'1"& e-t pr;cCllnbr;.n
-'-1
~:
\\....~
!-[
~
Fractur • •
....
Cl Ali. A"
NlllA"
l~I~S
i d '
2
..
.
"'-." :
;:::,::.::.~',:::'(;.~-:.::'t::::,~.:.,;'(
~
~...
..,
- .
- -.- ;.
~
:'::-:, ::;,:,.;\\~:.;:.:.::.:;:'.". ~~':" :.,- '::'.'.'. ':'.::' ~:.'..,.!~ : ::~~::.;
y
~
~.
~
,~ 1 ~
~
~
~
'.~
o
:~
~
~.
~
0
u
~
-~
,tua tion d.s cCW ~U
KM
q 1~
2~
-' ~
~
f"'"
~
;~;
l.~
'-.:
.. " ,
~
'D
'J]
NO"Ilro" . " p i " ... ,
('0.11 ..
[ill]
:.:'::.:.: co:' v" 0'", ~;.s i d im ."10" r" ,
1
• •• .. •
.'~
-'_.
:.;\\
l
W.
;:~
'....'

F19-8
SCHEMA HYPOTHETIQUE DU COMPORTEMENT DU MANTEAU SUPERIEUR
d'apr fS
tt'S
donnffS g~ophysiqUfS,(G GUIEU \\97'.JL.LJGER,1,.1
J
J
,~~._ _
'---
----..----..'-------~
!it$.,3MW\\AMbL :;Y\\jL,Mi:,j!fl&?*~, i ; -9 50 --1-,r:a'i';ii4Jt4P;P,P'8f11\\,:J),s( . LAI tAfhg:Rià!'4<A2t.JAt,-I,. ;; .1~L $ "' LJ..31 ,A .1"'1A!è&&@...3AL4.~...1 MAE.4P&dMhLJ
2
; EtE!

-
16 -
221 .2. - Données géologiques off·-shore
L' l?tude géologique noff-shore"
est lit"lit0.e esscntielletrlent au platep-u COE"'
tinental situé dans la zone de prolongeMent vers le large de l'aire volcanique rte lê
presqu'île du Cap-Vert.
Le schéma interpr2tatif du prolongement vers l'Ouest du bassin sénég'll1.o-
mauritanien (fig. 7), montre qu'il n'existe pas d'augmentation de la puissance des
sédiments vers le large, ~ais prolongement des d~rôts et une proqadation vers Z'Ouest
du talus continental.
Les profils sismiques AtZo:ntis II r6vèlent l'existence d'un iTl'portant talus
continental entre le plateau continental et la pente continentale (F. nCHUPI
et aL.:
1974). Sur le talus continental, qui serait d'âge crétac~-6ocène, de nombreux profils
sismiques(J.L. LIGER, 1980) siBnalent une discordance d'érosion D
marqufc par la
2
discontinuité sur des centaines de kilomètres d'une unit~ sédimentaire de la ~~r~e
actuelle sur les sédiments crétac·~-§ocènes. Cette discordance D2 est liée fi une p~r:i()"
de de forte régression qui serait probablement d'âge oligo~miocène. En effet
tous
f
les Bondages J.O.I.D.E.S. implent2s au large du bassin sén8galais (G. GUIEU, lq7 Q)
révèlent une lacune de l'Oligocène et parfois du Miocpne.
Les données géologiques "off-shaN" permettent de considp.rer le plateau COrl'
tinental et la pente continentale COmFe une importante fosse sédi~entaire en conti~'
nuité avec
Za fosse Rufisque-SangaZkar7. n'autre part, elles confirment l'absence
complète de l'Oligocène sur tout le bassin sédimentaire sén~galo-J:"Iauritanienaussi
bien à terre qu'en mer ~ absence dûe à une régression p6néralisée sur tout le bassit'..
Cependant F. TESSIER (] 950) considère les blocs de calco"iires à LépidocycUnes rencon-"
tr~s dans les tufs miocènes du Cnp-y,gt'uel f COmIl"e étant les Vestiges d'une incursion
marine très localisée datfe de l'Oligocène.
221.3. - Conclusion
Les séries sédirn.entaires reconnues tant par la géologie de '>urface que p.<tt'
les forages à terre et en mer, sont datées du Jurassique supérieur â la fin de l'Eo-
cène> Elles passent le plus souvent cl ~Est en Ouest d 'un facH~s sableux â un faciès"'l'~
gileuy.. La région 6tudife est la seule réel1e~ent subsidente du bassin sfnéga1o-rnauri
tanien. Cette subsidence s'arrête vers la fin de l'Eocpne inférieur. De ln fin ~e l'Eo~è

HO R 5 T
OE
OAK
A
R
PLATEAU
DE
T HIE S
1
L , r .h 0 s t r a l .- O ' ·
L , t h 0 $ t r Q t 1 9 r a phi Ir
M Q C r 0 f Q Il n • *
.
f
.
M'.c ro fa" n •
j
M,tro
G u n .
F O R N A " f I " S
' O R / I I , . " O " 5
, .
- - 11
.- -- - - - - _.- - - - --
- - - - - - - - - - ë'ë..i:-. "d;d".ï;';".t•.
1
~~:,,_ ~~ _S~':E_R~~~~_D~_~~L~~-:..jc~~~"~~a~.:i~
"~,,,
..
..
~~~!..!~•..!!.."~~'..!! C~~~•.!.'_._•.J__' L=l;_l!f;'f!!LU'_
t €olt
~":~"::"~
l.bl ...
t;".
~A'LES 1"" ......... _ .010 ••• ' ... "
~
':-'-::':':.'.
_--- -------
-
- -
-
~
-._-------- ...- ;~ :..........
~':::
'e;-NS;N-il i~ N'[Rï rjiii ~~"iï.~"-NÜ-llr\\iii4d;'ï;Îï-; ~ïti"; ; .. - : ' : : " , , :
..
.
~':.~..;.... .
__
Sa Il 1 ... a' 1 ; 1 l'" •
SA L T 1 Cl U E S . 010'.
, . u "
_:: ;
.
PQVx
(vi, 0& ••
• l " T " RIT ES"
cuif .... a . f.tr .... '1.
"
ri E
'.""9 .
..
l' LlO (;
--
LAT""IT!5
' . t . , ' to·id ... pllo.ph
1 .. ' , ; , " ' . ' . . . .
- - - - - -
~ ~ ~ - 2 ~ ~
V " ' t " V I I V
-----------------~ \\' 0 L C A If 1SN r
YOLe·. . . 'SNI!
YVvv".,V
8 a sa" ;, .,
J ' l o t f l l E
.och~ • • elce ... ;q........
. Irl
VVVVVVII
nr
~ . ,
G'.,,"r./a,;q tt,."I;aflPrttt,.
J
Jr. If AliNE 5
, . , .... t i .... pli 0 s,,"
li ..
,..
.
.
"
1
~ -
. . . ,
.. OU
""'11 "'U"s~'ro
L
" " " . ...
De:
~~
. .
. ,
• • • I • • 'lid. . . , . . . . .
PHO·SP·H"TE
1
Ih" Il fil ~
.. " m, d lira"" •• ~
•.'

( ... I c a . . . . .
HOII.
"OM.OL·E
. . . p'!;""i"o
S'L
.
y
0 " "
..;~ 1
.!!0!.~i.!!.!.~__ __.!
!~It~"~,~,,,.!~._!'!-c.!!~- - - -1
u p i " f " ; I I . cf
~~rfa
:-"_J!I_I_N_E
.. y -------
..a.......
MARHrSIJ!L"""_lIoNG/... i
r';".'r.o." Ir,;.
1
GIItO"rr~"o ,,.;".clI';n.·df"s
~-:----- ~+.)
(50"'dag.01t
)
0
1 , '0
c o d r
"
II
2
"or"rl-'''!''~
~-- .. 7- +' .
K 0 RIZ 0
"
- -- Cl \\/ "
c..' C .·or • •
D I!
1
~
/" "
1
_
)1 ~o
,. G" 1 0 8 1 L
.
.
1 1
-
/ . .
~
1 "
Ecfti".~"i" Ir"y,
1
..
....''''._ca CCltr:..
.
-
1/
..
- -
- - - - - - - - - -
- - - - - - - - -
- - - - - - - - - - - - -
1
1
-- --
..
"'IO"" •• "rl1o" .. "j1l
i
,
~
-
(0
1
Uv.,r,'''. c"rla
P.OE L'AMS[
Cal.b'o ... ~hat,r
0
l
- - - - - - - - - - - - - - - -
_.J.!...!~A.!2...
.~!.'!.•.!
--
~
_
Ma,.....
"O"'ZON
1
"'AIIIIE5
DE
LA
l t l a " c I t . .
1
R.Ofllus
'''~'~tI$'
POUDRIERE
Mo, ...... jo.,,,..
~
Ech·"•• " . ; .
'ri."
1

R A Y I N
1
,
.
,.
GIa b. '.'01 ,o• .. ;/e.zr ... ; ....
NARNtS
DE
l "
M.. r" 1f_.I
,~
,
OE$
PR 1 $ 0 N
( ... i l l " t • • •
(;f.~. , .. toI '·0
Il' t; g." .. "J,·s
III
~
V O L E U R S
lor
Foro/n;"it;, ,$
l
f loi 0 N
or
A-ri it f' S ,,; tiCtfi ••:
"
o
~
ba ne. d. C.I,.;I;~·'fi~1
'11 , i s • • ', d ~ S
fi" 1'" Il Il ,. a .... ; s
lor
"
,. ,
"
tl
~ ,. s
L'HOPI
TA L
t: =::.~
-_::~ ~ .
, ; " t h ~ 0
ç 0"
• ,
"
0 I l '
.1 P
• 01. Ok!œD-
.c.otc a;r o. ~009~".~
T"';/~'io
I.".,i
" .
5 0 ... 0 N l!
l f f
COMpact ..
.. a ,,, •• à 1"
s
PALE O Ca:
"....,..t.,,-. ''''..s~.rlt~;.s
".I>E 5 NADrL [INtS
d~ CQ'co{,.t's
'.te
1 P Il 1
.;r•• Gt,-.'.u.
F.
MOffANE ' . Ci/."'l.
..; r ....' .
'f.I>",.'o',o ~"'rltI'''IJII.,d.!J.
.,
.
.01. . . .
g,~ .....
t' Il • •• •• •
CII'""", ",r,.,o
Il'
. . ..
'.
.; •.- . '
• • " . ;,Ila
Il rel i ••
~i,1tIl,rlt.ri".r'Jrs Jp.
... '9; •• , nl);, " •
Hp"
,.hr-';" .,.
~
...
rFlIC
1
t ! o ·
~
.~
' .
,...
1'"
..... :
..
CItÇl/fotri'.
fÎ'C;P~"II.I
a.Io' •• a, .• oI.u"
..... ~-
1
......-
FI Il . t
ECJotELLE ~.TRATIGRAPHIOUE DAN5 LA ZONE ORIENTALE (pIQt~ou de Th,~s)ET OCCIOENTALE(Oakar)
.....
"* Forl tilt ,."./6 p.crr;.,'r:1-L.:1 c,LJ; JUIt' ";.Jfro';g,opJtiQrJrm .. nl ;mpo,ra",.{;n ".Is;"r Ig50~/lo m;cf'./ouft. rs" ci,;r dOlls , •••• IIr1ogr. mr"';o;'n;~ dtl,,~ {",,,.,,.
._--_ __
..
._-------~ .._... - .._._--._--_.
.._--
-"-
----------,.~_
......,""
._"--..-~----_._-- .._---_._._---_...
._----_.....-
~!'~~ }·;Pf..tJj·hq:fMAt)";:;:'U;-J?j(..$Ai!",,J
ke&t,,,_,,~,,,"",P4*.,J~qfJ.§J§MiM,J1$iq;,~J,,,\\& ..~M.J4Ei@4X.t.
#.<4
.M4A4.C:
@"Mt..
ti . . #JiMJt

- 18 -
au quaternaire, il s'ptablit dans l'essentiel de la r?'p.ion étud.iée un régil'l.e conti-
nental manqué P~r:_:. ~~~_~~~~~?-:-';.t._-:~.~s~~~?I1. ~:::~ d~?_?:_s_rnarins (Continental terminal):;
des périodes de cuirassernent, de volcanisme lié aux rejeux de fractures profondes?
divers époques.
22.2. - Contexte géodynamique du volcanisme de la province de la presqu'île
du Cap-Vert
222.1. - ~fudes de mise en place et de manifestations
Dans la province de ln presqu'île du Cap-Ve.rt, se sont succ~d~ deux pério'-
des volcaniques.
a) Une premi~re manifestation. volcanique fini-tertiaire, qui serait cir"
conscrite d'après les mesures radiométriquesK/Ar
effectuées sur c~rtaines laves
tertiaires appartenant à plusieurs sites tertiaires (J. CANTAGREL et al.~ 1980) et
les données stratigraphiques (séries sédimentaires de l'Eocène moyen, couverture
latéritique pliocène) entre 35:; 5 HA et 5,3 HA (Tab!. 19), c'est-à-dire Olipocp.ne à ;
/
Miocène supérieur (Serrava1ien à Tortonien-Messinien). Elle a connu une prande
extension géographique (presqu'île du Cap-Vert, Plateau de Thiès). Les appareils
volcaniques connus sont ~ des lambeaux de coul~es (Cap }mnue1, Gorée 9, Fann 8), ,~s
intrusions de lavesqu:îcortespondent à des dykes (Sène-Sérère 5, Diack 10, 11 et)J2)
et des filons tectoniques (Keur ~~mour 14, Thieo
15, Kh~zabe 13, Sandock 3, Fou1o~9é
2, Bellevue 6, Ravin des Voleurs 4) Ouobine 7 .
Le volcanisme tertiaire apparait co~ p.tant essentiellement fis8U1'al.
b) Une seconde manifestation volcanique, échelonnée au cours du Pléistoc~nG
inférieur et qui est repr0sentée par deux enseT"bles volcaniques (fig. 10 et 11).
Un ensemble volcanique inférieur constitué par une coulée de d~lérite à
gros grain, intercalée dans les sables rou1t
de la base du Ouaternaire, affleurant le
long de la bordure littorale de Fann à Ouakam. La coulée de do1érite surmonte dans
le sondage a.M.V.S. (1980) du Fort A, quatre coulées de basanites (G. CREVOLA, IQ~O).

-
19 -.
",-.
•4
&0..
o
10
•3
o 1 2km
........
,
'0 a E
Fig. IO.CAATE DE ~lrUATIONET DE LOCALI5ATlON DE~ POINT~
D'ECHANTILLONNAGE
I.e ••• iè, •• ",c.';/I .... c1
2 _ c.,r:,~, •• f.:co·,,,. "0'.
1. Pt "
·3.sicall
8.R.'.f ••••
4 .. Pt ..
9."0"'.".'
s,_(o •• i • • • • ",tO;". "0' cl
10 _C<1 t rI è, .... U Il'' (1 , G' i \\ •
0.1'."11 d. p,.' ....... ,,\\
Il _ N. Ou .. "o,"
''.l'écll.,,'iIlO'l d. ,'.,,'lI, ••
chilll;qu.
; j -_ _ Cnlie dl bUlllitl
~.l!liii;E!![=Tlltlgrasaim scariu's J
).
Tub fins mal iliès
o'---~--
Fig, Il _ COUPE SIMPLIFIEE DU VOlCAHI5ME QUATERNAIRE AU NtVEA'U
DE L'APPAREIL MERMOZ (pl.agt)
o •Il'' ,.". o. ~ .. ,C 0 ft i"ri f' ; ft f; r; f' v,

- 20 -
- Vyt ensenÙJle volcanique sup~rieUY' (Les Mamelles); il est représenté
par des produitsd"épanchement, constitués de plusieurs coulées su~cessives de bas"!'"'
nites, de basanites do1éritiques et d1une coulée terminale de do:érite, de produite
tufs. de uonc~s, de scories rouges et noires. de bombes (cf.
.
.
.
d.2S ~aMel1es' est représenté par
dont l'activit~ d'abord q dominante
de déferlantes basales (G. Cr.~TOLA. 1974) devient
ensuite strombolienne
~vec formation de scories et bombes et se termine par une
phase fissurale qui a engenriré la cou11'e terminale de do1frite. Il fOrMe un strato"
volcan (A. DI~, 1980) selon la dp.finition de A. RITTMANN(1963) •
- un appareil adventif (a?parei1 de ~ermoz), dont les produits volcani-
ques sont des brêches à éléments de laves basanitiques, de scories et une Masse im-'
portante de lave; l'activité essentiellement fissura1e ~ été précédée de phases
strom1:;oliennes.
2.2.2.2. - Tectonique et ébauche d'interprétation structurale
Cette portion occidentale des marges continentales africaines a dû être
fortement perturbée,au noins àal1s l'extrême partie occidentn1e (province vo1caniqUi~
de la presau'î1e du Cp.p-'Tert). Ces perturhations sont certainement liées ?i 1-'1 tecto-
nique cassante consécutive au rifting atlantique qui aurait engendré
une zone. de
fractures qui ser,g une zone de " f.<1.ibl esse",
sensible aux contre-coups des phases
orogéniques ultérieures. La province volcanique étudiée. sc situe ~ la transition
croûte continentale - croûte ocsanique (fig. 9). et est donc localisée dans cette
zone ;~instab1e!t et sfexprime1~ors de rejeux tectoniques d'âge
prohab1ement éOCP:r1"
à fin t~iocène. En effet, on connait par la g~olo~ie de surface des ~ccidents anté-
rieurs à l'Eocène ct des contre-coups prohab1es de la P~~Sé alpine (n. GVI~Alm ~
renseignenent oral) qui se traduisent par des décrochetnents localisés nu Sud-Ouest,l.u
Cap-Manuel.
Toutes les intrusions volcaniques connues en ~ff1eurement et les anoma1i~s
sisn1ÏClues, interprétables COY!1Il1e liées i'\\ des phénomènes TUagrn.atiques, ont des orient<.>-·
tions parQ1lè1es à de grandes directions structurales connues dans le bassin sén~~~
la' "L.1auritanien. L'3. figure12 fait une synthp.sp. ~i"'n1i flpe des rli ff~rentes rH.recti (ms

Fig·.f2 _t.ART·E·DE
LA FRACTURATlOfi $YNTltETrOUe
"! DU oSECfEUft ETUDIE.
'"
'"
'"
, , /
'"
/
'"
'"
DiilCk
~
o
,
~ ~~
,
\\
\\
~ '"
_J\\\\
_ -
Lf~ cl",,,;rtnhs di •• cl,onsd.firon' votconiq ... s(A.D'.,I"Ol
--
_ _ _ L t ' u.v .... clt 1.-. ... issio n E!l!lO Ecp'Ol'.lion ;nc 1 . " AIl.nlic
'"
~ 1.. cl Y Il' Cl .. ph 96"
Z Z Z
'"
L t ' l1on"'t' ".m.q .... [J .... L'GEIl,''''' )
'"
o
' )
0'
'"
'"
~
1
1
'"
1
'"
-_._._-------- --------------------------- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - _ .
~'"",-fj~j,.,*~A,;HhEè·:W ::Q?'FhHtFN.L4@Jdl" J;., g~*W;:V1..J.,&%';;"i%!fi3U4gg,SjJJ,.;;i4k~,,,• .,QMU;Z;;4i&# $iIJ$(M!t%USiL " 2k L,_U;R2Mki.5ZXa:
ZL.&A ..@lS&&JJd==,

- 22 -
structuraleSreconnues à partir des donnres de surface, des données sis~iques (J.L.
LIGER, 1980), des données photog60logiqucs de la ~ission Esso-Explorntion (1969) et
des observations des principales directions d'orientation des différentes intrusions
volcaniques de la province volcaniqae. Il ressort de ce schprnA diff?rentes familles
d'accidents
"- une subm~ridienne ; cl18 est princip~le~ent Nord-Sud au niveau du horst
de Ndiass, légèrement ~évi~e vers le t~E-SSV oa~s les bordures de horst ne Ndiass.
Dans la lirrite orientale de la zone 2tudiée (r?~ion n.e Diack), elle devient NE~ SlJ ~t
la signature ~ravinagnétique est merqu~e par l'anomalie 14,bol~Khombole-Loupa.
Elle serait probableMent liée à la phase tectonique qui aurait engen~ré le horet
d
N..1 •
C
ff
1
~.
~
~
1~
~
(}.K"
E
e
L1ass.
es cassures a
ectent _es ser1es cr~tacees et pa 20cenes
.1SS10n .sso
Explorat ion ••• , 1969);
Une E-W ~ elle est essentielleIDent dans la partie orientale èu secteur;
- Une ~SE, surtout localisée dans la limite côtière de la presqu'île ~u
Cap-Vert.
22.3. - Conclusion
La r~gion étudiée constitue une zone sppciTiaue~ différente du reste du
bassin sédimentaire sénégalo-mauritanien. F,lle est la seule partie rÂellement subsi-'
dente:. la seule mi. l'on connaisse. la succession de volcanismes tertiaire' et quater'"
naire : résultats probables l'une teotonique cassante qui a affecté toute la maraq
continentale de l'Ouest-africain~ mais dont les effets ~ieurs se locaZisent dans
cette partie occidentale du bassin. Il serait intéressant de tenter de déterminer leG
causes de oette spécificité . serait-eUe liée en qrande partie à un. l'hRntaae" p.Y'oPY''':'
du rifting atZantique~ qui serait auss7: responsable des cpeandes anomalies maqnétiqucc
gravimétriques localisées dans Za zone étudi~e ?

- 23 -
2.3. - Pétrographie et gêochimi~ des la~es tertiaires et quaternaires de la
erovince de la presqutîle du Cap-Vert
23.1 - lntroducti~n
Les témoins des activités volcaniques tertiaires et quaternaires ont
été signalés et décrits pour la plupart d'entre eux par de nombreux auteurs notam-
ment: J. CHAUTARD (1905), ~. GORODl~Kl ()948)~ F. rF,~SIER (1950)~ M. COMBlER
(1952)~ P. DEBANT (1963») ~. FRAUDET (1970)~ G. CP.EVOLA (1974, t980)~ A. DIA (1980)
Ces auteurs en donnent le plus souvent une étude pétrographique sommaire.
Ce chapitfe a pour b.ut .d.e di.sting~erJe·$ ..diverses familles pétro-
graphiques, de leur donner une dénominatio~ exacte et conforme aux nouvelles clas··
sification~ de définir ies relations entre' les diverses familles pétrographiques
relatives à chaque période et Zventuellement entre les laves du volcanisme tertiaire
et celles du volcanisme· qU9ternaire •. Je tenterai aussi de définir la nature des
magmas parentaux
desquels._ s~t:'aie!1.t J~sues les diverses . laves de la prâvince
volcanique de la presqu'île· du Cap~Vert.
Toutes ces précisions seront app~rtées en partie grâce à de nouvelles
données fournies par les ~tudes pétrographiques. minéralogiques et géochimiques.
Avant d'aborder l~étude de ce chapitre. il est nécessaire que je
fixe la signification de certains termes utilisés dans le texte.
"
Les termes "structure'· et "texture" sont emPloyés dans les sens
sui~.nts :
structure: c'est le mode de groupement des différents minéraux constituant la
roche observée au microscope.
..........
texture: elle est considérée comme l'aspect de la roche à l'oeil nu.
Les distinctions suivantes sont également faites entre les différentes
structures :
structure miapoZitique porphYTique ; elle est caractérisée par la présence de miné~
raux en baguettes allongées microscopiQues (microlites) et de cristaux visibles à
l'oeil nu (phénocristaux)
,.~.
','

- 24 -
struature doUritique intersertale
les phénocristaux rie plagioclase en lattes ":
Si appuient les unes sur les autres
1
et entre ces lattes. auparaissent des micro-
cristaux ou des phénocristaux d' augiteou/et d 'olivine ~.
structure dol~ritique qabbro~que : structure doléritique dans laquelle les pyro-
xènes et les olivines sont toujours en phénocristaux.
La terminologie ·sim.plifiée suivante a été adoptée pour la description du
grain de la roche.
Tailles des
cristaux
ï
2 cm
. .
Grossier
0,6 cm
. Moyen
.
0,2 cm
0,6 mm
0,2.mm
Le diamètre moyen (Dm) du grain de la roche, est un indice ligranulométrique" Qui
est défini comme égal au nombre de minéraux qui sont comptés le long d'une traver-
sée de 1 cm.
L'appellation des divers types pétrographiques des ~séries alcalines est
faite conformément à la classification de MACDONALD et KATSUPÂ (1964), qui peut se
résumer a ins i :
- Basanites : basaltes sous-saturp-s riches en olivine dans lesquels
les feldspatho'ides stlntexprimés (népheline, leucite) aux côtés des feldspaths et
qui renferment plus de 5 % de néphéline virtuelle.
- N~p~linites : basaltes sous-saturés, qui renferment de la néphé-
line virtuelle ( .>15 %) et de la néphéline exprimée (JO à 15 %),mais pas de
feldspaths en phénocristaux.
- Basaltes alaalins à olivine : laves alcalines dont la teneur en
néphéline virtuelle est inférieure ou p~ale ~ , ~. dpnourvues de
~~phpline expri-
mée, mais riches en feldspaths.

- 25 -
. Il convient de faire remarc:;uer que la dénomination de 17dolérite~' donnlie.
à certaines laves de la province étudiée
est purement descriptive et en rapport
i
ave~ la structure, la texture et çertains caractères minéralogiques ; sur le plan
pétrochimique ces laves sont des basaltes 2lcalins à olivine selon la classifica-
tion s~plifiée de MACDONALD (1964) ou des hawa!tes (basaltes
alcalinsâ andésine)
selon G. CREVOLA (1980).
23.2 - Caractères pétrochimiques généraux des laves tertiaires
232.1 - Données fourni~s par les études pétrographiaue et minéralo~i'
Le tableau
1"
indique les caractères pétrographiques et minéralogiques
des laves tertiaires de la :5esqu'île du Cap-Vert et du ~lateau de Thiès ; il
comporte :
- la composition miné~alogique des diverses laves tertiaires, obtenu(
par analyse minéralogique au compteur de points type SWIFT and SON. La composition
modale de certains faciès n'a pu être déterninée du fait de la finesse du grain
de diamètre moyen (Dm) ~ O~2 mm, qui provoque une superposition des minéraux,
rendant difficile voir impossible le comptage. Les résultats figurant au tableau et

concernant ces faciès (15, 14, 13~ 9) ont été ù~tcrninés approximativement par
étude microscopique et seront corrigés en tenant compte de la coroposition virtuelle
- la basicité des plagioclases, qui est déterminée selon la méthode
deMICHEL LEVY
basée sur la détermination de 1 ';mgle d'extinction maximul"l dans les
sections perpendiculaires à 010. Seule la basicité des phénocristRux a été l"lesur~e~
l'état des lames minces n'a pas permis la mesure de cc::~ des microlites ;
- la dénomination des eifférents faciès volcaniques~ qui tient cornpt~
de la composition minéralogique, de la structure et de la teneur en feldspatholdes ~
-le dia:m~tre moyen du grain (Dm)
qui est déterminé au microscope
t "
~"~ d'
" ,
d'
d "
1
~ l ' L
op 1que equ1pe
un m1crom~tre et
un compteur
e p01nts. l
est e~a
a ~ avec
L = 1 cm~ N = nombre de
minéraux
dénombrés sur un parcours de 1 cm. Ce diamètr~
moyen des grains de la roche sera utilisé dans la deuxième partie du mpmoire pour
la déte~.~iriation des valeurs théoriques de certains essRis mécaniques.

.. 26 -
Les résultats figurant au tableau, montrent que les laves tertiaires
sont de type
alcalin. sous-saturé en silice et riche en minéraux accessoires
essentiellement de la titanomagnétite ; ils permettent aussi de distinguer parmi
les laves tertiaires deux types
a) Des laves alcalines tpès sous-saturées en silice (15, 14, 13, 9~
8~ 10)
elles sont caractérisées par
- des plagioclases basiques de type Labpadop dont le pourcentage
d'Anorthite varie de An 50 3
An60, Les plagioclases sont très peu représentés ou
absents dans les termes les plus déficitaires en silice (15, 14, 13) ~
- une forte teneur en minéraux ferromngnésiens (olivine et pyro-
xène) qui varie de 50 à 60 %, Les pyroxènes sont des clinopyroxènes de type augite
à tendance titanifèpe
souvent maclés en hl et parfois zonés. L'olivine en oheno-
3
cristaux souvent corrodés est mieux représentée dans les termes les moins sous-
saturés de ce groupe ;
- des feldspathoïdes (Néphéline) en plages xénomorphes surtout
représentés dans les termes les plus déficitaires en silice (Néphélinites).
Les familles pétrographiques de ce groupe de laves sont les ba8anites à
olivine et les néphélinites à structure microlitique porphyrique à grain très fin
b) Des laves alcalines moyennement sous--saturées en s1:Uce; cette
série englobe toutes les autres lavGs tertiaires décrites, Les caractéristiques d.e
ce groupe de laves sont :
- un pourcentage élev2 (35 à 45 ~) de plagioclase en phénocristaux
~
et en microl ites atteignant 55 % dans le
faciè", 'pegmatitoide" de Diack '17'. Les
plagioclases sont essentiellement de tY'Pe Labmdop avec un pourcentage d'Anorthite
variant dé An 50 à An55, à l'exception de ceux de la lave de Taiha
et de celie
du faciès à gros grain de Di3Ck '12, qui sont de type Andésine avec An 45-50.
Cette richesse en phénocristnux de plapioclase s'accompagne corrélativement de
l'absence complète de feldspathoIdes expri~ps et de mésostase
: Le faciès pegmatitoïde de Diack a structure doléritique, 8e orésente en filonnetf
dans les ,faciÈ,g à f-rain fin (b':1s,Qnü:'2) pt Ji p.rains !'1oyen (bas~l te alcalin ?1 oliv!n~),
Il s'agir~it probableryenF d'ue faciès de fin de cristallisation r~sultant d'un
résidus de oar.;ma alcalin bas ique qui aun.il reT!!pli
ncs fissun!r'l des laves ên cor.sO"·
lidation.

- 27 -

-
28 -
--
Localités
G 1 S E M E !\\ T S
V 0 L ('
f.
j\\
.~
A ~ l Q c E S
T Ji: R. T l
A l R E S
n
t
-
TaÏba
Fouluume
Sandock
R. voleurs
S6ne Sérère
Bellevue
Ouobinc
Hinéraux
1
2
3
4
5
6
7
IPhénocris-
Phf110CriS-
PhénClcri s- Phénocris- ~h{>.nocris-
PhénocriR-
Ph~nocris-'
taux
taux
200 à 500H
200 a 8nn~~ ·aux
taux
2()O ,q M){1I'
LfO%
381.
j57.
Li 0"'.
35~
40%
3Q'P
PLAGIOCLASE
Andésine
rt.abrador
Labrador
Labrador
.1lbrador
~abrador
Li:! h r.c~dL) r
__
- -
_._--
.•.....
~---_ ..
- .
-
--..
.. ,-
basicité
~n 45-50
AN 50-55
An sn
An 4P;-:) 1
I\\n 50
An 55
An 5')
Iphénocris.
'Phénocri s.
Phénol' ri s.
Phénucris. Pllénocris.
Ph{>noctis.
Phénocrj~.
variété
400 i] SOOu
200 à 400).l
300 à 600}..\\. '.>00 à (fOOh
200 à 600u
300 il 50()/\\
J
Iaé gyrinique
macles h)
ugite tita~ nac lés l.'n hl!maclés hl
l'1flC lt~ S
bl
AUGITE
nifère
t:'1ugitt~ ti t
30r.:
33~~
30%
307
28%
30%
n :îfPre ;~n:~~
'hénocr is.
Phénocris.
Phénocris,
Phénol.:ris.
Phénoeris.
Phi?nocris. Phpnocris.
~e~tabi.l;5é~ 10r;ère.menr
sot) a 600n 1.,00 Pl S()()\\..I.. l "'~('r('mE'nt
400 à 60n).l
500 !l 8(1()p
avec: exolu- C'orroctés
corrodés
altén"s
peu idd ing- entre Il:s
OLIVI~E
lut ion du
sitisé.g
lattes di'
fer.
Tl l ai-', i 0 c ~ :'1--
l'·

18 %
15 ~,.'0
22 %
lB 7-
24 "(.
20 'J
se s
101) '""
en granules bien repcé- fréquent(~
en g.ranules i'réquente
bien repré- en grantl ll'
.,
l'1AGNETITE
100 à 200u.
sentép, en
essentiel-
essentiel-
sentée en
ET TJTANO-
granules et l€tnent
en
lement
gFanule~ ou
MAGKETlTE
él$peet s que granu] es,
d'aspect
lettique
squelett:i eUt
~nart ite) au-
10%
8 "1
10 '7.
9 7
ln 7-
S "/
l,
tour des l'v.
Très peu
peu abon-
peu abon-
peu abon-
pell abon-
très peu
peu abon·-
~1ESOSTASE
essen t:i.e 1-'
déinte
dant.e
dante
da.nte
dante
VERRE +
lement du
HICROLITES
Verre
NEPHELINE
;,hsente
absenté'.
absente
absente
absE'.nte
abseute
ab:H'nte
microliti-
minol i ti-
microliti-
microl iti- microliti-
microl iti-
microllti-
que porphy- que porphy- que porphy- que porphy- que pornhy- que porphy- Clue po"]))):,>
STRUCTCRE
rique
riquè
rique
riqu~~
ril'Jue subdo- ri que
dque qJ.)b··
léritique
doléri.t iqt
1
basal.te a1- basalte al- basalte 81- ba sal t(:; 81- baFialte aT [basa] tFo! a1- basalte dl
calin a
cal in à
calin ~
cal in J
cali.n à
"a 1 in li
cal in ~l
DENOMINA-
andésine
olivine
olivine
01 ivine
olivine
olivine
olivine
TION
(hawa'i.te)
DIAl-1ETRE
MOYE~ DES
300
350
200
~()O
350
250
:;IOCl
HH:EP..AUX
Dm ( u,)
1

- 2~ -
P R E S Q 11 t l L E
D U
C A P - V E R T
E T
11 U
P L A T E A. U
D E
T li l
E S
1
f
1
!
Fann
!
Gorée
Diack ( f in) Diack ( 1':10--
Diack (gro~ Khaz'lbe
K. l'famoor
'T' hie o2
!
8
'9
10
yen)
Il
12
J 3
14
15
1
Phénocris.
Phénocris. Phénocris.
Phénocris.
Phénocris.
Phénocris. [phénocris.
Ph~
. !
.enocrls·l
rares 200
rares 100
500 li tOOOu de 600A à
rares
rares
très rares j
rares, essen- à 300 A
à 200t.l. '''1
J J,')
parfo 1.5 zo- 2rnm
1
tiellement
!
;
des microl i-
JO %
7 %
45 %
.55%
·
_.Labrador .
1
'
Labrador
Labrador
LabrafoL_ Andé8:Ln~__ _Lab 1:.9Q.\\.u:--l1.ahr.asillL___ .1.ah r:é1'Ï0J"._ . . 1
An 50 - 55
1
i
Kn
5.5
An 55
An 50
An 48-50
An
55-6n
An
58-65
An Gn
·J,
Phénocris.
Phénocris.
Phénoc.ris.
Abond:.mtc'
Fréquence
Phénocris. Phénocrls. t>henocrls'l
400 à 6001-\\
700u, à 600u. 200 3 400\\.\\
phênocris.
moyenne
maclés en hl mac] és en ~ corrorlé s ~
fréquents
variété t i- variété ti- 200 à fJOOJ.,\\
variété ae- corrodésfva- 200 Ji SOOt.\\. variété ti-:
,
Itanîfère
tanifère,in variété ti- geryn iGue
riété tita corrodés,
taniHre
1
ClUB ion dE'
tanifère
300 à 5001..{
nHère
[variété ti
j
magnétite
tan ifère
.35 à 40 % 1
!~ 2 %
29 h
35 à l,O f:
35 li 40%
30 à 40%
50 %
4'1 à 45 %
1
1
Phénocris.
IPhénocris.
Phénocris.
Phénocris.
Phénocris.
Phénoeris. Phénocris. Phenocris. 1
corrodés
r-;OO à 8aOu.
lfOO à BOOH
corrodés al
rares alté- non altpré~ début d'al non al téréf-t,
200 à 400u
~ébut d' alt~ altération
térationnor rat ion cen- parfois COl" dration
i
,
~ation cen';'" nOI1 décela- décelable
ripète 400
rodés
centripèt-e
:
i
. tripète
ble
100~ il 300H à 600u
4QO à 70O""
~
i:
15 à 20 %
5 %
8 %
6 '"
J5 i'i 18 ~
10 à 15 %
JO 3 15 '"
i
A
1.
1
- . . . . ;..
Fréquente en IFréquente
Présente en Présente j
Couran te,as- Fréquente
Frequente a A .l.a pen- 1
habitus sque habitus sque granoles de structure
pect sCJue-
àans la ro la périphé ohé'de des 1

1
lett{que.
lettique, en 30 à
JOO", en graphique
] e t tique, pa che,entreles tie des py" cr l st a ux..
1
parfois en
tre les py- inclusion ou
ois crist.al pyroxènes
roxènes ou de pyrOX~~ll~
granules
'l'"oxènes et
autour des
lisat ion de
et les 01. ivi en inclu-
et d'olivl .
les 01 ivines pyroxènes
biot ite à 1a nes en gr a- sians en
TIe;eD gr;"'-l
5 '"
5~?
phér i..
10% Hlles
granules
nules
1
f,)
. "
JO il 15 %
Abondante et
riche en mi riche en ml
Abondan te
Abondante
Abondant" 1
~rol îtes de crol ites de Absente
Absente
,
;,
.5 il 10%
iP lag iocl a se 50à 100~
15 8, 20 ~
20 à 25 %
2~ à 25 'J
1:,(\\
;;
t l'V,••
':ln
..
r
Peu abondan 5 à 10 % en Très peu
Peu abondan
Bn plages
Fn plages ~
te
plages xéno
'te en plages
Absente
Absente.
1
morphes en-
~ntre les
15 à 20 %
15 à 2() -1 •
3
!
5%
tre pyroxè.
%
phéno~r~s.
1
et olivines
' ;
'-
1
Microliti-
~icrol it i-
Microliti-
Do!éd tique Doléritique
1icroJ iti-
Microliti-

1"
1
~1lcro I t l - i,
que porphy- que porphy- que porphy- intf'rserta- gabbro"ique
ue porphy- Que porphy que porphY"Î
lc1
Tique
ri que
rique
le
Irique
rtque
rique
1
Basalte al-
Basanite
Basanite
Basanite
Basalte
BaS8nite
Néphéli-
rr;nhi5 1 i ni te ,
cal in à an
à olivine
à olivine
à olivine
alcalin à
à olivine
nite-
dés ine (ha
l '
.
o.lvIne
waÏte)
1.
J.,,r
250
200
250
350
800
20(\\
150
]C;()
1
1
1
_ 1

30 ~
0 0
- un pourcentage moyen (40 %) de ferromagnésiensessentiellement reur~c
sentés par des clinopyroxènes de type augite è tendance aeryrinique dans les faci8s
de Taïba et de Diack {12~.
Les termes représentatifs de cette série de laves sont des baialtes alCd"
lins à olivine à structure microlitique porphyrique ou à structure doléritiQue.
Les résultats cit~s plus -o.élutt.~ indiquent que le volcanisme tertiaire est
représenté par un ensemble de laves alcalines très sous-saturées (néphélinites) à
moyennement sous-saturées (basaltes alcalins à olivine) qui appartiendrait à une
série magmatique
peu différenciée.
232.2 - Données fournies par les études géochimiques
L'utilisation de la géochimie basée sur la distribution des éléments
majeurs dans les rochesJpermet~de quantifier les divers éléments, par conséquent .de
dégager l'appartenance de ces roch.;,:s à une série Magmatique et de cerner approxit>:l.8-o ,
tivement la pétrogenèse des laves et la nature des magMas parentaux.
a) Distribution des éléments majeurs
Le tableau
2"
presente les analyses chimiques des diverses laves ter-
t iaires de la 'firesqu' île du Capo-Vert et du Plateau de Tb.i~s. Les numéros de rHé-
rence renvoient au tableau 1. De ce tableau se dégagent certains faits
- le taux de Si0
i l ind ique des·
2 varie de 40,48%
laves basiques
- le taux des autres éléments majeurs (A1 203. Fe2037 FeO. MgO, CaO, NazO
etc ••. ) des différentes laves, varie très peu en rapport avec la variation du
Si02' Ceci semble indiquer que les différents termes représentatifs du volcanis~e
tertiaire, constituent un ensemble peu différencié.
Na20 + K20
Le rapport
(Tabl. 3 ) reste élevé dans les différentes
0
laves. La variation
"~i02 linéaire de ce rapport en fonction de celle du SiO~,-.
pourrait indiquer une suite de laves fortement alcalines passant régulièrement R
des laves moyennement alcalines (ShGGERSON et WILLIA~S J 1964). Le tableau 3 rnont~Q
des valeurs très dispersées du rapport.

· .~
, ~
:ci
T
TASt - 2.
(O~lPDSITIOHS CHIMIQUES DES LAVES TERTIAIRF:~; M'FLEURANT DANS LA PRESQ'J' lLF: DU .CAP-V>;RT F~T DANS LI: FLI\\TL:AU Dr. TlJn~
Analyses
..
~1
2
3
4
5
6
7
8
1
18
11
12
13
114
15
18
5102
48.18 r 4 1+'/1
1 4:',. f)
1 lj3. 91
'IS.42 143.81
44.72
Jo')
"l'l
"'t.:.. .. ~.I' ,
112.3'} 1 43.?01
47.50'
:)O.6~
/10.85
40 •. ~:"l
110.48
A1203
13.57 112.01 11L.53 112.74
12.58 113.01
12. J)~
14.0'/
13 . 09 1 12. 901 j::1. 85 IlS. 75
12.01
11 .84
12.4'1
f~~
4.18 1 3.48 1 2.S7'
2.1+1
2.03
1 ;o.i46
J.46
Il.1'1
4.35'
2.Sn
2'.~71
2.60
4.0"4
.3.93
1+.91
feO
[L 32 1 8.38 1
CL 12 1 fi. RD
9.47 1 8.87
8.21
CJ.27
8 • 5:/ 1
9 •02 1
8 • <;l0 1
1+ • :~ Cl
7.27
7.63
7.05
MnO
O.l(lf
0.18 1 0.17 1 0.17
O. 1'.7
1 O. l J
() . 1"1
n .P
O. 17 1
0 • ?') 1
0 • :j1 1
() .,1:;
0.19
CL l 9
O.ll)
MIO
1:).03 113.21", 112.21 112.01
1/.1
111.Gï
1 1 ~ Jt ~
x . '-lf~
Ci.'!? 1 11.711
'I.S:' 1
7 '·1
1:; . J~)
12. SI!.
' ;
'\\ 1-+
...l-~.
~
CaO
lO.lIb 11l.7
Ill.9511î.2f:
11.77
111.1.11.;
J :! . ~) "
J:;.;l:"3
12.99111.'42110.1'31 Iü.H
15.l',7
i ~t • 3
) 4. f,/'
Na.)I
:j . [) l
l
') . 13 l '2 ~ 68 1 ). 73
:LOf.\\
12.7F,
:3. J\\
2~bO
?.7~1
J.57'
3.1 r)1
:i.iiO
3.:2:2
2; .. Ou
" ,
"!
\\- •
•:\\ •
..L ...'
~o
O,'iS 1 0.8:) 1 C.7'1 1 i.CS
0.81
1 1.11
ri. '34
1 ;"
.. ~-I
1.351
1.041
tl.qq 1
1.iO
o. rr!
O.. }H
0 .. '~J2
.1102
1.94 1 2.51 1 1.BH 1 2.24
1.8Ei
1'2.32
2.14
) • liI.3
l.'lHI
?D~I
1.821
~).l')
/.08
:~ .. 7
:2 •. ':,3
'205
(}.73, 1 (). 43
a.Li]
:).:C.3
0.48
1 O.~·
(). =,G
O.R2
0.'/0
o. TC; 1 O. 86
0.47
O.gl
P. f.
Ci.3:1
0.31
0.28
.~
,
~l
t • 1... ,
0.73
1 • \\! 8
0.9.3
1. C)8
0.71
O. ï1
1.11
1. 0:,
[) • 9:1
1. 'i3
1. ~ l
Total
lUlJ,21199.Ei/l
1100,:,:,jr~s.r!~) IH)C)'~) IgQ.2l+ IIOP.3:.1 SC~ '171 9'::i.OO 1100.8S l 'c)':).~·71l'iCJ.~-<O 110U. 1\\51 (?J:i.l~il 1l00.22
SII2-CaD 1:'\\7.62 132.'/
:n . 6:, l Ci'> •6 ~)
J 3 • G5 • 3:2 • "'7
1 3 1. 1 ~13. 32 1 :; :2 • 4~, 1 :n, 7 l i 3 7 • 311 Cl 9 • Cl] ~ 3 S • (, H 1 :3 6 • 29 1 3 ~ • fiS
LI +N120
.....,
1 J ,1+9 1 ? gR
3.471,5081
3.8Y 1
3.8') r
1'.:l4\\
3.7:) 1
5.101
1+.611
[1.;-+:'
1
~.80 J 11.0':1 13.82 1 4.(;','
l._,_"
~----"--'---"-
.._._..' - _.. _---,,-
,.......
m
iii'
III
UiiJZJ.JZ'
L
• .

- 32 -
Na20
Le rapport KO
est nettement supérieur 3
les laves sont donc forte··
ment sodiques.
2
Tabl. 3 _. V2r iation de quelques param.ètres d'alcalinité en fonction du taux
de Si02 dans les laves tertiaires de la }ilresqu' île du Cap-Vert et du Plateau
de Thiès.
b) cComposition normative
La composition normative à été calculée selon les conventions suivantes ;
• les pourcentag~de Si02 ont été déterminés par rapport à 10C! de
poids d'oxydes en éliminant les pertes au feu ~
• la valeur de Fe203 a été fixée à 1,5 % (COOMBS, 1963)
• le Feo utilisé dans le calcul de la norme. correspond au fer total.
Remarque
Les analyses chimiques figurant au tableau 2 ont ét2 citées en référence oar
- A. DIA (1980) ; les analyses l, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 13, 14, 15 effectuées
par le C.R.P.G. Nancy (1979) ~
- P. FRAUDET (1970) ; les ana.lyses 10, Il, 1:7. effectuées au C.J.LP.G. Nancy
( 1970)
-- R.Y. BRANCART (1975) • Analyses 8.9.
(Fe 1.03T) obtenu en transfornant le Fe0 dosé en 'l;'eZ03 équivalent par la méthode eJOo"
sée dans l'annexe (Al).

-----~--------------------------"'-=-'--"'------"-------.-----------------,--~_.,=---~._-
TAst·le.
NOH-:U::S C.LP.W.
DES DIV1:RSES LAVF.S TLETTAIRt:S AffLEURANT DANS LA PRE~QU'lLr. DU CAP-Vl.:RT DANSLL PLATr:AU DL THIL~
Mlnér.aux
normatifs
1
Z
3
4
5
8
1
a
1
11
11
1Z
13
14
15
16
'Or
2.79,
S.Ol
<1.45
ô.1D
4.45
6.57
':J.~)8 r:, .(:)7
0
0
S.~5
ï.?3
0
0
()
Ab
23.50
7.99
9.56'"
9.89
8.77
7.6
4.86
3.54
Ci
0
24.10
30.:39
0
0
D
An
2L . ? 5
? ~ . 9 l
2 C .
.
,-
~ .'~
1
• 'J 7
:~{ . II G1 (,. J~ i. ;, .3 • :) ~,
1
1
1 r., • 12
1~ . !15
? 3 • 0 'f
15 . 8 Li
lE, . 40
l G. ~; h
T.Fektspaths
42.54
33:91
34.05
36.01
31.43'
33.73
26.90 33.56
15.01
16.12
50.79
60.69
15.84
IG./fO
H~.9P
Ne
1 -i
," "
1 c:
1 Cl
.
c
1 , . u 4
' [ ) ' . J . ..
J 14
-
4
3
.78
5.22
7.03
7.24
9.16
8.6/j
12 . .:;7 10.01

1 .77 13.6
14.48
Le
0
ü
f)
(1
0
0
(;
'C
5.45
4.80
-
-
3.97
3.~,r,
4.36
'932
39 l'
'1
',(.
~
"'1
40 rr
l "
" .
'ln
,..,
1':1
c7
37 50
3~
II
-J
(\\'l
"4 -':1 "~j''''
1"
,
"tSialtques
4 , .

~
'-1
.,)('
11-1._
J.O">
,:,.::..;,'1
, f . . . · I t
'l~.::

1.
)
•• ,)
f().G'~
j
.J_'
,j
• .).)
--,~',.è.:
01
22.4:2
25.00
23.13
22.7)
,21.70
21.4
19.4020.17
17.65
n.C2
Ib.C5
9.9:2.
17.30 17.31
Ij.40
o
2',\\f~
78.'10
2e.42
2,;,<';0
:1i).f;n
?q.10
:31+.07 JU 'oc;
:H,.(lIr
36.03
L3.~2
:,(\\.p:r;
40.1::?- M.:":'
:'1.2\\'
Hyp
~
0
()
Ci
L'
0
()
(1
()
0
-
L
0
()
T Fémlques
44.185:3044
51.55
49.23
52.3V
49'.S\\~ '5;;$.87 40.52
54.59
52.05
45.97
32.11
57.4'L 5b.Zr
.JG.6ij
M
" Q , 1"('.
';
fi"
"
-'C'
" ) ( 1
',1
";)
"PC>
2 no
'} 09
2 09
-, [Hl
)
l '
')
Uq
, ( ; C l
')
('0
_

\\ ) "'
"- •
1} __
~_
~ .

~
_
• 1 •
..


..... •

4- •
\\Jo J
Jo-

~.
~
__

-
'"
. . . . . . .
Il,
,
'3.65
4.71
3.6.9
4.25
Lite,.
1,.lIl
3,oS
~.73
3.34
2.78
5.56
,3.95
:L(}~
5.17
4.gb
Ap
".61
1
1
J.~;!,
r' " }
l."~,~
2.:·:~
1.68
0
('~
1.68
2.01
1
0.67
w
;,w
6.41
j'.U'
[J.:'"
~·.6r
6.587.50
7.38
6.80
7.11
4.87
1.f,5
';.ï2
',.~
~;.~:,
"'>:':'
,
1
i
~~~c~~:~=_, =,:~~___ "=.::..,... :.-:-::'=-::::.:
,
':'
__', ::::::-..=._ .. _,
~___" _,_c,L" .. ~":'::.~:_:.._,l:'.':"~~:::=_'=::='=~.
-=:::~_
_ , ' u
_ _ . _ "
••

