Sciences sociales et humaines
'. LA COMMUNAUTÉ ECONOMIQUE DES ETÂTS nE
L'AFRIQUE D.E L'OUEST (CEDEAO)ET LE 'RÈGLEMENT
'DES CONFLITS DANS LA SOUS- RÉGION
Jean Marc D. PALM
. Ouagadougou- B URKlNA FASO
Résumé
Abstract
La CEDEAO, organisme communautaire
ECOWAS, a community organisation having
à vocation initiale économique, a été contrainte par
initially an economie vocation has been forced by
les circonstances de se charger du règlement des
the circumstances to be responsible for settling
conflits et du maintien de la sécurité dans unesous-
conflicts and maintaining security in a difficult sub
région en difficulté. ECOWAS Monitoring
region. ECOWAS, a military force created for this
Group(Groupe d'Observation militaire de la
purpose has intervened in Liberia(1993-1997), in
CEDEAO), plus connu sous le sigle ECOMOG,
Sierra
Leone (1997-2000)
and
Guinea-
force militaire créée à cet effet, est intervenue au
Bissau( 1999).
Libéria (1993-1997), en Sierra Leone (1997-2000)
Today, ECOMOG is in Côte-d'Ivoire(2003) and
et en Guinée-Bissau (I.999). Aujourd'huielle est
again in Liberia. Without important fmancial means,
en Côte d'Ivoire (2003) et de nouveau ~u Libéria.
without logistics, questioned by sorne members of
Sans moyens financiers importants, sans logistique
the organisation at the beginning, its task consisting
suffisante, contestée au début par certains membres
in managing conflicts seems to becompromised.
de l'Institution, la CEDEAO se retrouve dans une
Therefor ECOMOG is obliged to rely on the
position délicate car sa tâche de gestionnaire des
international partnership (western power and
conflits paraît compromise. Elle est alors obligée
UNO) which make people wait for it and invest
de s'appuyer sur le partenariat international
little rnoney in thisfield. However, it is condemned
(puissances. occidentales et ONU) .qui se
fait.
to solve its problems to make peace and security
souvent attendre et investit peu dans ce domaine.
. reign in a sub region confronted with a permanent
. Elle ~st pourta~t. condamnée à résoudre ses
.
crisis:
problèmes pour faire régner la paix et la sécurité
dans une .zone en crise permanente. Le mécanisme
The security mechanism, created in 1'999 for this
de sécurité, créé a cet effet en 1999, se doit d'être'
purpose, must beoperational ifthe:sub region wants .
opérationnel si la zone veut réaliser l'intégration et
: to àchieve economie integration anddevelopment.
le développement économiques.
Keywords:
ECOWAS-confliCts-security-
Mots-clé: CEDEAO - conflits - sécurité -
circumstances-ECOMOG'- Liberia- Sierra Leone-
circonstarices -'.-. ECOMOG - Libéria ,..... Sierra'
Guinea-Bissau-parternship- western powers
Leone - Guinée-Bissau -:- Côte-d'Lvoir e
.UN O'~mechan ism-integrat ion-development-
v-
partenariat - puissances occidentales - ONU -
economie.
mécanisme - intégration - développement -
économique.
"
INTRODUCTION
multiplication de ces conflits a sus-
roulent et essaient de mettre en
cité la.mise en place de mécanis-
.place des systèmes: de prévention
.. . . '
.
.
.
En Afrique de l'Ouest
.mes pour leur résolutionet leur
mieux·adaptés.
prolifèrent de nombreux conflits
.gestion, Dansce processus.i Ies
"".'
. La'tégionàli"sàti~m
intra-étatiques. (Libéria, .Sierra
différentes institutionslocales, ré-
apparue:~lU' lendemainde laGuerre
Leone; Côte-d'Ivoire,Guinée-Bis-
.gionales et internationaleschargées
froide est Wll desphénomènes
sau) ou inter-étatiques (Sierra
.de la paix interviennent aux diffé-
moediauxquitraduitlavolbnté des

\\

~."..
'
.'
1
.Leone, Libéria.et la.Guinée).' La
rents niveaux où ces conflitsse.dé-
.
'.
......
!
2Ji

______________________,,
- Sciences sociales et humaines,
organismes de jouer un rôle pour
CEDEAO
repose i.sur une
.
.
de créer un marché commun au sein
maintenir la paix en dehors du
approche documentaire. On peut
duquel les biens, les services et les
cadre de l'ONU. n'autres acteurs
. mentiô nner
.' T.K.Biaya..
personnes pouvaient circuler
régionaux au sein d'organisations
(.1999 : 137), ainsi que
les
librement dans toute la sous-région.
telle l'Organisation du traité de
différents Traités de la CEDEAO'
Mais pendant les vingt premières
l'Atlantique nord (OTAN), 'ont
(1975 et1993).Une recherche
années de son existence, les
entrepris des missions de paix dans
minimale de terrain au siège de la
objectifs de la CEDEAO ont été
les Balkans où les Nations- Unies
CEDEAO à Abuja et au ministère
entravés
par
l'existence
.
.
ne pouvaient pas ou ne 'voulaient
des affaires étrangères du Burkina.
d'organismes
concurrents,
pas intervenir.
Faso a aidé à la compréhension du
apparemment suscités par la
rôle de cet organisme. Enfin, la
France
comme
J'Union
.
.
.
. Les
opérations.
participation à deux séminaires
économique et monétaire ouest-
régionales de maintien de la paix
.organisés par l'International Peace
africajne(UEMOA)3 .,née en 1994
sont devenues importantes en
Academy de New York et la
en lieu et place de la Communauté
Afrique, en partie, parce que les
CEDEAO sur le thème: Vérs une
économique de l'Afrique de
puissances siégeant au Conseil de
Pax ouest africana : rétablir la
J'Ouest(CEAO) En outre, les Etats
sécurité se sont graduellement
paix dans une sous-région en
de la CEDEAO n'ont pas Jes
désengagées des conflits du
difficulté-à Abuja du 27 au~9
infrastructures de' base et leurs
continent. Cela résulte de l'échec
septembre 2001 et à Dakar en
économies
dépendent
subi par les USA en Somalie en
août 2002 ont été d'un grand profit
essentiellement du commerce des
. .
.
1993
et
de
l'intervention
pour la présente étude..
matières premières. D'autre part,
controversée de la France au
la France, en maintenant des bases
Rwanda en 1994. C'est ainsi que
Dans sadémarche analytique,
militaires dans certains Etats
la CEDEAO a été contrainte
l'étude s'intéressera dans un
Ouest-africains (Côte-d '1voire,
d'intervenir de plus en plus dans le .
premier temps au glissement
Sénégal) et en intervenant dans
règlement des conflits que connaît
de la CEDEAO, des missions
diverses régions pour soutenir des
l'Ouest africain. Les autres
économiques à celles de règle-
régimes locaux alliés, a entravé la
organisations, telle que l'Union
ment des conflits et de main-
, coopération politique entre pays
économique et monétaire ouest-
tien de la paix. Elle abordera
anglophones etfrancophones. Tous
africaine (UEMOA), interviennent
ensuite les facteurs des conflits
ces éléments ont freiné les I?rogrès
très peu ,pour ne pas dire jamais,
en Afrique de l'Ouest. Enfin,
de
la
CEDEAO
dans
ses
dans ce domaine
elle esquissera des proposi-
objectifs. Les échanges intra-
tions de solutions pour Jesuc-
régionaux n'ontcrû que de' 4% à
Cet
organisme
cès des missions de paix.
1i % en vingt ans' . Le plan initial
communautaire a-t-il réussi dans'
visant à créer une monnaie unique
.ses missions de maintien de la paix
. 1 La CEDEAO : de la vocation
en 1994 avait peu progressé en
.et de prévention des conflits depuis
économique à la mission de
1993. Le traité révisé de Cotonou
ses interventions au Libéria (1990-
règlement des conflits
a repoussé les échéances à 2009.
'1997), en Sierra Leone (1997-
La libre circulation des personnes,
2000), en Guinée-Bissau (1999)
La CEDEAO est un organisme
malgré la signature d'un protocole
et aujourd'hui en Côte-d'Ivoire
communautaire de développent
et l'établissement d'un passeport
(2202) ? Il s'agit ici de faire une
créé par le Traité de Lagos du 28
de la Communauté, reste vaine tant
évaluation des interventions dé la
mai 1975 1
les tracasseries sont nombreuses à
• EUe compte 15 pays' .
CEDEAO dans les conflits ouest-
Les premiers objectifs stipulés
chaque frontière des Etats
africains et d'examiner les solutions
.
.
membres. Dans le domaine' de
. ~.
.dans sa-charte etaient axés sur la
possibles ~.'aJ?éliorati~n de ses
promotion de la« coopération et
l'intégration économique.te bilan
actions,
'du développement danstous les
.est peu' satisfaisant. Le marché
. ,
Cette
étude
de
domaines
de' l'activité
commun n'a pas encore été créé
I'évaluation des actions de la
économique »r Son objectif'était
et l'union monétaire n'a pas encore
I~ev. CAMES!· Serie 8, Vol. 005N~·1-2.2003