- 34 -
Les différentes valeurs de SiO Z à 100%, Fe203T~ FeO calculé sont consi-
gnées dans les tableaux 15 et 17.
Le tableau
4' présente la composition normative ou virtuelle des laves
tertiaires du secteur étudié. L'examen de celui-ci montre que:
- Le taux des composants siaLiques virtueLs (Feldspaths + Feldspa-
thoides) est fortement élevé dans les différentes laves. Les composants sialiques
sont
essentiellement constitup.s de fesldpaths dans les termes moyennement sous-
saturGs (plus de 70 %)~voir tableau 6. Dans les variétés les plus déficitaires en
silice~ les composants sialiques comportent des pourcentages sensiblement identiqu~s
de feldspaths et de feldspathoïdes (né{>héline, leucite). Le déficit de silice dans
la série de
laves se traduit par l'apparition d'un pourcentage 6levé de feldspa-
thoïdes (néphéline et leucite) et par la diminution des feldspaths.
La figure 13 donne la composition potentielle des feldspaths, elle a
été tracée à partir des taux virtuels des composants sialiques et uniquement dans
le but de voir les variations du taux d' Anorthite des plagioclases dans les diffé.·'
rentes laves. Le tableau 5 présente les valeurs des pourcentagesd'Anorthite (An)
d'Albite (Ab) et d'Orthose (Or).
t
3
4
5
h
77
8
9
:10
Il
12
13
14
15
1
. 'm %
39
56
58
53
61
(;9 i 100 i100
38 ~ 3R
100~
100, IOOt
1
~b '"h 55 i14 28 27 28 2? 18 li 0
0
47
57
0
0
0
br %
.,
6
15
12
17
11:.
20
21
20
0
n
15 ' 12
0
0
0
j
Tabl. 5 : Pourcentages d'Anorthite (An), d'Albite (Ab)s d'Orthose (Or), virtuels
dans les feldspaths des laves tertiaires.
Dans le diagrannne de la figure 13, les points figuratifs des laves terti--
aires se placent dans le domaine monophasé des plagioclases; il confirme l'absenc2
de feldspaths alcalins en tant que phase
déi not~e dans l'analyse modale. Les
plagioclases varient en moyenne de An 55 à "An 70 (Labrador~ bytownite) : seuls
le' faciès de Taïba et le faciès ~ gros grain de Diack, ont des plagioclases moins
basiques (An 38 - An 40), des andésines.

Or
Orthose
Ab '" Albite
....
..;..
.....
...............JAn ,.. Anorthite
fig.13__
Composition potentielle des feldspaths des
diverses laves tertiaires et quaternaires de la presqu'île
du Cap-Vert et du plateau de Thiès.
o Laves quaternaires
* Laves tertiaires
,Fa" Feldspath
alcalin
f a t---------\\---&--4---4---+-~p
P = Plagioclase
F = Feldspathoïdes
f
(Leucité+Néphéline)
Fig.,~·
Position des diverses laves tert131res et
quaternaires dans le triangle ----------._--------,
de Niggli.
----_.

.- 36 .,n
Les pourcentages respectifs des fe1dspatholdes et des plagioclases nans
les composants sialiquespotentie1s des diffp-rentes laves tertiaires sont présentés
dans le tableau
b . Ce tableau a permis de placer les points reprp.sentatifs des
laves dans le diagramme triangulaire du Niggli ~ ip.. 14), Les points tombent tous
dans le champ 14 de la classe VI sur la ligne plagioclases (P) - Peldspatholdes
(F) à 1 v exception du (12) s itu§ dans le champ 1(l de la classe IV dont la limite
avec la VI est située à 10 ~ de feldspatholdes.
Le tableau
7
de 'nomenclature des classes VI et IV qui tient compte de
la teneur en composants
fémiq'.les de la lave" pemet de voir que les laves tertiai"'
res appartiennent à la classe des roches volcaniques t~phritique8 dans laquelle on
distingue ~ les téphrites à olivine équivalents des basanites et les têphrites
néphéliniques ou néphé1inites.
1
, ~
,
"
I~'
Feldepatho1 es
~
j
:
2
3
4 --:--~~- f
_?_-- i 8'l -1·- q~- - - ~_?-t- Il· t_l_~ :1' 3 -) - 1.~_ f 1.5•. ;
(f)
%
14
13
18
17
23
21
33
2...
1
5~
56
1
-.
i
0
60:
51
1 57.
:
_-+-_.....-_I4--_i-----+_-+_
--t.- -
-t--_. ' 1._.-t -+h n /'
P1ag ioclases
86
87
82
83
75'
i 9~
4~
1
l'l'.
!
(p) ~
77 ! 41
44
, \\001 40 ! 491
Tabl •
6." Pourcentages des feldspa.thoides
par rapport aux feldspaths dans
les composants sialiques virtuels des laves tertiaires.
-"
.---_ ... \\
i
CLAS8E IV : W)C'cŒS VOLCAfI0UEP- ANJWSJTI0TTFS FoT BA8ALTI("JEf'
1
I-"--~
.
'1
; hamp la ! a) famille des and?sit2s (20 - 40)
c
: .
1
i
1
b) famille des basaltes (40 .- 75)
1
\\ CLASSES VI ~ ROCHES iT')LC,~NIQUES TEPHR.ITI0UFS
!
-+-
.
-
------------~-
._--->_ .._~_
--_.__ .~-_._-
_- -
ch-:amp--14 1 ~)f.amille des téphrites n~php.liniqucs (JO - 50)
j b) famille des leucitotéphrites (10 - 50)
Tabl'
7. - Nomenclature des classes VI et IV du triangle de Nig~li.
232.3 - Conclusion
Les rp.sultats nétrochimi(lueR sont en conformité avec ceux obtenus à la.
suite des études pétrographiques
et ~inéralo~iques. Les témoins du volcanisme sont
des laves l:asiques sous-saturées fortement sodiques~ représentées par peu de varié-
t§s pétrogra.~hj(1llcs. Ces ~rariétPs pêtro~ranh:i.ques vont nes termes fortement a1ca1 ins

- 37 -
à. feldspathoïdes exprimés ou virtuels, i:l teneur élevée en ferromagnésiens,à fort
pourcentage de phénocristaux de P}-···)xpnes augitiques et .$ pourcentalle m.oyen (I.e ohé
nocristaux d'olivine, aux termes moye~nement sous-saturés riches en plagioclases
et sans feldspathoïdes exprimés.
Cette série de laves caractérisant le volcanisme tertiaire serait issue
d'un magma alcalin _: peu différe:ncié.
23,3 - Caractères pétrochimiques gén0.raux des laves quaternaires
Les laves quaternaires ont étp. l'objet de travaux faits par P. DEPAlIT
{I963);dans lesquels,il prés::lnte (Tabl. 8) les résultats d1analyses modales d.es
différentes variétés structurales rencontrées. Certains pourcentages attr.ibués aux
différents minéraux dans le tableau 9 ont été. empruntés 11 cet auteur ~ la suite de
mon étude microscopique faite sur une série de lames taillées da~s les différentes
variétés pétrographiques,dont la localisation nes différents points de prélèvements
est indiquée sur la figure 10,
Dans ce chapitre ie confirœe nour l'essentiel les résultats de cet auteur
et de ceux des auteurs déjà cit~s à la page (23 ) ~ mais tout en prpcisant ' la
nature des plagioclases et ~es pyroxènes rencontrês rlans ces laves~ la d~noMinatio~
des diverses familles pétrochimiQues et le degré de différenc iation des laves.
233.1 - Données four]') ies 'Dar les études minéraloeique
et pétroeraphiQue
Le tableau 9 prés2nte les caractères minéralogiques et pétTographiques des
laves quaternaires de lE
cesqu1île èu r.ap-'Vert (les Mamelles). L'examen de ce
tableau permet de distinguer parmi ces laves ~
a) des laves alcalines sous-satur~es$ pauvrqs en plaaioclasqs et è
feLdspatho~des : (10, Il, 8, 9, 7 5) : les nl~gioclases sont rarement en phéno-
j
cristaux mais surtout en micTolites de 50 à I()O~ au sein d'une mésostase relative'"
ment abondante .. essentielleMent vitreuse. Ler, rares plap'ioclases sur lesquels j ' ai
pu déterminer la basicité,sont de type Labrador (An 50 ~ An 65). Le~ feldspathoïQe
present dans ce groupe de lavas três sous-saturies est la néph€line
en plages x6no-
morphes.entre les cristaux d'aurite à tendance titanif~re et d~olivine relativement
f
abondents. La teneur en néphéline varie de 8 à 15~.

Lw
1
r
00
P HE N OC RIS T AU X
%
NEPHE-
1
1~ESO~-
Dm
'rOTAL
1
LINE
VInE~
TASE
(u)-
(pts)
1
01
Plag.
Pyr
}(t
i
:D
0, i
800
19R7
!-
1
(3959)
3
15,5
1 . 50-,~ 1 17.,3 --G~~--I
0
1
11\\,5
1
b
,
400
2050
l
l
,
1
r
1
t
1
t !
(3950)
4
J4,3
1
33,7
1
7,7
1
8,8
1
0
1
30
1 ~; s
1
250
1 1474
1
1
l i T
1
I-
II
(3961)
- 5
24,1
1.9,9
J2,6
3,5
0
1
3,0!
4,5
600
J987
i
1
1
l -
i l ,
1
1
l !
I !
1 (3969)
6
5 , 3 '
46,2
38
2,6
7,9
1
0
! 0
1
400
1
17)6
1
l
~
1
1
1
Tabl. 8 - Composition moyenne modale de quelques laves quatern~ires de la presqu'île du Cap-Vert
(SENEGAL) d'après les analyses de P. DEBANT (1963).
(3953) ... numéros utilisés par P. DEBANT
1,2 .•..•. numéros utilisés dans le texte

- 39 -
fTabL
9
- CARACTE1lE: MINERALOGIQUES ET P;TROG'lM'R:QUES DES
ILAVES QUATERNAIRES DE LA PP~,SQU' I:.E DU CAP-VERT. (SENEGAL)

- 40 -
Localités
~'"
I--G_'_I_S_E_,_M..,E_N_T_S_ _
V..,0r---~_A_N_l-.,.....Q_._U_E_S_---.~_--.......,..-
'"",
1
2
3
4
5 · 1
Minéraux""'~
~
1
phénocris.
phénocris.
phénocris.
phénocris.
microlites
PLAGIOCLASE~OO~à
400 à 16004 ~OO à 1200l\\ 300 ~ 10(101.1
(200 tU
20001..\\
Izones
disposition
carfois zo-
43,
radiale 50%
50 , I.~
nés 33%
1i.
.~ 1.,
Ànr'l~<;ine
And sine
Labrador
Lab r a_d_o!...__+-L_a_b"..r_a""ld"""o....r_._.J_
Basicité
An 45-4R . An 55---
An jll
An 55
An /40-45
1
peu abondanl phénocris.
phénocris.
phénocris.
phénocris. 1
~ntre lattef 400 il 600l~ parfois ma- 300 à 600\\\\ ~oo à 300\\\\ 1
peu
kie Plagio-
abon-
!
aegyrinique~clés hl 300
AUGITE
dants
1
~lases
peu abon-
à 800~
tvariété <lem dants
rinique
t-----i"""~
11 O~?...""-
'7._+--:-_~1.!:.2tL-%~1~2~3...:;~1,:--+~7:..J.~():..:.;'7,_-:---4-;.20~à;;...::2~5.:;;,%~_,_
légèrement
phénoeris.
phénocrj~s. phénocris. IPhénocris.
corrodée:
peu abon-
400 à 60n~
30n A 8004 fortement
OLIVINE
400 à 600p.
dants début abondants
al tération corr()dés'
cl' altératîOl:
r-entripè:te
~OO à 4()()4 Il
moyenne
f
5%
10 %
1.5,5%
14,3~
10 à 15.%
1
en granules fréquente en fréquente e Itréquentè en ~réquente enr
100 à 150).\\
structure
granules
~ranules
structure
MAGNETITE
entre latte! graphique et 100 à 1504 autour des
graphique et
de p lagioc lé en granules
pyroxènes
granules
se s 3%"
5%
_.-..41--...:3:...!,:.:3:.;.%:...-_-I-
-+-=--........;,___
1
très abon-
abondat"\\ts
abondants
B
.. bondants -'1"
VIDES
dants 37,7%
23%
18,5%
20 ~
1
MESOSTASE
peu abon-
peu abon-
peu abond- jpeu apon-
peu abond
t-
verre
dante
"
dante très pas de verrE verre et
plagio;
i
microli tes
peu de ml-
quelques
PJicrolites
olivine;
1
minéraux
crolites
microlites
pyroxène;
1
",,,,..i:> <:l<ln;"'A
.\\
peu
'lin:r"
abond-
en plages
,
5 '80/
1
NEPHELINE
absente
absente
absente
absente
a
'0
1
t - - - . - - t - - - - - + - - -..--.+-------+.-------t-------._-...J.--
doléritique dolér.itique microliti- microlitiqu~microlit:i- !
à gros
à gros
que porphy subdolériti que porPhy-l
STRUCTURE
cristaux
cristaux
rique à sul: qUE>
rique inte"l.
doléritique
sertale
..
doléri te
doléri te
Ibasal te a1- basal te a1- basanite
,_.-
(basalte al (basalte alfcalin à oH calin à oli- à olivine à
DENOHINA-
calin àstru( cal~n à 01 ·ivineà grain vine à grai grain fin
1
TION
Eure doléri ne.. a ~tÇ"UC-lnoyen
f i n ·
1
iâue)
dolentlque· .
_
_,.. +
....

t
DIAMETRE
~~O_D;_.~_~~_~ ~-I-,-2.-in-m-.-L8~ 400~ ~25~
1
_ _
._ _
_ _
1:'_)0_\\\\_ _
N. B.
Les numéros t'envoient aux analyses chimiques du tableau ( l 0
)

- - - - - - - - - - - - - - - - - - ' - - - ,_.- - - - - - - - - - - , - -----, """-~'-'i
:1
....~
'-t 1
~.
1 Q UA TE RNA IRE
0 E
L AP R E. S il U'~ L E~.U '~A P -v
1
+-1_-:--°
7~-.+_~-P::_.
L~2 j
_:----t-_ _
:-:----11--:--;--9_ _
- ' .
11 .• •
~'!;,1,:l,qé'29"C.ris,., microlites micro lites
idem que
(1 crû h~tOSf"'" roI l", '"
fZOfl À 90()u
et phéno-
50 li lOO~8"
LlOf) i-'l2M
mOlf'
:ert'lattes,
:"'ristaux
phénoc,ris . ,
rhéoocris.
orientés
!~9,9 ~,
46,2%
rares"
,
00 à 600LlI
Labrad~r
A.ndésine
Lahrador' Labrador
Labrador " . L~b-radcir
l::.:.:.:r.An'~"'~(I)~,.....--h!Ul=-'r.V'::4l:J'-~·)UM'"'-'-~Ar:n~.'>-::--'~-h<::· ~:-.-t....A :~5r,:;O.-~i'-r;;"Aln'5'5'=j8.
A.t1;:;-:.
An 56-6{)
phenocrlS.
oh~noCrJ:L '
phénocris.
'tl'l1cro-
Il"llcrocrlS-'
3f1f' à' f)()Ol.\\
300 à 6001.\\
30() à 400tt
crista\\lx, " taux
lép.,(5re~ent
Idem
bronzite
100 à 20.°1100 à 200~
corroéHfâ'
(P. Debant,
, 1963)
,
t '
12,6"
38 %
35 à 45%
f\\bondanu
!
peu aoond-
neu 8oon-
peu abon
ahondante
ahondantè -j.
quelques.
,dante
dante es sen
surtout 'Ji
.'l\\ree b~~au
microli-t,es
tiellement
treuse
coun de
vitreuse
verre
4.6 %
i
+--......;.:---+----------t---.--:.--4-------;..-----,-+-:------,
plusieurs
C1ueloues
oue1.oues
orésente
1
plages xéno plap.-es
pl.1ves :xé~ :11 plages 1
morphes '-'
If)":
~omorphes
·~pnGf'1or1)he~,;
ahsente
8%
10"
l 0::; 15~
1
!
+-.-----+------t-------t-- ----r-----i------f•
•dolé;d,tique '11icroli ti -
microli ti -
tnicro l i t i- mino1i t i - 1
' .
L ootphyrique pOfnhydclUe
~ue T>ornhv (lue
:
, ' .
'. ~::dolériti
' r i o u e ' , . J
".;l
et à la figure (10 )
de localisation

.- 42 -
Les termes pétrographiques de ce
~roupe de laves sont des basanites n
olivine à grain très fin, à structure microli.tique porphyrique et des basanites
néphél iniques à structure microlitique aphanitique •
b) - des laves alcalines riahes en pla(1ioal.asc et sansfeldspathol':'
des
(l, 3~ 4,2, 6)} elles contiennent de forts ~ourcentages de plagioclase (33 à
50 %) essentiellement en ph5nocristaux. Le taux d~Anorthite de ces plap,ioclasesvariE
de An40 à An 55 : ces plagioclases sont donc de type andési11.e (An 40 - An 43) dans
l~s laves (1 et 2) et de type Labpador légèrement basique dans (3, 4, 6). Les
ferromagnésiens peu abondants sont représentés pRr des phénocristaux d'augitp. à
tendance aegyrinique dans certaines laves de cette Rérie (l, 5) et d'olivine.
Ce p.roupe de laves montre des faciès à grain moyen R structure microlit i"'
que porphyrique subdoléritique~ vacuolaire (1~,5 à 20 ! de vides), à mésostase
cryptocrista11ine peu abondante ; ces faciès appartiennent à la famille pét~ogra­
phique des basaltes alcalins à oZivine. A côté de ces basaltes alcalins à olivine,
existe un faciès plus grenu, plus v~cuo1aire avec 37 ~ de vides 8 structure'
do1éritique,comportant dans sa composition modale de l'3ugite aegyrinique et des
plagioclases de type andésine f hawaite. 'Cê faciès est cité sous le terme descriptif
de dolérite ; il s'agit clonc de basalte plus différencié.
Les études minéra1o~lque et pétrographique semblent montrer que les
laves quaternaires s'ordonnent en une suite de laves alcalines sous-saturées
peu
différenciée; des termes sous-saturé~ à felrlspathoides~ représentés par
des basanites et des basanites n8phé1iniques, aux termes plus différenciés repr~­
sentés par les basaltes alcalins à andésine (hawaltes) appelés dolérite.
233.2 - Données fournies par les études géochimiques
Les tableaux 10 et Il présentent respectivement les compositions chimi-
que
et normative des laves quaternaires de la ~resqu'î1e du Cap-Vert ; leur étude
permet de tirer les orp.cisions suivantes
- les laves quaternaires sont basiques, moyennement sous-saturées. à
sous-saturées
leur teneur' en SiOZ sont comprises entre 46,6 à 51,15 ~ et elles
Remarque : Les analyses chimiques des laves quaternaires figurant au tableau 10, so~
citées en référence par P. DEBANT (1963) et ont été effectuées par le laboratoire
de chimie du R.R.r..M. sous la direction de Mme B. ~ARTINET.

lA8l-1Q.
cm1.POSTTTm1S CHHnQlJES DrS LAVES QUATF:RNAIRtS DL: LA PRESQU' lU; DU CAP-VtRT
~
.) SP~...
o
-"
l
2
:3
4
5
6
7
8
g
10
Jj
>:Yf1!?! "
Si02
SI.1S
~O.l:'
49.27)
4H. W,
48. ~~ 0
48.00
47.H5
4'1.45
47.25
47.00
46.55
A1 203
15.55
15.35
15.90
15.20
1 5. :W
Ib.15
15.10
15.00
16.50
14.95
16.20
Fe:?°3
S.50
~
1: 11
...... ~ '-"
3.28
3.70
5.60
2.10
2.?0
3.90
2.60
2. IW
3.50
l'eO
1f .50
6.05
8.10
7.00
Il. 9 5
7.90
7.7':'>
:). G~)'
7. l iO
7.75
0.65
MnO
n4~O
[) . 15
O. III
(J. l q
0 • .1:7.5
O. E,
O. ] 5
0.14-
(\\
1 ':l
\\,,1

:
••.•'
0.14
ü.145
MgO
~\\ .. 70
C. LlO
7.4
'/ .35
'j. 1} S
9.00
9.50
8.35
"
,·"t
!
• J.)
J.ljQ
8. 1+0
CiiO
8.75
7.00
8.h
9.0 1)
'/ . ~:~~)
8. ~)O
7.40
6.85
'1 . ~}O
8.70
7.70
Na?O
4.45
5.?5
Il • ? i)
IL 3:,
Il • f>5
JI.35
J+.?O
S.25
5.25
Il.75
5.?5
K70
0.80
2.3S
0.85
0.90
1. 70
1.lC'
1. 75
"] • H~,
1. 35
1. as
1.80
TiO?
] • :1 5
[J. (.9
'
...... !.
....... 0...;
1. 50
2.20
1.GÜ
1. 90
1 • HO
1.80
L 70
1. 75
fp20S
0.33
O.7S
0.3 :
0,/0
O. f,()
0.47
O.b2
0.68
O.GO
0.':>1
O. ~) 9
j
!Fr
1. J',
ü.4f',
1.?8
1 , /' 1
r) .01
] .38
1. 62
1. 1R
,")
1-,'1
L
• ~.' ,
1.72
1.60
rotaI
'OO.S9 lOO.~)b 100. RI
9':). bï
lOO.~4 ] ü() .l, 0 100. 51~ 100. 10 100.
100.40 100.2:'
b<2o + Nd;;O
::\\. 2::.
l.bD
~) . 0 ~)
. ~). 2 ~"
(j • 3:.,
:.1. SC'
6. Il S
'/ . iO
7.20
7.20
7.05
1
)1 r12 -
CaO
h9.80
~~.l~~
10. SO
,i). RO
~(;. 7~i
3~J • L ~
1.0.4S
40.fO
39.70
39.90
138.~iS
.-
_ _ _ _ _ _ w.' _ _ •.. _ _
" ~ - - - " " - - - - - ~ - - - ' _ ~
_ _ ~
4
-. *,- et SM ;i,
hl(
-*
}Mi ,L;:;!!9tl4!UfF ; C;:U"'K.JZ(tKS ;tQ44J
L;;,%l N.-. WU._,
".\\' AU
t;Mt'.M>t. t
~",..... # L. #.4, _.,,#9.4:3 iki"4U,.,,(,AJA44M A h. Ph

.._,.--.
,~--_.--
--.
.,
-1'-'
TASL-t1.
-1'--
NORt~ESC·I·P.~.J. DES LAVIS VOLCANIQUES QlJAll~RNr\\IRLS Di: LA PRESQU' lU: DU CAP-VERT
1
1
I i i
1
1
1
f
1 ._~, -,-'--
Minér;;~ux
1
:.2
3
4
1.)
f.,
7
8
9
1 r,
11
normatifs
Or'
14.50
113.90
1
5.00\\
5.01! lü.nl 1 b.fi71
10.01"
11.12111.1.)'1 1 7.7r: 110.56'
Ab
137.02 133.01 1 28.oul
28.30/ 21:1..0/1122.70'
20.9f:i
22.01120.50 119.18 118.05
An
lL2.De Ill.:,,' 121.961
19.461
15.85119.501
17.9(1
14.46115.57 I}!,.:.>q
\\15.10
tr
ë4.S~! 158.11
55.561 SL. lïl ~j.90
i;iL87
48. S'j
4 j • ~ "1 '., • , ....
42.2)
L~ 5. 71
j .
[ "Il: 1..Jc,-
~. ,_
ti)dt .1S
...
Ne
0.14 / 6.25
3.83!
4. 54 1
6. 1 1
9.30
JO.2t;
12.21113.10
1 1• 60 1 r4-.55
1
Le
o
1
0
(\\
1
0
1
0
o
"~,
o
1
0
1)
1
0
'T'
.~

qù('~ldli-
65.04 164.36
59.391 57.31 1 6r'.f' 1
58.17
59. 1~
J9 .rel 60.84
53.ES 158.26
01
13. 68 115 . 60
J9.lol l8.501 15.971 J9.38 1 20.381
20.4711(··7G
118.70 118.65
1
.,.
. 1.5 • f8
: 15 . BO
16.211 18.47 \\ 14.95 1 Jo.ïf' 1 J4.5Ff 12.i~6! 15.65 hS.Bq
116.30
Hup
o
1 0
o
o
o
('
o
o
()
n
1
T.
rémiq\\Je:~129.3h '31.49
35.31 i 36.971 30.92 136.08 1 34.961 32.93\\32.35 137.54 134.95
~'1
~, ')0.
'
1
OG
~.\\-
l~··-'
2.09
2.0l:' 1 2. fli) 1 2. C,Q
2.091
2.091'2.09
2.09
1 2.09
iL
2 60
1 J .)r,'

1
.. L~
,
2.43 1 2.691
4.25 ~ 3.04
'<
t=; '-
~......... ,)
3. 31~ f 3.34
:).19
13.:~4
I l !
l
, - 4
t,p
(). 6 7
J
1. r, ;:'1
0.67
1.:1411.01
1. ,3 1+
1 • 68 1 ] • :1)j
1. :34"
1.35
T.
Aç:-cc~-;;-;.
5.5('
i 4.99
5.191
5.98
7.nI6.1i~
7.ce
7. 1 l
, {'. S2
6 • .52
6.7['
..
__.
L_..........
.._ "
,__ ....
.._
~
~- ~--_. - - ~ ~ ---~--_.~-~----
~ ~_
~_
~
~_
~_
._-----------~.._--------------_._-~_.

- 45 -
contiennent toutes de la néphéline virtuelle en taux variable. Vaugmentation de
la so~s-saturation s'accomp~gne d'une diminution de la teneur en silice et d'une
augmentation des alcalins qui passent de 5,25 % d~n$ les termes moins sous-saturés
. ,
à 7~20 % dans les termes les nlus sous-saturés.
La variation de la teneur en SiO., s'accompagne dan.s le mêtne sens'de celle
..
.""
des felaspatbSvirtuels qui sont entièrement des plagioclases et se placent dans le
diagramme de la figure 13 âans le do~aine des plAgioclases, de basicité moyenne
An 43 pour les tr"~er, les plus acides et ft~ 50 pour les plus basiques. Les pourcen-
tages dlAnorthite, d"Albite,d'Orthose utilisés dans le report des hves quater-
naires dans le diagramme 13 figurQnt ~u tableau 13. Le map,n~sium aU~.ente en moyenne
de 50 % des termes les moins sous-saturés vers les termes les plus sous-saturés,
~tandis 'que l' ~l~ine, le fers le calCium. 'et les:éléments mineurs (lofnO, Ti0 , pi~')
2
restent presque constants. Les ferr01J'agnésiens virtuels ne montrent pas de varia-i.
tion notable
- les laves sont forrtement sodiques cOY'tl'le l'indique le paramètre d'al"
calinité NazO/K20 (tabl. ·12) avec ,2,7' < Ns20/K20 ( 6. De même le paramètre
Na20 + K?O
.
SiOZ
qui varie de façon croissante AVeC la sous~saturation. peut être
l'indice selon SAGGERSON et WILLIùMS (1964) de variation de degré d'alcalinité au
sein d'une série de laves d'une même série ma~atique.
Tabl. 12 - Variation de quelques paramètres d'alcalinit~ en fonction du taux
de BiOZ dans les l~ves quaternaires •
. Le report des points figuratifs des laves quaternaires sur le diagramme
de la figure
à parti~ des pourcentages de Feldspathoides (I) et de plagioclases
(P) virtuels figurant au. ,tab.lea':1 i 4. situe les laves quaternaires dans la partie
supérieure du
champ: 14 j de Zao. a'lasse VI pour les' plus Acides' et dans le champ 10
de la classe IV pour t'es plü:s: basiques. L' imflortaj;.t.ce~e ~é: diagrarnPe est de faire

.• 46 -
apparaLtre une 1égèrecliff~renciation de la série mQgmatique des laves quaternaires.
i
;
t
.,.1 1
2
3
4
5
1
! 6
7
8
i
f
iAn %
35
:3
1 20
-8--j
'
j :~J
~-
l 39 37
30
40
37
30
1
1
i
j
1
1
1
1 .\\b % 1
1
57
51
53
52
46
1 43
46
43
45
!
57
41
1
l
1
,
j
1
t
1
1
1'- -~
.t,
,
-----l
!
!
1
i
,
i
i
!
1
1
;
1
1
24
: Or % : 8.
23
i
10
1 10
~l 0
1
18 j
14
1
20
24
J9
__._---_.
..... _._---_...
-------_._----------- ---~---------
------.!
Tabl. 13 - Pourcentages d' p,porthite (An) d'Albite (Ab) d'Orthose (Qr)
dans les feldspaths virtuels des laves quaternait;'e&~
,
i
1
1

,
1
rFéldspa
I l
10
7
l
1
)
thoi-:
,
1
: 1
1
1
î
: des ·(f) %
1
l
8
10
16'
18
22
22
" 25 \\1,
1
\\
i
'1; .
"
1
1----
i
'--
.
i
1
.,
f
!
1
~,
f P1agioc la-
1
,
,
: ses
{Pl %
I
90
!
93
92
90
84
82
78
1
78
75
;
1
,
i
1
~
1
1'"
l'àb!. 14 - Pourcentag~s de\\feldspatholde
(f) et de feldspath (plagioclase'
dans les somposants sialiqu~s v~r.tue1s des laves ,quaternaires.
233.3 - Conciusiort,
Les témoins volcaniques des manifestations quaternaires sont de. type
basique sous-saturé, moyennenent a1ca1ir 'c ~:~tement sodique. Ils sont représent.és
par des termes sous-saturés' (basanites npphêliniques, basanites) et des termes
sous-saturés constitués de basaltes alcalins à olivine et de basaltes alcalins ~
andé.ine (hawaïtes). Ils semblent donc peu diff~rencip.s.
23.4 - Géochimie des laves de la province volcanique de la ~~e8qu'île du Cap-
Vert
Au terme des études définissant les caractères pétrochimiques ~énéraux des
témoins des volçanismes tertiaire et quaternaire. 1R province volcanique de la
Rem~rque - Les données géocbim~qu8s présentées dans ce chapi~re qui se rêduit en
réalité à une présentation des caractères p~trù9himiques des diverses laves de la
province volcanique dé 19 Presqu f î1e du Cap-Vert, ontêté 'irltentlonne11emènt abré-
gées.pour éviter des rép~titiop.s dans les chapitres qui suiJlent et.dans lesquels.
ces données seront plus 1argem8nt à6ve1opp0es.·
.