Sciences sociales et humaines
pu être réalisée. Il faut ajouter à
lité politique dans la sous-ré-
1997. L'opération sera rééditée en
cela le fait que les politiques
gion et consciente qu'une telle
Sierra Leone de 1997 à 2000 et
économiques au sein' de la
situation est préjudiciable à
en Guinée-Bissau en 1999. Dans
CEDEAü ne sont -toujours pas
l'intégration et au développe-
, ces trois pays, la CEDEAO a-t-
harmonisées. L'existence de près
ment
économiques,
la
elle été capable de restaurer la paix
de
'40
organisations .
CEDEAO a été contrainte
et l'ordre?
intergouvernementales, dont
'd'élaborer des méthodes et de
beaucoup poursuivent des objectifs
créer des institutions pour gé-
1-2. Evaluation des interventions de
similaires, gêne les initiatives en
rer efficacement les conflits en
laCEDEAO(cf. tableau)
faveur de l'unité. Le fossé
Afrique de l'O~est. Cette dé-
linguistique et culturel entre Etats
cision sera renforcée' par' le'
L'évaluation
des
anglophones et francophones
refus des Occidentaux d' in-
.
. .
.
actions de la CEDEAO donne des
continue d'entraver les progrès
tervenir dans les confl.its afri-
résultats mitigés et fait naître des
économiques et politiques de la
cams.
doutes quant à la capacité de
sous-région.
1-1. Le maintien del'ordre en
l'organisation à édifier la paix dans
Afrique de l'Ouest
la sous-région Eneffet, l'action de
Sur le plan sécuritaire, les
l'ECOMOG au Liberia, en Sierra
initiatives prises par la CEDEAü
Depuis la décennie
Leone et en Guinée-Bissau a été
ont grandement été gênées par
1990, la CEDEAO a lancé trois'
entravée par, de nombreux
celles des Etats francophones. En
interventions militaires majeures
facteurs.
effet, en 1978 et en 1981 , l' Insti-
pour mettre :fin à des conf]its dans
tution prenait deux engagements :Ie
le cadre d'une action sous-
Le premier facteur est
Protocole denon-agression et le
régionale. En août 1990,cinq Etats
lié au fait que le recours à la force
Protocole relatifà l'assistance mu-
membré~de la CEI?EAO(Nigeria,
de l'ECOMOG aété décidé sans
tuelle en matière de 'défense. Le
Ghana 'Guinée~ Sierra Leone et
.. '
l'approbation consensuelle de la
premier demandait aux Etatsrnèrn-
Gambie) décident la création d'une
. sous-région, ni celle du Conseil de
bresde régler leursconflits par des
force de'maintien de la paix chargée
Sécurité. Certains Etats ont alors
moyens pacifiques dans le cadre
d'intérvenir
au
Liberia,
remis en cause sa légitimité et l' ont
de la CEDEAO. Le second pré-
l'ECOWAS' Monitoring Group
considérée comme un instrument
voyait l'apport d'une assistance
(ECOM.oG), sans mandat de
au
service
des' ambitions
mutuelle en cas d'agression pro-
l'ONU 'et 'sans concertation
hégémoniques du Nigeria1 • Cela a
voquée ou appuyée par un pays
préalable avec les' autres Etats
conduit à des attitudes divergentes
étranger ainsi quèla création d'une
membres. Elle y restera jusqu'en
des Etats face aux belligérants.
Force alliée de la Communauté
Quatre exemples de soutien
(AAFC) constituée de troupes dé
militaire apporté aux belligérants.
réserve des Etats membres",
1 CEDEAO .Treité de la CEpE~O,
sont notoires. Il s'agit du soutien
Cette force n'a jamais vu le jour,
Abuja; Secrétariat exécutif de~ la
de la Côte-d'1voire et du Burkina
et pour cause! En effet, en 1977,
CEDEAO, 1975,
Faso au Front nationalpatriotique
2 Initialement la CEDEAO comptait 16
là Côte-d'Ivoire, la Haute-Volta
pays, La Mauritanie l'a quittée en ja'.1-
du Libéria (NPfL) de Charles
(Burkina Fasoj,'leMali, la :Mauri-
vier 2000..-
.
' .
'
Taylor, de l'aide du Nigeria, de la
tanie, le Niger et le Togo avaient
3 J,M:Palm : « La probièrnatique de
l'intégration en Afrique de l'Ouest à tra-
Sierra Leone et de la Guinée aux
signé un pactede défense mutuelle,
vers la CEDEAO et "UEMOA)} in
factions anti-NPFL ; du soutien du
l'Accord de non-agression etd'as-
Science et Technique, Lettres, Scien-
Liberia .et du BurkinaFaso au
sistance en 'matière 'de défense
css sociales et humaines,'voI.23.
n01 ,janvier 2002,p,37. Vers .une pax
Front révolutionnaire uni (RUF) et
(ANAD) qui se, fixait les mêmes
ouest africana : rétablir la paix dans
de 'l'aide militaire accordée par le
objectifs que le Protocole de la
une sous-région en difficulté, Abuja,
Sénégal (appuyé par la Guinée) au
CEDEAO deI981 6
septembre 2001, e.e
: '
: IAP/ÇEDEAQ:
président Joao Bernardo « Nino »
Vieira contre le général Ansumane
:',' "Mais; face ~u climat d' instabi-
:,j~it.'~','6, '"
Mané dans le conflit bissau-
231
Rev. CAMES,- Série B, V:ol. Q05 W 1;2,2003
)