- 47 -
.resqu'île du Cap-Vert apparait constitup.e d'un ensemble de laves tertiaires avec
un début de diff~renciation et quaternaires peu ou pas différenciées, appartenant
alca11nes
aux séries/très sous-satur~es à moyennement sous-saturées~ peu différenciées. Les
études géochimiques basées sur le traitement théorique de la distribution des
éléments majeurs dosés et des minéraux virtuels de la composition normative, dans
des diagrammes de référence, permettront :
- de préciser l'appartenance de ces séries de laves dans les séries
magmat iques alcd ine s et leur degré de d i.fférenc iat ion ;
- de relever les liaisons éventuelles entre les deux magmatismes ;
- de formuler des hypothèses sur la nature des magmas parentaux qui
seraient à l'origine des diverses laves de la province de la l'resqu'île du Cap-Vert.
234.1 - Appartenance aux séries alcalines
a) Le diagmrrme alca'lin/Si02 de RACDONALD et KATSURA (1964)
Sur ce diagramme sont portés en ordonnée la teneur en alcalin (Na20 + ~20)
et en abcisse la variation de la teneur en SiO?. Dans ce diagramme, les aires de la
série alcaline et de la série tholeïtique (fig. t5) sont séparées par la droite
d'équation Si0
= 39 + 2.7
(Na20+K:tJ)de ~fACDONALD et KATSURA (1964).
2
Les points représentatifs des laves tertiaires et quaternaires s'inscri-
vent tous dans l'airede, séries alcalines.
b) Le dia.rJœmne de :IODER et TILLE:I (1962) pour les basaltes
Ce diagramme comporte 6 pôles : Feldspathoïdes (f), Olivine (01), Clinopy'~
roxène (Cpx), Orthopyroxène (Opx) et Quartz (Q). Il a été construit l partir des
pourcentages ramenés à 100 t par rapport à la somme de ces différents éléments dans
la composition normative. Il est composé de trois volumes: 1, 2, 3 correspondant
respectivement à l'aire des basaltes alcalins à Olivine (série alcaline) à celle des
tholeiites à olivine (tholeiites à Orthopyroxène normatif) et celle des tholeiites.
Les points représentatifs des différentéslaves (fig.16 ) sont localisés
dans l'aire (1) sauf celui représentant le faciès à gros grain de Diac~, situé dans

~. 48 -
les tholeltes à olivine.
Les laves de la province ,vol~anique de l.apresqu f île du Cap-Vert appa'r-
tiennent aux Béries des basaltes alcalins .
...
°1
1
t . . . ,
SERIE
ALCALINE
1
°
,~
?
°0
1
o
e~
~O,J
,.
,,',. ,,, . -~

09D


+.
.,
oN
• 'r •
..
SERIE THOLEIIT!QUE
Z3

1
. Si 0.2
'
.
.
.
.
_ . .
. .
1
Fig. , S - Di agraanne Si02/Alc(Na+o+K 0) sélon MACDONALD et KATSURA (1964)
i
des l~ves tertiaires et quatern~lresae la presqu'île du Cap-Vert et du plateau
de Thiès •
• r-
...,
"Laves tertiaires
o Laves quaternaires
, ,;
Remarque sur le diagramme! de VODER et TILLF.Y,(fi~•• 16)
Le faciès à gros grain de Diack (t 2) ; fac i~s "pegmat ito'fdeU , se place R 1 f in--
térieur de l'aire des tholeiites à olivine de YODER et TILLEY quelque soit las
c.onventions de calcul adopt~e~ ,48US la d,éterminationde la norme C.l.1:'.W. Il y
8ubiste en adoptant comme valeur de Fe203 é?;~le à 1 5 ~ (COOMBS. J963) et en dé ter·'
1
minant FeO selon laméthoded~erite en anne~e AI ou en prenant 'les valeurs brutes
dos~es de Fe203 et de Feo.' Par contre la lave de Tfllbà et c.~'ile cor~esponda~-t 3
1 t analyse 'chimique (t') des laves quaternaires se placent dans J' a'iredes ba~altf"l
~c~lins en adoptant Fe203 ·'1.5% et en prenant FeO calculé et dans l'aire des
tholeHt$$ il olivine en :utilissntdans le calc'ul de no~~ les ~aleurs brutes dé
Fe20) et 'PaO donnés par les analyses chlmiques.
'
Fe203
Ces faits résulteraient du degré d'oxydation ( 'Fe5: .,) .assez élevé des laves f
que l'on e.saierait de :8uppr~er p~ur le rapproche~ du mA~.p~ren~~~ ~~ adoptp.~t
p;d\\it F~2à3 là v~le ur proposée par COOjotB'S (1963) ~
. . , .
-

Clinop~ro~~ne (Diopside):'
, CI'X
1 Lave quaternaire de l'analyse chimique nO
Fe~dspat~Ide8 (Ne+Le)
1
orthopyr~~è~e (HyperBihé~e),
~Lave tertiaire de l'analyse chimiqu~ nO 2
""/IX
.1
Olivine
1 Aire des basal tes alca! ins
Quartz..
2
"
Aire des tholeiites i olivine
f
3 Aire des tholeiites
'-:'
1~Jl
i~
,f :t
:'~ ~
, , efz~
Fig':'18.
Diagramme de YODER et TILLEY (1968) pour les laves tertiaires et quaternaires
de la presqu'île du Cap-Vert et du plateau de Tbi~8 ~S~négal)
1
.e»-
'.D
"'.541)
'.~gi8;; A
:::;;o.;:;;nw.. ,. !j!kh.%Mh
j " %.
X-:;W,$l?tùtA
Q
A
,..J,;t,.. .6I.H. &§-éQX<
,J,4 &kQ,#M!kIll)i@ilJ#%,(fil! .-HA
$()i@M4$ jlIJi;ç;'M\\J'!L.4?i,ji?Ai,;
,.'OUR .$2.__ .4..4;;;,
At:
JàAAdN#
'
,

- 50 -
c) Le diagrClTlme A.F.M.
Ce diagramme à trois pôles ~ A = NaZO + K20 ~ F = FeZ03 + FeO avec
Fe203 = 1~5% et Feo = FeO calculé ~ M = MgO, permet de faire la distinction entre J
les laves des séries tho1eiitiques et celles des séries alcalines et de suivre le .
degré d'enrichisseme~t éventuel en fer. Les différents pourcentages des paramètres
_ "
•· __ ' 4 .
~
_ _ "
, _ _
. ,

_
_
_ . _ , _ _
, - - . .
" ' ~ " -
A~ F et M qui ont permis de tracer le diagramme, figurent aux tableaux 16 et 18.
Les diverses laves tertiaires et quaternaires (fig. ln appartiennent à la
série alcaline basique. Les laves tertiaires
ont un léger enrichissement en fer et
montrent un début de différenciation; ce Qui n'est pas le cas des laves quater-
naires qui pourtant apparaissent légèrement plus évoluées.
d) Conclusion
Les résultats des différents diagrammes démontrent l'appartenance des
différentes laves de la province volcanique de la rresqu'î1e du Cap-Vert aux séries
magmatiques alcalines.
234.2 - Degré de différenciation des séries alcalines de la province vol-
canique de la P resqu 'île du Cap-Vert ; 1 iaisons éventuelles entre
les deux périodes volcaniques
234.2a - Degro~ de difprenciation des s~rie8 alcalines de la province
volcanique
Les données pétrochimiques ont montré que tout se passe comme si l'on
avait des séries de laves alcalines peu ou pas différenciées. Des investigations
géochimiques plus poussées ~es éléments majeurs et mineurs (Ti02• MnO) permettront
par comparaison avec des séries alcalines différenciées connues,de fixer le degré
de différenciation des séries alcalines de la province volcanique de la ~resqu'i1e
du Cap-Vert.
• -
Diagr'ClTl'UTles de variation utilisant le SI de H. KUNO
\\
(1968)
Cet ensemble de dix diagrammes, représente les variations des différents
oxydes mis en évidence dans les analyses chllniques en fonction du paramètre SI
(Indice de la Solidification) que
KUNO définit égal à SI = __
M~gO__x lO~O
_
MgO+FeO+Fe?O~+Na?,O+K20

':
1
.A= N~2C?:+"K20 .
~ lave tertiair~ de l'analyse Chimiquej
n° 1
. F= Fe203+Féo ; Fe203=1.5)
o
lave quaternaire de l'analyse chimiq 1
. NI= MgO
,
01
1
n
.
1
1
i
T - courbe représentant la série
tique
H = courbe représentant la série alca-
line cl 'Hawaï (l-fAC DONALD et
KATSURA.
1964)
°0
10 1o 4
5
00 6\\ ,~
2 '11
0
7*12
A' .
\\AI
W
!JJ
Fig.17
Diagramme AFM pour les laves tertiaires et quaternaires de la presqu'île du
Cap-Vert et du plateau de Thiès (S~n~g31)
--,.._._-,.....-
._---_.,--_._----_._-- --._---- --
-------~---_.-._--_.._,.-_._----~--
-----
)&#
.,,0>[1
@4lW#P.,,9Lt
1"0
4,4 4#\\f4J.
g ~épliA.
Z ,1IiIiiJM}4!f'*
J,R,.${4;S;.QltPf
MLF,
tW\\<.~ qiiVM Mi)
AiJQt,
Ifi\\LRJ!l.~,!'/"I-Ç".,W)F(
,_"MAAS
l'il
ffi(
,w:m-I'r~

- 52 -
avec FeZ03 + FeO = pourcentage du FC20) total. Les diagrammes admettent en abcisse
sr et en Ordonnée le pourcentage des différents oxydes. Le diagramme de la figure
18 correspondant à la variation de Si02. a ét~ tracé en utilisant le pourcentage
de Si02 obtenu en ramenant le total des pourcentages ?ondéraux des différents oxydes
à 100% par suppression des pertes au feu. Les tableaux 15 et 17 donnent les valeurs
de sr, SiOz à 100%, Fe203T (Fa203 total). Selon H. KUNO. les valeurs décroissantes
du paramètre sr indiquent une évolution des termes de la série vers le pôle
le
plus évolué.
Dans les différentes laves de la province, le SI passe de 48 ~ 32 dans
les laves tertiaires et de 38 à 26 dans les laves Quaternaires. Les valeurs extrèmes
de ce paramètre
sont assez élevées et leur écart reste assez faible par rapport à
ceux constatés dans les séries alcalines sodiques différenciées d'Hawaï, dont les
valeurs de SI varient de 50 à moins de to (H. ~o in
POLDERVAART. t968).
Les variations du
paramètre de différenciation SI semblent indiquer
des séries de laves alcalines peu différenciées.
Les
diagrammes de la figure 18 indiquent les variations des principaux
oxydes en fonction de l'indice de différenciation SI.
- La teneur
en Si02 augmente légèrement dans la série des laves quater-
naires. mais ne montre pas de variation notable dans la série des laves tertiaires
dans laquelle, les points figuratifs sont assez dispers~s.
- A1 203' varie très peu au sein de la série des laves tertiaires et quater·
naires.
- MgO diminue d'environ 2% dans les laves quaternaires et plus faiblement
dans les laves tertiaires.
- CaO varie fortement dans les laves tertiaires assez riches en chaux et
passe de 157. dans les termes les plus basiques (néph~linites) à Il,5 ~ dans les
termes plus acides (basaltes alcalins à olivine). Dans les laves quaternaires relati·
vement pauvres en chaux, le CaO varie très peu et les valeurs sont assez dispersées.
- Na 20 est sensiblement constant dans la série volcanique tertiaire et
quaternaire.
Les valeurs sont assez dispersées surtout dans les laves quaternaires.
- K20 ne montre pas de variation régulière . les valeurs sont aussi dis-

b
NC20
00 0
0
0
lit
.0 .
4
1

~*tt'** *
2~
o
S.I.
50
40
2b
K;'b
10
7
......
~~
0
2
Ollooo
0
, ~*i*~ 0* 0
~
* 1110
8
2
1
3
2
~*
**~'O~O ..
0
1
0
0
.
i
1
1
9
Mn 0
a.a....
* 0
0.2~
*
~"t,~"'JIt:. '**
*
1.(
'lib cUo
0
* '
1
°0
1
'.
--
10
P20S
t.O ~
* *** 0
* fi
6
&
00
~
tk* f!J 0• 0
*
oL~
-+-
,Ar Laves tertiaires
o Laves quaternaires
Fig.18_
Diagrammes de variation utilisant le sr deH.KUNO
(J968) des laves
tertiaires et quaternaires de la presqu'île du Cap-Vert et du plateau de
Thiès (Sénégal)
.J
~*'"-------------------------_
..__.__._-_._._------

j---'-"
.- ~4 -
+- Laves tertiaires
o Laves quaternaires
1
/1
Il
CI
oc.
..
1S
AI20J
f-

..
...
(1
• • 0
..
./... ++
..
of
'0
4S
Si02,
Sp
g;
5
1.
"'9 0
5
..
l' ..
..
~
..
.. ..."
1·01--
+ ..
..

llt
0
CI
."
• Cl
+

1
1
t
"
3
.
caO
5
t ...
...
..

++ ..
.. +
..
of
°
.. .
• •
0

.. •
5
1


1
1
-
t,
MalO
61-
..

CI
• •
Il
CI
1.

CI

..
..
.
~
.. ••
.
+
+.
...
..
...
1
2
...
.
S
Cl
2.
K20
CI
., -CI 0
of
,
Cl

.. ...

..
..
l ..
1
CI
0
+1'
Il
+
1
1
1
0
6
151-
F·203+feoO
...
...
: .
...
i...
..CI.
+' ' ....
CI
CI
101-
0
0
0/11
"
0)
CI
of'
1
1
5
7
Ti 02
J
...
...
...
+
...
... ...
0
...
2
...
+
'l'''
o ..
t.i
..
0
Il
Il
,
1
1
1
8
,.
~no
0.3
Il
..
02
t ..
.....
:..... ...
o
i"
0
0
CI
Il
0
OJ
1
- - 1 -

1
Fig.!9_
Diagrammes de "variation" de HARKER pour les laves tertiaires
1
~t quaternaires de la presqu1île du Cap-Vert et du plateau de Thiès
1
(Sénégal)
l_ _

- 55 -
- FeZ03 total s'accroit légèrement avec la diminution de l'indice de
différenciation dans les laves quaternaires (9,37% à 10,50%). Dans les laves ter-
tiaires, les valeurs sont irrégulières et n'indiquent pas de variation réelle.
".,
:Les éléments pneumatophiles : TiO?, f.!nO (A. PITTMANN, 1963), constituent
de bons marqueurs de différeaciaiiondans une série magmatique selon H. GUERIN et
P. NATlVEL (1976) et diminueraient' '~u cours de la différenciat ion. Dans la provinc~
volcan,ique étudiée, le Ti0
avec une teneur moyenne de 2% dans les laves tertiaires,
2
varie faiblement de 2,5~ à 1,90% en fonction de la dim,inution du SI. Le Ti02 plus
faible dans les laves quaternaires (::::: ),75%) reste relativement constant au cours d
de la variation de SI.
Le:"Mn:O:ne montre pas de variation, clans les deux séries.
Les variat ions des principaux oxydes en fonction de SI, sont généra' ~Y",..--'
très faibles, ou nulles et difficiles à interpréter en nd,son de la dispersion des
valeurs des différents oxydes des diverses laves. Ces variations faibles constatées
dans les différentes séries volcaniques de la province, ne sont pas
conformes av:ec
celles observées dans les séries volcaniques alcalines différenciées de Hawaï
(in POL~:~~:J~T, 1967) •
• Diagrammes de flva:t'iation'!1 de HaPKer
Les diagrammes 'de la figure 19 ont été tracés avec en abcisse la varia-
tion du taux de Si02, en Ordonnée les teneurs des autres él~ments dosés. Ils indi-
quent la variation des différents éléments
,t
- J',··S
de l' augmentatio:l en SiOZ des
laves des séries alcalines.
Dans les séries alcalines différenciées, la différenciation se traduit par
une diminution du SI qui 's'accompagne d'une augmentation de la teneur en SiOZ' Cette
variation de SiOZ dans les:lavès alcalines différenciées s'accompagne elle aussi de
celle des autres oxydéS (A1 203'? ~1g0, Na20, CaO etc •. ,). Les diagra[l][!]es de la fi.gure
~(); indiquant les vari.a:tions des différents oxydes contenus dans les laves de la
province de la
resou'île du Cap-Vert, n'indiquent pas les variations réelles et
régul ière's constatée s dan s le s sér ie s alcal ine s d ifférenc iée s.
Ces diagramme s de var iat ion de HARKER pour le slave s de la prov ince étu-
d;iée~ c~rroborent lès constations faites dans les diagrammes l'tnisant le SI de KUi.~:'.
,.,.

- 56 -
• ConcLusion
Les études pétrochimiques et géochimiques faites sur les différentes
séries de laves en affleurement dans la P,rovince.de la Presqu'île du Cap-Vert,
ont abouti à l'existence de séries de laves alcalines basiques sous-saturées d'â-
ge.s tertiaire.et quat~rnaire.'peu diff~renci~es dans L'ensembLe. lofais les laves
tert ia ire s montrent un d~but de .d~ff~renciation., alor s que le s auaterna ire 8 sont
presque pa8 diff~renci~e8 ; cependant ces Laves quaternaires sembLent plus ~voLu~es
que Les tertiaire8.
234.2b •.- Rapports éventuels entre le s périodes volcan iques tert ia ire
et quaterna ire de la ~.rovince de la P,resqu' île du Cap-Vert
(Sénéga.l)
~ Donn~e8 minéro;Logique8 et p~trochimique8
Ces données ont permis de voir que les manifestations volcanioues ter-
tiaires et quaternaires sont représentées pal" des sériesd~ laves basiques, alcali-
nes, sodiques, peu différenciées. On distingue en gros les mêmes termes pétrogra-
phiques dans les deux manifestations volcaniques: basanites néphëliniques et
basaltes alcal ins à 01 ivine. Ces résultats semblent ind iquer une certa ine parenté
génétique mais ne permettent pas de distinguer les rapports éventuels entre les
deux act ivités magmat ioues.
+ Les diagralTDl1es Alcalin - Si02 de MACnONALDet KATSUF.A (fig. Pi), YODEJt
et TILLEY (fig.
II)
et A.F.M. (fig. 17), montrent ClUe les düférentes laves issues
des activités magmatiques tertiaires et quaternaires appartiennent toutes aux
saries alcalines. Mais dans ces diagrat!!llles, les points ,représentatifs des laves ter~'
tiaires et quaternaires s'inscrivent dans des aires distinctes.
+ Les diagrammes, de varifttion utiliMnt le SI. de KUNO (fig. IP) et ceux
de HARKER (f ig. 1Q), semblent ind iquer :
- l'existence de termes quaternaires peu dif:férenciés j ce début de
différenciation s'accompagne d'une légère augmentation d~ Si02 et de la diminution
de la sous-saturat ion (f ig. 2[))) ~

---_._-~~--------------
o
L.ave quaternaire de l'analyse chimique nO
,
-'
* Lave tertiaire de 1·'analyse chimique n°
1
.
SI Sol idification inde}Ç de KUNO (1968)
~. %. de néphéline normative
le-
f
Ns-
t
0
f", ~
ft
llr
~
~<J
0
-
10
7~ f
10-
fi
~ t
00
~
5 2
6-'
~8
-
S.1.
2-
1
50
.12
f30
1
20

1
a
10
Fig. 20-
Diagramme Ne/S.I de sous~saturation pour les laves tertiaires et
qua.ternaires de la presqu'île du Cap-Vert et du plateau de Thiès (Sénégal)
'J1
'-..1
_"Li
ob
".,,*.,,""<4.''''''''. 4&4"".""'"
Ii.
.&
."Mi"
...,,"",....
,,,.

=fi._"' __ "
1

- 58 -
- des variations de chimisme d'une manifestation à une autre, qui se.
tran.u:Lraient par des différencès souvent importantes dans les teneurs des différents
oxydes d'une activité magmatique à·ufle autre.
- A1 0
est plus élevé da.ns les laves quaternaires (15,50%) que
2 3
dans les laves tertiaires moyennement pauvres en alumine (12,60%).
- Les alcalins (NaZO + K20) augmentent fortement en passant de
l' act ivité magmat ique tert h ire ~ l' aet ivité magmat ioue quaternaire :
5% t...A1ca1ins'<ll!. 7,50% dans les 1avesouaternaires
3% «.Alca1ins ,,:.5% dans 1ee: laves tertiaires.
- CaO diminue fortement dans les séries quaternaires (6,S(CaO(9%)
par rapport à sa teneur dans le slave s tert h"l ire s (10, 40%<CaO ( 1Sr.)
- MgO décroit considérablement dans les laves quaternaires (5,S~
et 7,5 <M'gO /..:. 13% dans les laves tertiaires.
- Fe203 total diminue légèrement dans le volcanisme auaternaire,
ma is le degré d'oxydation
;eôoà d~sé
au~ente légèrement (fig. ~1).
e
ose
- Les éléments mineurs (Ti0 , MnO) varient très peu d'une activité
2
volcanique à une autre.
+ Le diagramme Ti02/ ::g
(fig. 22) d'après MIYASHIRO (1971) des laves
tertiaires et quaternai.res, montre des valeurs dispers~es~ mais pert!let de voir que
le rapport FeO (FeO calculé par transformation du Fe203 dosé) et de MgO augmente
dans les laves quaternaires en fonct ion du T i0 2 et pourra it ind iquer des chimismes
différents dans les deux activités volcaniques.
Ces différences géochimiques semblent donc exclure toute parenté géochi-
mique entre les deux activités magmatiques, malgré l'étroite association géographi-
que qui ezîste au niveau de la tête de la Presqu'île du Cap-Vert entre les laves ter"'
t Ïf1 ires et les laves quaterna ires.
233.3
Conclusion
Les différences géochimiques relevées entre les témoins des manifestations
tertiaires et quaternaires, le caractère peu différencié de ces témoins, les diffé-
rences de mise en place et de manifestations (cf. paragraphe 2Z.2), le laps de temps
séparant la fin de l'activité magmatique tertiaire et le début de celle du quater-
naire estimé à 4~A selon les plus récentes
datations radiométriques K/Ar (J.
CANTAGREL et all,:.., 1980), rendent peu p1aus ib1e la théorie d'un magmat isme unique qu i

---------------------------------_._-------
- 59 -
o
*
0
**
0 0
o
0.4
*
i-o
*i*
i
r.o
4S
40
35
30
25
FIG.21_
OIAGRAMt04E
Fet °al Sool. DES LAVES DE LA PROVINCE
ETUDiEE
F.oj
Fe203
PeO
a
valeur~ ~0~~~~
1t
Laves tertiaires
Ti 02
*
*
*
**
~
0
*
*
** 0
0
0
* ~
0
0
*
1.5
0
0
0 *
t.O
IIIO.5'--
----'L--_ _--,-_ _.~.Lo.
-1..
0
..-.. r:.o/ ~o
....
0.&
0.8
1.0
1.2
tlt
FIG· 12_
DIAGRAMME
Tl 02/ !!.E..
DE
MIVA ~H1ÀO(1'71)
'1 MgO
FeO
FeO
calcul~ avec Fe203
1.5 % (annexel)

- 60 -
aurait recommencé à fonctÎDnner après une interruptÎDn de 4MA. Il semh1e donc que
l'on doive considérer les series alcalines basiques de la province volcanique comme
provenant de deux rnagmatismes distincts et indépendants.
Dans la province volcanique à caractère basique alcalin, peu différencié,
se sont succédé
deux act ivité s magJI1at ique s récente s.
- Une activité magmatioue fini-tertiaire, essentiellement fi88Uttale .;
qui a été représentée par des séries de laves bas i<!Ues a1ca1 ines, montrant un début
de d ifférenc iat ion.
- Une activité magmatioue plus récente, qui est datée du Quaternaire.
L'activité à dominante explosive est caractérisée par la fréquence du prrêatomagme-
tisme (G. CREVOLA, 1974) probablement lié au contact de l'eau de mer avec le ma~~
initia1 j et l'épanchement de coulées successives. Ce m~.gmatisme quaternaire est
représenté par des séries de laves moins alcalines (Si0
est plus élevé pour un
2
même SI),mo ins basiques (CaO, 11g0 plus fa ib1es), peu d ifférenc iées ma is plus évo1u~es;
que le s sér ie s tert ia ire s.
Ces deux magme.t ismes récents sont probablement issus de magmas parentaux
h · .
d ·ff'
l '
l'
d
.
, . d'
(1) d'
.
c mnquement peu
1
erents et
s exprlDlent
ors
e releux per10 10ues
aCC1-
dents profonds. Il y auPait donc une grande 8tabilit~ des conditions g~otectoniques
et g~odynamiques au 'fertiairoe et au Quatemairoe~ aLmS cette boroduPe continentale.
Ces rejeux différentiels seraiel'" {c f')-mes à 1 7 existence de mouveMents
épirogéniques dans les zones volcaniques récentes, oui constitue l'une des carac-
téristiques de la plaque africaine 00'. GIROD, 1978).
(1)
Les failles profondes issues de la tectonique distensive contemporaine à l'ouver-
ture de l'Atlantique, auraient rejoué dès l'Eocp.ne inférieur et probablement .iUSqul_.
au Quaternaire (P1eistocène inférieur et supérieur). En effet,certaines découvertes
témoigneraient de l'existence d'une néotectonique datée jusqu'au P1eistocène supé~
rieur dans la zone de la province volcanique. D. DEMOULIN (1970) signale la présence
de failles qui ont affecté les cuirasses de Dakar de Ndiass et les grès de plages
inchiriens (32.000 ans). Par ailleurs, R. FAURE et al.. (1970) ; P. FRAUDET (1970)
aura ient observé un miro ir de failles est-ouest affec'tl'lnt les attapù1g ites et les
colluvions récents aU pied de la fa1t>ise de Thiès.

1LAVES TERTIAIRES l
1
2
3
4
5
. 6
7
8
9
10 ;
11
12
13 .
14
15
.
Fe203T
Il .66
11.02
10.78
10.33
10 •.55
10.44
10.90
12.51
12.02
10.99 10.97
6.65
10.58
10.79
Il .25
FeOcal
11.29
10.58
10.30
9.81
10.05
9.93
10.47
12.33
11.68
10.55 10.52
5.72
10.08
10.33
10.84
Fe203
I.S
1.50}
1.5
I.S
1.5
1.5
1.5
1.5
1.5
1.5
1.5
. 1.5
1.5
1.5
1.5
Si02à\\OO lf8.2/i 44.69 45.6
44.86
45.42
44.62
44.48
44.18
43.00
43.20 48~26
51.01
41.05
41.30
41.05
SI
40
48
48
46
46
45
43
36
37
42
32
39
47.
46
42
Tabl.~5t ·qaleurs calculées de Fe203 Total. FeO
• Fe203 • Si02
et SI utilispes dans les diagrammes et normes
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
1
F
% .
48.9
42.6 ! 43
41.6
41.9
42.3
43.2
52.1
46.8
44.4
50. J
37.3
40.5
40.0
40.8
.
A
7-
13
10.5 . 12.6
14.0
14.1
14.Q
15.3
14.1·
18: r
15:7
18.5
24.8
14.3
7.7
14.6
-M
%
38. ]
47.9
44.4
44.4
44.0
43.3
41.5
33.8
35.1
39.9
31.4
38.9
45.25
52.3
33.6
Tabl. "
: Pourcentage~des divers paramètres du di~grame A.F.~.
F = Fel03 + FeO = 1.5 + FeOcal
; A = NaZO ~ K20
;
~ = ~~o
NB : Les chiffres correspondent aux numéros des analyses chimiques et désignent des localités ou des points de prélèvements
d'échantillons.
0\\

,.H"_"'_',,"
<.0.'.,<.,",","",.,
·····"',',." ...-""'~",;""'"~'lii"',· ....,...",""".·':·...'~"'.....·I"'...,~,,"'~_,,,,~·;,,,,,~,,~;.,.J""""'''''';·'''''r _,
.'.,.,~._
_'","0-
"._'-'>,:1.".,
" " '__ """"_';'~"',_.,""~""
.' ~",,~., ,.,: ""-' ,.:....',."."-.. "'-."."''''•..,,'",,._,..
"'''_';~''''''V''''_~', "'~,'Y~"_",,, '".". "",' '.''''''"','''.~.' f~"",,,. '"
"""",,".,~.
",",,~,!;,,~,"
i
1T"~VES QUATrp~A~
J
Tabl.'7_
valeurs calculées de Fe203 Total, ven. Ve2()~' Si0
l
2 ,
SI uli}ist>es clans les _diagrammes et
norr'!es
1
cr
t-...I
}
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Il
Fez0 3T
10.50
8.84
JO.57
10
11.1
9.21
9. 17
9.89
9.26
9.37
9.48
FeOCaJ
8. 1
8.16
10.08
9.44 8.64
8.56
8.53
9.32
8.62
8.75
8.87
Fe203
1.5
1.5
1.5
1.5
1.5
/.5
1.5
1.'5
1.5
1 li
l
'i
Si02 à
100 %'
51.54
50.15
49.48
49.05
49.02
48.33
48.37
47.96
48.24
47.62
47.28
~.
26
28
32
32
29
::\\R
3P
33
31
%
':Il,
,
1
2
3
4
5
()
7
8
9
10
11
f
%
47.8
40.8
48.2
46.5
42.2
42.0
39.7
41.1
41.J
48.2
40.2
-'
fi
%
25.5
32.1
21
22.3
26.9
22.4
24.8
29.1
29. 1
26.8
27.3
,
27.7
; 27. l
30.8
31.2
2.9.9
36.6
36.5
29.8
29.8
35.0
32.5
M
%
1
Tabl.18 _
Pourcent,H~es des divers pn r al"1.i'>t r es ciu diagramme A.Y.H.
NB : Les chiffres correspondent aux numéros des- analyses chimiques et désignent des localités
ou des points de prélèvement
cl' échanti lIons.
1
t
1
1
1
_ _ _ _ _ _ !
.J
~

- 63 -
23.5 - Caractéristiques des magrras parentaux: auelques hypothèses sur la
l
pétrogénèse des manifestations volcaniques
Les résultats obtenus dans l'étude des caractères pétrologiques et géo-
chimiques, ·ne permettent pas de formuler des réponses convenablement étayées aux
problèmes concernant l'origine, la nature et les conditions de formation des
1
magmas parentaux qui ont été à l' orig ine des 2 volcan ismes qui se son.t succédé
dans le temps et dans l'espace dans la l'rovince volcanique de la Presqu'île du
Cap-Vert. Ces problèmes s'inscrivent dans le problème plus général de la mise
en place et de la génèse des magmas basaltiques oui n'est pas actuellement totale-
ment résolu. P~u~' auteurs ont proposé plusieurs modèle. : YODEB et TILLEY
(1962), O'HARA (1965), GREEN et RINGWOOD
(1967), KENNEDY et ITO (1967), K~O et
c.:z." (1967), O'BARA (1968) ,~TSHIRO (1969), B'JLTITtmE et GREEN (] 97]) etc ••• néan-
moins ~ certaines observations faites sur le comportement et la d istribut ion des
différents oxydes des diverses laves
et sur les caractéristiques géostructurales
f
de la province volcanique étudiée. m'ont permis de poser un certain nomhre d'hypo-
thèses sur la pétrogénése et la génèse des magmas parentaux, qui pourront être
vérifiées ultérieurement en grande partie grâce aux données fournies par des métho-
des d'étude plus poussées. Certaines de ces méthodes sont:
- anal.yse des fléments· incompat ibles et hydroma~tophiles (U, Th,
Ba, Tb, Ta, La' 1)our définir une corrélation linéaire entre eux ~ constituant une
cond it ion nécessa ire et suff isante de d ifférenc iat ion par cr istall isat ion fract ion- .
née (M. TREUIL et at.,
]976)
- analyse à la microsonde électronique pour définir les formules struc"
turales des 01 ivines )des pyroxène El et des feldspaths
ap.plication aux paragénèses étudiées de
méthodes de. gé,othermométrk
permettant la détermination des températures de cristallisation des divers minéraux.
235.] - Données géochiIriaues et pétrologi~es
Il ressortait des études pétrographioue et géochimique
que les différen-
tes laves de la province étaient de type alcalin, basiqu~ et fortement sodique,
• U "" Urariiuin
Th = Thorium;
Ba = Baryum
Th .. Tp.rb ium
Ta = Tantale;
La = Lanthane.

- 64 -
représentées par des termes pétrographiaues forte~ent alcalins 7 très sous-saturés
passant à des termes moyennement alcalins plus acides et moins basiaues : l'ensem-
ble formant des séries alcalines basiques non différenciées. Les points figuratifs
de ces diverses laves s'inscrivent dans tous les diagrammes utilisés;dans la carac-
térisation de ces laves (Alcalin/Si02 , YODER et TILLEY, A.F.M.);dans l'aire des
séries alcalines.
Il est donc permis de 9lpposer que les diverœs laves de la province vol-
caniq.Ie,lDnt les produits de magmas parentaux à composition de bss'l1te alcalin. ii
olivine <pi ont Ilibi une différenciation peu poussée.
Les variations de ce!'tains éléments constatées dans les diagra1IUlles de
var iat ion permettent de tirer le s con sidérat,ions pétrog~néticue s su ivante s :
- la teneur décro issante du l-1g0 des termes très sous-saturé s
vers
les termes plus acides, serait à l·ier au fractionnement précoce de l'olivine;
- la, d in inution du CaO bien que légère, sera it elle, con séeut ive à 13-
séparatio.n des pyroxènes et des plagioclaœs ;
... l'absence d.'un enr i.e t issement enfer, conf irtnéepar le d iagranune
A.F.M.~ en accord avec la décroissance (faible) du T:iOZ)est compatible à une ségré-
gat ion précoce des t itapqmagnét ites e ttémo ignera it d'une d iff érenc iat ion sous une
forte fugac ité d'oxygène (OSBORN? 1959 : G. t-iARCELOT .t..a1.., 1979).
Ce rapport entre l'apparition des nMnocristaux et lès'modifications du
c him isne ~ semble ind i'!Uer un début de d iftérenc iat ion par cr istall isat ion fract ion-
née sous une forte fugacité d'oxygène,d'un liauide basaltique alcalin. La présence
fréquente de nodules d'olivine dans certains faciès pétrographicues tertiaires et
quaternaires, de même la présence de pyroxène et d'olivine corrodés. frécuents dans
les différentes laves,
sont autant d' argUMent s supplémenta ires en' faveur de cette
théor ie.
235.2·- Caractéristiques géostructurales de la province volcaniClUe
de la eresqu'île du Cap-Vert
L'examen des cartes magnétiaues (J.L. LIGER, 1979). montre l'existence
d'un graadient côtier à ,fort flux thel'mique ce inturant la ZOIte côt ière de la prov inca
... - ..
.'-
volcanique de la Presqu'île du C~p-Vert. J. L.LIGER associe ce gradient côtier à

- 65 -
une 'l'emont~e du moho ver sI' Oue st. La figure 0
::':\\.ontre une remontée du moho i uS t!U' à
12 kUomètres,à 25 kilomètres à l'Ouest de DB.k.ar. Cette remontée du manteau supe-
r ieur sera it à a ssoc ier à l'ex istence cl' une croûte océan ioue sur le mér id ien de
Dakar ou au moins à une croûte intemédiaire . ceci.est d'autant plus probable
qu'aucun té1!lOin du !Dcle paléozolque et précaMbrien n'a été décelé dans les diver-
ses laves des différents épisodes volcaniques.
Ces donnée s permettent de penser QU'à côté de la théor ie de la d ifféren-
ciation fractionnée, on peut enviseger, la fOnlation des magmas basalti~es de t~e
alcalin par fusion partielle du manteau supérieur.
Les laves tertiaires pet! différenciées et essentiellement caractérisées
par une composition fortement alèal me et très sous-saturée~ allant des basanites
aux nép hél in ite s,
provien!traient· d'un magma basaltique alcal in,
issu de la fus ion
part ielle du manteau à une profondeur d'env iron 100 à 120 kilomètres correspondant
à une pression de 30 kilobar. dans la grille pétrogénétique de GRFEN (1971), (fig.
23). L6 IDOIlt~e du magma fluide se serait faite rapidement
ne peT'mettant paB des
3
modifications pous84es de composition et de chimisme.
Ce ml'lgma peu d ifférenc iP- a emprunté le s d iver se s fracture s préex istante s
iSll1es de rejeux d'accidents~ vestiges d'une tectonioue cassante.
Les laves quaternaires légèrement plus p.voluéeb
seraient issues d'un
magma parental de ba Mlte alcal in; CJU i a sub i une fa ible d ifférenc iat ion cu i aura it
pour ré~ltat.. une modification légère d~: [!'l..... ?:s,-ne
Qui se traduit pllr l'augmenta-
4
tion du SiOZ et de l'alumine. Le magma p~_rental pourrait donc provenir d'1./1U3 pro-
fondeUT' rolativement .faible paT' rapport aux laves tertiaires
ce au i aura it pour
3
effet l' augmentat ion de la teneur en alum ine pAr fus ion du gr ":!nat. du marteau. dans
les parties superficielles. Le liquide ma~atiQUe non encore différencié à compo-
sition basanitique fortement alcaline, très basiaue et sous-saturée est venu d'Abord
en surface rapidement en empruntant une zone de fractures parallèles à la côte, liées
à des rejeux différentiels dans la zone de "faiblesse"
à fort flux thermique. Cette
première act ivité magmat ique à dominante basanitique, s'est mise en pl.'1ce en coulées
successi\\·es. Elle a été suivie p"lr l'épanchement du li<lUide magmatioue restant çui
a séjourné plus dans la 'cM'nbre tIlagmati<lUe et ::l. subi une légère modification, le
rendant plus acide, moins basique. La mise en place à caractère flssur.al de ce !!lag"
!!la plus fluide,s'est faite ~ travers d'anciennes zones de fractures déjà ernpruntp.es

- 66 -
l'ors de la première activité magmatique quaternaire mais qui ont dQ s'ouvrir ~ la
suite de la phase explosive qui a précéd€
les épanchements ; elle s'est faite aussi
en coulée "de plateau" plus étendue qui a recouvert l'essentiel des coulées de bas~ni·
tes précédentes. L'aspect très vacuolaire des faciès de dolédtes issus de cette deu-
xième activité magmatique quaternaire est lié au magma probablement très fluide et
riche en volatils, qui s'est refroidi très lentement.
Taux de fUSIon
5
10
15
20
25
30
35
..
I----'~---r
1
Thol ••i;-"]ï-'---.rI---.....,-1----.....,..--,
Thol••l. '.Q:!....
0 _ 5· /
.'{"OI6it. • aIIY"'"
Km
---_.%
S-15
,
1
..- ThOl~1JIl ";;;i,y';';;r ~ _
0<,'7 "dIt en At
\\
-
_
0
20
J
,,\\.~
!) -
'0
1
-
~Ollr'o
~
'1.
rrilthyb"hile
H .....nte
'
e.5,lre 81cajj".
TI".Oif'lte .tOhV1t'te
Tttolelt.
...........
10
t.7'
.. oluun4t
tlch • •"'IAl
11: oll'lt',.ne
là oh".o,
e7· 15 - 20 "ch. In Ai
10 -,,/15
15- 20
.40
10 _. '5
~~
15 - 20
B•••n,le !la"
.,f'Y
1
en 01,..".
/Basalte alcalin à oliv;r\\$
Bdt.alte il
Tholélte ,à oli'tllna
c:
, 5 -
25/
20 .. 30
oliy(ne
20- 25
60
,~
; ; . . ( '
,20/,25
~ 20
Nepheflnite
Basanite Fiche
0:
" , 1 li olivine
en oliVine
Picnltl alcaline
PIClite tttofèltlQUfI
1
-~ 'O(' .. 25
/30
35 . ,
80
1\\ <'c~1 <C"'.
20 _. 3 0 ·
- 30
U."'«:~i"tite
. / /
Bl'Isal"ite
Plcri!e
Plcr.te
, , ,1 tr'Oh\\lin~,_ •.~éphéIiMe â cl~lne
, plcritique
alcaline,
thoI'ibq~ 100
JO ~ Népnelinite
0;;--30" 3y
30 .. 35
30 - 35
.. 35
1
?5 .. 35
"~r"""'/..,
'Ii ~1elititlle il ,,/' "i;I~'le a oli"lne
1
,
-/120
~ ohvine ",/
NéPhèli;'it~,
..__
1
UL"~.~?~
.~_40_~__._,J__ ,.__'
j
10
4
2
1
0,5
0.3
%
H2 0 dans le liquide
fIG.
23
Grill, pélro/f"nériqu(' ,110 GkEhN 09ï n. Int!.iqtlant pour chaqut' t)'pl! dl! magma primai"
ré tUIIX dt' lm/Of! (11,0"'" 0,/ %), Ja pT{lfol'ldl'uP dt formation ft sn t~,,~wr m oli"i"~
n()'mQlil'~ (chiffres pincés .toUJ 1er IlOnu). Les minéraux figurant ~ur le~ courh~ en tiretés
sont les minéraux tHractilircs A la CU$ion; l'oii'/ine C$l une phase ré~lduelle pour tous
les magma~,
235.3. - Conclusion
Les données géoehimiques, pétrologiques et géostructurales, m'ont permis de
suggérer 1 thypothèse selon laquelle, les liquides magmatiques primai,,'es qui ont donné
les témoins. volcaniques tertiaires et quaternaires issus de deux activités TMgtn!:lti-
ques distinctes et différentes, résulteraient de.la fusion partielle du manteau SUPA-
rieur à des profondeurs différentes ; fusion à laquelle s' aj f)uterait probablenlent
un début de différenciation par cristallisation fracti.onnée. Ces magmas parentaux à
composition de basalte alcalin à olivine,
chi~iqueroent peu différents,

- 67 -
n'ont pas subi d'évolution et ont !!bouti à des séries Alcalines- peu diff.~renciées.
La dispersion des points représentatifs des diverses laves, observable
dans le s düférent s d ïagraT!l'!le s et t.qr-leaux, pourra it s' expl iquer par le fa it ru' U
a dû y avoir plusieurs points de sortie du même magma mais avec des conditions ,1
de mise en place et de chimiSl'!ie 12gèret!lent différentes d'un point à un autre.
2.4. - Conclusion de 13. prer.d.ère p!1rtie
Dans la zone dl affleurements de la nrovince volcan ique de la "'resro' île
du Cap-Vert se sont 8l1ccéd~
deux activités magmatiques d'Rp,es tertiaire et roa-
ternaire. Les diverses laves appartiennent aux séries alcalines basirues ~eu diffé-
renciées)
représentées par des népl~linites, de~ basanites néphéliniClUes, des
basanites~ des ba&".ltes alcalins à olivine, des hawa1tes (dolérites). Les diffé-
rentes laves sont issues de deux m.nglT'atiRl'l1e!"
distincts et différents p.<tr leur
contexte g€.odynarnicnle.
leur dynamisme., leur chimisme et par le bps de temps roi
le s sé.pare. Les magma s parentaux c hm iquement peu d iff6rent s sont formé s par FuS ion
partielle du manteau supérieu.r, et ont la com.position d'un basalte alcalin à olivi-~
ne. Les activités ma~atiaues se sont exprimi?es à trpvers des fractures ClUi sont
des rejeux d'accidents plus anciens et plus profonds. Une série sédimentaire com-
plète ducrét'cé supérieur à l'Eoc~ne supfrieur ~ domin.<tnte d'argiles et.fe calcai"
res~ a servi d'encaissant at de substratut!l aux témoins volcaniaues.
Cette contribution à l'étade de.; ~3La.::t.é.listiques eéocHmlC!Ues, Détrolo-
giques et géostructurales du volcanisme de 1;:1 l'rovjnce de la '7,rescu'île du Cap-Vert
et les nombreux problèmes soulev6s et oui n'ont pas reçu m'un déhut de réponse ou
un iquemcnt des hypothè ses, montrent tout l'intérêt 15 entreprendre un trava il ult~·,
rieur basé sur d'autres méthodes; 0ntre autre8. cell~s cit2es plus haut, et l'étu-
de des éléments en traces. Ce travail tenter~it :
- de vérifier les hypothèses émises sur 1'1 g'?nèse des Ti1::H~mas primp..i-
res des différent~s activités volcanicues de la province
- de prée iser
1 1 influence de la prox irn ité du fort grad ient eôt ier
à flux tœmique élevé dans l~ mise en place et dans 1:\\ nature du M.agmat i~e 0I1ater'
na ire ;
- de dHinir les caUEeS réelles roi font de cette province liée COtm'12

_. E"l •..
d','1utres à l'ouverture de l;Atlantique, une exception par Rot nature fortement al ca'·
line au S'am d'autres nro1,inces princit'alement tl"oléHtiœes
- de v€:rifier
l'oomog6néitf, de la pro~ince volcanicul's sl (séries
. alcalirles seules) par h.s étude'"à'géocHmiC]Ues et j:létl'ochimièlUes des différents
. éc 1Bnt il10ns qu'on pourra it obten ir far drague s ~.u fond océan ique de la zone d' ex-
tension off-shore de la provincevolcaniC'lle.

- 69 -
TABLEAU.Jg .
AGES
RADIOMETRIQUES
POUR
i.E
VOLCANISME
K/Ar
DE
U
PRESqU'It.E.
DU
CAP
VERT
Par CANTAGREL J.M., CREVOLt~ G." LAPPARTIENT J.R. et TESSIER F. (1980)
1
Mamelles~ cone-scheet
Dol(rite
1.05 ~ 0.20
2
Almadie8~ coulée
Dol~rite
1,10 ~~ O~OG
3
Almadies~ coul&e
Basanite
1,10 ~ 0,05
4
Ouakarn~ bloc dans tuf
Besanite
1,00 :. 0,10
S
Ouakam, coulée
Doléritc
1,40! O~20
6
Pt K ~ coulée
Dolérite
1~ 50 ~ O~ 10
7
Pt k
) coulée
Dolérite vacuolaire 2~90+:. 0,30
8
Ile des Madeleines, coul~e
Dcléritc
6,90 ~ 0,20
9
Ile
des Madeleines~ coulée
Basanite
5,30 :. 0,30
10
Pointe de Fann: coul~e
Basanite
7)90 ~ 0:40
11
Cap Hanuel "', coulée
Fasanite
7y 65 ! 0.40
12
Cap Y~nuel E~ coulp.e
Néphélinite
r?,50 .:!:. 0,40
13
Diack, coüUe ?
Basanite
7.80 ! 0.50
14
DÜ1Ck~ cauge?
Dolérite
10,30 :. 0,50
15
Lan-Lam, filon
Basanite
IJ."O
.!. 1,5
16
Sen S~rère, c~ulée
Basanite
13"0 ~ 0,50
17
Ravin des voleurs) filon
Basnnite
13,3
:!:. 0,6
18
Gorée: couH~e
Bas.1.nite
13,50 ~ 0,40
JÇI
Cap des Biches~ sill
B'lsani.te
20,9
.!. 0,60
20
Rufisque, coulée?
Basanite
13)50 ~ 2
21
Bandia, filon
Néphél i nite
35.5
! 1,5
22
ADse des Madeleines, sil1
Pyroxpnolite
30,7
+ 2


-
70 -
D EUX lEM E PAR T I E
ETUDES GEOLOGIQUE ET GEODYl~AMIQUE DU GISEMENT VOLCANIQUE
DE DLACK (TRIES - SENEGAL) ET DETERMINATION DES CARACTE-
RISTIQUES GEOTECHNIQUES DES DIFFEFENTS FACIES VOLCANIQUES :
Méthodologie d'étude de carri~re de granulats de roches
rrt:2ssives.


- 71 -
1.
INTRODUCTION
n,.
,..
• il'
1. J

rl
-- \\~i;
-
"'-..
/1 Kil ~ ,r.~r.boklknn. ,-~
\\.. '
......
~
/\\~
t'.
"""
lldiOWnt --"~~"'j"/l.:; ..... ,\\~"-'f ;.---- _.
1(. Y.,.~
:
'
.
..JIOOIlllt.~/'/ -ri.:t'~~."-<' \\.--: /~~ ~K. illllff~~yë
'lI
- - .
FOU
·.7\\'A'l'""-:_-
N
.
"":--/' \\~
.
' __ 0~'
.
1
l ........,,-
~
"':'-'''~~ dou~'
b!t2J;~OU.-a./~SG1J~'~.\\ih1
' :
.
/1',
"
/. HeliO"'./".f "
0 "
~ 1 FOHf.T,CLA~stt
1''''
-c '
' .
'liOI'/
i \\

.[r...~
,
: . '
-

-'
';;0
IW'
. : .
~._.
X. "'okoombu &uty....
\\~
f
w
.oo~, /
.
".~.. ohmoM
." ~{. >Mlièl'~ laye •
~ ~ / ••~"'.E'/ RlIilllfi Alli ••
1
~
~
. :
u:.....
' )
. " .
.#.. Maa! .....-
.
"'dl~/'" lIdi.gne
./1(. ~,
:
:50, 1640
~ }.'
. ~
.
ognill~. )lIT~"~\\\\
.
;
''';fÇ='-'~='!''== ...Toillo Hdoo~~ ~
:
l
,
PO:rur,.(.~.
" ,~~. • .'
~~àkhO"I..':~~ fcmdèn~/.·"'\\r~: ~ ...'\\.. .•~~~e:" <·~:;t~-;.· :N~OS ~\\
~'.~
• --,-[...
1
, - : .
''II. l' ~.
HIÈ~r.,'<l1l•..==~•.•
\\~ --_.~
~\\
0 .
• . • •
\\ .
\\ .
\\
'.1iol
1 ~:-..'
--~t:J.
·
:--.

.:.
,;;:7:
/'.,:".
".. ~ :••'1 "
",,=,,::.. ~:-...: -T~/-;(~'
l. ffl'
... ')' /" \\ Mboboaf.. ~
\\ fiDel.9unt. ~ _.. ,.'
/",~;;;;.
~:_~.
1
• •
' }
\\,.,
Sodi.:.
, ,
.
:
~":~A~<···~;;>J,;· ..' ':. '>,.•~;-~.:~. lm 10"!"'11
.
.
I\\X'
,~/••,.
~otione 1'.~ ... .llM


.
Il.
',"
Assone la . /
\\ ::-..
• "dt(ane
'"",
\\
1
i l "
..
l '
. __~i;;:;:'~"'~'
. ' . ' - a , - .
\\
.:',-:,
':~-1'-<#"
!
-
...... i~' .~~ 1....1t"S~pa,.
:0 e '
/ .
'""<~_.':::'':."./''"
\\'.
J'
l(o~dll}a"!!
L
'"dl~~=-~-~'o~~~~," ~fllo-~~
. " ." -..J ~.Jlemba ~ y".I(L' 0". ,. --. //
\\ '
\\, Tilla loubll\\!.,
•.' /"tIdief(
.. a ~.
.. .
'-:=fetU"'. ,...
I l .

r
le)'
(
' /
...._ . . : ' \\
..,
\\
e.
1 .t.........
=-
Th""
~~. '<", '~. J. iprPeybuil "IilDlor r
' -
J·.l.\\Moisia Ndiaké
. Dora. lohmane '
NNdiob;n,.
;:-,1'.
.' '+/ •i' N
' ;lIA: OM
- ' < .".~\\ \\"l,j
.,.
~
rt \\
d'
.......... '- X
1 . ~ 1
gay.n. ••• pert B'
h
b 1
j
', ...-
:..
O.....
~.~...•••• '. -~:'!'L......Mo,:~~,'!'. 1t!:llg~ir ";\\>"JJ·.6~·;:-"TiowOrj. • • 1
_~~
..... ~":k
om 0 e
~;mong
~Q"
' ••
-
"W'"
..
i/'''

ura,"..o x", r--:o'
~
KI

' u .
E
-
••
'1
! " t - " . . .
Q~
_.;:~.:-._"';'-(~)~
"
"Sèa KlNÏye
. :••,.,.~ ".H9f
ir
l \\". "s ' . - Moll"Y:/?:('·TiE~AB4. ·:.•' .. ;.iÎ~ra lIt1n. ~,:\\ ·,,'lJbi;troh..::.
Z'
~
.~--"""""' .J..~
»-
• • • •
1( .Sar
ID'.On

1 1\\ ".
.: .j•.
/ - - ' - -
. .
1,. "~.~Ndingltc'
) . 1
T " v-:::- "
'........../.;.
l '.
-.... 0
''''ircm Fall

( •
" Jçogom
,!
~
ï'
/
Mcnsom'lia &tI!J.!..\\~!O ~~-,., DQOII~a ciu. 7'",~
l ' !. ~ /. '. 1. ..'
1',' /
\\ ' :~ièdiiiglèi'"f
/ rt (/'"ilYantJ\\~ê--"'-~' .•1~·-"l
/:.~t__,,--J. i~ :./'~ ,~Y
,"
/
( . ) ( \\
.....:?
.'"
f'·~Gf.lI
InFaII~\\..
J•
'QIll-'~ .
V.Tioklltl.
dJo4kho.t /.".,.
...r /..
\\
i---I-·~ .....---, \\. Ngoundion;' \\
'
/
,...
f
' .
Y
, \\ "daaf':'::~-'
,0..._
iJ
;'1.) .. -u
•Q'~\\.
'1
'" .,
./'.:...... Tiengere: "', ~~( { _/ /
~. /1 '.:.,i
.. ..-L
GY

• ~
~~\\ ..... y.lnak~1 :~S6iigoneOuol~==:~~!: :~/~ .~I/ .~\\
.8'

,\\,
\\1 ><IIat.,,~roJ!IO
/
/.\\
_.- --~.,
:?ourwoye
"
.~"
~
;J.··8
.--\\Ji. P~"'1Ie .ib" ~ii~Il"',:Sé!!!'~ •.l'-: .• '-'~;' ,//.1' , .1#",,,;.;"'. /
•• }o"'.~._.._;.:(
'.
1. /
:Âi~ 4;~,..NOTO /' \\ :~Ilmbora Chjfif~
.~'
• • '_"-
/ '
(IDiak Bodokhone
1 L~~lty/i~,.-
'.~.C!."g~,
.~ioungtlll'. ~~~--":"""
l_·:~,_~~hll, '---~_.; ..../'.,
~"l:1
1
/ /\\
'
E'+;:'~Smène J.-....i .)\\,,·tl--..".:·, ....·,Gof ,
.:-.~oond~n1on
1..
...;<::
/
/..---. - .... "":b' Il.
••~.~ Ild} (
.t.
V Ptloo-.
, ~.
'{~;: J ....,. '.•, \\
• ~t.~"..../,' ••
~~
9
\\
• •
e.
_ . "
J
l
MboUllltlfNgOI
" . /
• 10.
• .~D
Illy' . . . . .
I~ . Te'.. TN(oultv: \\ y' <~~::f~hs~'....lf·~j..\\ ·:·.i ~ arr... •

l.-~~'..,
1
• •
1·.,;:.., 1/
l


. . '.
.
., ,,-
• -_. ,
"~o " ....
\\",--
/.
011IO
, •
1
..,;;
1 ........ ï~.~~nt 10,""111',,, ,/ ...... '·.lIbousDor.

~rtll
n.... ,:" ~._ .
• ~: iSSODï
1\\. . . .
.........--....':i.. f.
. ''-. ~_H,a •
~'r. '.. iO~tOU~
II~

. . '.
.• --
"1..,"0.. 1
' •• il h.
TO"III Stréft';i'
......~tl,.1?:t.~lak
J!'\\ . Mbousnlll* / ~>("_ .. _ '1' ~J.. _~'v t" ~"'l.kil.. ""-.
~ ··,'irfli11l1lt
;/0.1
. ,11Il,
),'


--r
•. >.~.\\ ["
.'._•.", .--:::.\\----,......."
~.
7
".... /Pola- Tioyo",'\\
\\ /f "'\\
.j\\;" Y'
•.~ :,lioli .\\
//
l'/
_ \\ / \\•GUé/or ' :
"A .' ~:oi....!
·....li.}'~- otos P~~m~~~N"" 1 tek 'out
'~...../ +--. J' .".t" 'oOeuDllltI uinh ~ or 'S"m /;7~ , MboûtoukhJ'n:
'<~. \\ / •._- \\1 •• o::.!W
\\X ~ .~. • '/
.
"-~.' !,!,intt. 1... '" Olt; il/llclf'\\ .:1. hli • •x...
'
")'~/,:. ~ .. ,.
.0
on
~".. 'fi·
, .....'IIt!!int. \\O~!vJP' ~'.. )~~ or u.
~
(~I
1

• • •
".;{'.;;::::~:.• '\\o,,\\,,,olfetnlllI
.[1\\\\;/J!!~}:~7'>:," • u;S:0lltltf 6~lal:.l~'-I·· -_.~-~ • i X\\/. \\ Màl
~':::,:,:,~:~~:-,,;)' ""'.... l
.~'/: /. A .
~a.-
15•. ·•
/ .
j'
\\ ' ;
••• :--.-'-l.;"
o/'~:
~~r~:~:::~)?X~, ">\\:'51"
JC/2'~~('.~:-:.~.!t'tâll '~' }r'r:". ': lOUI,\\'lt,i' :
• - : .
• • ';;
~J1'~~;\\:."
':.~:::.:.:: :::,,::.~. . ,,'
f~'fS""'oTO$sitî'---'-;'
'.of./
••
0

••:
; ':::::."
."1;,. '}~TlIKiiIiur
~.."
(., 601.'
1!..
.
00
:::.:::.::.;•.:..;.\\t,..;,-;....:::-:.: •.
.~<. ~,.". -=~ • . ." ""..,.~
.\\'.-' .\\
'
,
••A_
...• '·1· .... ·• ,"",~•.•.,_ ••• ~
.1t1
...

\\
_~'.--'......!;,.
. ~
~·;f~::::.::~~~~::::~~:~:~:~.1.l:,
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
;.i~;
" ' 1 1
'i.~":";':.~ ·~.;:.:i
.'
' 0 0 ' '.
·lèù-,ir.r•.:\\.:·.}..
.
.
If-:!:
•; .....: •••• : ...~
•• ,. •
.<11: • •
"~. •
~&._.<'-_. '.,.
." • "0.. _., ..........
"""'-'b_: ri •
i f '
h.
•.~ •
'-1 ~
~:v~c....-;...... . '. ';;i!
.....
//:'1. Igo.... •
• ItfIO...,.
..".
nw._.... .1 • ,
. , ; '
••'" ""'"..._.
1
. .
.. __

.~ .•:
:~ ~~.::~~.:~ .~.
,~
(.._a.. 1
_
~"'".
• •
Fig. 24
Ca~te de Loca1isBtion et d'accès de la carrière de DIACK
Exfralf de la c~rte topo~raphiqtle du. SênésaJ.. au J1200.000 (1962).

- 73 -
Depuis quelques années~ les
contraintes d'urbanisme et le souci de protéger
'", . ~ -. ". :
~ l'environnement tendent à stériliser une partie des gisements de granulats de roches
massives
plus particulièrement dans les zones de Dakar ,qui constituaient les
principales sources des granulata utilisés pour les différentes infrastructures de
:::.'ravaux publics et de z"5nie-dviL La zone de Dakar et sa P·'.-.lieue a fait l'objet
de mesures récentes de protection des sites, interdisant l'exploitation des produits
volcaniques localis€~
en bordure côtière •
. C'est pourquoi, l'inventaire de différents gisements de granulats basalti-
ques situés en dehors de Daka~ ci été entreprise. Il a
. ,.. ~"l : •. '~:_:~ction et
l'~tude géologique so~ire de 12 sites (A. DIA, 1980).
Les études d'impact: visibilité des sites, débouch~s de la production et
surtout évaluation approximative des réserves, ont montré que trois de ces sites
paraissent intéressants (Diack, Séne Sérère, Keur Mamour)~ cel~i de Diack était de
loin le plus important.
Le gisement de Diack eDt situé à 32 kilo~ètres au SW du chef lieu de région
(Thiès} •.Il est exploité en carrière depuis plus de dix ans et il est donc actuel-
lement
fortement sollicité puisqu'il produit l'essentiel des granulats utilisés
.... - ,-
dans les ouvrages de génie-civil et de bâtiment et qu'il est d'un accès facile (fig.
24). ~is paradoxalement, ~e gisement fortement exploité n'a fait l'objet que de
quelques études géologiques consacrées à la pétrographie des différents faciès pétro
grap·':'ques rencontrés (cf. Historique p. 76
) ; aucune étude de détail pour la défi-
nition des paramètres géométriques et qualitatifs, n'a été ent~'?rise jusqu'à présen •
Les méthodologin, a.ctuellement utilisées dans les études des gisements neufs
et des carrières, préconisent toutes des methodes de prospection géophysiq~'
~t ~P'"
sondages mécaniques pour définir les paramètres géométriques.
- Les ~thodes géc)hysiques (trainé de résistivité, sismique - réfrac-
tion) aboutissent à des profils ou des cartes de résistivité et une'~oupe sismique,
qui permettent de visualiser les discontinuités. Elles sont suffisa~nt instruc-
tives et nécessitent des supports d'étude géologique et structurale.

- 74 -
Les sondages mécaniques, utilisés pour compléter les renseignements
fourni~ par la ~rospection géophysique, sont actuellement des forages par percus-
sion avec marteau en t~te ou marteau fond de trou. Ils permettent d'établir une
coupe-sondeur
à partir des éclats, qui sera complétée par les données fournies
_par les enregistrements de la vitesse d'avancement par couplage d'un diagrafor sur
l'engin de forage et ceux de diagraphies obtenus par descente ,";
sondes diagraphi-
ques dans les trous de forages.
Il est bien évident que,les informations recueillies avec ces moyens de pros'-
pection sont assez complètes et permettent?si elles sont menées judicieusement,
d'avoir une bonne connaissance des paramètres géométriques du gisement étudié. ~mis~
elles demandent des moyens matériels exhc--~itants à l'échelle de nos petites entr~~
prises à chiffre d'affaire assez modeste et un personnel assez spécialisé qui fait
souvent défaut. Une telle méthodo1opi r ~ui se révèle donc très onéreuse, ne peut
être envisagée par nos carrie:'~ -s'ils veulent rester dans une enveloppe de coût
raisonnable. Aussi, par cette étude sur la carrière ~e viack, je propose une métho-
dologie moins coûteuse et qui, tout en n'ayant pas la prétention d'aboutir au mêm3
-degré d'information, peut donner des renseignements fondamentaux importanw sur les
caractéristiques du gisement et de la roche en vue d'orienter l'exploitation.
Cette méthodologie est basée essentiellement sur l'étude géologique détaillÉe
du gisement, qui comportera :
l'étude du cont-.. :':' géologique et géodynamique du gisement, qui
devra permettre la définition des paramètres géométriques et l'établissement d'une
zonation des différents types de faciès ;
- la détermination des caractéristiques pétrc:~imiques des faciès
pétrographiques qui permettra l'estimation des caractères physiques, élastiques et
mécaniques des roches par l'utilisation de formules empiriques. Cette méthodologie
exploite-ainsi
les corrélations possibles entre géologie, pétrographie et mécanique
des roches.

- 75 -
2.
~ i..U.D E
G E 0 LOG 1 RUE
E T C E 0 D Y N A ~ 1 Q. U E
P F:
LA· CAR RIE RED E
DIA C K(T FIE S
-
SEN E GAL)
1 " e.
1
1
. "

- 76 -
2.1. - Historique des études effectuées sur le
gisement
Les roches volcaniques de Diack ont fait l'objet de quelques études
F. T~SnEp. (195r.) n.'li sip,na1e le rd SC':1ent de f'iack pt ronne une èes-
':''::Jticn p~trofrarh:t(]Ue Iles tro7.s :::"'eirs vo1canfqueg ob-servrs dans .:cèr-iscrnent. Il
asr.i':'li1e le tTlo(~e oc mise en p1ac(; ~ unecouliSe r'lasflive située ?\\. 1 i intetr;ccti:';~l {1~
P. FRAUDET (1970) qui effectue un levé topographique des différents
pointements volcaniques de Diack, et distingue dans son étude pétrographique trois
faciès pétrographique (basanite à grain très fin, do1érite à grain moyen et gabbro
do1éritique à gros grain). Il ébauche une étude géochimique et conclut à l'apparte-
nance des laves à la lignée de différenciation de basaltes alcalins océaniques.
P. FRAUDET, J.P. QUIN (1975) qui considèrent que le volcanisme de
Diack est fissura1 et de type océanique alcalin. Ils rapprochent ce volcanisme de
celui de la province volcanique des îles du Cap-Vert.
J. CANTAGREL
et al (1980) qui ont daté quelques faciès volcaniques
de Diack par la méthode K/Ar et ont obtenu le résultat suivant
Diack (Basanite) 7,80 ~ 0.50 MA
Diack (Do1érite) 10.30 + 0.50 MA
A. DIA (1980), qui,dans un inventaire des différents matériaux volca-
niques en affleurement dans la presqu 'île ..:.~ ·· ...;'l··Vert et le Plateau dp. Thiès (Sén~gal)
fait une étude géologique sommaire de la carrière de Diack. Il signale trois types
de faciès pétrographiques,et la fracturation spectaculaire en prismes de directions
et de pendages variés
qui semble indiquer une mise en place différente de celle
d'une coulée massive.
Les ~üe1ques études citées montrent donc que le gisement volcanique de
Diack,exp1oité en carrière
depuis plus d'une décennie.n'a pas fait l'objet d'une
étude de détail. et qV'à l'heure actuelle, les caractéristiques de ce gisement ne sont
,
pas encore bien connues.

- 77 -
La carriè~e est divisée en plusieurs
périmètres d'exploitation
équipés d Vinstallations fixe3 de concassage et de broyage dont les plus importants
appartiennent à la Compagnie Sénégalaise d'Entreprises (C.S.E.), la COLl. . et les
DRAGAGES. Elle
proëuisait annuellement moins de 100.000 tonnes en 1970; actuel-
lement la production est supérieure à 200.000 tonnc.; par an. A l'intérieur de chc-
que
périmètre existent des aires de stockage de la production finie}stockée en
silos ~ar fraction granulaires.
2.2. - Cadre ~otectouiq~e dès ~nife~~ions volcaniques
La région de Diack, constituant l'extrémité
orientale du Flateau
de Thiès, n'est pas une particularité au sein de ce plateau. Elle s'inscrit dans
le contexte géologique et tectonique de l'ex~:'2mitê occidentale du bassin sédimen-
;
taire sénégalais. Ce contexte a été défini dans la première partie de ce mémoire
(cf. paragraphe 2.2. première partie). La stratigraphie des terrains sédimentaires
reste la même que celle décrite sur le Plateau de Thiès; aussi n'insisterai-je
pas ici sur la stratigraphie des terrains encai3sants.
La figure 25 donne une carte géologique locale au 1/30.000 de la
région de Diack. Elle a été levée dans le but
de définir les rapports entre l'en-
caissant et le système intrusif.
de déli~iter ': couverture latéritique
et d'ap-
porter le maxi~Jm ~'arguments dans la détermination des para~ètres géométriques du
gisement, en l'absence d'études géophysiques.
La cuirasse latéritique quaternaire (P. FPAUDET, 1970)~affleure au
niveau de la colline de NGoundiane située à 1000 ~p.tres au Nord de la carrière de
Diack, sur 8 mètres
d'épaisseur au~essus des marnes de l'Eocène inférieur (e1a);
d'après la coupe d'un puits creusé au sommet de la colline. La cuirasse s'ennoie
progressivement vers le Sud sous une COUV(l1 Lu '", ,'.3.bletl~e et délimite une sorte de
dépression semi-circulaire au" ...~ du gisement volcanique. Elle se retrouve aussi e:1
couverture sur les formations volcaniques.
Durant tout le Tertiaire et le Quaternaire, aucune phase tectonique
majeure n'a affecté la partie occidentale du bassin s~négalais ; il n'y a eu que
des rejeux périodiques des failles profondes dont les directions principales sont
orientées n- S. et E-W. et qui sont liées à la phase de distension qui a ~ - _.

r-----;---:-:;----------------.-.
--------------_._-~
Th'l ~ n il. b a
IC·45
16
43
Khombole
o
..
..., --
~.
é'-- _
---------_._\\~---~-:--
Ech,.lI,.
:ro nt' dit , It t: " u. , t' II' .. n l dit 1G cui r Q • Sit cl
~ISO"S C; fnyiron '''''h pr<dondltur
[DJ l'Iloins dit 2 tI1 .. pa~ "2e12
[rcl!U
'"li:
fi 2 cl:
1 ab 1 e 5 It 1 d" n It .S
<
z
..
'" 1°
[:-::l
..
;:)
1
cs
- --
I-! =] ~
l~
lb: calCQ'rltlcr •• I . . . .
E3 :ro".s d. rltco"y,.menl Olt la
'"
c"iro~.~
Z
ci plll1. lh 3 ",tl, ...
f i C
\\Il
V
o
loi
1
Fi 9· 2 5
CAR T E
G F. 0 LOG 1Q. U EDE
L ARE G ION 0 E DI AC K
1__.
D_!.!5'.,E O'Al'"I;S
Lt!$
oaIE"VArrO"SDI!
tERR ...." ' .. "
rI! GEOTECHNIOUE AU Jlsao.ooo
DUS iH'i"G~--~
r . , . d ropovraphiqu.- tI-r-lsi,.;
d'G,,';" ph.toi OI!"(f''''Q~)' ";'Iudrl dt- 'f'rro;n
.::..:..:.:....:...:..:..:...:..:..::..-.------------:---...."--.-P

- 79 -
l'ouverture de l'Atlantique. Les manifestations vol~aniques tertiaires et qua~cr~
riaires sont donc
à lier à ces rejeux de failles anciennes.
Des indices d'une néotectoniquc plei5tocène sont signalés en bordure cStiè~c
dans les terrasses alluvionnaires récc~t~s et dans la cuirasse ferrugineuse plio-
cène (D •. DEMOJLIN, 1970 ; H. FAURE et aZ.~ 1970 ; P. rPÂU-~T, 1970). L'intensité d2
cette néotectoniquc serait forte C~ borèure c3tière et i~~it en diminuant à l'in-
térieur du continent. C'est ainsi qu'aucun accident majeur ou mineur
n'a été
décelé dans le système volcaniqu~ de Diack situé n 100 kilomètres à l'intérieur
des terres.
,
\\
.
~,'.
Le gisement volcanique de Diack est relativement homogène~ et l'étude géo"
tectoniquê de la carrière n'a décelé aucune hétérug~r.éité structurale impcrtantè·~
liée à une faille et pouvafit entraîner des perturbations au cours de l'exploitation,
ou cne pollution accidentelle d~ la projection.
2.2. Etude ,~tructura1è et géo~~',},igue àu gisement .2.-e Diack
interp:,étatioE
Je la géoffi~tr1e des coulées
23.1 - Des~ription d2s af::lcurements volcaniques
-
-
.
Le gise!:'.ent volcanique de Diack est situé à 1 Vextré1l1ité orientale àu
Plateau de Thiès, à 30 ki1ouy}tres de Thiès. Il est compris entre les méridiens
16 0 43' et 16 n 4S'de longitude ouest et les parallèles 14°40'et 14 0 41'
de latitude
nord. Les pointeII:ents volcaniques ém€"'~ent du ,:~rsant occidental très adouci de la
colline de Ngoundiane qui culmine à 62 ~ètres. L'observation de la couverture photo~
aérienne au 1/50.000 du
iateau de Thiès
permet de constater que cc gisement es~
ceinturé par une dépression seIJi-circu1'3i~~J'-'" rapport probablement avec le draiIl2.8c
des cours-d'eau qui semblent suivre les limites du massif volcanique.
Le gisement se présente essenti~llement (fig. 26) sOUJ forme de ?:llX
pitons Pl et P2, s~parés par une zone se~ aff1euremefit.

- 80
COLAS
"..
r;r~ G10 f-l li..:: ï ri i iS S { siri li li al )
lHioment 'Iolconlque do
Dloell
r
1
1G . 2 6:~ A R. T E 0 E F A cr· E $
1
1
r -'---1
t'
:l--. .J
__
pt'."".nr(:>"""nl "~~nt
1
!\\•
~G<d'l>ro ~"I~rillqu" «;[)o)
1
1
1
1
l__,,;nt; 1.. " d.. ." nt".. SI" r,
L-.
_
J
Echelle 116000
L..
_
.~_.

- 81 -
, a) ,- Un grand piton Pl situé à 1 ~Est ; i l présente un contours
e11iptjque dont le grand axe s'allonge suivant la direction Nord-Sud. Il occupe
~ne superficie d'environ 104.490 m2. Selon les descriptions de F. TESSIER (1952)
P. FRAUDET (1970), ce grand piton était formé d'un ensemble de fronts de taille
naturels
en forme de mame1ons~dont la hauteur moyenne était estimée à 15 mètres
mais à la date (Décembre 19[0) à laquelle j'ai effectué la cartographie du 'gisement
(fig. 26) et les mesures s~ructura1es, tous les mamelons ont été fortement entamés
par les exp1oita+' '''::s,et les hauteurs des fronts de taille varient actuellement
de ,2 à 5 mètres.
Les photograp~ies 3, 4 (planche 1) et 1, 2 (planche II), montrent quel
ques fronts de taille du piton en exploitation. Le massif est assez homogène~ aucun
"vecteur" de pollution (failles, zones de broyage, niveal.":a1térés etc ••• ) n'a été
~bservé. Quelques diaclases, apparues après solidification de la lave perpendicu-
lairement à l'axe de la prismation" affectent dans la, partie supérieure de la décou
verte quelques prismes du faciès à grain fin. Sur ce piton, la fracturation
se
réduit à une pri~mation particulièrement développée, avec une disjonetion prisma-
tique en gerbe (photo 2b ; planche II). Les plans de prismation montrent des direc-
tions et pendages variables, et sont souvent tapissés de zéolites d'un blanc pur en
masse fibreuse, en nodules ou en aiguilles fines. La zéolite la plus fréqueo',3
serait de la natro1ite (P. FRAUDET,1970) : mésotype orthorhombique (Si
A1
3
2) 010
Na2 2H20.
La fi~~~e·:5 ~:0r-~~2 qec trois
faciès principaux ont été cartographiés dans
ce piton. Ces faciès basaltiques vont du grain très fin (P1B) au gros grain (P 1GP).
Le passage d'un faciès à l'aufre est souvent continu. Le faciès à gr~:-·--~ fin (Pl B)
est plus fréquent et constitue l'essentiel du piton.
b) - Un piton
P2
situé à
environ 250 mètres à l'Ouest de ce
gran~ piton. Il s'allonge suivant deux directions préférentielles orthogonales N-d
et E-W. Il couvre une superficie d'environ 46.800 mètres carrés. L'exploitation de
ce pi~on se fait en même temps que l'autre piton et sur plusieurs fronts de taille.
Ce
piton
P2 ,est assez homogène et ne présente pas d'hétérogénéités
importantes pouvant engend~er.des problèmes ultérieurs dans l'exploitation. La pris

- ~2 -
mation est peu fréquen~et moins nette. Le coeur du piton (voir photographie 3
pla~che I) est massif ; la prjs~tion se situe aux extrémités du piton et délimite
des prismes sub-horizontaux orientés sensiblement selon les axes d'allon~ement du
piton.
Les faciès pétrographiques observables sont les mêmes que ceux carto-
graphiés dans le piton PI ; mais avec une prédominance du faciès à grain moyen (P 2D).
C) - En dehors de ces deux pitons, existent six petits affleurements
sans relief important (MI' M2, M3' M4' ~5, M6),situés dans les prolongements des deux
pitons. On retrouve dans ces mamelons, les faciès observés dans les deux massifs.
Je ne dispose pas des études géophysiques qui auraient été effectuées
sur ce gisement, et je ne peux donc circonscrire avec rigueur la forme des diffé-
rents, pitons et définir correctement les p;'.ramètres géométriques des différents
éléments de la carrière
mais néanmoins, les observations effectuées en surface
et sur le mode de mise en place (cf. 22.3'}jpermettent d'envisager un en~acinement
p~ofond des deux pitons et p~obabZement une continuit~ ent~e Zes pitons
Pl
et 'P2 .
Cependant, vu l'importance des coûts d'investissement, il est fortement
cQnseillé avant toute exploitation,d'effectuer une investigation plus poussée, qui
pourrait s'inspirer profondément de la méthodologie d'étude de carrières exposée
dans cette étude.
23.2 - Structure du gisement de Diack
Le massif en exploitation
montre très peu d'hétérogénéités sous forme
d'accidents mineurs (diaclases) ou majeurs ~i~illes). En effet, la mise en place
de ce massif
à la fin du Miocène
s'est faite probablement dans les mêmes conditions
géotectoniques et géodynamiques demeurées stables, par de simples rejeux de failles
antérieures: vestiges des phases distensives, qui ont pu entraîner l'ouverture de
l'Atlantique. La région est donc caractérisée par une Brande stabilité des condi-
tions géotectoniques et géodynamiques et on ne connaît dans la tectonique régionale
aucune phase ou contre-coups de phases postérieures à la mise en place de ce massif.
Quelques hypothèses d'une néotectonique du Pléistocène inférieur à moyen sont
avancées dans l'extrémité de la partie occidentale du bassin sédimentaire sénégalais


PLA N CHE
1
- 84 -
PhotogPaphie 1
- Diack - Piton 2
Vue d'ensemble du contact masse intrusive (~)
encaissant e]a
- le plan du contact (C) est 8ub horizontal
~ E basalte
eta : marne de l'Eocène .inférieur
Photograp'hie 2'" - DIACl<
Détail du contact CC) du système intrusif (~) et de l'encaissant (ela)
- la zone de contact est remplie d'argile d'altération;
- le plan de contact semble parallèle à la stratification (s) de l'encaissant;
- au voisinage immédiat du plan de contact. l'encaissant montre des structures de
II rebroussement ll
Phatog1'aPhie :3
- Diack ~ Piton 2
Portion d'un front de taill~ ; on y remarque:
- recouvrement de la roche volcanique (~ ) par la cuirasse ferrugineuse (c)
- sous la cuirasse, la roche est massive, mais de part et d'autrede cette zone
centrale du piton~, existe une prismation ; cette zone pourrait être un point de
sortie.
Photo~hie 4
- Diack - Piton 1
Portion du front de taille Fla:
- débit de la roch~ en gros prismes orthogonaux;
- franges d'altération: - colluvions ocre-rouge (1);
- débit" en boules (2)j
- roche" saine fracturée en prismes (3).
~8e8 de vue le 04.08.81

~
Phoiographie 2a - Diack - Piton J
Photographie 2h
-
Diack - Piton l
1
Vue d'ensemble du front de taille (FIC) : disjonction
Détail de prismation dans le front de taille F]C ;
prismatique en gerbe.
faciès à grain moyen (dol~rite)
- gros prismes de direction N.S à pendages
variables de 0 ~ 300
PLA N CHE
II
Photopranh7:e 1 - niack - Pi ton 1
vue d'ensemble du front de taille (FJe) faciès à grain fin (Basanite)
On peut distinguer dans cette photographie deux zones :
a
- zone avec prismatioll bien nette (Orgues basaltiques sub-horizontaux);
b
- zone massive.
La zone (a) pourrait correspondre à la zone d'écoulement et la zone (b)àun p6int de sortie.
FPises de vue le 04.08.8]

Photographie 1 . DIACK· PITON 1
Photographie 2a - DIACK . PITON 1
Photographie 2b - DIACK - PITON 1

- 87 -
mais
les seuls indices ont été observés très localement et surtout en bordure
p
côtière. Ains~dans l'étude structurale, je me suis limité à l'examen des structure
liées à la mise en place.
Des structuren planaires ont été observées dans les fronts de taille
en exploitation ou en arrêt d'exploitation, situés au coeur du massif. J'ai pu
observer deux types de plans qui 'ont fait l'objet de 157 mesures au niveau des
différents fronts de taille.
2~Z.1 - Les plans de pri~"ation
L'une des caractéristiques de ce gisement est la fracturation en
prismes. La disjonction prismatique se fait par des plans de prismation qui corres-
pondent à des structures de retrait orthogonales aux surfaces isothermes de refroi-
dissement de la lave. Ces plans de prismation sont tarissés de minéralisations
secondaires provenant certainement d'une phase hydrotherma1elet délimitent dans
l'espace des prismes à sections polygonales. Les directions et pendages moyens de
plans de prismation au niveau des fronts de tai11e·sont indiqués sur la carte struc
tura1e du gisement (H.T.).
Les différentes mesures structurales faites sur les fronts de taille
sont reportées sur des diagrammes par projection sté::éographique de l'hp.misphère
inférieur
du canevas de vmLFF.
Il ressort de ces diagrammes sté~éographiques (fig. 27 : a, b, c, d,
e, f) : que la prismation est beaucoup plus marquée dans le piton 'PI
que dans le
piton
P2
et les directions et pendages des plans de prismation montrent des valeur
très variées (046.00 , 225.04 p 352.71).
232.2. - Les surfaces d 9 écou1ement
Dans certains fronts de taille (Fld,
FIe) du piton PI et dans le piton
P2, il a été facile d'observer des surfaces d'écoulement marquées par une f1uida1ité ~
mais très souvent cette f1uida1ité n'est pas évidente et il s'avère difficile de
donner avec précision l'orientation des surfaces d'êcou1ement. C'est en admettant

88
FI 0.27 :Diagfa,9'lm~S stf.riographiqu •• r.pris.ntant '.S pOI.s de' plan d'.c:o\\ll.ment
mf'su,eSt"s ax,s d. pdsm'SllfS
plans mo~ns d'.c:o,,'I.m.n"t d.du;tsd•• a.es
d•. prismu',
o".lr #r plo" ";o,,,/~,,,.,,t
1
• "'1lr IIr ,/0" ,,·••• uJ."' .....t
1
IIr dllll d'.p r is Ir. ''''Jo
1
d'p,i.".,.
1
1

,Ptb
1
1
1
1
1

t:'
\\
1
/

1
1

1
/
1
/
.-
1
,1
"2~
l' lb " •• 1 i • , 7 5 1:
l
"
P b . N 5 S · S 3 $ f
1... ,-
Z
"1
1
-
- ,1
S· •
1ft.,
....." • Il
n
J·:_I.-p J~J...
' , b .
Front ct. Uille(Ftb)
,.,,;
d • • Aa . . . . . pr;", m ••

]-,..-.------------------------------·------~l
!
89 -
1
!