·...... -- :
- . : . . . . . - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
. - Sciences soéiales et humaines
guinéen' . De nos jours.ce genre
problème de l'hégémonie du
premier élément est la révisionen
de soutien se' poursuit toujours.
Nigeria
mérite' qu'on s'y
1993 'du traité et du protocole de
C'est ainsi que, dansla reprise des
appesantisse. Cette question divise
la CEDEAo. qui comprenaient des
combats au Liberia, on retrouve la
les États membres de la CE~EAO.
clauses relatives au maintien de la
Côte-d'Ivoire aux côtés du
Il ya ceux qui approuvent son rôle
paix. Depuis, les Etats ont accepté,
Mouvement pour la démocratie au
au sein de l'ECo.MO(J, rôle qu'ils
en principe, la mise en œuvre des
Liberia (MODEL) et la Guinée
jugent indispensable pour faire
mécanismes
officiels
qui
avec les Libériens unis pour la
reculer, la violence dans la sous-
permettraient à l'ECOMOG
réconciliation et la démocratie
région.. Leurs positions sont
d'assurer la sécurité de la sous-
(LURD) contre ~e pouvoir de
justifiées "par
sa
grande
région. L'adoption, au sommet de
Charles Taylor. Outre ces acteurs
contribution en hommes et en
Lomé, en décembre 1999, du
africains qui interviennent auxCôt~s
fonds srexécutiondes missionsde
mécanisme de sécurité de la
des différents belligérants, on en
l'ECOMOG. Avec 75% du PNB
CEDEAO est l'une des tentatives
trouve d'autres extérieurs au
de l'Afrique de l'Ouest, 50% de
faites pour institutionnaliser la
continent. Ces acteurs sont, entre
sa" population et une armée de
gestion des conflits en Afrique de
autres, des sociétés commerciales
94000 hommes' ; if est impensable
l'Ouest, '
occidentales et asiatiques qui
de .négliger le. Nigeria dans le
s'associentaux seigneurs de guerre
règlement des conflitsdans la zone.
La
création
pu
pour piller les ressources des pays
Ceux qùi sont contre le Nigeria,
mécanisme ~e.aussi à prendre en
en conflit' . Il faut signaler que les
critiquent sa position dominanteau
compte les leçons tirées des
soldats des Etats qui interviennent
sein de là CEDEAO. Ils étayent
interventions, de l'ECOMOG au
dans les conflits' participent
leur avis' par le marique .de
Libéria et en Sierra Leone. Ce
également au pillage des richesses
transparence èt l' absence de
sont : le mandat peu clair des
de ces pays.
compte-rendus du Nigeria tant
missions de maintien de la paix, la
dansla gestion dé' ses' affaires
logistique mal adaptée des forces
Les trois interventions
intérieures que dans la médiation
de maintien de la paix chargées
de la CEDEAOont révélé les
des conflits au plan international.
d'assurer. la sécurité, le non-
faiblesses logistiques des armées
H~critiquent également les
respect du principe de neutralité de
ouest-africainea Cela n'est pas
méthodes brutales utilisées par
ces forces et la non implication des
étonnant,d'autant plusque lasous-
l'ECOMOG au Liberia et en
Etats francophones au début des
régiondisposede resso:\\l~'ces
Sierra Leone pour imposer la paix.
processus de maintien de la paix'
limitées tant sur le plan technique,
Cependant' deux questions
.La prise en compte de ces erreurs
humainque financier.En outre, le
demeurent: peut-on créer un
a permis que l'ANAD soit intégrée
mandat-delaforceœilitaireétaitmal
organisme de maintien de la paix
au sein du nouveau mécanisme de
défini. Aces problèmes .sesont
sans un leader? Quel Etat, autre
sécurité de la CEDEAO.·
greffés d'autres ,qni ont rendu la
que ÎeNigeria, possède les qualités
situation complexe. ·Ce sont: la
requises à cet effet ? Il est
~auvaise'
1 T.K. Biaya : Acteurs et médiation
roides belligérantsau
impérieux de répondre à ces
dans la prévention des conflits en Afri-
cours.desnégociations.Ia cupidité "
questions afin que puisse être créé
aiie . de
l'Ouest.'
Dakar/La
dès rebelles; 'I'enrôlement des
Haye"
COD E S RIA/
un mécanisme efficace de gestion
Ctingendael,1999,p.2.
citoyens ordiaaireset desenfants
des conflits en Afrique de l'Ouest.'
2IAP/CEDEAO :op,cit.,p.14.
.
dàns l' année, le débordement des
' .
.
" ' .
. .
3 F.M. de Monclos :' « Libéria : des pré-
dateurs aux ramasseurs de miettes»;
conflits-danslespays voisias et te
[-3. Institutionnaliser la gestion des
in Economies de guerre. Paris, Ha-
non-respect du principe de
conflits en Afrique de l'Ouest.,
chette, 1996,pp.269-297.
neutralitépar lesforcesdemaintien
4 'IAP/CEDEAO :op.cit. ,p.14·
5 A Adebajo ê-«.Les'marins de l'Afri-
de la paix.
En dépit des limites
que en renaissance: l'ECOMOG au
mentionnées plus haut, la
Libéria, en Sierra Leone et en Guinée-
Parraiâesobstaclesau
Bissau» Communication au sémi-
CEDEAO a enregistré des ,pro~s
naire dé l'IAP/CEDEAO.Abuja, 27-29
succès de 'l"ECOMOG; lé
dans le maintien de la paix. Le
septembre 2001.
2·HI
Re,,; CAMES~ Série B, Vol. ()Q5~·r 1-2.200:'

- . '
' , .

..
R
,
Ce ','
mécanisme
le maintien de l'ordre, y compris
junte militaire le 25 mai 1997~.
.
..-.
~
propose la création de plusieurs ,
la répression de la contrebande et
organes chargés d'appliquer les
de ,l~ criminalité. Pour être
L'ECO~OG n'est
décisions prises. .Ce sont, :. le
performante, cette nouvelle force
pourtant pas intervenue en Côte-
Conseil de médiation et, de
devrait effectuer des exercices
d Tvo ire lors du coup d'Etat
Sécurité,laCommission de défense
d' entraînement. réguliers afin de
perpétré contre le régime de Henri
et de sécurité et le .Conseil des
renforcer la cohésion destroupes.
Konan Bédié en décembre 1999. ,
sages. ,I.J prône aussi une
et de s'assurer de la compatibilité
Elle n'a pas non plusété en mesure
collaboration entre les Etats en·,
de leurs éq uipements, C' èst .dan~·
de.déployer ses troupes lors du
matière de prévention des conflits,
ce cadre que 4000 soldats du
conflitfrontalier opposant. le
de répression de la criminalité
Bénin, du Burkin~ Fa,so, de l~
Liberia, la Sierra Leone et la
transfrontalière et du trafic d'armes
Côte-d'Ivoire, du Niger.du Togo,
Guinée d'octobre 2000 à mars
légères etde drogues' .
duTchad et du G~ ont pris part
2001. Cela traduit les faiblesses de
à des manœuvres militaires
la CEDEAO mentionnées plus
Afin de recueillir des
conjointes dans la Kompienga à
haut en matière de maintien de la
informations
politiques,
l'est du Burkina et au norddu'Togo
paix et de la sécurité..
économiques et sociales fiables.
en mai 1998. Le Nigeria s'est
pour prévenir les conflits dans le"
occupé de la préparation militaire
La ,guestion
du
cadre du système d'alerte rapide
de c~s manŒuvres2:'
,
financement demeure un obstacle
de la -CEDEAO, des bureaux
majeur
po ur'" tr~n~f~~m~r
seront ouverts dans quatre zones
, Cette
. ',riouv~lle
l'ECOMOéien une fo~ce crédible.
' .
-1

d'observation : ~a.njul(G?,mbie)
ECOMOG a trois 'doma'ines
Le mécanisme prévoit que les pays
Cotonou (Bénin), Monrovia
d;inte~ention: lèsc~ntiit;ihtemes
qui fournissent les. contingents
(Libéria)etOuagadougouûsurkina .
dans un Etat membre soutenus de'
ass.~rent)e coût des opérations
Faso) .. .Un Département-des
l'extérieur de la sous-région, les
militairespendantles trois premiers
affaires politiques, de la.défense.et
conflitsentre deux Etats. membres
m~is avant 'que 'ceux~ci ne soient
de la sécurité, dirigé par .le
ou plus et/ès co ntlits internes qui
pris en charge par la Communauté.
Secrétaire exécutifadjoint de la
risquent de provoquer des
Il stipule aussi qu 'un Fonds spécial
CEDEAO,.
assurera
la
catastrophes. humanitaires,
pour la paix doit être créé pour
.
, .
coordination de ces bureaux
menacent gravement la paix et la
.
réunir les fonds provenant des
,
d'observation.
sécurité de lasous-régionet/ou qui
cotisations desmembres. L'ONU
font suite au renversement ou à une
et
ses agences,
l'OUA (
Le
mécanisme
tentative de renversement d'un
aujourd'hui Union africaine) et Je
reprend à son compte la mise en
gouvernement démocratiquement
reste
de
la
communauté
œuvre du protoco lede 1981·relatif
élu'.. Ce dernier scénario permet
internationale devraient aussi
à l'assistance mutuelle en matière
de légitimer de futures interventions
apporter une aide financière, Dans
,
"
de défense (MAD). Pour cela, il
militaires sur la base des
le proche avenir, l'assistance
préconise la. création d'une force
expériences du Liberia, de la Sierra
extérieure est nécessaire pour
de réserve constituée d 'unités
Leone et de la Guinée-Bissau. Au
résoudre les problèmes de soutien
d'armées nationales spécialement
Liberia et en Guinée-Bissau,
logistique jusqu'à ce que la
entraînées et équipées, prêtes à
l'ECOMOG' e~t inù~r~eriue au
-
. .
.. '
.
\\
être déployées très rapidement Elle
motifque lasituation allait entrainer
aura pour mission l'observation,la
une catastrophe humanitaire et
surveillance, le maintien de lapaix,
menaçait la paix et la sécurité de la
" CEDEAO : Protocole relâtif aU" mée
canisme de orevenüonoe gestion, de
l'aide humanitaire, l'application des.
sous-région. En .Sierra Leone,
règlement des conflits,.de maintien de
sanctions et les, embargos" le
l'ECOMQG a rétabli enmars
la paix et de la sécunté. Lomé, 1a'dé~
déploi.ementpréveIl.tif, ,,1~
1998
le
gouvernement
cembra 1999..
.- ". - ',:"
rétablissement .de la; paix, .le
démocratiquement élude Ahmed
2lAP/CEDEAO : op .cit. .p:19
J
CEDE~O : Protocole relatif. au
désarmement, ladémo bilisation et
Teejan Kabbah renversé par une
mécanisme ... op.ctt.
/<ev. CAMES- Série D, Vol..OOS N" 1-2.2003