"
P,e
",. •

W-
,
.. •
i,
" ""...."-
....
",
.... ....
"- ""-
" "
&
N/J4.
"
....
~-
';le
.,1 _
,/1/
57s
---
"- - -
.......
--
", ""
o P."
d, l',.,.fl'ic.III,IPO,,,t
"""
d, 1'11111 tI'~C'''''''' .,..t J ~d&lit
d'op,,,. ,',.:; .~ r~ 4# ,(;SI8#1
___- - " ' •• ,..,r.d'~C~&JI',"4,,1:
d'd.;, du •• ra dr ;'(; ••'lIfS
Oc


_:- ~
-0.... __
l'Id
.
"'I _
" 1 d
:. /1/
5 Il S /Of'
'd~N'4.7SS'"
1
+
A.. r 4# , , ; . , . r
,
0 P.,.
dr pl". J'",'coul....."t.
L ·
s
""r dr pl .. " ",'.c.u/.m'ment Jécl.,il
d'o",;. ',a •••• d, ,.,.,...
'
' -
- - - p l•• lit., r. J'I••UI'M .....t J~~iI:
11',,".1 tI, a •• , . tir ",i."".

.. 90 -
w
" , .
Il I I . _ 1. 5.
" , . : Il 5~ _ , . !SE

.. f .Front de taille du Plton2
( P 2 )

- 9] -
que les plans de prismation sont généralement orthogonaux aux surfaces d'écoule~ent de
la lave que j'ai pu calculer à partir de ces mêmes plans, les valeurs moyennes des di-
rections et pendages de surfaces d ' écou1ement, tes fip.ures ?R correspondent aux schémas
explicatifs de la' mét.hode de déterndnation des surfaces d'écoulement à partir rle la'
position des prismes.
N
w
E
.J5C"IN" 'IIONr"""T LA IIILATIOII
SU"'''CE '"ICOULIN'"T. "1It1.II"t 1011
!>
Id ".'''ISUIT''TIOII STI .. ,0511",KIOUI: D'UNE
s"."ACI D'ICOULI .. IN' IT L:",U: 011:
"
.. 1:
CANI'''S DI: W"L"Ct.h.I ... "~r.·lnHri
rJ.
FiQ. 21- Scbémas eKpllcotifs de 10 détermination des surfaces
d'e cou 1e men t li par tir de 1a p 0 s i t ion de s pris mes,
La figure 29 représente l'histogramme de fréquence des directions de surfaces
d'écoulement établi
à partir de l'ensemble des rlirections de surfaces d'écoule~ent
mesurées ou calculées sur le ~ise~erit.
Diagraumes stéréographiques et histogra~e (le fréquence (sur 157 mesures) ~et­
tent particulièrement bien en évidence :
- la fréquence supérieure des directions comprises entre N135-NS et celles
comprises 'entre N45-N90. Ces directions dominantes d'écoule~ent correspondent en gros
aux directions d'allongement préférentiel des pitons. constatées sur le terrain: Norrl-
Sud pour le piton PI' Nord-Pud et Est-Ouest pour le piton P,

- 92 -
- ltexistence de rlirections "accessoires", l'loins frpnllentes~ qui pourr.aient
être liées à des points de sortie secondaires.
---------------------1
L .. ~ d " . t: 1 i " .. ~ d .. ~
p' a " J, d '1:. "clt ~.nt:8.nt
1 1 .,.
t: ,Il ,.) ln,. ~ fi , ;. t' S ...
tI;d,fi;' ~ j Il,. 1 Il "., ~ Cl,·0" s
71
d .. ~
oz#" d .. p,is". tl
••
, 1
, 1
1
1
1
1
1
1
1
1
,
1,
1
,
1
1
1
1
,
1
1
1
,
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
~ Il .,.
1

,
,
, ...

\\
1
1
,
.
1
"-1. ...
\\
1
1
\\
1
1
\\
1
1
,
\\
1
\\
1
1
"
\\
1
1
\\
1
.
\\
1
\\
1
1
.
1
1\\
1
1
1
1
\\
1

,,
\\
.1

1
1
\\
1,
\\
1
,
\\
1
• ,
•\\!
IJ -J.
1
1
1
J,
I l -J'fi
1
T
\\
1
1
1
1
,
1
1
,
1
1
1
11
1
1,
1
,
1
1
1
1
1
1
1
,-,.
\\
1
1
1
,
"1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
,
1
}
1
1
\\
1
1
1
1
,
1
1
1
1
1• 1
V
NitS
N!lD
N " 5
NI' (1
N 22 5
N 2'0
Il J I '
F ig.29 Histog,amm. de- fr;queonc.
d ...... re.c li ... l
.ca •• ,- s.A r fa c. 5 d':cOU14~ m l'nt dan s
1.. n s • m b 1. d u gis. m f n t d. DIA C K ( T HIE S )'

- 93 -
232.3. - Les déformations induites dans l'encaissant' lors de la mise en
~lace du système volcanique
Une ~=anchée creusée a~ Sud-Est du piton P2 a ~ermis récemment d'ob-
server à l'affleurement
un n~/eau àes terTains sédimentaires de l'encaissant et la
zone de contact e11e~·1me. Les photographies 1 et 2 de la planche l
pe:-~ettent de
voir l'allure de ce contact (C).
Le niveau encaissant est constitué de marnes connues dans d'autres
endroits du Plateau de Thiès ; notarnœent sur la falaise de Thiès où elles consti-
tuent l'horizon du Ravin des Voleurs. Ce niveau marneux ela marque le début de
l'Eocène inférieur (cf. p.
).
L'encaissant semble bien avoir r~é affecté par la montée de la
lave.
En effet, les valeurs des directions et pendages des plans de stratification (5),
mesurées de la base vers le sommet de l'encaissant: N130.83NE, N135.85NE et N140 ~~
montrent une déformation des plans de stratification, se traduisant par un re~roL
sement de la base vers le sommet au voisina~
i~5diat de la zone de contact. Ce
re~-~oussement se traduit par une strat~fication grossièrement parallèle au plan de
contact (C). La photographie 2 de la planche l qui montre
le détail du contact
(C), permet aussi
voir au voisinage de celui-ci des st~uctures microtectoniques
(p) induites dans l'encaissant W3rneux par le système volcanique. Ces st: lctures
microtectoniques sont des microplis à axp
orientés en moyenne N.140 ; elles tradui~
sent des mouvements conjugués : mOU1'~~3nts verticaux avec rebroussement local.
232.4. - ~4rprétation de la ~é~métrie du systèm2 volcanique
roise en place
de l'ensemble volcanique de Diack (Thiès)
L'analyse structurale ~-: gisement, la description de la géométrie des
différents éléments du système volcanique semblent révéler des liaisons étroites
entre la géométrie des pitons et les différentes directions des surfaces d'écoule-
ments mesurées ou calculées d'après la position des prismes. D'autre
part, les
photographies 1 de la planche l montrent des va~iation9 dans la fractur~tion se
traduisant par l'existence de znnes massives se prolongeant de part et d'autre pa~

- 94 -
des zones de prismation, à prismes subhorizontaux
ces structures semblent indi.quer des
points de sortie.
Il me semble~ au vu de toutes ces observations ren~ues en vartie possibles n~
l'avancement ~e 'l'exploitation~ que l'on doive oonsidp.rer tè a.ise~ent volcanique Ile ,~:aok,
non comme W'le oouUe ma8B'i.ve oomme l 'avaient propo8pF~ TESSIER (1952) ; P. FRAUTJF'J'
(]976 ), mais corrme un systpme ,intrusi,f en dy.kes, form6 il la +'atleur (le l'inte!'Beot7:on ;le
deux systèmes de 'failles orthoponau.x de direotions mo?-wn.nes ~7-8 et E-W. Ces deux rY1'eotion::.
'de .failles sont assez fréquentes dans le plateau de ThlAs et la Pl>esqu '1::le du Can- T/el't
et on souvent s8r>Vi d la foramation de nlUBieU1's fi7.ons votcan'[oues dans la pr01n:nae 7)01-
eanique de la P--resqu 'Ue du Cap-Vert. La mise .en place (7e ce 8 yct?5me volcanique se seT'aü
faite par plusieurs points de sortie pT'obabZement alinnns selon la ~irection N.P. l~s
directions a'aZ~ement des pitons, assimilables à oelles (les +'ai1.1es qui ont ne~f8
Zeur mise en plaoe sont N-S (ians le piton Pl' E-W et 1'7-8 dcms le m:tpn P • Cee1: m~amène
2
à pe1'!ser que la mise en p"la(Je des deux pitons du stJstlime intrus":f pou:l'rait ne nas être
synohrone ; eUe se serait l'aite d'ab ord et pnncù?o. lemen t se lon 70. direction _"7-8, en.8w:te
Bui7Jant l,a diT'ection E-W qU1: a subi au pr~aZabZe un 7.~ger. i1h:a7.a(Je U~ à un rMcr>oohement
'suivi d'un basau1.ement ; c:~ qui pour>rait e:r:pUquer la i1iveY'(lenoe des pendages res v~:8mes
ob8e!'1)~e dans "le piton P2'
~r--"'-r---- Ene.; ~~ ...... di",. n'Ia·,r. '.
'.'
IA"~"":;""""",,,",:-""'~f&------
S t," e t Il ' . 4. r.1I r
lIt
... ...
. . .... ....:
V:~~~.~~.-:--~+:-"'--:+""'"-:+:'-.~-------Soc1 •
+
..
...
...

+.
y
-1 ,"r .. ~ i." YIII e."iQII'
y
y
Ir
..
Fi9 .30
-,Schémas interprétatifs de 10 mise en place du
sy st ème i n t ruS i f de 0 i a c k
. ) SC M1 •." eIN'IRf'.UTATION
~ .c.ot!t ••• " 1 Il. 1"' ....

- 95 -
Les figures 30a et 30b donnc~lt une interprétation du mode de mise en place
, 'dueystème, intrusif 'cie Diack~.
Remarque. - L'essentiel des mesures reflète les directions d'allongement préféren-
tiel des pitons Pl et P • La dispersion de,certaines,rnesures~peuts'expliquer ainsi
2
les directions de.s.surfaces d'écoulement qui ont servi 8. l'interpré··
tation sont en grande partie calculées à partir de celles des plans de prismes, en
"
partant· de l'hypothèse selon 1aquelle, les axes de prismation sont généralement
orthogonaux aux directions des surfaces d'écoule~ent. En fait, les directions de
pris~es peuvent parfois s'écarter légère~ent de l'horthogonalité de 5 à 10·
(L.H. KANTIA, 1981) ;
- les surfaCes d 1 êcoulsocnt ne sont pas toujours planaires et restent
,'liées à la topographie du terrain; ce qui entraine très souvent des surfaces cour~
bes, donc des variations locales des directions d'écoulement.
2.4. Etude minéralogique et pétrochinique des différents faciès pétrographiques
observés dans la carrière de Diack
La figure 26 représente les différents faciès volcaniques observes dans
les deux pitons PI et 'P2 et dans les p'etits affleÙTements situés de part et d'autrCo,
Trois faciès principaux. allant du grain très fin au gros grain, ont été retenus et
cartographiés pour cette étude. Le passage d'un faciès à un autre est continu et sc
traduit par l'existence de faci~s,' intclï"!édi.aires peu étendus.
Le but de cette étude ~inéralogique et pétrochimique est
de pouvdir apprécier l'état d'altération au sens large du ten".~
: :"'. -r ....
(discontinuités, altération des t:linêraux) ;
- de déterminer les cnractp-r.istiq"cs pétrochiro.iques et ~néralo­
giques des différents faciès qui serviront dans le chapitre géotechnique ;
- d'estit.lor l~s caractéristiq'ltes i!Ittrlnsèques (élastique's, ~~, '-::-'
Biques) et mécaniques à partir de la corr.position modale ;
- de voir: l'influence des carqct€res
pétrographiques sur les
autres propriétés de la roche.

- 'lI> -
Chaque faciès pétrographique a fait -l'objet d'une étude détai11éer~ont
les principaux résultats sont résur.6s dans le tableau 20
24.1 - Le faciès à grain fin
24.1a - Caractères ~~croscopiques
Il
correspond
à une roche gris-noir,à grain fin généraleMent
ph ani-
tique.contenant parfois des cristaux d'olivine visibles à l'oeil nu dans une mésos-
tase interstitielle. La roche dense et compacte a une cassure conchoida1e.
La pris~ation est souvent bien nette
la roche se débite en prismes.
dont le diamètre dépasse rarement 30 centi~ètres. Cette disjonction prismatique est
très souvent soulignée par des uJnéra1isations secondaires; en outt~i1 est fré-
quent de rencontrer des géodes tapissés de zéolites fibreuses correspondant probable-
ment à d'anciennes vacuoles gazeuses de
la lave lors
de s~ solidification.
- L'indice granu1om2trique de la roche,qui s'exprime par le diamètre moyen
(Do) de minéraux de la roche,cst fnible ; i l se situe entre 52}\\
et J(l('l J\\.
Ce faciès qui constitue la majorité du piton Pl est représenté aussi
dans la partie nord du piton P2•
24.1b - Caractères microscopiques
Les mic!'ophoqroaphies
lEI, lb lie la planche III et 2 de la plancherV- ....
repr0sentent la ~tructure de 1i~f~ents échantillons de roche (Pl~' ~2~) ~ ~rain tr~s
fin pré1ev~s dans les deux pitons PI et PZ.
La structure est de type microZitique porphyrique à phénocristaux
de pyroxène et d'olivine, dans une mésostase riche en verre et en micro1ites de
p1agioc1.a se, de
Mao'cristaux- de pyroxène et d'olivine ( ~ 80 J.V.
Le pyroxène constitue l'élément dominant de
la roche ( '> ss Ïo)
-et représente l'essentiel des phénocristaux à côtP. de quelques olivines.
,-
i

- 97 -
241bi. -'tes phêrtocristaux
+ Le pyroxène '
Il est représentp par un clinopyroxène calaique de type augite
à tendance titanifère. On re~arque deux tailles de phénocristaux ; les phénocris-
,taux'lés plus fréquents ont un diar:;ètre < ~ 250~,
les autres un diaD1~tre supérieur
à cette valeur. Le pyroxpne est souvent corrodé et craquelé. Il présente parfois
la nmclè en hl et une' structure zonée. Aucun indice d'altération n'a étp décelé
dans ces phénocristaux de pyroxène
par les procp.dés optiques.
+ ·L' oHvine
Peu fréquente ~ans la roche, elle se présente en phénocristaux
de 200 à 400 ~ légèrement corrorl~s mais fortement craquelés. Les cristaux ne mon-
trent pas d'altération décelable.
+ Les minéraux opaques
c'est de la titanomagnétite en granules de 100 À 300 A
ils
sont assez fréquents dans le faciès 8 grain fip.
241b2. - La rnésostase
Elle est abondante dans la roc~e (20 à 30 ï.). Elle est hypo-
hyaZine,
avec un pourcentage de V2rre souvent élevé (15 à 20%) entre des mic~olitcD
de, pla.gioclases de 80 à 100 ... de longueur, des fIlicroeristaux d'augite et d'olivine,
La basicité des microlites n'a pu être déterminée par la méthod~ optique basée sur
la mesure de l'angle d'extinction~ utilisée pour les php.nocristaux de plagioclases.
24.1c -
Caractères minéralogiques et pétrochimiques (cf. tabla 20)
Les tableaux 20a, 20b, 20c, donnent les compositions chimiques
et la composition modale. Les différentes analyses effectuées sur les faciès.sont:
faites sur les échantillons les plus représentatifs de chaque faciès pptror,raphique
et qui ne présentent pas de traces dValtération superficielle à l'observation macros-
copique.

- 98 -
24.2 - Le faciès à grain moyen
242.a - Caractères macroscopiques
La roche est gris-noir~ légèrement plus claire que celle à grain très
fin. Elle est compacte, dense et presque entièrement cristalline.
La prismation est grossière et moins fréquente ,que dans le faciès à
grain plus, fin, et se traduit par.degros prismes de 60 à 70 cm ,de diamètre •
. .. ;!
Ce faciès, pétrographiqu~ est moins abondant que le faciès plus fin ;;
il se localise dans les pitons et 'les petits affleurements.
Le diatl'ptre moyen Q:::!:J i"linéraux est compris entre 250 A et 350 ~.
242.b - Caractères microscopiques
La structure est doléPitique intersertale ou sub-ophitique avec pour-
centages élevés de plagioclase en lattes englobant des pyroxènes et/ou des olivines
en phénocristaux ou en microcristaux •. Les microphotographies 2a et 2b de la planche
III et 3 de la planche IV représentent les structures des laves à faci~s ~ grain
moyen P1D et P2D.
- -,;
242h). .. Les phénocristaux
+ Le plagioclase
L'élément dominant de la roche
est le plagioclase en phénocristaux
de 400 a 800 A de longueur. La basicité des plagioclases ~varie
de An 40 à An 50.
+Le pyroxène
Le pyrox~ne est .de'type augite légère.ment aegyrinique. Les phénocris-
taux sont corrodés et fortement craquelp.s. Leur importance dans la rochee~t plus fai-
ble que dans la roche * grain fin~ tout en restant cependant considérable.

- 99 -
+ L'olivine
Elle est p'lus fréquente dans ce faci~st mais son pourcentage
reste :re1at,i~ement faible. Elle ~,~ présente en phénocr.istaux de 600 à 800}\\ entre
les lattes de plagioclase.
+ Les minéraux opaques
. "
.
Ils sont essentiellement représentés par de la titanomagnétite
en habitus squelettique (martiteJ.
24_1b
- La mésostase
;','
3
P.armi les échantillons de roches à,grain, moyen ,.,.étudiés, certains
,
~enferment une mésostase essentiellement vitreuse mais dont le pourcentage ne
dépasse jamais 5 %, d'autres ont une structure holocristalline caractérisée par
l'absence complète dp mésostase.
242.c - Caractères minéralogiques et pétrochimiques (cf. tab1. 20).
243. - Le faciès à gros grain
243.a, - Caractères macroscopiques
. : '
1 ~

Il est représenté par une roche grenue entièrement cristallisée,
.. ,
sans mésostase interstitielle. La texture est de type grenu pegmatitoide contenant
de nombreuses lattes de plagioclase et des cristaux de pyroxène.
La roche est relativement moins dense et a une cassure irr~gu­
1ière. Elle est toujours massive ou sous forme de fi10nnets pegmatitoides de faible
puissance (décimétrique à métrique) dans les faci~s déj il décrits. Ce facH~s est
. > :
".,
".

,
.
,
représenté dans les deux pitons et dans les petits affleurements.
243.b - Caractères microscopiques
La roche est holocristalline à structure ~oZ~~itiaue ~abbro!~e )
à phénocristaux de plagioclase qui sont les plus abondants des minéraux constitutifs

-
100 -
de pyroxène et d'olivine. Les minéraux opaques, assez fréquents dans la roche, pré-
senten~ toujours un habitus squelettique. 'Dans certains é~hantit1o~:s existe, autour
de la titanomagnétite de la biotite en plages xénoroorphes.
Les microphotographies laet lb de la planche IV représentent
. des s~ruc~uFes de ce faciès.
! ,
'
+ Le plagioclase
Il est toujours ~aclé (macles combiné~s de l'albite
et de
Carlsbad). Sa basicité varie de An
35 à An 40 ~ le plagioclase est donc de type
and~8ine. La longueur des phénocristaux atteint parfois IOOO~.
+ Le pyroxène
Il est abondant dans la roche. C'est de l'augite fortement
aegyrinique, 'parfoi s zonée et mac lée suivant hl.
+ Volivine
Elle se présenté en macrocristaux fortement craquelés dans ce
faciès à gros grain. Elle est relativement abondante par rapport aux autres faciès.
Les macrocristaux d'olivine montrent généralement un début d'iddingsitisation au
niveau des craquelures.
+ Les minéraux opaques
C'est de la titanomagnétite et P. aspect squelettique. Elle est
d
.
abondante et forme souvent une association avec les cristaux1pyroxène et d'olivine.
Sur la bordure des magnétites on note parfois des plages de biotite.
24.3è - Caractères-minéralogiques et pétrochimiques (cf. tabl.20)
"

-
101 -
Tabl. 20 - Càractéristiques minéralogique et pétrochimique des
différents faciès volcaniques de Diack (Thiès, Séné~al)

Faciès
Grain fin
Grain moyen
Gros grain
L
f
1
-
- -
i
1
1
i
i
1
.•
1"
10
----r-l~-
f
N
1
Analyses
1
1
1
2
1
3
IMoyenne
1
J
1
2
roye~ne 1
I I ! 2
1
3
~oyenne
,Si02
43.20
47.50
47.5045.90
47.50
50.30
48.90
50.61
50.70
49.40
50.24
°
2\\1 2 3
.
12_9.0
1260
15...50-
11.81
nRC;
!tl.tlU
D . a
D.lf>
)f>./U
!lf,O,j
I."").t:)'}
Fe..,O..
2.88
4.BO
3.40
3.69
2.&0
1.90
2.25
2.60
?.83
2.80
2.74
Feo ~
9.02
4.05
4.63
5.9
4.~O
4.77
. 4.69
4.50
S.lO
s.OB
4.R9
~.. _,_. --
.
." -_..--_._.--
' . "
g MuO
0 • 23
O. l 3
-O. 11
O. 16 .
0 •3 J O . 12
0 • 21
1
O. l 2
O. 15
O. 12
o. 13
~'-- ---_.-~---.
- - - - - - - - - _._----.
..----
-_.,-
.o:MgO
1).71
12.14
11.43
11.93
7.52
7.36
7.44
7.31
4.52
4.20
5.34
-
~~?
, 1 1 . 3 2
1?
f.b.
Il
I:\\'~~-~'~".. ' 10 10'-
10
10
10
tL.
tO "fJ.
() Ri.
Cl t.t.
Q'Q7
1 t\\1 'c'N'a?O
3.51
4.00
3.60
3.72
3.46
4.00
3.77
3.60
4.13
4.90
4.07
1~ .~ K20
1.04
1.00
0.90
0 . 9 8 ,
0.99 _..
0.85
2.85
1.80
1.23
1.50
1.51
,.; .~ Tlo,
2.04
2.28
2.03
2.11
1.82
2.02
1.92
2.10
1.85
3.23
2.30
~ c P20S
.
E-4
E
a
0..88
_
0.49
0.68
a
0.11-
O. t 1
0.11
0
1.10
0.94
Ù\\Conc1usion
Le~ 'lave: sont .aZcatin~s, basiques e,t 'fortement so.d-iqu~s(Na20I.K20)1); La .teneur en Sf02 aupmen;1te avec La
ta1-Ue <.u
grcL1,n
et s accompagne dune CC1.f.grnentatwn des alUl'l1'tnes Olp();Z) gt dune (J1rrmutum I.,U Ci!lO et ~u M[/l
1
i
i
1
1
1
r
.,
1
Or
5.71
1
6.12
1
5.0
1
5.61
1
5.75
1
5.13
1
5.44
110.59
17.38
19.05
9.00
-AD
o
'.
i
1 10.30
1
13.67
7099
1 23.67
1 32. 28
1
27.97
1 27 ~83
133.25
138.54
33.20
1
1
1
1
1
An
1 16.55 ~3:8'1---'-' 17.95
19.95
'-25.65
1
22.8
1 21.73
123.91
115.27
20.30
Feldspaths
i 22.26
1 29.92
1
42.48
1 31.55
1 49.37
i 63.06
'56.21
1 60.15
164.54
162.86
1 67..51
Ne
1 16.62
1 12.40'
1
9.08
1 12.70
1
3.41
1
1.14
1.
2.27
1
} .42
1 1.04
1
2.02
1
J .49
:: Le
0.44
a
a
.--JL..14
0
' 0
0
0
D.-
0
0
f T.S1a11ques 39.32
42.32
52.28
44.64
52.78
64.20
58.49
61.57
65.58
64.88
64.01
1-1
-
-
-
.~ 01
19.10
17.24
16.68
17.67
15.59
9 . 2 5 '
12.42
.8.77
7.85
3.88
6.83
~ D
35.69
22.50
25.48
27.89
25._~0.
20.24
. 23....01.
11 ,()?
110,7R
20.qz
2.L.l.5.
o
,L'~ hyp
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
o 0 T. Fem1ques
'.
N~
54.79
39 74
Id'>"
t.'\\.~F.
[dt.Q
~49.
'l, L.O
'ln hO
I?Sl F.':l
%"J:i
?7.99~
• l-l
:c;'~ M
2.09
2.09
2.09
2.09
213
2 JO
' 1 1
?
to
?
11
2.09
') tO
"',.-1
E-i El
IL
,
'LRO
4,2F.
':\\ An
':l.0t;
'l hO
':l
RR
' ' 1
.,/.
'1
01:;
'.l
I:;Q
{:,
10
1.
1::7
§ An
0
2.02
1.0
1.00
0
0.33
0.16
1.68
0
2.69
1.45
'.-1
.
.~ T. acces~oi:
5.89
8.37
6.89
7.05
5.73
6-33
6.0~
77':\\
. C; 59
10,97
A
1~
~ C l '
Les laves alcalines sont sous-saturées en silice. Le faciès ~ gros grain est plus acide et renferme très pecr
~ one US10n Ide néphé1ine virtuelle. La diminution de la sous-saturation s'accompagne d'une augmentation des 'Feldspaths
8
et d'une diminution des composants fémiques.

- - - - - - _ . _ - - -
-
1
1
u
Olivine
3 %
3.4
2.9
1. JO
7.~
p.n
7.6
p."
f.
8.4
'7.f.
0
C'
Pyroxène
48
43
45
45.3
38
38
q~
2.~. ')
19
20.4
.
"4."
....
,Co
Plagioclase
7
5.4
'5. 1
5.Q
1+8.n
l!~
l~q.5
SA
~5
59.7
r:;"7.~
<Il
E-'
Magnetite
5
3.2
b.
4.2'
4.p
5.0
4.9
W. ~
ln
11.5
~(l.1
"
::J
Néphéline
0
0
()
n.o
0
0
t)
(l
(\\
0
(l
l:7'
.,..bIl Biotite
0
0
()
0.0
0
(l
()
trac~
trace
trace
trace
0
....:<Il Mésostase
3~
45
43.0
41.6
- 0
C'
()
C'
C'
0
~
\\<li
r::
Do
u
50
75
R.C;
7n
~oo
,:\\')n
':\\ 11)
7M
'7p.n
"7'=(l
800
u
.....S
l.es laves de Diack sont l:"Ïches en clinopyroJ.tène ca1ci<lue (ang5te)
dont le pOllTp.entape tr~s élevé da'1s le f!aci,,~
c:
à grain fin diminue sensiblement dans le faciès :?i p.ros prain. T,es phi!nocrist.t'lllX cl!'! n,'apioclase peu a1-onrlants
0
......,
dans le faciès à grai n -Fin, sont narticulièreIl'ent ahonilants nans les facii's ~ p'I:"ain moyen et à gros vTilin. T.es
c:
....
0
minéraux opaques essentielle~ent ~e type titanowapnptjte sont hien représentPs nans les cl~fférents fRCi~s ~e
te
.,...;
C
li)
piack. mais plus fortement nans celui à gros grain.
~
~
.
r-l
iL'clivine est plus rare que danR les autres laves ne la nro'\\Tince de la presClI,'î'le ,tH ran-'7ert et la nl'nh;:;1.i ne
0
u
r::
~Ia pas p.té observee.
0
u
"'C
DENOMINATION
0
N
DE LA ROCHE
BA5ANlTE à OLIVINE
BA!=:.~TE ALCALIN? OLIVINE "UOU::RITE"
'RA SAI.TF ft T.(~Al. IN A A'NDESINE = HATJ.A 'rTE
.
gabbr.o
r-<
~e~atito;~e
,.c.
l'C
E-<
--- Les diffh·entes laves ~e8 faCJi~s p~trorœo:phique$ observés dans le q7:serr>ent ;le TJiack~ ont !tf< p.tu~ù~es ~ans la preTm:flre nort"te
de .ce mémoire avec les autres lavee (Je 'la vT'01,ince volcanique ~e ta P re.c;(TU '.1:7.e du Car.r Vert. (cf. l'>-re par>tie). Ces 1a"es c:ui
appartiennent aux séries alcalines ~ sont basiques et for-tement sol?"1:aues.
Les variations de faciès observées dans ce ~isement et qui se tpaAAisent ~~p ?ln changement rans ~a taille du grain, sembZ~t
s ' accompa(rner d'une 'l.P.gP7'e modification (-1ans la corrrposition iJr.Ù'n';o(1Ue ;les 1.(J7,efL Ces 7,ariaf.1:01"..8 (!h'1:rn'hrue~ au:t'aient entr(.tfn& le
passage d'un terme basique t1'~S sOUE-satur'f et f"optement alcaUn (~(1.C1>~S t1 17Y'rr.in fin : basan'1:-f;es) -1 lm ter>me ppesoue 8atur~
QI
...-4
<Il
et moyennemen.t aZaalin (fatJi~s d gros (lrm:n. : rJObbro pegrratitof:!'e). ('es 7lrrJt;;ia.+'ions dans 10. tai1.7.e dM (Trrcin seraitmt loi ~e8 d ta
...
\\0)
vitesse de refroidissement de la lave en soU(l1.:~icatùm. EUe se'Y'(T,7:t r>(1)")"':;'(>. .rians le ,f"am1os à gr>rdn fin ~ ce qui pou'Y'r>a.'1:t
r::
\\Qi
expliquer la présence d'une m~8ostase 7,itr>euse i~ortante et 1es norr>nrevBes (T~odes unique~ent ~encontr>~es dans ce ~a.C{~8~
e.;;
moins rapide dans le faciès à grain moyen" en.~or'e 'Olus lente ?cms le ~a(!'1~;;.q ~ ros (.Train (~n.(!iè8 trr.'Y'dif).
~
0
.~
li)
~
~
1
o'
~
0
c.;
bJ~

Microphotographie la
Microphotographie 1b
Microphotographie
2a
Microphotographie 2b

-
105 -
Mwroophotogpaphie la
Microophoto{Jraphie lb
Diack - Piton 1
Diack - Piton 1
Basanite à olivine
Basanite à olivine
structure micpoZitique porphypique
Ehénocristaux
- pyrox~ne corrodé
;
Ech. PiB ; LN x 150
- olivine.
Microcristaux: d'augite,
à 1 olivine
Microlites : de plagioclase
Ech. PIB ; LN x 50
PLA N CHE
III
Micpophotographie 2a
Micpophotographie 2b
Diack - Piton 1
Diack - Piton 1
Basalte alcalin à olivine
Basalte alcalin ~ olivine
structure dor~pitique
phénocristaux :
- plagioclasej
- pyroxènej
- olivine (peu);
- magnétite en
structure graphique autour des
pyroxènes
l Ech. PlD ; LNx 50MicpophotographiesePfect~éeB auL.C.P.C.·PaPis•
Laboratoi=e Central des Ponts et Chaussees

Microphotographie la
Microphotographie lb
Microphotographie 2
Microphotographie 3

-
lOQ -
3 - DETERMINATION
DES
CARACTERISTIQUES
GEOTECHNIOUES

- 110 -
3.1. Généralités sur les granulats routiers
Actuellement, les granulats qui posent le plus de problèmes sont cer-
tainement les granulats routiers et en particulier ceux qui sont utilisés en couche
de roulement ; du fait que leur demande est de plus en plus grande et leur utilisa-
tion exige une spécificité des caractères mécaniques et physiques en rapport avec
les nombreuses contraintes qui agissent sur les granulats en couche de roulement.
Lors du déplacement des véhiculeG, il se développe dans l'aire de
contact pneu-chaussée ~
- une force ir qui tend à s'opposer au mouvement;
~
- une force R normale à l'aire de contact et correspondant au
poids du véhicule.
On définit
l'adh~rence du v~hicule qui se développe au contact pneu-
~
chaussée par le rapport ~~ Cette adhêrence dépend de l'~tat de la surface de contact
~
pneu-ohauc~~e qui est lié en grande partie à l'état des pneumatiques, mais aussi
à la rugosité géométrique du revêtement routier.
Dans les risques d'accidents, beaucoup de paramètres entrent en jeu,
entre autres' des facteurs humains~ l'état du véhicule, mais
particulip.rement les
propri~tés antidérapantes du rev~tement. Le rôle de ces propriétés est surtout impor-
tant dans le cas des chaussées mouillées sur lesquelles existe
une épaisseur de
lame d'eau entre le pneumatique et le revêtement (cas de routes africaines en hiver-
nage). Il
est donc nécessair~pour avoir une bonne adhérence des véhicules et par
là une diminution possible des risques d'accidents, d'agir pour suppri~er ce film
d'eau qui diminue fortement l'adhérence au contact pneu-chaussée.
Snns perdre de vue l'importance des facteurs liés à la mise en oeuvre
(caractère de l'uni) et des liants qui maintiennent les différents é~~ments de la
structure de la chaussée, l'adhérence des véhicules dépend fortement de la rugosité
g~o~trique de la chaussée (C. TOURENQ
et al., 1971) liée elle-même aux proprié-
tés des granulats (dimension , forme, microrugosité des surfaces de rupture. Une
chaussée neuve présente peu de problème d'adhérence, c'est avec le vieillissement que
le problè~e se pose. En effet, les éléments constitutifs de la chaussée évoluent
avec l'agressivité du trafic: perte de la rugositp. de surface par usure des ~ravil­
Ions.

- 111 -
". :····Ain8-i~ 7,e.·rrr:zintien..de .Za-du~ede.'IJi,e.de "la q'1u:!us!!~e .est. en gronde
partie U~
auxoo:Pact~roistiquesrœctiniques et int1;'ins~ques ckl!..J!.7janulats.
Ilèxiste actuellement différents essais mis au point-par le Labora-
.. : ".-:" .-, :.; .
.
t01re Central des Ponts et Chaussées (L.C.P.C.) pour tester les propriétés et le
..
. r·.
" .
'
..
comportement des granulats soumis aux différentes sollicitations du trafic (usure
et frasmentation):essais d'identification et essais de résistance mécanique.
Les essais d'identification utilisés dans cette étude sont
- mesures de porosités
N, masse volcanique r e t coefficient
d'absorption
Ab
- essai
au bleu de méthylène
VB
- mesure de la célérité des ~ndes longitudinales V1 ;
- mesure des modules d'élasticité (module d'élasticité d'YOtmG E
coefficient de Poisson ~).
Ces essais sont essentiellement liés aux propriétés du milieu poly-
cristallin en particulier aux propriétés pétro~raphiques.
Les essais de résistance mécanique
comprennent
- des essais de résistance à l'usure par frottement {Deval D,
'1icrodeval "ID) ;. ....
- des essais de résistance ~ la fragmentation par chocs (Los An~e­
les LA., Fragmentation dynamique FD ) ;
- essai de polissage (doefficient de polissage accéléré CP!' .).
Ces essais de résistance déterminent le comportement des granulats
face aux différentes actions (usure, fragmentation, polissage) engendrées par le
trafic en particulier et,à un moindPlf~ar les intempéries. Les propriétés méca-
niques sont fortemènt'influencées par les propriétés intrinsèques du granulat, et
aussi par la présence d'eau dans le milieu.
La description des modes opératoires de ces différents essais figurent
en annexe B II.

- 112 -
3.2. -Etude de quelques caràctéristiques géotechniques des diffé.rents
faciès pétrographiques du gisement volcanique de Diack
Le but de ce paragraphe est de montrer; à travers l'exemple que consti-
tue 1 vétude du gisement volcanique de D'~aGk, les services que peut rendre une étude
minéralogique et pétrochi~ique dans la détermination des caractéristiques physi-
ques, élastiques et surtout mécaniques des différents faciès d'un,gisement de roche
massive.
Les corrélations possibles entre géologie, pétrographie et mécaniqu~
des roches~échappent~le plus souvent; pourtant, lorsqu'elles sont bien établies,
elles peuven~en l'absence dVessa~mécaniques dont l'appareillage n'existe pas
toujours dans les laboratoires africains, être une source appréciable d'informa-
tions sur la qualité des matériaux étudiés.
La détermination des caractéristiques mécaniques, physiques et élasti-
ques,se fer~ expérimentalement à l'aide des essa~d'identificationet des essais
mécaniques et; théoriquement par exploitation'des données minéralogiques et pétro-
graphiques.
La comparaison des résultats expérimentaux avec ceux déterminés théori-
quement sera riche d'enseignements.
32.1 - Les caractéristiques intrinsèques
Les basaltes sont des roches polyminérales, constituées d'espèces miné-
rales de taille, de forme et de dureté variables,et d'un ensemble de discontinuités.
Le comportement de ce milieu hétérogène.à certaines sollicitations, dépendra forte-
ment des lois de comportement et de la distribution des éléments constitutifs
qui
déterminent les propriétés intrinsèques du milieu cristallin •
.. , Les propriétés intrinsèques de la roche sont les propriétés pétrogra-
phiques, physiques et élastiques.

- 113 -
32.1a. - Les pr~eriétés pétrographiques
....
Elles sont d€fin~e~ par la corrrposition mirWl'alogique modale qui déter-
"'
".,
;
~
,

'
' 1 "
mine les 'différents constitu~n~s .~t leur proportion dans la roche, La structure,
li'diam~tpe ~y~ (Dm) dès minéraux qui correspond à l'indice granulométrique de
,
'r: ~
,"
' .
." ~
: ~_: .)-,~ "'~'.
'
,
, ,"'
la roche et leur distribution spat~ale.
Tous ces paramètres pétrographiques ont été déterminés et figurent
dans le tableau 20 et on peut faire .les remarques suivantes :
- Tes différents faciès ont la même constitution minéralogique mais
une composition chimique différente ;
- les variations de composition
des faciès se tradujsentpar oes
structures différentes en pa~sant du faciès à grain fin (basanite}-à structure
mtcroÙtique hyalo-cristalli~e,'auxfaciès à grain moyen (dolérite) et à gros
grain (gabbro pegmatitoide) à structure doléritique sul.,-holocristOa1line ;
- la structure intimer.ent
liée â la taille du grain semble jouer
un rôle important è~ns les caractéristiques mécaniques.
On. peut donc conclupe que dans les poches volcaniques basiquBs qui
ne p:œsentent pas d'alMmtion supepficieZZe.-? .les faci~s d (p'(lin fin et d struct:ulae~
micpoZitique ont d pPioPi de bonnes ccaoacMPistiques m~caniqueB et Cl?:l ~tm g~n~l'aZ,Zes
roches d stPUetupe rrricroZitique ou rrri.C'l'Ogronue pp~sentent de meiZZeupes pepforrrrrm.ces
~caniques que celles d structUPe dol~Pitique ou qrenue •
. " . 32.1b. - Les proprié,t,és physiques
Les propriétés physiques étudiées sont : la porosité totale
~,
la masse volumique
~v, le coefficient d'absorption
Ab , la valeur de bleu
VB
et la vitesse de propagation des ondes
longitudinales ou de compression
VI •
+ La porosité N
La pO~lsité est formée par l'ensemble des discontinuités existant
dans la matrice de la roche. Ces discontinuités regroupent les vides (pores) et les
fissures.

- 114 -
Les pores dans les roches volcaniques (do1érites) correspondent
à des vides laissés par le dégazage de bulles emprisonnées par la 1ave en solidifica-
tion. Elles forment généralement des vides interstitiels intergranu1aires. A côté
de ces pores coexistent des fissures qui sont définies comme des coupures à bords
3
parallèles dont le rapport entre la longueur ot l'ouverture est de l'ordre de 10
4
à 10
(M. PANET, 1976). Cette fissuration peut être dans les roches volcaniques,
d'ordre mécanique par contrainte de compression maximale ou simplement liée au
refroidissement de la lave. En effet, au cours du refroidissement, il se produit
des fentes de "retrait" délimitant une pri S11'18tion , qui peuvent affecter même le
réseau cristallographique des différents minéraux de la roche.
La valeur théorique de la porosité totale .~. dans la rocheJcorres~
pond au pourcentage des vides par rapport au volume total de la roche. Elle est
en fait liée à la macrofissuration correspondant à l'ensemble des fissures ouvertes
et à la microfissufation. Dans le cas du gisement de Diack, cette macrofissuration
est soulignée par des filonnets de zéolites (natronite) et de·ca1cite.
Le tableau 21 donne les valeurs de porositéN
rles différents
faciès 1iéschacun à un type de structure bien défini. De ce tableau, on peut déduire
les faits suivants :
- la porosité (N) des différents faciès de la carrière de
Diackest tr~s faible
et reste inférieure à 1%. Elle est donc
vraisemblablement
de type fissure (N
nF) ;
- la
porosité augmente en rapport avec la taIlle du grain i en
d'autres termes, elle est plus faible aans les faC1:~8 à struatures miarolitique ou
miarogrenue que dans les fadès à structure doléri~~que ou grenue.