Sciences sociales et humaines
CEDEAO développe ses propres
africains »' .
.
fiirenttués en Somalie en ] 993. Ils
. : '
capacités et dispose d'une base de
ont alors mis 'en place l'Initiative
financement solide. Cette difficulté
La France a mis en
dé"
réaction
aux'
crises
s'est manifestée par la lenteur de
œuvre le Renforcement des'
africaines(ACRI) conçue en
la CEDEAO à déployer ses
capacités pour le maintien de la -
, 1996 et dotée d'un budget de 25
troupes en-Côte-d'Ivoire après les
paix en A;riqu~(RECAMPj'en"
millions de dollars avec pour
événements du 1'9' septembre
1997:'Le REC'AMP a été conçu
objectifs le maintien de la paix, le
2002. na fallu l'intervention des
pour perinettreaux paysafricains
renforcement dés capacités et la
forces extérieures (la Frartce'en',
departiciper.vsous l'égide de"
formation. Ce programme ne
l'occurrence) pour 'stabiliser le'
l'ONU et de l'OUA (UAY, aux
concernait, au 'départ, que huit
f r o n t . '
,
opérations de maintien de la paix
pays
'africains"
jugés
1-( La CEDEAO d~ns le cadr'~
en Afriqué-enformant des
démocratiques: le Mali,'le Ghana,
sécuritaire mondial .. ,
bataillons africains polir intervenir'
l'Éthiopie, le Malawi, laTunisie ,le
dans la sous-région. A cet effet.:
Sénégal et l'Ouganda. Par la suite,
t'intervention militaire'
elle a fondé l'Ecole de maintiénde
la participation à l'ACRI fut élargie
des puissances oc~idenÙiles dans
la paix de Zambakro (ÈMPZ)' à'
à d'autres pays africains. Ainsi, en
les conflits africains a été souvent
Bouaké en Côte-d'IvOire. Cette
juillet
1997,
des
officiers
critiquée et par les Africains et par
école; trilinguea 'formé, en~1999;'
camerounais, bissau-guinéens,
leur propre opinion publique.Les
310 officiers provenant de 25 pays'
rwandais, sud-africains, zambiens
pr~miers,feur re'~rocthaie,nt de
africains". Ce nombre s'est accru
et duLesotho ont été formés par
n'avoir étéhi consultés ni'associés
à'i500 0fficiers avecl~ fourniture
les USA. Même dé simples soldats
au' processus. [e's ",s~c6nds
d'êq:uipe;nent il un batâillo'n
de 21 pays ont bénéficié dé cette
condarrinaient leurs go~v~ements
sé!1égaltri~:'
',,' , ',' ,.
'
formation". Ce programme' a
, '
, ; : ' , "
"
'-""
F'..
' •
. ' :
1.. .J. ~
~
1
: ,

respectifs: pour les morts etles
abouti à laciéation, en novembre
dépenses qui grevaient li/budget
Dans- le' cadre" du
1999, de l 'Africa center for
.
.
~.
.
de 'l'Etat. Aussi. ces' Etats se
programme RECAMP;' Une
strategie studies (ACSS) destiné
désengagèrent-ils progressivement
manœu vre "
mult inat ioriale
à laformation des civilsde haut rang
d~ continènt.d'autantplus que,
dénommée Guidimakha, 'ri 'été
et des dirigeants militairesafricains.
comme vu précédemment, ces
organisée en 1998 avec 'près de'
Le Centre a aussi pour 0 bjectifde
interventions 'avaient été des
3500 so ldais originaires' de
resserrer les relations entre ces
échecs. Les gouvernements
France, du Sénégal, du Malii'de
personnalités et lesoffic iers-
occidentaux o,ntaiôrs pris,diverses:
Mauritanie, 'du Cap- Vert", 'du'
américains. Auparavant, les USA
initiatives pour mettre -fm 'aux',
Ghanaet de la Guinée-BissaiiCet
.avaient initié l'Operation focus
conflits africains, Au lieud' envoyer
exercice était appuyé par un
relie/,(OFR) pour former et
leurs propres troupes, ils ont offéi-t
peloton d'infriil'terié' et de deux'
équiper sept bataillons d'Afrique
de former les armées africaines à
avions' foutni's par les USA, là
de 'l'Ouest devant intervenir en
la théorie et à la pratique du
Grande-Bretagne et la''Belgiqùe:=
Sierra Leone. L'opération, qui a
maintien de l~ paix de l'ONU et
Elle a coûté 6milli~~s'de dollars' .
duré dix' semaines; a'formé des
au rôleque les nlilitaires peuvent:
Cependant, la France n'a pas pu
militaires nigérians, sénégalais et
jouer- pendant
les
crises
s'empêcher d'envoyer des troupes
ghanéens.:
.
humanitaires. En d'autres termes,
en Côte-d' Ivoire '{près' de 4000
.; .
les puissances- occidentales
hommes) pour arrêtèileco~flit'
, r'"
'Quant' à la Grande-
redéfinissaient, les" _règles
déc1èn~nllè'r9 septè~bre'2002.'
Bretagne, elle 'ci initié l'Afr.iean-
. '
••
_
J
_
,

• •

", j,:';:- . .;.: -', .•
. ,
.
\\ . . ......... r~ •
d'engagement en Afrique ainsi que
Peacè-Keeping Training Support
IiiraFUijiA~ là
,',', "
''Les ÙSA n'ont 'plus '
çoopé,iati?r1 militaire
P;ogram'desÜné àformer-les
sur lècontment. Ellès pi-éèorijSai~Qt
pârti~iiiau~ôPérations'rJ)jlitairb
rriilitairesafricains au mairitien de
la recherche, de «solutions
derrïaintien' de la paix '~n Afhqlie
la'paix,Elle ést pourtantintervenue
africainés Ôaux problèmes
d'épJi~ ciJè 18 ~oldat~iaméric~k
ffiiliiaiféhie'nt eo-Sièrra'Leone en
~.".
, ~~'~~'.
1;:;: 'f~tf ;,.
.!';;'Jrh:.>i ~.f!1~·"_·.
' . 1
1 , \\.,,;,':.,
Rëv..CAMES.! Série B, Vol.005 N° 1-2.2003