- )) 5 -
La porosité joue un rôle important dans la résistance mécanique des roches.
Elle est en rapport avec la densité et le coefficient· d'absorption de la roche qui
varient corrélativement dans le même sens qu'elle. Dans le cas des agr~gats des
bétons hydrauliques, une forte porosité est non seulement un indice de faible per--
fbrmance mécanique, mais constitue une source de consommation de liant.
+ La valeur de bleu (VB)
La valeur de bleu (VB) est déterminée par l'essai au bleu de méthylène
(voir annexe BI)
qui consiste à mesurer la capacitp- d'absorption de bleu de méthy-
1ène de la fraction argileuse (2 ~ (T. N. LAN, )977). Cet essai sert donc à quanti-
fier l'état d'altération des roches oul1e degré de pollution d'une production. Son
exécution est rapide et ne demande pas d'appareillage spécifique coûteux. Il vérifie
et complète l'appréciation de l'état d'altération de la roche faite à l'issue de
l'étude pétrographique.
Les valeurs de bleu
(VB) obtenues dans les faciès pétrographiques sains
(peu ou pas a1térés~restent très faibles et n'excèdent ~as 0,18 g ; par contre
celles obtenues avec les mêmes faciès
en état d'altération très pous8~e, jusqu'au
stade d'effritementJ8ont assez élevées (4,7f.) •
• L
';'f".
d' b -
.
cl ~ ... '

, .
-
e cor,.: __ lClent
a sorpt1on DC"è:nnJ.t CO"l!:"e 1<' ranrort de 1 aur!"eT'1tatlon ~,: !"'"a~::;:=
de 1t échartillon
par une imbibition p~rtiel1e en eau, à la masse sèche de l'échan-
tillon
(Norme
NF. )8-~54) •
........

_ _
1 J 6...;-=--
......,
.:;;~,.-,
~
"
Tab10 21-Caractéristiques physiques des divers faciès pétrographiaues
de la carrière de DIACK (Thiès)
....
Essais
N
ev
Ab
VR
J)m
-
F.altéré- Faciès
-
3
Faciès
i.
BleID
(g) ,
sain(g)
.A.t..
Basanité
s. microlitique
0.15
3.06
0,37
0,14
78
(P1B)
Basanite
s. mieroli tique
0.16
3.03
0,40
0,14
85
.
P2B
,
Valeur moyenne
(Basanite
' 0.]5
3.04
0,38
3,0
0,14
80
Doléri te
Pln
s. Doléritique
0.17
2.98
0,56
0,]4
300
Dol~rite
P2B
s. Doléritique
0.18
2.92
0,55
0, ) 6
320
Valeur moyenne
Dolérite
0.18
2.95
0,55
4,7
0,16
310
Gabbro pegmatitolde
2.90
P2GP
0.26
0,62
0,16
700
S. Gabbrodoléri~i.
Gabbro pegmatltolde
-
p)GP
0.30
2.87
0,7
0,18
700
S. Gabbro dol'eriti.
.
-
Valeur moyenne
0.2,8
2.88
0,66
4,58
0, ) 7
750
N~: Porosité totale = porosité de fissure (nF) + porosité de,pore (nP)
ev : Masse volumique réelle
Ab : Coefficient d f absorption
,
VB
: valeur de bleu à l'essai au "bleu de méthylène"
Dm
: Diamètre moyen mesuré au micromètre
.
-.. .
.-
P "

-
,. ,

-
117 -
La cQnnaissance de ces deux valeur.lde bleu extrêmes permettra une
apprécia-
tion plus précise de l'étàt d'altération.
Des analyses chimiques et diffractométriques des f~ciès à différents stades
d'altération ont été prévues et envQyées au L.C.P.C., mais malheureusement les résul-
tats nem~ont pas encore parvenus. Ces analyses associées aux études pétrographiques
et à l'essai au bleufdevraient permettre de suivre l'évolution minéralogique dans
le faciès d'altération et ~~ déterminer qualitativement les éléments nocifs (pro-
duits argileux d'altération).
321.C. - Les propriétés élastiques
Les roches polyminérales constituent des ensembles hétérogènes. formés de
1
minéraux et de discontinuités· • Les minéraux ont des propriétés élastiques diffé-
rentes; ce qui se traduit par un degré d'adaptation différent des minéraux aux con-
trainte~et a pour résultats des effets différents
sur la fissuration qui affecte
le milieu polyminéral. Le comportement global- de la roche résulte en grande partie
.2
de la nature de sa
structure
, du module de déformation des différents minéraux
qui la constituent et de la densité des discontinuités qui influent fortement sur les
modules d'élasticité de la matrice polyminérale.
_. Ces discontinuités qui affecten~ sensiblement les propriétés élastiques du
milieu, et par conséquent les caractéristiques mécaniques de la roche, constituent
des éléments d'altération. La quantification de ces discontinuités
est une donnée
tr~s appréciable dans le diagnostic du matériau à utiliser. La porosité N de la roche
.1_ Les discontinuités englobent
la microporosité Np, la niicroffssuration nF et
lial~.raiion minéralogiqtie.
La structure se définit ici comme l'association de l'ensemble minéralogique et du
réseau de discontinuités.

- 118 -
contribue à la connaissance globale des discontinuités; mais actuellement l'essai
d'identification utilisé
est basé sur la me-sure de la célérité des ondes longitu-
dinales qui varient avec la densité des discontinuités.
La mesure de la vitesse de propagation des ondes longitudinales (ondes de
compression) est un essai rapide, non destructif, dont l'appareillage est couram-
ment utilisé dans les laboratoires de physique des solides et de mécanique, deR
roches du Sénég~l.
La valeur expérimentale (Vlm) obtenue
qualifie en gros l'état "altéré" de
la roche. Mai~depuis les travaux de
K.S. ALEXA}IDROV et al (1966), on peut déter-
miner à partir de la composition minéralogique modale de la roche et des valeurs
moyennes des différents paramètres élastiques des minéraux constitutifs,par une
simple formulation pondérale ~ Vla correspondant à la vitesse de propagation des
ondes de compression dans des roches "parfaites" sans discontinuité, et différents
paramètres élastiques (Module d'élasticité E, coefficient de Poisson U, Module de
compressibilité
K, et Module de cisaillementjV.
La formule générale de pondération employée dans le calcul des paramètres
élastiques
est la suivante
100 A = il
Ci
Ai

- A désigne le paramètre élastique à calculer ;
- Ci le pourcentage volumétrique du i-ième minéral avec
Il Ci • 100 ;
- A~ la valeur du paramètre élastique dans le i-ième minéral.
- Des mesures expérimentales de vitesse de propagation des ondes lon-
gitudinales VI ont été faites sur des échantillons secs et saturés. Les autres para-
mètres élastiques (module d'élasticité d'YOlmG et coefficient de Poisson) n'ont pas
été déterminés expérimentalement par faute d'appareillage, mais les valeurs théori-
ques ont été calculées à partir des valeurs moyennes (tabl. 22). de ces paramètres
élastiques dans les principaux minéraux.
Le tableau 23 donne les valeurs des différents paramètres élastiques étu~iés.
Il permeide votr que le rapport
~~ est toujours inférieur à l'unité. La diffé-
rence constatée entre ces deux valeurs
s'explique par la présence de discontinuités
dans le milieu polyminéral, qui ont pour effet de ralentir la vitesse de propagation
des ondes.

-
119 -
Tabl. 22 : Valeurs moyennes de quelques paramptres élastiques
dans les principaux minéraux, d'aprps K.S ALEXANDROV ; B.P.
BELIKOV ;' T.V. RIZOVA (1966)
Paramètres
1-- ,
VI.
Vt'
~hneraux -- mIs
mIs
. ~
Pyroxène
7200
4170
14.37
0,24
f,SO
{Auldte}
Olivine
8400
5160
20.01
0,24
820
F. Potassi.que
6300
3450
8.o~
o,~~.
730
(plagioclase)
Amphibole
7210
3990
12.88
0,28
730
Verre volcani
6500
3600
9.3
n,?8
608
que
Magnétite
7140
4200
23.08
550
Biotite
5130
6.9fJ
n,?5
90
Calcite
6&60
3390
8. 10.
0,28
110
Quartz
4110
9.64
O,oB
1230
F. alcalin
5760
1 3260
6. n
0,27
no
1
Hematite
6700
Rutile
9260
Dolomite
7500
1
Gypse
5200
i
1
Epidote
7450
1
Grenat
8500
i
VI' = vitesse de propagation des ondes longitudinales
Vt~ = vitesse de propagation des ondes transversales
E
= module d'élasticité d'YOUNG
V ~ coefficient de Poisson
Dq
= Dureté vickers
L
---..

-
110 _.
23 - Caractéristiques élastiques des différents faciès.pétrOgra~
phiques de DIACK (TllIES)
---
. --
E
Vlm
Vlw
VIc
Dv
5- :
Faciès
;
10 xbars
t)
'- mIs
ml s
mIs
kg/mrr/
, .
--
J2.20
0,26
6 037
(; 090
fi 896
639
1----------------+!--'----~O-82--
Basanite
i
B
6 085
6 RR4
,637
P2
12.70 ----t 0,26
1'----------1----
Hoyenne
-
(Basanite)
12.45
o,2f.
6 060
6 087
6 890
638
[
:
t-r_;_~-~_é_~_~t_e_--~~_-+: r~
__
_1_1_,3_0_'
26_ - ' :__
94_9,-__+1_5_95_0_-+-_6_8_7_5_-+-_6_9_5__-1
i--
1
l
,Dolérite
l'
(), r, I",
.5 729
5 800
6 R52
697
,', P2D
12.0l.
4 J
i
:----------+------t------t-----I------+----+-------!
i }bycnne
i
i (Dolérite)
11.67
1
0,26
5 839
5 R75
6 863
696
~---'----l
1 PIGP
11.45
1
0,26
5 629
5 670
6 798
700
:bbro -~----- 1 -----f--------i---------j-----f------!
P2GP
11.05
0,26
5 395
5 407
6 787
696
- t - - - - - j - - - - · - - - + - - - - - 1 ' - - - - - - - - 4
Moyenne
Gabbro Peg-
Il .25
0,26
5 512
5 538
fi 793
698
matitoide
E
==
Module d'élasticité d'Young
V == Coefficient de Poisson
V1';.J ==
Vitesve de propagation en présence d'eau des ondes longitudi-
nales
Vlm '"
Vitesse de propagation mesurée des ondes longitudinales
VIc'"
Vitesse de propagation calculée des ondes longitudinales
VI c ==
Eai VIi.
avec ,E:a~ == 1
Dv
=
Dureté vickers
=====--:.=:=====--====-===--=====----_l__J
-----'===-======-

~----_._._-_.. _---
-
121 -
f~abl.
,
?-4 - Célérités rles on~es longitudinales. Tndice ~e r.ontinuité (le), :r'eoT."i
: de fissuration des faci@.s ~u pisement volcaniClue ne njack . (Sénégal)
i
i1
i,

VIc
Vlm
le
N 1.
DY
t
,
~
--'---1I--'f'I'I_1s.
--;_..!!Y!__._-I-__'!_, ---..I-----I--.----+-.-.__j
,
P1B
i
6896
1
6037
88
6020
0,14
Il,81:
1 •
!
.__._----_._-~---_.-I-------+------- ------ -_.---- --'."'--'-"-'
\\
P2B
688'~
6082
1
O?I~
J!,8 1
\\
1
!
i Valeur moyenne
l
1
6060
"i . (Basanites)
1
1
j..lt'_ _
P_lD
-t--_6_8_7_5_ _+_5_9_4_9_-+_ _P._f)_ _t__~_·~_5_0_t-_O_,_14__T-._l_~:~~
P2n
6852
5729
5800
)~,~·l.1
~-----4-----+----+-----i----+-----+------~
IValeur moyenne
1
6863
5839
85
5875
().]~
)~ts:q
1
1
1 (Dolérites)
i
1
P2GP
67P-7
5395
81
5407
0,1 p
i
1
~
/Valeur moyenne
1
~abbro
6793
pegmatitoide
5512
5538
0,17
J?,PI
l
i
i
,~c = vitesse théorique de propagation ~es onrles 1on~itudinales
YLc = Lai
~11i
avec
ai = 1
Vlm ~ vitesse expéri~ent~le de propa~ation n~s ondes longitudinales
le = indice de continuité ~ Vlm
Vi7'"
IlVlw =: vitesse de propagation des ondes lonritudinales en présence rl'eau
N = porosité totale
1 PF ,., degré de fissur~tion = lOO - lC - l,L NF.
j
1
!
i
...
J
1
L..
..
._~ __...
_
--.J

-
122 -
Ce rapport ~~: dénommé
indice de continuité .T C
(ft.• n~TII'IS : D. F()U1<HAIN'1'AUX et
C. TülJRF.NQ, 1971)t permet de quantifier les discontinuités affectant la roche. Les valeur
calcul~es pour les diff&rents faciês de Diack figurent au tableau 24.
On constate que cet indice de continuité varie d'un -l'aei.rs pétrographl que ::; un
autre. Il diminue avec l'augmentation de la porosité totale: ceci est confo~e ? ce
qui a été dit concernant la diminution des caractéristiques mécaniques en fonction de
l'augmentation de la porosité. Il est possible, en tenant cOmPte de la porosit~ n,
d'exprimer le degré de fissuration DF = 100 - Ir. - 1,4 nF (A. nF.~TS. J. R0~ER~ et r..
TOURENQ, 1980).
La,QécompQSition de cette porosité totale en porosit~ de fissure nF et en noro~it(>
de pore np par l'abaque de la figure 31 établie par C. Tt"TTPEl"() et al (1971), en -l'onction
de l'indice de continuité le et la porosité N (n~ et np), permet de voir que la norositp
dêt~rminée dans les différents faciès volcaniques est essentiellement de type fissure nF.
IC=100-Y1. mesuré
rndice de Qualité
VL calculé
n :. n pores + n fissures
100
nJ =5
\\
80
f,'J=25
60
40
"\\):.35
20
5
10
15
20
25
30
35
porosité n X
Fig. 31 - Abaque pour la décomposition de la porosité totale N en porositps de
fissure nF et de pore nP. D'après C. !OTWF~n e~ a~ (1971).

-
J?~ -
Les paramètres (IC
DF) oui ont été définis à. flArdr ~e la porositp. -louent un
t
rôle prépondérant sur la résistance mécanique l'les milieux fissures. A ce ti.tre,
A. DENIS, J. ROBERT et C. TOURENQ (1980) ont p.tabli un diap,ramme trian1tulaire rC-D'F-
Do (F;g. 32) faisant intervenir les par~~ètres .pr~non~érants de résistance MPcanique,
qui tiennent compte de la composition minéralogique et ne la structure (fissuration
~t altp.ration minéralogique).
DFL.-~-~~~~:...--~-~~'--~-~---:-a
On
100 %
50 %
100 %
Fig.. 32
Position des ·cH ffp.rents ,faciès '\\TOJcanj.olles €le
niack dans le di agra1!'T"'e
IC-DF-Dn de A. neni.s et al (1 ~fl.o) •
Zone A
Matériaux ne posant généralement pas ne problème
Zone B : La structure et la valeur de bleu c10ivent être favorables
Zone .C
Matériaux posant souvent d~s prob Jèmes
lC
Indice de contiimi tG
..
DF
Degré de fissuration
Dn
Degré de porosit~
JI.
Faciès ~ Rrain fin
Faciès R grain ~oyen
Faciès à p,ros grain
~
Ce diagramme est divisé en trois zones corr.-esnonclant il des niveaux pe rpsis-
tance mécanique différents~ Le report des points correspondant aux diffprents faciès
de Diack, montre bien les diffprences de performance ~écanique notée pluR haut.

- 124 -
32.2 - Les caractèristiques mécaniques
Deux séries d'échantillonnage
sous forme de blocs ont été prélevées
dans les deux pitons de Diack. Chaque série d'échantillonnage comporte 3 échantil-
lons pris dans chaque type de faciès. Chaque série a été divisée en 3 lots.
- Ur lot de blocs homogènes a été concassé en laboratoire ; les
fractions 4/10 de;r~i~ypes de faciès ont été envoyés au L.C.P.C. pour la réalisa-
tion de certaines mesures de résistance mécanique à la fragmentation, à l'usur~.et
à l'abrasivité (Fragmentation dynamique FD, Microrleval
~, Coefficient de polis-
sage accéléré CPA et Abrasivité ABR) et la détermination du coefficient d'ap1atis~
sement A aux tamis à grilles.
- Un deuxième lot de gravillons concassés, a servi à réaliser des
essais Los Angeles (LA) sur la fraction 4/6,3 et des essais d'identification sur
la ·fraction fine 0/2~ (essai au bleu de Méthylène, analyses chimiques et diffrac-
tomêtriques).
La granulométrie des échantillons utilisés dans ces différents essais
est donnée aux
figures33 (a, b, c, d, e).
- Le troixième lot d'échantillonS concassé en cailloux a servi
à réaliser les essais d'abrasion à la machine Deva1 (Deva1 standart et Deva1 sur
gravillons).
L~8 modes opératoires des différents essais et leur minutes figurent
en annexe B.
Le tableau 25 présente les valeurs expérimentales ou/et calculées
obtenues dans les différents essais mécaniques.
322.a - La résistance à la fragmentation
Les forcestanpentie11e~déve1oppées dans l'aire de contact pneu-chaus-
sée par les véhicules en mouvement, entraînent la fragmentation d'une partie des
granulats (P. LEBERRE, 1975). Cette fragmentation des granulats par le choc des
scup1tures en relief des pneus, est assimilée aux essais de Fragmentation dynamique
et Los Angeles.

.....'--_._'----,----------;
GBAVŒRS
GROS SABLE
GRAVIERS
GROS SABLE
125 -
~ li ..t :'":'f':: ~-+_: ·~:-.1
"
' 0
• • • • •
.-•
- 1-- -
----
' "
. fo-
a)
++-H--.-i·-r-..., - -
. r-
-j.
f-. .
i-+·H-t··+-+--+--+~
. r
1--
o '
z
D.5
20
p' [) 2R..f'I
U.S
1 J~Y
FD
---
GRAVfERS
GROS SABLE
GRAVIERS
GROS SABLE
./-' jf~ -
tH
t-'. _. ~-
. ro-
t-' ..
-.
.
a
-
' ..
-
..
-
t-::. >-- .t i~
-+- -
'f .1..
.,.. ..
-
t-P-
t---
1---
r-
f - -
-
.-
r
1 - .
of-
'J-
.
r--
f-
-
. -r
-
· - '.'
..
,
·
·
..
)~
· -
~
.
-
-
:
~
c) .
1
..
d)
. .
-
--
-
-
1 - . -- 1--.
.-
.
'.
.-
..
...--..
.. .
i
'-
-
-
·~t' .
1
,
,
.~
~
..
.
-
r
r•
~\\~.-
20
10
1O
P ",,~
Z
l
0.5
1
i
2
1
0.5
(
8
2
Fig. 33
Granulo~étriesdes échantillons utilisés clans les diffé.rents essa:i.s de rp.s5.s-
tance
mécanique

- 126 -
Les valeurs obtenues dans ces deux types d'essais de résistance à la
fragmentatio~permettentde voir qu'il existe une bonne analo~ie
entre essais Los
Angeles et Fragmentation dynamique ; les valeurs obtenues sont assez concordantes
dans les différents faciès. L'essai Los Angeles,qui,actuellement semble être ré1~gué
au second plan au profit de la Fragmentation dynamique
dans les laboratoires
bien équipés, présente une bonne corrélation avec eet
essai et peut donc être
utilisé dans nos laboratoires africains généralement équip~de la machine Los Angeles,
pour tester le degré de résistance à la fragmentation des granulats routiers.
Les faciès de Diack montrent une bonne résistance à la fragmentation ;
une résistance très élevée dans les faciès pétrographiques à grain fin et moyennement
élevée dans les faciès à grain moyen et à gros grain.
Les valeurs calculées de FD (Tabl. 25} à partir de la formule théorique
de FD d'après les travaux de P. LEBERRE (1975) ~ (Annexe BII),ne sont pas en concor-
dance avec les valeurs expérimentales. Ceci pourrait s'expliquer par les faits sui-
vants
- la formule: FD = 19,4 10g10 Dm + 11,7 mnF - 24,7
tient compte
du diamètre moyen Dm et de la porosité de fissure nF ~ mais, à mon avis, il faudrait
tenir compte aussi des va1"iations mirWmlogiques au sein de la roche. En effet, la
composition minéralogique et la structure (forme, dimension, agencement des minéraux
~
' " ' ,
-
et fissuration). intimement assod :es, d~fermitient"'é'ssentiellement les propriétés'
m~c'aniquës. (C. CPEVASSU, ''-19-69) ':
. '

."
- les différents faciès de Diack ont la même composition minéralo-
gique (les mêmes minéraux se retrouvent dans les différents faciès):mais la propor-
tion des différents minéraux varie d'un faciès à l'autre. La composition minéralogi-
que des faciès de Diack (Tab1. 20c)
montre que le minéral qui varie fortement du
faciès à grain fin (basanite) aux faciès à grain moyen et à gros grain(do1érite et
gabbro pegmatitoid~~st surtout le plagioclase, qui passe de 5 % à 58 X. Cette aug-
mentation du taux de plagioclase, .'accompagne d!une diminution de la résistance à
la fragmentation. Il est donc possible que les plagioclases introduisent un certain
taux de fpagiUt~ dans les essais de reeistance à la fmqmentation (Los Angeles et
Fragmentation dynamique).

rabl. 25
Caracdristiques l'lEeaniques del·difffiirents facH~. tfu pisement volcani~ue de ~i.~~ (Tbiêl)
,
_..Euaie
HD!
If D S:
F D
LA
DIVAL
AB~
4" %
C PAZ 100
,
Facièl
PI
c
c
III
r.I
III
d(DIt}
Dits
DRb
DR.
U'
c:
.'
Basanite (PIB)
6,2
6,9
3,0
J3.~0
'13
1~
22,4
11.5
21
31,5
: 40,90
DIa
7S u
3;6
aa.anite (P2B)
4,6
5,8
3,0
14.30
18
14
7.1,5
13,6
21)
35
40,53
Dm
85 u
3,7
Valeur moyenne
Ba..nite
80 u
S,4
6,3
3,0
14
15
13
22
12,5
20
:13
40,75
~oUrite (P1D)
..

0
Pm
3pO u
8,6
8,6
3,.8
2S
. 14·
16
1~,S
9,3
15
35
43,78
·:4.3
r>oUrite (P2D)
10,4
9.7
3,8
26
16
17
IA,1
8,2
15
35,5
42,68
~ 320 u
~,3
~a1eur moyenne
~olérite
3JO u
9.5
9,6
3.8
25
15
17
18,3
A,e
15
35
43.73
~abbro·(PCP)
5,8
25
'0
Dm
750 u
14
42,6
6;06;
35
:"22
.? J ,6
13.1)
6,3
12
,,:
30
42,30
.
M.DE • Micro-deva1 en prEsence d'eau
; MDS • ~icrodeval
l sec
FD-
Fragmentation dynamique .
,
. 0
LA
• Loa Angelel
Deval ~ Das : Deval Bur.lravil10ns l sec
,
.
; Drb : Deva1 sur gravillons humides
,
OSa : Deva1 standard 1 lec lur Caillou, '
ABR : Coefficient d'Ab~asivitE L.C.P.C.
• Les valeurs de PCP figurant au tableau '5, correl-
A % : Coefficient d'aplatissement
C.l'A
: Coefficient de po1i.s.8e accélérE
pondent 'aux . ~yenne8 des rEwoltats obtenus avec
m • mes ur' ; c • calculE
; deO) • dfduit du Deval
les faci~s Plr,p et P2GP.
.•
.
'
~
"1

- 128 -
322.b - La tlsistanceà l'usure
En plus des phénomènes de fragmentation, les forces tangentielles d'velop-
pées à la surface de contact pneu-chaussée parles véhicules en mouvement, provo-
quent une usure à la surface des granulats. Cette usure est surtout accentu'e par
la présence de particules libres sur la chaussée (sables, g~~villons etc ••• ).
tl existe donc une analogie entrë l'usure provoquée par les glissements des pneu-
matiques en présence de particules libres et les essais ~c~dBval, dont le principe
est basé sur l'usure que provoque une charge abrasive constituée de billes d'acier
sur une prise . '::"~d de r.ravillons ae classe p-rnnula-i-rè déterminée.
Les essais Microdeval sont effectués à sec et en présence d'eau. Le tableau
25 donne les valeurs mesurées aux essais Microdeval à sec (MDS) et en présence
d'eau (MDE). De ce tableau, on peut dégager les constatatiDns suivantes. :
- les coefficients Microdeval à sec sont assez faibles'et indiquent des
granulats tr~s peu sensibles aux phéno~ne
d'usure;
- les coefficients Microdeval en présence d'eau MDE sont plus élevés
que ceux obtenus dans l'essai à sec; ceci révèle un certain degré
de sensibilité
à l'eau. Le rapport ~~
qu'on pourrait appeler i~ce dB sensibilitd et l'eau(ISWJ
est de 1,8 pour les basanites (faciès à grain fin} de 2,5 pour les dolérites (faciès
à grain moyen) et 2,6 pour les gabbros pegmatitoides (faci~s à gros grain). Cette
augmentation de l'indice de senBibilit4 et l'eau ISw en mpport avec ta ta:f,l,te du
grtain montre que les facids d (11'OS gmin sont plus sensibles et l'eau et pd!' aons~­
quent d'une Nsistance mlcaniquB plus faible en pNsence d'eau.
La figure 34· montre que le coefficient Microdeva1 augmente avec la taille
du grain, ce qui indique une résistance à l'usure plus faible dans le~ faci~s dolé-
ritiques et surtout gabbroiques.

-
129 -
. . . 'f.
"
--_.......
,.'"
..,,""
------

-'" -
..,,""
-
-.. -
-
" , -
--

---
--------------------....
• •
••
1

•••
•••
n.
•••

•• CIIt·
_ Variation des eoef.ficients Microdeval en nrp.sence ~Ieau MD! et À se~.
Fig. 34

k (~.~ )
MDS en fonction (lu grain dans les fseVs volr.an:i.cues ete D1ae
J Jll
S
Les ph'n~nes d'usure 'taient avant les essais ~crodeval. mesuris par
.\\
le8 essais Deval standaI~ en prfsence d'eau ou à sec. L'essai Deval est r'alisé
sur des cailloux 40/63 généralement utilisis dans les ballasts des voies fer-
rEes et dans la technique.de chauss'e en macadam. A mon avis
l'essai réalis'
sous cette forme n'est pas adapté aux nouvelles techniques routi~res dans
le8quelles on essaye de caler au maximum les classes granulaires utilisfes dans
le8 eS8ais sur celles utilisies.en pratique dans la mise en oeuvre~ L'essai
Deva1 8ur gravillons Dg (Annexe BI) est plus adapté aux techniques routi~res
actuelles. Le coefficient Deval sur gravillons Dg qui est égal au rapport
2:00
avec m correspondant au passant au t~is 1,6 est élevé dans les granulats
résistants et faible·dans les moins résistants.

-
130 -
Le tableau 25 indique les valeurs expérimentales des coefficients Deval
sur gravillons.à sec (Dgs) et en présence d'eau (Dgb) et celui du Deval stan-
dard (Ds) (sur cailloux). Ces valeurs corroborent ce qui a été dit avec l'essai
Microdeval concernant la résistance mécanique aux phénomènes d'usure des diffé-
rents faciès.
L'essai Microde~al n'est actuellement pas pratiqué dans la plupart des
laboratoires africains, notamment au Sénégal. Il constitue l'essai de base pour
tester les granulats utilises en couche de roulement ; de façon qu'on a tendan-
ce à rempla~er l'essai, Deval, moins pratique 'surtout le Deval sur cailloux par
l'essai Microdeval. Mais il existe une bonne corrélation entre les deux essais
définie
par C. TOURENQ (1971) :
MD" V(4~) 4 ou simp.lement MD ~o
Dans le tableau 26 figurent des vale~rs de ~ID calcul~~s d'après cette formule
de corrélation.
La figure 35 établit les relations entre les coefficients ~icrodevâl
mesures et Microdeval déduits des valeurs expérimentales du Deval sur Rravil-
Ions à partir de la formule de corrélation
ci-dessus.
"Dm

. /
+./
~
.J
6
12
Fig_ 35 ~;Relations entre les coefficients ~icrodeval ~8ur48
(MID) et les coefficients Microdeval a.~duits
(MDd) des coefficients Deval sur gravi 110ns.
D'après la formule'de corrélation Mn = ~ ou 3 (~)4
(C. TOl.n.lENQ, 197 n
D

- 131 -
13.1
6.1
14.1
5.7
j 5.1
1"
...
) • .>
~2., ..~~i ~:', ,6.6
12.2
6.6
13.2
6.1
14.2
5.6
15.2
5.3
"
12 3
~.5
13.3
6.0
14.3
5 •.6
15.3
5.2
1 •
1
12.4
6.5
13.4
6.0
14.4
5.6
15.4
5.2
12.5
'6.4
13.5
5.9
14.5
5.5
15.5
5.2
12.6
6.3
13.6
5.9'
14.6
5.5
15.G
5.1
1
1
"
12;7
6.3
13.7
5,.8
14.7
5.4
1).7
:>.1·
1
1
12.8
6.3
13.8
5.8
14.8
5.4
15.8
5.1
1
12.9
6.2
13.9
5.8
14.9
5.4
15.9
5.0
1
·1
13.0
6.2
14~0
5.7
15.0
5.3
16.0
5 o,)
1
19.1
~.2
li
16.1 '
5.0
17.1
~
4.7
'8.1
4.4
li
l '
16.2
4.9
17.2
4.7
16.2
4.-4
19.2
..; .2
liIl
16.3
4.9
11.~,
4.6
18.3
4.4
19.3
4.1
1
1
16.4
4.9
17.4
4.6
18.4
4.3
19.~
. ~ ...
1
.
1
,
16.5
4.8
17.5
4.6
18.5
4.3
19. )
· ~
1
••. , .
1
il
il
Î
,16.6
4.8
17,.6
4.5
18.6
4.3
9.6
':;.1
18.7
4.3
19.7
4. ~
II
16.7
4~8
'} .. 7 ,
4.5
!I
: 1
18.8
'4.3
19. S
,1

1'\\
~.v
il
17 ..,8
..
16.8
4.~'
4·5
. . r ,
.'
'.
..
'
..
,
·
18.9
4.2
19.9
,..
.
~
...,
li•
,17.,9
4.5
16.9
4.7
il
20.0
4.'::
19.0
4.2
18.0
4.4
"·t:
17.0
4.7
,
21.1
3,.,8
22.1
23.1
3.5 "
20.1
'
,
'4.0
21.2
3 •.8.
22.2
23.2
3.";
1
20.2
4.0
23.3
3.4
·l
3.8
22.3
1
21 .3·
. 20.3
3.9
21.4
3.7
22.4
23.~
3.4
i
1
1
20.4
3.9
21.5
3.7
22.5
23.5
..
/
..J.~
1
20.5
3.9
..
'
,
23.6
"
.
:'.6..:
22.6
j21.6
20.6
3.9
!
~3.7
"1
'
......, 11
i21 .. 7
20.7
l,. 9
~ -'j
~'.
~ .Il

22.8
~.J.'"
21.B
20.8
3.8
1
22.9
23.9
'1
"
<J •
..J
21.9
1
20.9
3.8'
2';;.0
3.::'
j
23.0
22.0
21.0
3~8
Tabl. 26 - Valeurs de Microdeval (~n)
calcuHes d '.anrps la, f.ortnIJ.le de corrél~tion
MD:
80
(C. TOURENQ, 1971)
Dg
..
' .
"
',
" , J
". ~ ~.~,' t·· "-,-r ....:
..
,

- 132 -
Il existe une bonne corrélation entre les 2 valeurs de MD
les différents
points représentatifs sont très peu dispersés.
Les valeurs calculées des coefficients Microdeval d'après la formule théo-
rique établie par P. LEBERRE (1975)
(Annexe BII), sont trop éloignées de celles
mesurées; ceci s'expliquerait de la même façon que pour le coefficient de fragmen-
tation dynamique par la variation de la composition minéralogique
~ourcentage des plagioclases).
3.2.2.C - La résistance au polissage
Les processus d'évolution de la rugosité des granulats utilisés en couche
de roulement sous le trafic, procède par fragMentation et p~r usure sous l'actioo
abrasive de fragments minéraux fins ou grossiers situés à la surface de la chaussée.
Les processus d'usure par f~ottement qui affectent la rugosité géom~trique.
des revêtements routiers émoussent les arêtes des granulats et déterminent un
polissage de la surface. Ces phénomènes d'usure sont étudiés par l'essai Microde-
val et l'essai de polissage
accéléré. L'observation des surfaces polies des gra-
nulats issues de roches po1yminérales au microscope électronique à balayage)a per-
mis de constater une usure différentielle des différents minéraux. Cette usure
différentielle indiquerait que l'intensité de l'usure ~end de la àUPetA a2S
miM2'O.'U:X: et donc par lel des caPac~l'es p~tl'Ographiques et minéralogiques des
l'oches. Cette corrélation entre composition minéralogique, abondance des différents
minéraux, a permis l'établissement d'une formule empirique permettant de d~terminer
le coefficient de polissage à partir de la composition minéralogique. Cette formule
tient compte de la duroe~ rrr>yenne des minAraz.u: d"
(dureté vickers), du pourooerttcr-
ge des minéroau:c
p dans la roche et du oont:mste de du1'e~ Cd
qui exprime les
différences de dureté existant entre les différents minéraux. La. figure 36a montre
~'augmentation de la valeur du CPA en fonction du contraste de duret~ Cd. La for-
mule établie par D. FOURMAINTRAUX et C. TOURENQ (1971) est la suivante : loo.CPA ..
33,42 + 0,062 cd + 0,009 dmp où cd est le contraste de dureté • .~i ·tdvi - dVbl ;
dmp la dureté moyenne pondérée .' ~ viPi. L'explication détaillée de la formule
figure en annexe B II.
Les valeurs calculées de C.P·A. figurent au tableau 25. Des mesures expéri-
mentales de C.P.A, ont été prévues par l'intermédiaire du L.C.P.C. sur les diff~-

-
11.1
rents faci~s pétrographiques, mais n'ont pas en définitive été réalisées. ~elon
c. TOURENQ et al (1971) il existerait une bonne ao~éZation ent~ les valeurs
aaZ~~Z~e8 et les valeurs mesur~ee.et le coefficient de corrélation serait ne
0,928 (fig. 36b).
Les valeurs théoriques obtenues au~entent des faciès à grain fin vers
les faciès à gros grain; ce qui indiquerait \\lner~sistance à l'usure plus for-
te dans les faciès à gros grain. Ce fait pourrait s'expliquer par le contraste
de dureté cd plus élevé dans les faciès à grain moyen et à gros grain que dans
les faciès à grain fin. En effet, dans les basanites (roches à grain fin) le
minéral le pius abondant est le pyroxène de type augite de dureté'vickers
650 kg/mm2 et le pourcentage de plagioclase est faible. Par contre, dans les
faciès à grain moyen et à gros grain, le minéral dominant est le plagioclase de
dureté vickers dv égale à 730 kg/mm2.
n'autre part, par rapport à certaines roches naturelles (calcaires
grheux 0,53, gneiss 0,52, Microgranite 0,58)
les basaltes sont peu resistqnta
à l'usupe pa:!' poUssage;paJ:' aontxae leu:t' 1'ésistanae ~aani~e l'este plus él(IJv~e.
C.r.
1
J..
l·~·
,,//1
1
1
:l'
..
0.10
.

/
i
~
1
1
J}
1
- 0,70
..
..
,
1

!
1

;
«

.../
,
,
~
0,60
.. ·r~V• •
.... 0 (0
41
•• ..r.
i
1
.
' - '
.,.
!
;
i •• ".
i
•..
li,50
~


~ .~
,
.

. : . 1 •
...
.........
, /".
·1
1
--,
· V
,
. ..
'l,50
'" .
i

,.
4
.
.
"
1
. "
i:/; i·
, L'
•• / .
..1
~ _
__ _ _ .__ , ••..1..

-
1 •
1).' 1
I~._ _. i

: . lOti t'--.r.A.:; ~: .. 07- :d.35,74
-.t Cœttid"nt d. <:Il'·'."<ltion r; 0,901
· 11 ':c,,"rr;eiPn' dl' .. :<-',.Ilion r: 0.92'
."'.
O,3l

,
1
~;l..
1sur 6'.,,, ~'Tl
, .
i
.0,('
:
1
1
1
o
0,30
'1,60
',H
O,H
lQO
201)
~oo
400
500
Cd
•.· •.'A .... ~5urt
Figo 36à - Relation entre le
Fig. 36b - Corrélation .entre les valeurs
C PA. et le contraste de dureté
mesurées et les valeurs calculées de
cd. n'après C. TOnRENQ et al
C P A n'après C. TOURENQ
et al
.,
(t 971).
(1971) •
La résistance au polissage des roches varie inve~sement avec leur ·~8is­
tance mAaanique ; une bonne:r4eistance au pot.issage 8embl~ incompat i>l.e avec
une bonne ~~8 is tanae m~carti q.«t •

-
134 -
La figure 37 schématise les relations entre la résistance mécanique RM
des roches et leur résistance au polissage C P A
d'une part, entre ces diffé~
rentes propriétés et le diamètre moyen Dm d'autre part.
La variation du diamètre moyen Dm s'accompagne de celle de la porosité
N qui se fait dans le .même sens. Le tableau 25 permet de voir que lorsque le dia-
,
.
~tr~ moyen d'une roche augmente, son coefficient de polissage accéléré C P A,
croit mais sa résistance mécanique diminue.
c~
RX
".r •• ·,'. III
...
Fig. 37 - Relation entre la résistance
mécanique. des roches et leur
résistance à l'usure par polis-
sage.
L'augmentation du coefficient de polissa~e CPA au détriment des propr~e­
tés de résistance mécanique peut faire douter de l'utilisation de certaines
roches (basaltes) dans certaines techniques routières demandant un C.P A élevé.
Un indice de ~~BiBtance R tenant compte des principaux param~tres de résistance
mécanique (L A , Microdeval en présence d'eau MDE) et du paramètre de résistance
à l'usure par polissage C P.A 'J a été défini (C. TOUFENQ, 1975) pour les p.ranu-
lats utilisés en couche
de roulement
1
l
R = 100 (C ,P A ) - 2 (M~DE ) - (L A )
avec R >30 pour lèS routes à trafic très important t
à t
1
o soit 750 à 2000 PL-.
MJA.
L'application de cet indice aux trois faciès de DiackJpermet de faire les
constatations suivantes

-
11~ -
- le faciès à grain fin basanite (R = 18) s'adapte bien a un type
de trafic T2- (150 à 300 PL-MJA) qui constitue actuellement un trafic trps
important au Sénégal
- le faciès doléritique (R:z 8) peut être utilisé pour un trafic
Tg (50-150 PL-MJA). correspondant au Sénégal à un trafic élevé à moyen;
- le faciès gabbroique n'est pas en principe adapté aux couches
de roulement mais peut être utilisé seul ou mélangé au faciès doléritique en
couche de base.
32.3 - Influence des caractéristiques pétrographiques sur les caracté-
ristiques élastiques et mécaniques des roches polyminérales.
Dans l'examen des propriétés physiques et mécaniques des différents
faciès volcaniques de Diack. l'influence des caractéristiques pétrop,raphiques
a toujours été constatée. Les tableaux 27a et 27b permettent de suivre cette
influence sur les principaux paramètres p-lastiques et mécaniques.
Composition ::s:: Dm Ec VLc VLm Ir. DF
~
Iminéralogi-
Dm
5
mIs
ml s
i,
Structure
IQue
là bar
1"1.,
~" flft BASANITE
j r st. microli-
O,ORO
12.45
6 890
6 n?n
RR
Il .81
0. 1t.
-
tique
~
DOLERITE
st. dolériti-
0.310
11. 67
6 863
5 fl39
RS
14.81
O. J 5
IClue
GABBRO
st. dolériti-
0,750
11.25
6 793
5 .')3~
R?
17 •.81
(), 17
IQue Jtabbroiaue
Tabl. 27a - Influenc'e des caractéristiques pétrographiques sur les nropdétés élasti ques
des roches polyminérales.
-il"~'" La flèche indique l' aU~T'!entation de la proportion du minéral dans la roche
Plag
Plagioclase
Py
Pyroxène de type augite
Dl
III
Olivine
Mes
~ Mésostase
• Le type de trafic '·u correspond à la classification.adaptée au catalogue des
structures types de chaussées neuves (1977) du L.C..P.C •• il s'exprime à par.tir
du trafic poidS ZOU'1'c?:; Jov.rnaUe".!' moyen (PL-'I,\\'JA) de la voie 1& plus char~é-.e..