Scie,nc.es. §ocia/f!5. et humaines
mai 2000 POll~ soutenir la mission
le retrait
des.
(environ .?O%) ont eu li~~. en
dassistance
,- '.
""dé
puissances occidentales des
Afrique de j'Ouest'qui compte,
l'üNU(MINUSIL) et former les,
conflits ouest-africains: aboutit
pourtant moinS du tiers éiesEtats'
militaires sierra .leonais. Son
paradoxalement aurenforcement
membres de l'Union africaine
intervention arapidement ramené
de la dépendance financière,
(UA)."Au cours des dixdernières
la paix dans ~e pays,
militaire et politique des années et
années, le Liberia et .la Sierra
des pays africains à leur égard ;de.
Leone se sont enlisés dans des
,
L'autre partenaire,
mêrne.Ieurs actions, limitées à, la.
guerres civiles interminables. La
international de la CEDEAO pour
seule' formation, se révèlent
Guinée-Bissau a connu un bref
le règlement des-conflits 'est
insuffisantes. ;
conflit à ia findes années 1990. Au
l'Organisation d~s Nations Unies
Sénégal.laCasamance est toujours
(ONU) . Cette coopération a
'-: le rôle de. l'ONU
en, proie' à: 'des revendications
débuté -au Liberia 'et en Sierra
clans le maintiende la paix' en
indépendantistes.. Le pro blème
Leone de 1993 à 1997, Elle a été
Afrique de l'Ouest n'est, pas
touareg c~uve toujours au Mali et.
marquée' par de profodds
suffisamment visible. De plus, elle
au Niger. La question ivoirienne
désaccords entre les deux
tarde àse joindre à la CEDEAO
tarde à trouver 'une solution
.
.
. '
institutions concernant. les
qui ne dispose pas vraiment de
satisfaisante pour toutes les parties
stratégies et les mandats, La
moyenspourJaire régner l' o rdre.
en conflit. Le Liberia s'est de
Missiond'observation des Nations
Aussi; les conflits ont-ils tendance
nouveau embrasé.
Unies au Li~ri~ (MONÙL).a~ait
à s'enliser avec des répercussions
pour premier mandat l~ éontr61e
possibles sur la sécurité de toute
.. '. ',,: M~lg~é ~~ù'e vision
de l'exécution d~ plan ,?e paix
la sous-région. Les. exemples
sombre, il convient déret~~irque
confié à l'ECOMOG et .den
.
,
libérien et ivoirien le. ,prouvent
tous 'les Ètats d~ '1' Afrique de
assurer une application impartiale.


. l . .
amplement,
l'Ouest ne sont pas enétat de crise
L'engagement ~e cetteforce ~lUx
permanente. Le' cycle des conflits
côtés des anti-NPFL fut une cause
II.
La. ·situation
tend à masquer cette réalité. Par
de friction. Sa mission évolua pour
sécuritaire en Afriquede l'Ouest
ailleurs.Ja situation de l'ouest-
.
. ' .
devenir un appui à laCED EAO en
. ~. ,
r :
africain doit être appréhendée dans
vue de mettre en application les
.. L' Afriq ue de l'Ouest,
le contexte de la mondialisation A
accords de paix et l'assistance
est l'une des sous-régionsles plus
denombreux égards, la ZOI)e est
humanitaire: Elle exerça spn
instables de l'Afrique. De 1960,à
un microcosme de l'insécurité qui
mandat jusqu'aux élections .de
1990,.37 des 72 coups d'Etat
règne ~urI' ~nse~blê de la planète.
mars 1-997. Cette coopération
militaires qui ont réussi en Afrique
Lesproblèmes de la sous-région
s'est étendue en Sierra Leone avec
existent ailleurs dans le monde où
.
.
la Mission des Nations Unies pour
se déroulent des conflits armés
la Sierra Leone(MINUSIL)5 . Elle
1 K.Whiteman et D. Yates: .cLe rôle des
(Afghanistan, les. Balkans, la
est actuellement avec la CEDEAO
USA,de la Grande-Bretagne et de la France
Tchétchénie, la Colombie, le Sri
da~s la sécurité"de l'Afrique de l'Ouest »,
en Côte-d'Tvoire (MINUCI).
Lanka). Po~rquoi~ne situation
Communication au' séminaire de l'iAPI
Dans. le cadre
.
du maintien
.
de
"
la
CEDEAO. Abuja, 27-29 septembre 2001..
aussidéprimanteen Afrique. de
l'Ouest
paix, l'ONU a décidé de créer un
2Ecole demaintien de lapaixde Zambakro :
? ' .
.....
--
, ,
Présentation, Organisation, Bilan actuel et
bureau à Dakar et d '5' nommer un
infrastructures, Bouaké, EMPZ,2000,
représentant spécial.du Secrétaire
3 G: Martin: « L'Afrique et I~ France : une
. u.: Les causes des
général PPUl' l'Afrique de l'Ouest,
relation en évolution ». Communication au
conflits enAfrique del'Ouest
. J \\ •
• ~
.
séminairede l'IAPICElfEAO: Abuja, i7~
29 septembre 2001. .' "
'
' .
. .: .: '"I;)el<;l' coopération
4
K, Whiteman et DcYates ; op.cit,
. "
. , .Trois facteurs peuvent
5
entre
la
CEDEAO~ et ses
J. Jonah : « La coopération entre la
aider à comprendre les problèmes
CEDEAO ~t les Naiio~s Uni~s: erimaiière
partenaires internationaux, on peut
d~ sécuritéque vit l'Afrique de
de' sécurité »,Communication au séminaire
retenir les leçons suivantes: .. ',
de l 'lAPlCEDEA O . Abuja, '27
Î'puést : la dimension
c.2,9·scjJtem-
économique
":: '
bre 2001.
'
dela guerre civile; la situation éco-
. Rev. CAMES - Série B, Vol. 005 N° '1"2,2003