-
136 -
Composition S:
pravil.
Dm
LA
MDE
~'flS
DH
DS
FD
r,PA
minéralogi- Structure
1!IlIl
%
%
%
%
%
%
r.
Ique
P.o, " Ol. lU
1
BASANITE
0~O80
13
5,4
~,O
1?-,5
2?
15
(),41
~t-
DOLERITE
0,310
17
9,5
3~~
B,R
IR.3
15
(), lj4
GABBRO
0,750
23
14
5,8
6,3
1:-
22
(),43
Tabl. 27.b - Influence des car~cfériStiques'pétrographiques sur les ·caràctéristiques
mécaniques des roches polyminérales
Il ressort de ces différents tableaux les faits suivants
- les différentespropriétés mécaniques varient en fonction du
grain, de la composition minéralogique et de la structure de la roche ;
- les faciès basanitiques à grain fin et à structure microliti-
que non .altérés~ correspondent toujours à des roches ayant de bonnes caract~­
ristiques mécaniques ;
- la présence de plagioclase en forte proportion dans la roche
entraîne,une diminution de la résistance à la fragmentation ;
- la résistance aux phénomènes d'usure semble plus grande dans
les roches à grain fin que les roches à gros grain~ ceci semble en ra~port avec
le type de structure et la porosité totale (N) ;
- les roches polyminérales,présentant dans leur composition miné-
ralogique des minéraux de dureté à peu près égale, (exemple les basal-=.es) seront
peu résistantesaux phénomènes de polissage.

- 137 -
3.3. Conclusion
A l'issue de cette étude, il se dégage un fait fondamental et important dans
la méthodologie d'études prévisionnelles à l'échelle du gisement et des ~ranulats
de roches massives : une étude géologique compléte
et précis~ définissant les
contextes géologiques, géodynamiques et structuraux, les compositions minéralo-
gique
et pétrochimique, peut permettre en grande partie la définition des para-
mètres géométriques du gisement et les performances mécaniques des différents faciès
rencontrés. Ces données géologiques pourront être couplées à des essais simples et
rapides ~ d'identification (VL, porosité, masse volumique, essai au bleu de méthy-
lène
) et de résistance mécanique (Los Angeles '~.• Devalsur gravillons, Microdeval).
Les corrélations satisfaisantes entre certains essais mécaniques (Deval et Micro-
deval, Los Angeles et Fragmentation) permettent de vérifier le comportement des
roches à ces différents essaiS. De la composition minéralogique, on pourra calculer
le coefficient r P.A. de façon à avoir une idée de la rêsistance aux phénomènes de
polissage des granulats utilisable~ surtout en couche de roulement.
L'application des données géologiques (analyses pétrochimique.
minéralogi-
que et structurale) peut donc facilit.r la prospection et l'étude détaillée des
gi.ements nouveaux et des carrières~ en apportant une grande partie des renseigne-
ments recherchés sur les paramètres quantitatifs et qualitatifs (caractéristiques
intrinsèques et mécaniques de chaque faciès pétrographique).
Le coût d'une telle méthodologie est relativement faible et est à la portée
d'une entreprise moyenne.


-
138 -


- 139 -
Au terme de cette étude~ il me semble nécessaire de rassembler les princi-
pales données importantes
ou nouvelles, et d'essayer de définir quelques thèmes
de recherche pour l'avenir des produits volcaniques au Sénégal.
1 - L'&tude p&troëh~ et g~ochimique des m:mifestatiorts vo laani-
ques de la -proVince -de la pres ~ , tle du Cap-Vert.
Les manifestations volcaniques de la
province sont de type alcalin, basique~
représentées par :
- des séries alcalines tertiaires peu ~ff~renci~es et non ~vOlU~e8j
dont les termes pétrographiques sont des n~ph&linites, basanites, basaltaa alcalins
à olivine. Elles seraient issues d'un magma basaltique alcalin qui n'a pas subi
de modifications poussées de composition et de chimisme au cours de son ascension
- des séries alcalines quaternaires non ~ifférencip.en Mais plus ~vo­
lUGeB~ représentées par des basanites néphéliniques, des basanites, des basaltes
alcalins ~ olivine et des Hawaites (Dolérites).
Les datations récentes K/Ar confèrent respectivement aux épisodes volcani-
ques tertiaires et quaternaires un âge oligo-miocène et quaternaire inférieur à qua-
ternaire moyen. Ces épisodes volcaniques sont issus de deux magmati~s distincts
qui se sont manifestés dans des conditions p,éotectoniques êquivalente~mais suivant
des modes géodynamiques différents. L'activité magmatique fini-tertiaire- essentiel-
lement fissural~ est représentée par des filons et très rarement par des lambeaux
de coulées. Le ma~tisme d'âge quaternaire est à dominante explosive et se carac-
térise par la fréquence du phréato-ma~tisme.
3 -
Mise au 'Doint sur le mode de mise en 'D lace des rrrzni festations
f t

~
volcaniques de Diack

- J4n -
L1analyse microstructurale et la description de la géométrie des différents
éléments du système volcanique, semblent indiquer une liaison étroite entre la gëo-
métrie du gisement et les différentes directions de mise en place de la roche.
Il semble au vu de toutes ces observations, que l'on puisse considérer le
gisement de Diack comme ,?: ','}'T"
!:; 'l:nt:r·u..<.,if ent'orome ?e Ddke~ &mt tes centfoes
a:êiirission C01Y'C:;;Joi'ideat ~1. Î,,;-i;""'~~''J<3(Jtion d.es 2 [jy']t~"meD c 7e failles N.B et E.TI.·
4 - CaraatAris#fJ.ue8 qéoteabniqyes 468 diff~flent8 faei~s volcaniques
de ta Ca.rM.~re de Diaak
.
Les données fournies par une étude géologique compl~te du gisement peuvent
apporter des résultats et des enseignements utiles dans la prévision des propri~tés
géotechniques des roches. La méthodolog:.e d'étude 'de carrière basée sur ces données
a permis, en plus de la détermination des paramètres géométriques du gisement, de
reconnattre que structures et qualités étaient liées et que certaines structures
(grain fin) étàient plus favorables que d'autres (~ros grain).
Cette orientation dans la recherche de
méthodologi~d'étude de carrières
appropriées aux pays à moyens limités, constitue une voie prometteuse qu'il importe
d'approfondir; mais l'existence d'une méthodologie appropriée ne sert à rien si
elle n'est pas sous-tendue par une politique de recherche et d'utilisation des ~ra­
nulats. Aussi, je ne saurais termin~r cette conclusion sans faire
une proposition
de politique de recherche et d'utilisation des granulats au Sénégal.
Le Sén~gal,pays en voie de développement, est l'un des pays afrieai~ qui è
l'un
~es programmes économiques les plus ambitieux. Or il est indéniable qu'un
essor économique viable ne peut se faire et se maintenir que grâce à une a~éqnetion
judicieuneavec une politique d'infrastructure bien développée de voies de communica-
tion. Le Sénégal n'est plus à l'heure des chaussées en terre ou des routes très
économiques dans certair~1 ~ones; le trafic à fortement augmenté et est passé après
vingt ans d'indépendance du simple au quintruple. La conception et la structure des
chaussées doivent évoluer
pour sladapter au trafic, au risque d'avoir un réseau
routier à durée de vie très faible. Mais, il ne faut pas perdre de vue que le

- J41 -
maintien et la ~e de vie d'une chauss4e en dehors des facteurs liés à la mise
en oeuvre~ passent par le maintien des caractèr ~s i'i.':·::iques ct j/::~'8ùTues der' ("··~ct·
nulats qui constituent généralement 80 à 100 % des chaussées, sous la sollicitation
du trafic. Ceci ne peut se faire qu~avec des granulats dont les caract~ristiques
mécaniques et intrinsèques sont bonnes.
A côté de ce secteur, sans cesse croissan! dans les pays africains, existe
parallèlement un développement des problè~es d'urbanisme et d'aménage~nt du ter-
ritoire qui demande
. aussi une part importante de
granulats. Les he soins actuels
en granulats de construction et de viabilitp. augmentent donc sensiblement.
Au vu de ces réal:
.~~ je peux affirmer sans risque de me tromper que la
nécessité d'une définition d'une politique des réserves de granulats, à l'échelle
régionale et nationale est de plus en plus évider~e et pressante. Il est urgent
de disposer de
.. .J-7.~,..'9S ,::,,(J(.'-::oi'1ale'1 (':::~ Y'('<>·<tm'1Jçf?~ Qnt'"7'c:nuZat!3 de façon à connaî-
tre régionalement et pour chaque type de matériau utilisable, les réserves et les
caracteristiques intrinsèques et mécaniques et d'en déduire les utilisations opti-
males. Ains~ cette étude effectuée sur les basal·es, doit s'étendre aux autres
roches naturelles massives, sédimentaires ou alluvionnaires situées dans chaque
région du Sénégal, en particulier dans le Sénégal Oriental qui peut constituer
dans une échéance courte, le IIpoumon économique" du Sénégal. Il sera aussi utile
d'étendre les investigations vers les matériaux salins et industriels.
Mais s'il est vrai qu'il s'avère indispensable de définir une politique de
recherche de granulats, les contraintes économiques, d'environnement et l'épuisement
p~ogressif des gisements en exploitation, doivent conduire à mettre sur pied une
politique d'utilisation des gTanulats. En effet, la carrière de Diack, au rythme
actuel d'exploitation, va s'épuiser rapidement. Il est donc temps d'attirer l'at-
tention sur l'exploitation abusivee!anarchique dont elle est l'objet. Ses granulats
constituent comme l'attectent les valeurs obtenues dans les différents essais d'i-
dentification et mécanique, d~q granulats à haute performance; o~ il sont fortement
utilises dans les bétons hydrauliques destinés aux ouvrages de bâtiment. Si l'on
admet qu'il suffit pour qu'un béton soit acceptable que Res propriétps soient con-
formes
à son utilisation, on pourra utiliser dans les bétons destines au bâtiment)
des granulats moins résistants mécaniquement (grès, calcaires
dolomitiques,
coquilles) mais qui répondent parfaitement aux propriétés exigées pour les granulats

-
lt.? -
destinés aux bétons ~ on pourra ~-:lsi réserver les roches volcaniques (Diack et
autres gisemen~rnoins importants). aux
bétons à caractéristiques spécifiques élevées
des couches de roulement des chausséesJqui nécessitent des granulats à haute perfor-
mance.
Pour me résumer, je dirai simplement qu'il est urgent et iMPératif
- d'associer à l'inventaire exhaustif des granulats, Z'élanc:Yl.>l,Jn
de 8péc{iications off'icietzes relatives à l'utilisation des différents types
de
matériaux disponibles ; ce qui devra aboutir à des conceptions de technologie~
nationa1esbien adapteesà l'environnement, afin d'éviter l'importation de technolo~
gies élaborées et conçues pour un contexte souvent très différent ;
- d'arrêter l'exploitation abusive et anarchique de la carrière de
Diack, qui constitue actuellement notre seule source de matériaux à haute perfor-
mance mécanique. Ces matériaux doivent être réservés uniquement aux couches de
roulement des chaussées.

-
143 -

- 144 -
A N N E X E AI
Méthode de calcul utilisée_pour la déterMination des valeurs de ~e20,T et
PeOcel
ut il isées dans les d :îngrA.1'!1I!"es à part ir des valeurs de Fe2(l3 et FeO
dosf:s
1°) Fe203 dosé et FeO dosé = valeurs obtenues d~ns l'analyse des éléments maieurs.
2°) Transformation du FeO dos~ en Fe20~ équiv~lent en X ou en
nar ~,9 de façon
à avo ir FeZ03 é. qu ivalent
Fel).
..
1
3°) Fe2C3 dosé + Fe203 équivalent = i
Fe203 T (Fer total)
......... -'''-- ..__.=...-_--_.-------
5°) Transformation du Fe?O~ (1) en ~eOcal en f.~isant l'o~~ration inverse en (2)
- -'
soi t en -:- ou en X par 0,9 h
valeur de Fe'!()::l (1).
N.B. - Les laves étudiées T110ptnmt des degrés d'oxydation assez élevés et pour se
rapprocher le plus possible de la v':11eut' de Fe 0
dl'lns le magma initial. j 'ai fix~
2 3
à 1,5 % cette valeur •
.. Les compositions normatives et les dia~raMIll.es ont été déterminés sous la
base de Fe203 = l,Sr et FeO = FeOeel.
./..,-

- 145 -
A N N E X E
A II
T A BLE
DES
FIG U r.. E S
Pages
Fig. 1 - Carte schématique de la répartition des aires volcaniques
tertiaires et ouaternaires sur la plaque africaine (d'a-
près les données de THOF~E et SMITH, 1974 ; GASS~ 1972;
M. GIROD,
1978)
cr................................
2
0 .
Fig. 2 - Carte schématique des bombements et des laves alcalines
associées dans la plaque africaine d'après LE BAS
(197~)
7
M. GIROD, 1978
romplétée pour la province volcanique
de la presqu'île du Cap-Vert (Sénégal)..................
2
Fig. 3 - a) Répartiti>n goographique de l'aire volcanique.... ••••
4
- b) Plan de situation des divers affleurements de la pro-
vince vo 1can ique ...
4
0

































Fig. '

~..
8
volc~I"'l.que ••••••••••••••••••••••••.• .............. 0 ••••••••
Fig. 5 - Essais de corrélaticn de sond~f,es : aperçu synthétique
.. ~ 1 's variationp l-"t(·~rale~ des f:'l.cU:'So cl 'F. ... t :::n Ouest (le la
r 2rion.:itt'!,.:ié'i •.•.•.•.•.•.•.•.•. a,...........................
8
Fig. 6 - Carte de Si~ll~tio~ ~e~~ 3aTI~~res •••••••••••••••••••••••.••.•• 10
Fig. 7 - Schéma interprétat if du prolongement vers l'Ouest du bassin
sénégalo-mauritanien di~près G. GUIEU (1979).... •••• ••••
16
Fig. 8 - Schéma hYll'thétique du roIl'portement du nanteau supérieur.
d'après les données gro phys iques G. GUIEU (1979) ; J .L.
LIGER (1979)
0.0................................
16
Fig. 9 - Echel:e Btrat igraphique.................................
17
Fig. 10 - Carte de situatbn êt de localisation des '[Xl ints d'échan-
t i1.1û nnag e .•.......... c • • • • • • • • • • • • • • • •••••••••• ., • • • • • •
19
Fig • J 1 - Coupe siropl ifiée du volcaniqme quaternaire au niveau de
1 'appareil }.m~Jz••• o. QI"...............................
19
Fig. 12 - CPtrte de 11. frr'.ct·.7.r~tion • .'.............................
21
Fig. 13 - Cot!lJX> sit ion '[Xl tent ielle des feldspaths des laves ter-
tiaires et quaternaires de la presqu'île du Cap-Vert
et du plateau de thfès.................................
35
Fig. 14 - Positnn des cl iverses laves tertiaires et quaternaires
dans le tr iangle de Niggl i.............................
35

- 146 -
Pages
Fig. 15 - Diagramme Sb 2/lUc. (N~zO+KP) selon ~{ACDI)NM..D et
I:ATSURA (1964) des lmTes tertiaires et qu~ternaires de
la presqu'île du Cap'-Vert et du plateau de Thiès.......
48
Fig. 16 - Diagramme de YODER et TTI.LEY (1968) p:>ur les laves ter-
tiaires et quaterna:i=es de la presqu'île du Cap-Vert
et du plateau de Thiès (Sénégal).......................
49
Fig. 17 - Diagramme A.F.M. p:lur les laves tertiaires et quater-
na ires de la presqu'il e du Cap-Vert et du plateau de
Thiès (Sénégal)............................................
51
Fig. 18 - Diagramme s de var iat b n ut il isant 1 e SI de Kl.JN) (1968)
des laves tertiaires et quaternaires de la t;lI'esqu'île
du Cap-Vert et du plateau de Thiès.....................
53
Fig. 19 - Diagrammes de "ver iat:ÏJn" de !IARKER P:HJr' les laves
te:'tiaires et quate:'naires (te la presQu'île du Ca.p-Vert
et du plateau de Thiès (Sénégal).......................
54
Fig. a:> - Diagramme Ne/SI de s:>us-saturati>n pJur les laves ter-
tiaires et quaternaires de la presqu'île du Cap-V'a:'t
et du plateau de Thiès (Sénégal).......................
57
Fig. 21 - D iagrannne
;~ih /$,•.Ides, 'lav~s de l~ p:'ov ince étui ié.e.
59
Fig. 22 - D iagramme ,T~2/:;;; ?~ K~AS.HLlO (197,0 ,des laves de la
fJl"0 v me e étll;i ~e.•.•••• ~. .... • • • • • . • • • • • • • • • • • • • • • • • . • • • • • • •
59
F i6. 23 - Gr ü). e pétrog énét ique de GREEN (1971) ro ur 1 es basal te s
66
o
................
.. -----
. . , - - _
RELEVES
DES
TABLEAUX
Tableau 1.- Caractères minéralog iques et pétrographiques des laves
tertiaires de la presqu'île du Cap-Vert et du plateau
de Th iè s (S énég al )
27
li
..





..

..
..
..
..

..
..
..

..









..







Tableau 2.- CompJ sitbns chimiques des laves tert ia ires affleurant
dans la presqu'île du C,~p-Vert et d~ns le plateau de
Th iè s. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . .. .. . . . . . . . . . . . .. .
3 1
Tableau 3.- "!ariatbn de quelques paramètres d'alcalinité en fbnc-
tbn du taux de S:b 2 dans les laves tertiaires de la
presqu'île du Cap-Vert et àu plateau de Thiès.........
32

-
147 -
Pages
Tableau 4.- N>rmes C. I.P.W. des cl iverses laves tert:Î8. ires de la
Presqu'île du Cap-Vert et ri:ms le ?l"'itcau de Thiès...
33
Tableau 5.- Pourcentages dlArorthite~ d'Albite, oi"1rtrose
virtuels
dans les felds!,i1ths des laves tertiaires.............
34
Tableau 6.- Pourcent~e de feld~atroïdes p.qt" rapp:lrt ~ux fà. dspaths
dans les cnmp> sants sial iques virtuel s des laves ter-
t ia. il" es .••.•..•.
~
34
r>
0

0
C'
CI
• • • • • • • • • • • • • • • • • • •
"
• •
"
"






Tableau 7.- ~bmenc1attre des classes VI et IV du tri..'lmle de Nimli
36
Ta1::l. eau 3.- Anal yses I1Dda1es des laves quater na ires (Mamel1 es)
d'après P. DERANT 19E3 •••••••••••••••••••••••••••••••
Tableau 9.- Ca'l"actéristiques minéralogiques et pétro~raphiques des
laves quaternaires de la Presqu'île du Cap-Vert (S/?néga1) 38
Tableau 10.- ComJX>sithns chimiques des laves quaternaires de la
P l'esqu'ile du Cap-Vert
,
0
e
o • • • • • •
Tableau 11.- l'brmes C.I.P.W. des laves quaternaires de la 'Presqu'-
il. e du Cap-Vert
~
44
0

f)

,

Q
0
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
• •
CI
• •
0



Tabl eau 12. - Var ia th n de quel ques par am tr es d'al cal in ité en fo nc-
tnn du taux de SiO? des laves ouaternaires ... ,.......
45
Tableau 13.- Pourcentages d1Anorthite, d'Albite, d'Ortrose dans les
feldspaths virtuels des laves C!uaterna ires.............
46
Tableau l~.-Pourcentages de fe1dspnthoides par,ra?port aux feldspaths
dans les composante sialiques virtuels des laves quaternaires
46
Tableau 15.- Valeurs calculées de Fe~03 total
". FeO. Si02 et SI
utilisées damt les diagrammes et ntlrtnes {D.lI[' les laves
t 8r t ia ir' es . ...
ti 1
0
0'
"
C"
Il
0'
.'
)
0
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Ilo










Tableau 16.- fuurcentages des divers paramètres du diagramme A.F.~1.
dans les laves tet'tiaires .•.............•. e... ~o .. c.....
61
Tableau 17.-Va1eurs calculées de Fe203 tata1 ,~ FE!)~ Si12~ SI ut il i-
sées dans les diagra"'J.l-ne.s et normes IUur les laves qua-
ternaires
o
• •
e . f I
".O • • • • • • • • •
62
Tableau 18.- Pourcentages des divers paramètres du diagratl"J'l\\.e A.P.~L
da ns 1 es laves quater na :ir es •.••..•..•..•••.•.
62
Q








Tableau 19.- Ages radhmé.triques fOur le VJlcanisrne de la p.:esqu'~
île du Cap-Vert et .-lu Plateau ne Thiès (J. CANTAGP..EL e!
a-Z-, ]geO) .... .
~
69
0'
Ilo

0
:
(l
"
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
0

CI
"
"
4)






- 148 .~
A N N E X E B l
MODE S OPERATOIRES
DETAILLES
DES
ESSAIS
DE
LABORATOIRE
cités
dans
le
texte
A - ESSAIS D'IDENTIFICATION
1) D~ternrination de Za pOr'osit~ on" de la masse vo7.:wnique (pv)" du coeffi-
cient d'absO!!'tion (Ah)
Ces caractéristiques physiques ont été déterminées sur les
gravillons
de classe granuZaire 4/6,,3 qui ont servi à la réalisation des essais mécaniques et
sur les prismes de roches utilisés pour les mesures de célérité des ondes longitu-
dinales. Ces essais sur les gravillons et sur les blocs sont faits selon le même
mode opératoire.
+ Détermination du volume (V) de l'échantillon
L'échantillon est immergé dans une éprouvette graduée d'un li '~Te con-
tenant de l'eau jusqu'à un niveau repéré avec précision. Le volume (V) de l'échanti1~
10n correspond au volume d'eau déplacé.
+ Détermination de la masse seche (Ms) de l'échantillon
L'échantillon est placé à i'étuve venti1éeà 105° pendant 24H, puis
pesé au centigramme près.
+ Détermination de la masse satutée(Mw)
En principe, la saturation de l'échantillon se fait très rapidement en
effectuant une désorption sous vide à l'aide d'une trompe à eau pendant 2R, sU~7ie
d'une immersion à'l'air libre pendant 24H. Mais à défaut d'une trompe à eau, les
échantillons de roche microcrista11ine à faible porosité (0,3%,ont été immergés pen-
dant 72H dans un bac contenant de l'eau à 20°C.
Après saturation, les échantillons sont essuyés en surface avec un chif-
fon absorbant, puis pesés.
+ Détermination de la masse de l'échantillon partiellement saturée ~7'
.,
\\.
L'échantillon séché de masse Ms est refroidi puis imMergé dans l'eau
pen 1nt 24H. Au bout de 24H, il est essuyé et pesé.
(
3)
Ms
1v cm
=v-
N % = 100 x
MW - Ms
,
Ms
Ab _
Mw - Ms
Ms

- 107 -
MiarophotoÇJ1'Ophie la
Mi arophoto(r.t'crohie lb
Diack - Piton 2
Diack - Piton 2
F'~
II
' t " d
Il
aCles
pe~tl 01 es
Faciès pegmatito!des
structure dolérite gabbroïque à ph~no­
'structure dolérite gabbroique
'cristaùx:
de plagiol!1ase:(Plag) maclés ;
de pyroxène (Pyr) craquelés ;
d~ o'livine(Ol), .eorrodés.
.
'.
,.
"
Fréquence detttanomagnp.tlte en pPlltu~~
les.
Ech. P2GP ; LP x 50
Ech. P2GP ; LP x 150
PLA N CHE
IV
Miarophotographie 2
Miarophoto(J!'aphie :5
Diack - Piton 2
Diack - Piton 2
Basanite à olivine riche en pyroxène
Basalte alcalin à olivine
structure microlitique porphyrique
structure doléritique intersertate
phénocristaux : d'Augite parfois
- plagioclases en lattes ;
maclés en h]
- augite ;
d'Olivine (01).
- magnétite (martite)
- olivine,
Ech. P2B ; LI' x 50
1
1
l,
MicrophotographiES ef ectuées au L.C.P.C. Paris
lr

- 108 -
2S - Conclusion
L '~tude du aontexte géologique et l'analyse struaturale du gisement,
pe~ttent d'appr~aier les paramètres g~o~triques du gisement et de se prononaer
sur l 'homogbl~iM du gisement. Les donn~es min~raloqiques et p~troahimiques ont
pems d'~valuer le degr~ d'altération des diff~rents faaiès.
Dans le chapitre suivant, ces données permettront de déterminer en
grande partie : les propri~t~s intrinsèques et le aomportement dans les proaessus
,ooaaniques de fragmentatione;d' usure des diff~rents faai~s vo laaniques.

- 149 -
2) Mesure de la vitesse de propagation des ondes longitudinales rVZ)
+ Appareillage
Les mesures ont été effectuées avec un auscu1teur dynamique AU 75 por~
tatif type ATNE électronique, utilisé généralement pour l'auscultation des ouvrages
en b~tons, mais se prétant bien aussi aux mesures de célérité des ondes longitudi-
nales (de compression) sur des blocs de forme quelconque mais à surface plane.
L'auscu1teur dynamique comporte
- une visualisation du signal sur l'écran d'un oscilloscope
- un chronométrage automatique ;
- un affich8t~
numériqu~ des retards :
- un émetteur plan à céramique piézoélectrique ;
- un récepteur plan à céramique piézoélectrique.
L'appareillage généralement utilisé dans les laboratoires de mécanique
des roches comporte
- un émetteur piézoélectrique excité par un générateur d'impulsions
électriques brèves de 2000 à 3000 volts ;
- un capteur semblable à l'émetteur, qui transforme les impulsions
reçues du train d'ondes en signaux électriques amplifiés et visualisés sur un oscil-
loscope.
Le contact de l'émetteur a'7ec la surface plane de l'échantillon se fait
par l'intermédiaire d'un film de graisse siliconée.
+ Les échantillons
Les mesures peuvent être réa1isêessur des carottes ou simplement sur
des blocs quelconques comportant deux surfaces opposées grossièrement planes. Les
mesures effectuées dans cette étude, ont été faites sur des blocs para11é1épipédiques~
d'élancement 2 et de longueur comprise entre 8 cm et 15 cm obtenus par sciage à la
scie diamantée.
+ Conditions de 1 1 essai
La célérité des ondes longitudinales V1 est mesurée sur l'~chantillon
s~ch~ au préalable 24H à 105 0 (dans les basaltes) dans une .tuve
ventilée(VLs) et
sur lYéchantillon satur~ avant, en le
plaçant pendant 72H dans un bac contenant de
l'eau, ensuite essuyé (VLw).
Le temps en mi11isccondes
mis par l'onde pour se propager est affi-
ché par l'appareil
= _L-j-(m-+)_
V1
= mls
tes)
3) Essai au bleu de rOOthylène :
valeur de bleu rVB)
+ Appareillage
Il comporte :
- une burette à robinet de 50 à 100cc graduée au 1/10 ;
- un agitateur magnétique à vitesse réglable type Labovo1t ;

- ]50 -
- une baguette de verre
- un chronomètre ;
- un récipient en verre de 1 Ji. tre.·
+ Produits utilisés ~
- Une solution de bleu de ~thyUne à lOg pour 10OOc",3 d'eau. Le bleu
de méthylène est commercialisé sous te nom (7 g bleu de ~thylbne ~dicnnal-aodex)
vendu chez prolabo sous la référence 340-17-155, conditionné en flacolBde 50 g. Une
quantité de lOg de bleu est introduite dans 700 ml d'eau distillée, à 40·C contenue
dans un bécher. La solution est agitée jusqu'à refroidissement à température ambian-
te. La solution froide est complétée avec de l'eau distillée à 1 litre de solution.
,- Le papier test~ it-est utitisé par le test à ~ taahe~ il est de
type f.fhatnrJ:nn : 15 x 20 am ; nO 40.
Le matériau à tester~ il correspond à la fraction 0/200~.
+ Exécution de l'essai
La prise d'essai est de 50 g de matériau sec 0/200 ~ ; elle est mise
à tremper dans 100 ml d'eau distillée contenue dans le récipient de 1 Jitre.
- La suspension de matériau est soumise à une agitation à grande
vitesse ~ 700 t/mn, réduite au bout d'une minute à 400 t/mn. Cette vitesse d'agita-
tion est
~intenue toute la durée de l'essai.
- La suite de l'essai consiste à injecter par volume de 5 ml du bleu
de méthylène et à effectuer au fur et à mesure
le test à la tâche.
Ce test consiste à déposer, à l'aide d'une baguette, une goutte de la
suspension sur le papier Wathmann ; i l se forme une tâche comportant une zone cen-
trale brunâtre constituée par la suspension et une auréole humide incolore ou bleu
claire.
- On effectue
des injections de 5 ml de bleu de méthylèn~ suivies de
testa à la tâche jusqu'à l'apparition de l'auréole bleu-claire.
- A l'apparition de l'auréole bleu-claire, on laisse s'opérer l'a&.sorp-
tion du bleu de méthylène par le matéria~tout en effectuant des tests de minute en
minute sans ajouter de bleu de méthylène.
a) si l'auréole persiste au delà de 5 mn, le test de la tâche
est positif; l'essai est terminé et on lit le volume v (cm3) injecté pour avoir le
test positif.
avant
b) si l'auréole disparaitl5 mn ; .le test est négatif, on recommence
à injecter par 2 ml de bleu de méthylène jusqu'à avoir une auréole bleu -claire per-
sistante après 5 mn.
La valeur de bleu
VB =
v x 0,01 g x 100 =
/g
50
VB est exprimée pour 100 g de fine.
N.B.
0,01 g = la masse de bleu dansnitred'~~u (concentration utilisée pour l'essai)

- 151 -
B - ESSAIS MECANIQUER
1.- Microdeval (MD)
La prise d'essai est constituée de 500 g de eravillon 4/6,3 non déplatés.
Elle·-est placée dans un cylindre métallique avec une c'harge abrasive de 2 kilo-
grammes, constituée de billes sphériques de 10 mm de diamètre en acier INOX Z 30 C 13
La rotation des cylindres solidaires autour d'un axe,est assurée par un
moteur de 1 cheval-vapeur. La vitesse de rotation est . . 10r
t/mn, et l'essai
est arrétéau~J~~tiquementaVbcutde 24P : soit après 12.000 t.
- Après essai, le matériau et la charge abrasive sont recueillis dans un
récipient et lavés au tamis 1,6 mm.
- Le refus au tamis 1,6 mm est séché à l'étuve à 105 0 pendant 24H.
- Il est ensuite tamisé au tarois 1,6 puis pesp au gramme prps. Soit ms la
masse du refus séché au tamis 1,6 ; on exprime le coefficient Microdeval
m
MD = 100 -:-- avec m = 500 - ms.
Remarques
Le coefficient MD est calculé au dixième près ;
L'essai Microdeval peut s'effectuer sur le matériau sec (MDS) ou en pré-
sence d'eau (MDE) et dans ce cas, on ajoute à l'ensemble matériau - charge abrasive,
2,5 1 d'eau.
- L'essai peut s'effectuer aussi sur les classes granulaires 6,3/10 et 10/14
et les charges abrasives respectives sont 4000 g et 5000 g. Le choix de la classe
granulaire devra tenir compte de celle prévue dans la formulation.
- Quelque soit la classe granulaire de la prise d'essai, le ta~is de contrôle
1,6 sera utilisé.
.
- Une feuille d'essai avec cn exemple les minutes des essais réali&ë'
sur
les différents faciès de Diack est proposée.
2.- Essais DT'n'L
L'essai Deval est réalisé actuelleroent
sur blocs et sur gravillons.
2a - Deval standard (Os)
La prise d'essai est de 5 kg et est constituée par 44 blocs de 40/50 mm. Elle
est placée dans un cylindre de la machine
Deval, sans charge abrasive, mais en prpsen~
ce d'eau (Deval standard humide: DsR) ou sans eau (Deval standard sec:DsS). La
vitesse de rotation est d'environ 33 t/mn et l'essai dure 5 heures.
- Le matériau est lavé ensuite au tamis 1,2 mm puis séché à l'étuve à 105·
pendant24H.

.........
..
..,.,........_ _'-, _.""._,.'
_
-_..
_..,,~ .."~' _.,....,..
_.~
_ ' - ,
---...
'._-.."- __ -~,
".-.,-
_,_ ..__.,-_.'_."._._" ~---'-_..-,_.~------~_._-_ .•.__.---,_._,_ ~~.._..
._----
152-1
ESSAIS
SU·R
GRANIJLATS
MICRO
DEIIAl
MDS
MIlE
'IDS
----il'DE
Classe
MIlS
I4DE
MIlS
!MIlE 1
Granulaire
4/6,3
4/6,3
/
/
1
/
/
/
1
Mas:~Dde la 1
..- I -..---+----+--.-..--t.-.---.--.l----.--+----I------+---~
1
1
Prise d'essai
500
500
/
l-t~/
(g)
1
/
/
/
o
2,5
o
2,5
0
t-::----:--:----l------j---.-t----+---+----+---+----~--_+_--_l
Tamis de con-
trôle
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
r·--------1----+---+---+------l-·-···-+---+---·+----J----1
Refus au Tami
ie
l
contrôle
469
485
477
485
457
481
4B2
482
Ms
(i»)
Passant au
Tamis de con-
31
15
23
15
43
19
52
19
trôle m (sü
r=-::...=..::=-=-m-=-~~+---+----+·-·--r-.,---+----+----4-----I~--_+_----I
MD=500
m = 500 - Ms
6,2
3.,0
4,6
3,0
8,6
3,8
10,4
3,8
Observations :
L - . .

• _ _
_ .•.


.
.
--1

--
-_._~~._---
..-
-
ESSATS
SUR
GRANULATS
DEVAL
DEVAL STANDARD
(!)s)
il sec D~t
Deval sur ~r.avillons (ng) à sec (Dgs)
1
PIB
P2B
PID
P2n
PIGP
p2G?
PIB
p2B
Pin
PÎ.')
PIGP
"p2GP
1
Massp de la
5000
4700
/
/
.1
/
/
(25/4f';)
Prise cl 1 essai
44 bl
/
/
/
/
/
7~8?5n)
/
/
!
/
/
(g)
(40/50)
-
Tamis de con-
1
tréHe
1.2
1.2
1
1.2
1.2
1.7
1. :?
1.6
1.6
I.A
I./)
1.6
1 Ji
1
1
!
Refus au Tamis
1
ne contrôle
4905
4889
4865
4%7
4840
1)1375
6R7n
flRS!)
61'146
67 R5
l"s
--
Passant au
Tami s de (:OTI-
95
la 1
1
trôle
l 135
133
Inn
125
130
l.,)()
1'i4
715
1
1
1
m~.
i
!
Durée de l'es-
5h
/
/
/
/
/
/
5h
/
1
/
!
/
j
1
sai'
1
1
1
ii
1
i
,
1
iRésul tat
21
20
15
15
12
22,4
21 ,5
18,A
1El • 1
13
!
i
!
Observations
ID
(g) = 5000 - Ms
m (g) = 700n - Hs
U (g) = perte par kilogramme de matériau = ~
Ds=
400
.
Dg =
2800
U
m (g)-
VI
W
·1
~

.--
--_...-_.---
. -
•..
J1
l:'-
F S S A T S
SUR
G ~ ft N r LAT S
1
DEVAT.
sur
Gravillons (Pf)
!;
Deval à sec sur gravillons (Dgs)
Deval sur gravillons humictes (Dgh)
P1B
P2 B
P D
F D
1
2
l'IGP
l'ZGP
Pj'R
l'2 B
l'ID
P)D
PI GP
P~GP
k.sse de la 4200(2 !f"fj
+
!"ris:; cl' essai 2800 {to/!Jdl.
;.ill.
: Tai>,is d<:
,.
contrôle
1,6 tr.rn
1,6
Il
Il
Il
"
] , ~
"
Il
"
fi
Refus au tamis
de contrôle
6875
6870
6850
6845
"7R'}
(;757
6794
6fiQR
6A~
(-.".'i.'1
Ms(sd
Passant au
tamis de con-
125
130
15(\\
].'11:;
21';
,.,v'{
206
3(\\?
~41
t..l,r:..
trôl~ m(g)
Durée de
..
l'essai
5H
Il
Il
Il
Il
.<; P-
"
l '
Il
I l
"
Résultat
22,4
21,5
lR,6
]R,]
n,f'
1 ] t S
13,6
~t~
R ?
f <
, -

Observations
m (g) = 7000 - Ms
A
(~) = 7000 - ~s
2800
2800
Dg
=
n~
= -
m
m

- 155 -
- Le refus sec au tamis 1,2 est pesé. Soit ~1s le passant au tamis 1,2
la
perte de poids pour 5 kg de matériau (m) est ~pale ~ 5000-~s.
Le coefficient Deval D = 4~0
avec U = perte de poids (g) par kg de matériau =
m
"5
2b - Deval sur gravillons (Dg)
L'échantillon de classe granulaire 25/50 mm est lavé et séché. La prise d'essai
est de 7 kg répartis ainsi :
4 200 g de 25/40 mm 0
2 800 g de 40/50 mm.
La prise d'essai est placée
dans le cylindre de la machine Deval avec ou sans
eau.
- La vitesse de rotation est de 30 à 33 t/mm et la durée de l'essai est de SR.
- Le matériau est recueilli dans un bac et lavé au tamis 1,6 mm.
- Le refus au tamis 1,6 mm est séché
à l'étude à 105°, puis pes~. Soit Ms la
masse du refus séché; le passant au tamis 1,6 mm est rle m =
700o-Ms.
D
D
1
'Il
2800
g =
eva
sur grav1
ons = m(~)
3 - Fragmentation dynamique (FD)
Elle s'effectue sur une prise d'essai de 350 g de matériau 4/6,~ non dp.platé.
La prise d'essai est placée dans le moule rle l'appareil de fragmentation dyna-
mique (fig. 38).
L'essai consiste à donner ]6 coups d'une masse de 14 kg tombant d'une hauteur
de '40 cm.
Le matériau fragmenté est recueilli et lavé au tamis 1,6 mm. Le refus au tamis
],6 est
séché à l'étuve puis pesé.
Si Ms est la maSBe du refus séché, le coefficient FD = 350 - Ma x ]00
350
Remarque
- L'essai peut s'effectuer sur les classes granulaires 6,3/lo,ln/14, et le
nombre de coups à donner est respectivement 22 et ?~.
La figure 39 montre le schéma de principe de la machine L A,
- Après avoir introduit le matériau et la charge de boulets dans le cylindre,
on replace le couvercle et on effectue 500 rotations ; soit environ une durée ~e rota~
tion de 15 tlD1l.
- Le matériau fragmenté est recueilli dans le hac placé sous l'ouverture du
cylindre.
- Il est ensuite lavé et tamisé au tamis ],6 mm, puis séché ~ l'étuve à ]05 8 •
- Le matériau séché est pesé au gramme prés.
L A = ]00 5000 - MS
500n
: avec ~s - masse du refus au tamis 1,6 séché.

1.'i6 -
r-----------------
,
Cr'ochf - ,-
E
..
• 0
.. .,.
,,-.
"'.....0"
.-
..::.........;e
a ·
%;E
;:1------ M!lu. IIlttolUquo Illobll•
..!
(14 kO)
•"'0
.""'iH-:!I"'-c::------ Noule roc.vont. ,la prl••
d'. . . ol (~DO,)
·,i-
; ..,
~
,',
FiQ.31:Schémq deY~ppaleil de fragmentation
dynoml(;ue (dopr •• lIlodile L.c.p.e.)
4 - L~s Angeles (LA)
t'échantillon est séché au préalable à 105°. La ~rise d'essai est de
5000 g de gravillons secs 4/6,3~
Elle est placée dans le cylindre creux de bmachine Los angeles t a.vec
une charge de boulets de 3080 g~ constituée par 7 boulets, sphériques en acier.
:-.....- - - C y l ; n d r r
~<4r----{,irOll;(I 0 n s 1,16,3
Fig. 39 : schémà de
principe de lB machine
-::>---:t---Boul~fS rn oc, t r
LOS ANGELES

,--------------------------------_._------_.
-15]-
I~SSAIS
SUR
FRA G MEN T ~ T ION
D Y NAM l Q U F
._.
1
P)B
P2B
PlO
P2D
P.GP
Classe
g.ranulai.re d/D
4/6,3
/
!
/
/
~asse de la
[prise d'essai
350
/
/
/
/
(g)
~ombre de
]6
/
/
/
/
coups
Tamis de
contrôle
1,6
/
/
/
/
~efus au Tamis
~e contrôle
305
288
302
294
273
tors (g)
Passant au TamiR
~e contrôle ~(g) 45
62
48
S6
77
m
~j) = 100 Eë
13
18
14
16
22
11\\ z:
350 - Ms
._-
:>bservations :

. 158
-
ESSAIS·
SUR
. .
'

CK.ANULATS
lOS
ANGELES
..,
PJB
P2B
PID
P2n
P1GP
P2GP
Classe
Granulaire d/o
4/6,3
4/6,3
4/6,3
4/6,3
4/6,3
4/6,3
Masse de la
Prise d'essai
5000
5000
5000
5000
5000
5000
(g)
Nombre de
boulets
7
7
7
7
7
7
Tamis de contrô-
le
1,6
1,6
1,6
] ,6
1,6
1,6
Refus au tamis
de contrôle
4350
4300
4200
4160
3920
3770
Ms ÜÜ
,
Passant au tamil
de contrôle
650
700
800
84n
1080
123{)
m
(cr)
m .. 500a-Ms
m
LA"" 100 5:000
13
14
16
17
22
25
.
.
Observations :
1

-
159 -
Remars,.ue ~
- Le r~sultat du coefficient LA est arrondi à l'unit~.
- L'essai peut s'effectuer co~ dans les autres essais mêcaniques, sur les
elasses granulaires 6,3/10 èt 10/14 ; les char~es de boulets sont constituie. res-
pectivement par 9 et 11 boulets.
5 - Coefficient de polissage caèc~l~rf. (CPA)
+ Appareillage
- L'éssai nêcessite le matériel suivant :
- une machine de polissage
qui eomporte une roue porte-éprouvettes
pouvant fixer 14 ~prouvettes, une roue à bandage pneumatique de 200 mm de diamètre
s'appuyant sur la surface des éprouvettes :
- plusieurs moules pour la pr~paration des éprouvettes ;
- un pendule de frottement comportant un patin de caoutchouc pour la
d'termination du coefficient de frottement sur le8 surfaces d'essai.
Un sch~ de principe de la machine de polissage accélér~ est donn~ à
la figure 40.
+ Matériau
- La masse minimale de chaque ~chantillon est de 3 kg de gravillons 6,3/10
d~plat~s à la grille à fentes de 7,1 mm. Les gravillons s~lectionnés sont fixés sur
une éprouvette par un mortier de sable et de èiment.
+ Exécution de l'essai
- L'essai comporte une phase de polissage suivie d'une phase de mesure du
coefficient de frottement ~ l'aide du pendule.
- Polissage.
La
roue à bandage pneumatique, munie de sa charge d'abrasif est appli-
quée sur la roue porte-éprouvettes comportant 14 éprouvettes numfrotées, dont 2 de
matériau de référence et tourne à la vitesse de 315 à 325 t/mo.
La machine èst alimentée en eau et en abrasif de cM'indon grossier pen-
dant 3H ; puis, après lavage, on reprend le polissage pendant 3E en utilisant l'abra~
sif de corinrlon fin.

-
160 -
- Mesure du coefficient
Aussitôt après la phase de polissage, la roue porte-éprouvettes est
rincée et la mesure du coefficient est i~édiatement effectuée sur le pendule.
+ Expression des résultats
... On détermine la moyenne des valeurs trouvées sur les éprouvette.s.
-La valeur du co'efficient est obtenue à partir de la valeur moyenne
corr1gee en se rapportant au tableau de correction qui tient compte du matériau de
référence (tabl. 28).
•·•• i ..... t.,i ....
.... • • • • • i h
r.',._
... , t .. ,
. ' , ...
t . . . . .
Fig. 40 - Schéma de principe de la machine de polissage accéléré
d'après norme
NF
p
18~S75
6 - Essai d'abrasivité L.C.P.C. (ABR)
1.' essai est réalisé sur SOO g degravill'ons 4/6,3, recomposés à partir
de 250 g de 4/5 et 250 g de 5/6,3 de matériau déplaté . Le coefficient d'ahrasi-
vité du matériau est testé sur des plaquettes neuves d'ac~er de poids (Po).
- La prise d:' essai de. 500 g est placée dans l@ moule cylindrique de
l'abrasi~étre (Fi?
41).
- La plaquette d'acier est descendueà une hauteur de 10 cm par rap~ort
au fond du
moule
ensuite on fait tourner l'appareil ft une vitesse de· rotation
de 4700 t/mn.
- A 2) 5 am, 5 am, 10 mn et ..20 l'lU de rotation, on effectue successive.ment
des pesées de la plaquette; soit P.2,S, P.S, ~lO, R20, les poids de la plaquette
de poids initial Po, mesurés au milligramme prps aprps 2,5, 5, 10, 20, minutes
de rotation dans le matériau.
Le coefficient d'abrasivitê (ABR). est le rapport de la perte de poids
par usure, de la plaquette au poids de matériau soumis à t'essai (500 ~). Il
s'exprime en gramme d'acier usé par tonne de matériau traité (g/T).

- 1131 -
Valeur du
mat6rieu de
48
49
·S.O
51
62
53
54
r6férence'l
i
V.leur
moyenne
Valeur à enregistrer
m.urée
40
43
42
41
40
39
38
38
41
44
l, 43
42
41
40
39
39
42
46
44
43
42
41
40
1
40
43
46
1
45
44
43
42
41
1
41
44
47
46
46
44
43
42
i
42
i
45 .,
48
47
46
45
44
43
i1 42
46
49
48
47
46
45
44
43
1
47
50
49
48.
47
46
45'
,44
48
51
50
49
48
47
46
45
49
.' 52
51
50
49
48
47
46
50
53
52
51
50
49
48
47
.-
51
,54
53
52
51
50
1
49
48
52
55
54
53
52
51
!
50
49
53
56
55
54
53
62
51
50
\\
54
57
56
55
54
53
52
51
j
!
!
55
58
57
56
55
54
i
53
i
52·
56
60
58
57
56
56
1
54
53.' .
1
57
61
59
58
'51
56
55
54
1
58
62
60
59
58
57
56
55
59
63
61
60
59
58
57
56
.
60
64
62
61
1 . 60
59
58
57
61
65
63
62
61
60
59
58
62·
66
65
63
62
61
60
59
63
67
66
64
63
62
61
59
64
68
67 .
66
64
63
62
60
65
69
68
66
66
64
63
61
66
70
69
67
66
65
64
62
67
71
.
70
68
67
66
64
1
63
i
68
72
71
69
68
67
65
64
·69
73
72
70
69
68
1
.
66
65
1
Tabl. 28 - Tableau de correction du coeffi.ci.ent de polissap.e accéléré CFA
D'après norme
NF
P 1~-575.
(Les nombres ci-dessus
sont à diviser par Ion).

- 162 -
Remarques
-
On prend en référence le poids P5 correspondant au poids de la pla-
quettë! après 5 minutes de rotation. pour déterttliner le coefficient d'abrasivité
ABR.
ABR = (Po - PS) x 2.103
g/T
- On détermine avec cet essai, la broyabilité BR. Ce coefficient est
déterminé après 20 minutes de rotation et correspond au pourcentage du r.apport
du passant au tamis 1.,6 (
< 1.6 mm) aprps 20 mn,à la masse de matériau (500g).
BR =
) ,6 mm
x 100
500
"
TrOll d. fl.otloe
.. a lut.
o' (c1ttoll )
- t r - - - - - - Aa. rot atlf
C ouv.rer.
h"'\\"1illPJ:.4-- Roch. conca." ••
110011 d. 4/ft'
Fig. 4' : Sch'mo de principe de l'obrosimétre L.C.P.C.
1
f11
1
1
1
1
J,--~_

-
161
"
-
"
Plb
P?'b
Pln
P2n
,
Temps (rnn
0
5
10
20
0
5
la
20
()
~
)()
2n
()
. 5i
10
20
Pds de la
plaquette (g) 1 Po
PS
PlO
P20
-
-
-
- -
-
- - -
- - -
Perte de
PO- !PO- po-
poi.ds (g)
0
PS
-
-
PlO
P20
- - -
-
-
- -
-
-
-
~BR co (PO-P5)Jl
2.103
. . 1; fi à 20
1, *'.
mI
de, 500 g
d~nn.-
BP ... r:.~6K100
Conclusion
Feuille d'essai pour Essai d'abrasivité L.C.P.C.
Mesure du coefficient d'aelatissereent (A)
Cet essai remplace avantageusement la mesure du coefficient de forme
au pied à coulisse.,
L'essai consiste à effectuer un double tamissage.
- un iamissage sur tamis à maille carrée pour répartir la prise d'essai
en différentes classes granulaires (voir feuille d'essai)
, .
- un tamissage ORS diff~~ntê classes granulai~es sur des ~lles à
fentes paPaZt~te8 d'~cartement.
Le coefficient d'aplatissement de chaque classe granulaire dln est
déterminé par le rapport du. passant (Me)Mà la grille À fente correspondant.à
la masse M de la prise d'essai : Ad/n = '~
x 100
Le coefficient d'aplatissement global A de l'échantillon est égal à
la somme pondérée des coefficients d'aplatissement des différentes classes granu-
laires.
EMe

M
x 100
Remarque :
Pour effectuer l'essai, il est nécessaire de disposer d'un jeu de
tamis à maille carrée, et d'un jeu de grilles à fentes, mentionnés sur la feuille
d'essai.
- A chaque classe granulaixe correspond une y,rille à fentes.

·._.-
~-'"
1
, .
-'
1
(A)
'"
CUEFFICIENT
D APLAT ISSE'ME-ST
~-
~
1
L
Tamissage sur tamis
Tamissage sur ~rilles
-
Classes gra-
Ecartement
:Mg (g)
~fe (~'\\
Me/'f~ x too
Inulaires d/D
des grilles
1
PIB
P2B
PIB
(mm)
P2D
(mm)
PIE
P2~
PlO
P2D !
Pl~
P2B
PlO
1
'P~D
._-_..,.... -_._----
~,.."~
31,5 - 40
20
1
,
,
25 - 31,5
1
16
20 - 25
12,5
--._..
1
16 - 20
1
la
1
,
,
-il
)
i 12,5 -
16
8
1
1
1
22+8
1
1
8,3 -
to
f
16
27
5
6
5
8
2
i
:'7,1:)
22,3
28,9
7,4
!
6,3 - 8
968
1068
1781
1020
1
4
l.05
I~ 71
354
4?n
1
t" ,~ 44,1 L:5,:' û.7 "':
. - .
-
- - -,--
• S - 6,3
1775
2593 12429-
-
-_.
~<--_.
t
2932
3,15
455
'770
796
925
'25,1)
29,6
[~2.7
31 , A
1
i
---
4 - 5
238
312
! 440
312
2,5
71
J 16
132
116
29,~ 137,7
!~o,n
::' 7. 1
1
_._-
,M =
1:~!g
2997
·3995
!3688
4291
1.: Me
937
lM)'?
J290
1523
,
~~lt'
--
!
A ..
x 100 31,3
35,2 1 34,9
35,5
1
M
!
1
1
1
1
1
!1:
L~ i•!i 1
IL-
- -
- ..
_

-
165 -
A N N E X E B II
Détermination théorique des valeurs des caractéristiques mécaniques et élastiques, à
partir de la composition minéralogique et des différentes valeurs théoriques des
paramètres élastiques et mécaniques des différents minéraux.
- Formules utilisées pour la détermination des caractéristiques mécaniques
la - Coefficient de polissage accéléré (CPA)
Le calcul du CPA nécessite de connattre :
- la dureté moyenne pondérée (dmp)
- le contraste de dureté (cd).
+ La dureté moyenné pondérée (d!2)
d
..n d'
. •
d
1
b
d
mp.
•.
V1 p1 avec : p1 • pourcentage
ans
a roc e
u
1
i-iéme minéral avec 1 pi~l.
dvi • dureté vickers en kg/mm2 du i-i6me
tI'Iinéral.
+ L e contraste de dureté (cd)
cd • 1.'Cf
pi ;'jdvi - d v,{, avec dVa • dureté vickers du minp.ral le
plus a6ondant.
Après le calcul de dmp et du Cd, on applique la formule suivante :
[ :: ioo CP;-. 33.4; "+ ~.~; ~ + O.~;2 Cd]
t; ::: .1b - lC}o.de;al en.r:i~.nce d'eau (MIlE)
gmE : 6:orOg 12,?" 0:2ua:~ - ,?·n
Dm • diamêtre moyen des cristaux en (u)
mnF • microporosité de fissure ; sachant que N% • nF + nP.
On dêterminera nF en c~ -~''''i::;sant N (porosité totale) et IC (indice de continuité)
l partir de l'abaque de la figure 31.
Jc - Fragmentation dynaroique (FD)
[~ :.: 1~,4 log1P Dm +.JJ,7 mnF 724,7: ]
Id - Dureté de la roche (DV)
DU.
En
dvi - pi.
i
V1·
ureté vickers du i-i~~e minéral
pi • pourcenta~e dans la lvche du iérne minéral.

- 166 ...
2 -Formule utili,sée pour la, déFetmi,t\\g5,!qn des. caractprisdques Hastiques
Les paramètres élastiques suivantstE (module d'é1asticité),U (coefficient
de poisson»)V1 (~itesse de propagation des ondes longitudinales) sont déterminés
par une simple pondération à partir de la valeur du paramètre et le pourcentage du i-
iéme minéral (AtEXANDROV::-é , ....• ~ 1966).
[IOOA":: :~<it".l
où A désigne le paramètre élastique à calculer, ci le pourcentage volumétrique du i-'
iéme minéral dans la roche et Ai la valeur du paramètre dans le i-ip~e nin~ta1.

- 167 -
A N N E X E B.III
T A BLE
DES
'P' l G URE S
Fig. 24 - Carte de la localisation et d'accès dè la carri~re de DIACK, ••••••• 7~
Fig. 25 - Carte géolo6ique de la région de DIACK au 1/50.000 •••••••••••••.••• 7P.
Fig. 26 - Carte de faciès du gisement volcanique de DIACK••••••••••••••••••.. ~n
Fig. 27 - Diagrammes stéréographiques représentant les poles de surface d'écou-
lement mesul~s, les axes
de prismes, les plans moyens de surface
d'~cou1ement calculés à partir des axes de prismes ••••••••••••••••• p~
27.b - Front de taille Fla
1,).· ••
~~
. 0
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
0
• • • • • • • • • • • • •
27.b - Front de taille F]b.
RA
Il
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
0 . 0
• • • • • • • • • • • • • • •
27. c - Frant de tai Ile F1c . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. Q ~
27.d - Front de taille F d
A~
1 •.••••••••••••••••••••• 8
0
• •
27.e - Front de taille F
9P
] e 0 ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
27 f - Front de taille du piton P2
q(\\
Fi~. 28 - Schémas explicatifs de la détermination des surfaces d'écoule~ent ~ partir
de la position des pris'Dles • . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
28.a - Schéma montrant la relation surface d'écoulement - prismation
28.b - Représentation stéréographique d'une su~faèe d'écoulement et l'axe
de prisme dans un canevas de ~~FF (hémisphère inférieur)
Fig_ 29 - Histogramme de fréquence des directions des surfaces d'écoulement dans
1 t ensemble du gisement de DIACK •••••••••••••••••.•.•••••.••.•••••••• 0')
Fig. 30 - Schémas interpretatifs de la mise en place du système volcanique intrusif
de DIACK. ••••••••••.•••.•.•••••••.•••••••••••••••••.•••.•••••.••.•
CUI
30.a - Bloc diagramme interprétatif
30.b - Schéma d'interprétation de la mise en place des:deux pitons
,
~
Fig. 3] - Abaque pour la décomposition de la porosité totale N en porositéf de
fissure nF et de pore nP en fonction de l'indice de continuité IC ••• 12')
Fig. 32 - Diagramme IC - DF - DN des facih volcaniques de Diack ••••••••••••••· J ~')
Fig. 33 - Granulométries des divers échantillons utilisés dans les essais de résis-
.
~
.
,')~
rance mt':canlque. .

0

Il
















,~~
Fig. 34 - Variation des cOéfficients Microdeva1 en pr~sence d'eau ~mE et ~ sec ~S
en fonction de la· taillet:rain dans les faciès volcaniques de DIACK. 1?Q
Fig. 35 - Relations entre les coefficients Microdeval mesurés MDm et ~icrodeval
déduits des coefficients Deval sur ~ravillons MDd •••••••••••••••••• t,n
.~
Fi~. 36a- Relation entre le C P ~. et le contraste de dureté Cd des minéraux des
roches~•••••.•••••.•••••••••••.••••••.•••••••••••••••••••••••••••••• 1'~
Fig~ 36b- Corrélation entre les valeurs mesurées -et les valeurs calculées de
c P A ••• ~ ••,
"'
lI!.lI! • • • _ • • • _ . _ . _ • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
1'5

- 168 -
Pap.es
Fig. 37 - Relation entre la résistance mécanique des roches et leur résistance à
l'usure par polissage
13/J
G
"


















Fig. 38 - Schéma de l'appareil de fragmentation dynamique. ••••••.•••••••••
J5~
Fig. 39 - Schéma de principe de la machine Los Angeles ••••••••••••••••••••
15~
Fig. 40 - Schéma de principe de la machine de polissage accéléré. •••.•••••
160
Fig. 4] - Schéma de principe de l'abrasimètre L.C.P.C •••••••••••••••••••••
]~?
T A BLE
DES
PH 0 T 0 G R A PHI E S
PLANCHE 1•. ·.··•· ... ·.·........ 0 • 0 • 0 • 0 • • • • • • • • • •
Ft 4
..
-~'-;;';'~--'
~tographie 1 - Vue d'ensemble du contact: Masse intrusive (B) - Enc~iseant (ela)
PITON 2.
Photo~hie 2 - Détail du contact (C) du système intrusif (B) et de l'encaissant (e]a)
- PITON 2.
Photo~hie 3 - Portion d'un front de taille du PITON 2 montrant le recouvrement
de la roche volcanique par la cuirasse ferrugineuse.
Photographie 4 - Niveaûxd'altération, front de taille F]a PITON ].
PLANCHE II •••••••••••••••••••• 0 ••••••••••••••
Photo~hie 1 - Vue d'ensemble du front de taille FIe; faciès à grain;fin PITON J.
'Photographie ':,~ - PrislT''''ltion (~U fé:ciëis ii grain TTloye"1 - front de taille FI C: P!T0'H
(r101~rite PDI).
2a - Vue d'ensemble du front de taille.
2b - Détail de la prismation en gerbe.
:PLANCHE III .....................................
Micr0p,botogràphie ]~ - Struct~re microlitique porphyrique PITON 1 - faciès à grain
fin: L,N x 50.
Microphc~og~aphie lb - Structure microlitique porphyrique PITON 1 - faciès à grain
".
fin : L N x 150.
,: ..".-
~
Microphotographie 2a - Structure doléritique PITON 1
faciès à grain moyen
'L N x 50.
Microphotographie 2b -StrUcture doléritique PITON 1: faciès à grain moyen
"
L N x 150.
.~

- 169 -
PLANCHE IV ............................................. 1f)7
~crophoto~hie la - Structure doléritique gabbrolque PITON 2 J faciès pe~atitolde
L,P x 50.
~~ophoto~hie lb - Structure doléritique gabbrolque PITON 2
faciès pegrnatitolde
L P x ]50.
~crophotogTaphie 2a - Structure microlitioue porphyrique PITON 2
faciès ~ grain
fin (Basanite à olivine) L P x 50.
~crophoto~hie 2b - Structure microlitique porphyrique PITON 2
faciès ~ grain
fin (Rasanite à olivine). L P x 15~.
PLANCHE
HORS-TEXTE (1)
RELEVES
DES
TABLEAUX
Tableau 20 - Caractères minéralogique
et pétrochimique des différents faciès volca-
niques de DIACK (THlES). ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
'()'
Tableau 21 - Caractéristiques physiques des divers faciès pétrographiques. ••••
'n~
Tableau 22 - Valeu~moyennes de quelques paramp.tres élastiques dans les principaux
min~raux• ••.•••••
1141
0 . 0
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
0
• • • • • • • • • • • • • • • • • •
Tableau 23 - Caractéristiques élastiques des différents faciès pétrographiques du
gisement volcanique de DIACY.. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
1?()
Tableau 24 - Célérités des ondes longitudinales, indice de continuité IC, degrp. de
fissuration DF des faciès ~ü ~i8ement volcnnique de Diack........
I~l
Tableau 25 - Caracteristiques mécaniques des différents faciès du ~isement volcanique
de DlACK
J~7
Tableau 26 - Valeurs de MD calculées d'après la formule de corrélation
MD = ~~
(C. TOURENO, 197])............................. ,~,
Tableau 27a -
Influence des c,ractéristiques pétrôpraphiques s~r les propri~tés
élastiques ~er roches polyminérales ••.•••••••••••••••••••.•••••
'~5
Tableau 27b - Influence des
caractéris~iques pétrQp,raphiques sur 'les c~rActéristiques
des roches
-pol~in02:rBle8•••••••••••••••••••• o. .• .• . .... . .• .•. •.
1:':6
Tableau 28 - Tableau de correction du coefficient de polissage accéléré c.r.A.
J~]

- 170 -

- 171 -
A - GEOLOGIE
ET
PETROLOGIÊ
P.Y.·~R.P~CAR~ (1975) -Etude géologique des feuilles au 1!20.000e de la presqu'île
du Cap-Vert. Rufisque - Bargny. Dipl. Et. Sup.
Dakar.
J.P. CANTAGREL, G. CT'!"W)LA., ...T. p • LAPPf.RT1f'~ C't 'f.". TF~~IER 1980) - A'?e ral:'iomp.-
triques pour le volcanisme de la presqu'île du Cap-Vert K/Ar.
Note en eours de publication.
~~. CO~1F.IER ~1952) - Note sur les pegmatitoides de r,orée et de l'Ile aux Seroents.
Bull. Dir. ~nes A.O.F. nO X.
G. CREVOLA (1980) - Données nouvelles sur le volcan!wme quaternaire dans la tête de
la presqu'île du Cap-Vert (Sénégal).
C. R.Aead. Sa Paris. t. 291, pp 617-6?0.
G. CREVOLA (1974) - Les dépôts de déferlanteR balaIes du volcan des ~amelles (pres-
-qu'île du Cap-Vert, Sénégal).
Ann. Fae. Se. l'Rk2r, t. 2'1" l'P. 99-129" (j fia., 1 tab~." 2 pl. photo.
G. Cr.EVOLA et A. DIA (19AO) - Synthèse biblio~raphique des données relatives au
volcanisme de la presqu'île du Cap-Vert et ttu Plateau de Thips.
Rapp. nO 6 bis. D4par't. G4ol. Fae. sei. D..,k.<lr.
P. DEDAJIT
:1963) - Les roches volcaniques récentes de la feuille au 1/20.000 tte
Ouakam (Républ ique du Sénégal).
Ann. Fae. sei. Dakar, t. 10" P1?
79-154" 13 Tig., 11 pl. h.t. 3 (1er>1. h.t.
~.F,. DENAEYER
(1951) - Tableaux de pétrographie.
E~it.
Lamarre, 111 p.
Â. DIA
(1980) - Contribution à l'étude des matériaux volcaniques de la oresqu'île
du Cap-Vert et du plateau de Thiès.
Inventaire et étude préliminaire des sites.
Rapp. nO 6" D.E.A., D~pa:it.G4ol. Fae. sei. Dakar.

- 172 -
H. FAURE, L. FEBRAF~, et al (1970) - Donn~es sur la n~btectonique de l'extrproe
Ouest de l'Afrique.
Conf~'1'enae en Afriacm GéolomJ~ Ibadan ("'lir:~ri.<t)
'~. FRAUDET, (1973) - Contribution à 1 Vétude des roches éruptives a~ la région de
Thiès (Sénégal).
DOCWTl. Lab. (Mol. Fac. Sci. LYON~ nO 57~ pp. 15-86~ 12 photos~ 26 fiÇ1.
B. GEZE (1960) - Oue1ques ertseignements des éruPtions d'qawai en 1959-19~O.
Bull. Soc. ~ol. de France
7° s~rie~ t. 5~ nO 1 à 3~ pp. 176-181.
M. GIROD et al (1979) - Coexistence de basaltes sursaturés et sous-saturés en
silice aux Nou'Te11es Hébrides : ~rob1p.me de leurs relations génétiques.
C.R. Acad. Sei. "1àrls. t. 288~ pp. 1355-13.57.
M. GIROD et al (197~) - Roch~s volcaniques, Pétro1ogie ·et cadre structural.
Edit. DOINl~ 239 p.
J. GOGUEL 5(1977) - T,e rn.écanisme clp.e explosions nhrï~àtiques 'dans r' activité v61c:1Td-
que.
...
C.P. ,c;orrrn. Soc. {Mol. FRANCE, faR(!.· 5, pp. 277-279.
A. ~nRODISKI (1952) - Notice exp1icativé 'de la carte péo1ogique du gpn~Ral au·~n.ooo
feuilles de Ouak~~ et Dakar.
Butz. Dir. />1ùieR~ J1.0.F.~ nO 10;' pb. 2.3-4~~ ?, pL
E. GUFRIN et P. NATlVEL (1 q76) - Géochirie cle8 é1~ments mineurs
l'1anganèse et titane
des laves et roches grenues ·de 1~ P.éunion.
C.R. SOC~ G~ol. V&\\NCF; fasa. 6~ pp. 281-284.
G. GUIEU (1979) - Comment se prolonge vers l'Ouest le bassinssénéga1o-mauritanien ?
C.R. Aaad. Sei. P!\\.FIS~ t. 28.9~ pp. 1117-1919.
H.B. IZOOARD, F. BARBERI et J. VARET (1971;) - Minéralogie de séries volcaniques
axiales de l'Afar: précisions sur les processus et les conditions de
fractionnement des magmas basaltiques dans
les zones en accrétion.
BuH. Soc. ('~ol.Fr~.nce; t. 7~ XVIII~ nO 4~ pp. 837-840.

- 173 -
J. JUNG et R.
. . .
~
BROUSSE (1959) - Classification modale des roches éruptives utilisant
les données fournies par le compteur de points.
Edit.
MASSON, 122 p.
L.B. KANTHA (1981) - BasaIt fingers~ - Origin of col~ar joints?
Géol. Mag.
188 (3), pp. 251-264. Printed in Great Britcrin.
R. KUNn (1967) - nifférenciation of basaIt magmas
basalts.
Vol. 2" Intel'saienoefJ Edit. 310 p.
J.L. LIGER (1980) - Struccure profonde du bassin cStier sénégalo-mauritanien,
interprétations de données gravimétriques et magnétiques.
Lab. (~ophY8. et L.A. nO 132 '~Etudes g~olorrique8 Ouest-a;Pttioaines"
8~rie8 B" nO 16" 158 p.~ 60 fig." 4 table
J.L. LIGER (1980) - Essai de comparaison des marges continentales est-a~p.ricaine
et Ouest-Africaine.
TPav. Lab. soi. Te1Te~ st. J~l'Ôme" pR.rseille, X" 36, 37 pp." 20 -riq."
7 oart.h.t.
G. MARCELOT, C. LEFEVRE et al (1979) - Contribution à l'~tude du volcanisme de
l'arc des Nouvelles Hebrides : caractéristiques des 2 spries magmatiques
de l'île d'Erromango.
Bull. 500. {Mol. \\!t3p.Qe... t. 7" XXI" nO 5, pp. 631-641.
J.P. QUIN et P. FRAUDET (1975) - Note sur la natu~e du volcanisme dans la région
de Thiès (Sénégal).
Ann. Pao. Sa. Dakar" t. 28~ rTe 83-90, 4Piq.
A. RITTMANN (1963) - Les volcans et leur activité.
Edit . .,. Masson, Papis, 461 p.
;
'" t..
M. TEGYEY (1979) - UtiliRation de la réochimie - m~jeur9 pour la cartoFraphie des
1
~~ .

terrains cristallins : pOS!libilit~s de tra\\tement automatique de!! 3naly-
.
ses au B.R.G,M •. doaum. !3.'p.r.rf. (P).

- 174 -
F. TESSIER (1950) - Contribution à la stratigraphie et à la paléontologie de la par-
tie ouest du ~énéga1 (Crétacp- et Ill).
.
.
.
~~8é ~8eitte e~ Bult. Di~. Mines# A.O.F.# nO 14# t. 1# )67 p., 63 fiqo3
.
.
.
, .
8 pl. T'hotos~2 etÏrtes h. t.# t. 2~ 570 T'., 25 pZ.~ photos, b11>tio.
. . .
M. TREUIL, J. VARET et al (197$- Le rift d'Asa1, se~ent de dorsale êmergé, discus-
sion
pétro1ogique et géochimique.
Butz. Boo. CrAoZ., Fr.ance, t. 7~ XVIII# nO 4, TJP. 851-862.
M. YAMASAKI et R. BROUSSE (1963) :- l.a diversité des basaltes.
Bull. SOO. G'ol. de 'Franc~ 7e 8~roie, t. 5, nO
1 et 3, pp. 202-209.

- 175 -
B - MECANIf\\tTE 'OES ROCPES F.'r GEOTECHNIOUE
K.S. ALEXAND~OV, E.P. ~FL!KOV et T.V.·PV7n'~ (1~~~) - Calcul des constantes ~lasti­
ques des roches d'après leur cOMPosition minS~alogique.
IZU. Akad. Nauk.~ SSSR - Seriria O~oloqiees Ka.1a
U.R.S• .~.~ 2.., t'Md.
3
L.C.P.C.~ 1967~ t. 90.
M. CHAYE d'ALBI~~IN et C. TOURENQ (197~) - L'analyse ~es microstructures ~ app1ica-
tion à la recherche des conditions de déformations des rocheR et R la pré-
vision de leur propriétés ~écaniques.
Revue de ~oar~ phys. et de (Mol. ilynam. t. 2~ vol. XVIII~ f'ase. 1.•
pp. 93-126.
G. CHEVASSU (1973) - Géophysique de surface appliqupe ~ la reconnaissance des pise-
ments de roches massives.
Bull. Liaison~ Labo, P. et Ch. nO 67.
G. CHEVASSU (1969) - Influence des caractéristiques o6trographiques de oueJques
roches sur leur résistance
à l'attrition.
Bull. Uaison~ Labo, Routieros P. et Ch. nO 39.
W.F. COLE et S.J. VAY (1979) - Physical properties of hasalt ap.grepates ~ surface
areas, petrolo~y <?f the basalte, AURTPJ\\J,IMTRf14J) RF.~EAnCJl,
vol. p~ nO 2.
G. COMES et n. FOUP),(AIN'r'P.AUX (1980) - Creuse.,.,ent m;:;callisé des galeries au tunneHer.
Aspects géolor.iques et géotechniques. Fxemples dela~alerie de ~~rivation
provisoire de ~rand;Maison.
Industroie minh'ale - LES TECHNIQUES.
A. DENIS, Y. PAl~ET et C. T0ùRENO.(1979) - L'identification des toche~ par l'innice
de continuitii.
4e C~. interne de r:· 'cano des poehes. MONTREUX.
A. DENIS, J. ~OBERT et'C: rrOURENQ'(19f'O)' - Du piseYTlent aux granulats
métholOI':"ië
ct i~portance de l'étude des roches.
Publ. Carriprer- et' ~fl'\\t;;.ria~ n" IA5.

- 176 -
A. DENIS~ D. FOTJ!U'f..A.INTRAUX et C. TOUFENQ (t 071=.) - Propap,ation des ondes et discon-
tinuitésdans les roches
in~ice de qualité.
Publ. Labo. P. et Ch.
A. DIA (1980) - Recherches de granulats basaltiques dans la zone ~u Plrr (Rte Loire)
- Prospection de terrain.
- Etude des caractéristiques de quelques pisements.
Rapp. de 8taqe~ Labo. :t'égional~ P. et Ch.
CLERMONT - FERRAND
D. FOURMAINTRAUX (1975) - Ouantification des discontinuités de la roche et ~u
massif rocheux. Méthodes et applications.
Bull. Liai8on~ Labo. P. et Ch. nO 75.
D. FOURMAINTFAUX et C. TOlffiENQ (1971) - Propriétés des granulats et 81issance
routi.ère.
Bull. Liai8on~ P. et Ch. nO 51.
D. FOURMAINTRAUX et C. TOUPENQ (1971) - Contri~ution de la pétrographie R l'étude
des propriétés physique et mécanique des roches.
Rapp. Conqro?!s intem. Géol. InqénieUl'. Bull. Liaison~ Labo. P. et Ch.no50.
R. HOUPERT (1966) - Relation entre la résistance R la rupture des roches et la
dimension de leur minéraux.
C.R. Aaad. Sa. Pa:t'is~ t. 263.
T.N. LAN (1977) - Un nouvel essai dl identification des sols
l'essai au bleu de
méthylène.
Bull. Liai8on~ Labo. P. et Ch. nO 88.
P. ~BERRE (1975) - Recherches d'une méthodologie de p~ospection de gisements de
granulats naturels routiers Ji hautes perfonn.anées. Application au Massif
Armoricain.
Th~se 3e ayale~' Univ. P,,,-ris VI, 400 n.
M. LEMONNIEF (I Q77) - Les princ1paux essais de granulats.
JoU:t'nées :t'égionales d'infor.mation BUl' les granulats. ST-BRIF.UC

- 177 -
. : '
:
A. MALDONADO (1968) - Deux années de constatations en carrière
co~te-rendu de
synthèse.
Bull. Liaison~ Labo. Routier8~ 1'>. et Ch. nO 35.
L. ODIER (1980) - Routes économiques p faible circulation et comité des routes
économiques.
Revue
g~n~ral8
des routes et des aR.rodromes~ pp. 37-44".
K. PANET (J974) - Rôle des failles dans l'exploitation des roches massives.
Bull. Uaison, Labo. P. et Ch. nO n.
M. PANETet a~1976) - La mécanique des roches aDpliquée
aux ouvrages du ~énie­
civil.
A.A.I.A.E. de l'E.N.P.C.
Paris. ?J7 p.
C. TOURENQ (1975) - Rôle des granulats sur les caractéristiques antidérapantes ~es
chaussées.
Bull. UaiRon~ Labo. P. et Ch. nO 80.
C. TOURENQ (J974) - Propri~tés et classification des matériaux naturels de cons-
truction.
Rapp. g~~ral, 2e congr. interne Ass. interne G~ol. Inq~nieu!'~ 35 r.
Sao Paulo. Brésil.
C. TOURENQ ('966) - La dureté vickers des minéraux et des roches
quelques apn1i-
cations.
Bull. Liaison~ Labo. P. et Ch. nO 19.
J. VARET (J967) - Contribution à l'étude de la ~i~ension des minéraux dans les
roches.
C.R. Soc. ~ol. r~
t. 266, nO 4.
L.J. WYLDE (1979) - Researcn on basa1t roarl base.
Progress. Report on P 172. ATTSTRALlftN ROAD RF.~F.A'PCH.

- 178 -
+ Catalogue - 1977 - des structures types de chaussées neuves
notice d'utilisa-


tion L.C.P.C. - S.E.T.R.A.
Minis. de 1-'Equipement et de 1-'AJœnagement nu temtoire. 1:o'R;'l\\lCR
+ NORMES : Essais sur granulats
NF
P. 1~ 555
"
p. 18 560
P. 18 561
• Service d'Ftudes Techniques des Pontes et
P. 18 572
Autoroutes.
P. 1fl 573
P. 18 574
P. 18 575
P. 18 577
P. 18 578
p. 18 5Q?

-
179 -
T A BLE
DES
MATIE-RES
Pages
AVAlY,T - PROPOS
~'
0
0
..
INTRODUCTION
ET
BUTS
DE
CE
TRAVAIL .••••••••••••••.••••••••••
PREHIEFF PARTIE
CONTRIBUTION A L'ETUDE DES CARACTERES PETROGRAPHIQUES
ET GEOCHIMIQUES DES GRANULATS BASALTI0UES DE LA PRES-
QU'ILE DU CAP-VERT ET DU PLATEAU DE THIES (Sénégal) .••••
1 - INTRODUCTION
~ ":
a
..
..
..


..
.. ..
..
3
2 - PRINCIPAUX CP..RACTERES DU VOLCANIS~1E DE LA PROVINCE DE LA
PRESQU'ILE DU CAP-VERT (Presqu'île du Cap-Vert et plateau
de Th iès)
5
tII

..
..
..
..

..

..
..
..



..

..
..
..
..
..

..
..



..
..
..

..
..
..

..
..
2. 1. - Cadre géo graphique. • . • • . . • • . . • • . • • • . • • • • • • • • • • • • •
5
2.2. - Cadre géologique et géodynamique.................
6
. 22.1 - Stratigraphie des niveaux encaissants du
va 1can.isme
0''',_
..
?
221.1 - Données gée 1
?
a)
s~'l'ieB ant:aJot;<...;MI7'?1
. b) Le l.1aestl'·.'..;
c)
Le PaZéocè~~·c
d) L'Eocène
'
e)
g) cdrlc Zusion.. . . .. .. .. .. .. ..
0
..
221.2 - Données géo1ogiques'off-8hol'e~........
15
221.3 - Conclusion...
15
22.2 - Contexte géodynamique du volcanique de la
province de la presqu!île du Cap-Vert.......
18
222.1· Modes de mise en place et de manifesta-'
tions •. ~ ..••...•....•.•.•.•....•.•..••.
18
a) une pl'emi~l'e manife8tation volcanique
f · . t
t ' .
-z,nt.~ er -z,a1,.re
QI
• • • • • • •
b) W'le8econde manife8tation volcanique
qlA.a.temaire"
.
222.2 - Tectonique et ébauche d'interprétation
structurale
20
0


• •





22.3 - Conclusion •.•.••••••••••••••••••••••••••••••
1

- 180 -
Pages
2.3. - Pétrographie et géochimie des laves tertiaires et
quaternaires- de la province de la presqu'île du
Cap-Vert.... o· ••
23
0 . 0
0
0
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
0

0






• •
23.1 - Introduction. 0
00........
23
23.2 - CaractèreR pétrochimiques généraux des laves
tert ia ires
25
0

"
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
0

0
• •
0





232.1 - Données fo urnies par les étuàes pétro-
graphiques et minéralogiques..........
25
232.2 - Données fournies par les études goochi-
miques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
30
a) Distr ibut ion des éléments majeurs......
30
b) Composition rormative..................
32
232.3' - C.c::>nclusion............................
16
23.3 - Caractères pétrochimiques généraux des laves
quaternaires................................
37
233. 1 - Données fournies par les études minéra-
logique.- et pétrographique',..........
37
233.2 - Données fournies par les études goochi-
miqu.es o. .• .•. . •. .•• . .•• •. . . . .. . .. .. •• .
39
233.3 - Conclusion
"......
46
23.4 - Goochimie âes laves de la province volcanique
de la presqu 1 îledu Cap-Vert................
46
234.1 - Appartenance aux séries ·alcalines.....
47"
234.2 -Degréd"e· düférenciation des séries al-
cal ines de la province volcanique de la
presqu'île du Cap-Vert: Liaisons éven-
tuelles entre les deux périodes volcani-
ques
· . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.5()
234.2a ..;. Degré de di f.férenaiation des sé:I'ies
alaalines de la provinae volaanique
50
234 •.lb - Rap'POr ts éventuel s entre 1es pér io-
des 'ID lcaniques tert iaire et quater-
naire de la province de la presqu t_
île du Cap-Vert (Sénégal).........
56
234.3 -. Conclus ion. . . . . . . . .. . .. .. . . . .. ... . . .. . .
58

-
1~1 -
Pages
23.3 - Caractér_istiques des magmas parentaux; quelques
hypothèses sur la pêtrogénèse des manifestathns
63
volcaniques. Il Il Il 0 <G Il Il ••••• Il •• Il Il Il Il Il • Il Il Il Il Il Il Il Il. Il Il Il Il Il • Il
233.1 - Ibnnées gâ:>chimiques et pétrologiques......
63
233.2 - Caractéristiques gm struct';lrales de la pro-
vince volcaniqu~ de la presqu'île du CàP-
Vert
.,.......
64
66
233.3 - (;c)nclusion
I l ' I l ' I l '
I l . Il
I l ' I l '
I l ' ' Il Il
I l '
Il
I l ' '
I l ' I l ' '
2.4. - CDnclusDn de la première partie
_....
67