-..:...-.....;.---:..;.,-......;...---=---------..:.....;....;..-.....:....""""'-......:...---------------';.;.....
' ,Sciences sociales et humaines
nomiqueet sociale difficiledes
elle. Le recours à l'utilisation
Africaine ~t la sétûdté ..' '
pays dela sous-région et la «: mal
abusive des forces dé, sécurité.
, En
199 l',
la'
gouvernance». '
devient' leur principale réponse.
Conférencesur 'la sécurité, la'
Un paradigme clé que,
Celles-ci sont alors transformées,
stabilité, le développement et la
l'on retrouve dans de nombreux
en gardes prétoriennes chargées
coopération
en'
Afrique
&:rits sur lesconflitscontemporains
d'assurer la survie du régime;
(CSS DCA), réunie par la défunte
est l'argument selon lequei les
plutôt que la pro tectiorr des
OUA, a défmi les problèmes de
motivations économiques sont un
citoyens. Ainsi, l'absence d'Etat de
gouvernance et, de ce fait, de
facteur essentiel pour comprendre
droit, larnauvaisegestion politique
sécurité,Pour elle, les conditions
l'origine des guerres civiles. En
et économique constituent les'
de sécurité' des individus et de
Afrique, cette allégation s "est
causes essentielles des tensions
développement sont les suivantes:
appuyée sur les exemples de
que vit l'Afrique de l'Ouest. A ces
l'existence d'une Constitution, la
Charles Taylor du Liberia, Foday
facteurs, viennent s'ajouter la
réalité de l'Etat de droit et le
Sankoh de Sierra Leone et Jonas
cupidité des hornrries d'affaires
respect des droits de l'homme, le
Savirnbid'Angola qui se sont
sans scrupules, des' hommes
pluralisme politique et la bonne
enrichis en exploitant les zones
politiques et des-puissances
gouvernance. L'Union Africaine a
qu'ils occupaient' .
'
occidentales qui exploitent les
repris ces principes à son compte.
Ù est évident que
revendicatiooS dérnocratiq ueset se
Ils sont considérés comme 'Ie
certains seigneurs de guerre se sont
servent, de' 'la guerre à dès fms
paradigme qui servira à l'avenir à
enrichis grâce au butin de guerre.
d'enrichissement personnel. Les
définir et à comprendre la sécurité.
Mais ilparaît difficiled'en faire les
guerres civiles du Liberia, de Sierra
en Afrique au Ille millénaire".
~auses fondam~ntalesdes guerres
Leone et plus récemment de Côte-
C'est ainsi que l'UA et la
civiles.Celles-cisontsurtout dues
d'Ivoire attestent cette assertion.
CEDEAO s'arrogent le droit
à des revendications découlant de
C'est donc dire que les guerres
d'intervenir dans un pays pour
l'exclusion
po litique
et
civiles
résultent
d'un
rétablirlalégalitéconstitutionnelle'.
économique, des violations des
enchevêtrement complexe de
Mais cette décision paraît
droits de l'homme, du manque de
multiples causes. En outre, chaque
incomplète. En effet, elle passe
justice, ~t;; l'àggravation de la
conflit a sa propre dynamique et
sous silence les responsabilités des
pauvreté, de la faiblesse des
sa: propre spécificité. Ces éléments
dirigeants africains dans la
institutions et de la manipulation
sont rarement pris en compte dans
dégradation des situations
politique des divisions ethniques.
les recherches de' so lution.Aussi,
politiques, économiques, sociales
Ces maux relèvent de ce qu'on
il est nécessaire d'étudier de plus
et' sécuritaires de leur pays. En
peut
appeler
« la
'mal
près les acteurs, les divers réseaux
d'autres 'termes, la question
gouve~ce». '
,
et les groupes en conflit, y compris
fondamentale suivante n'est pas
,
.
,Les
pro blèrnes
leurs liensavec des gouvernements
posée: comment l'Afrique doit-
fondamentaux d'ungrand nombre
et/ou des 'groupes extérieurs au
elle être gouvernée?
de sociétés de rAfrique dé l'Ouest
pays. Là formation des rebelleset
découlent d'une mauvaise gestion
lestactiques ~tilisées pourralAer(de
publique et 'de l'absence de
gré ou de force) despersonnes à
1 1. Abdullah et al. : « Rebelles et éco-
démocratie. Les citoyens sont
leur cause doivent également faire
nomie politique des conflits en Afri-
que de l'Ouest '». Communication au
constamment menacés par le
lobjet- d'~~,e.xamen:'plus
séminaire de 'nA PICËOEA O. Abuja.
chômage, l'impossibilité de se
approfondi dans les tentatives de
27-29' septembre 2001,
.
soigner, de s'éduquer et de se
règlement des conflits,
'
2 C. t.àndsberq.: « la cinquième. va-
gue de panafricanisme; ses consé-
nourrir. L'Etat est, dans bien des
",
, L~s facteursdebonne
quences sur l'architecture sécuritaire
cas, incapable dé fournir les
gouvernance et de démocratie sont
de l'Afrique de l'Ouest». Communi-
services de base et cie proteger les
si importantsdans la stabilité des
cetion reû séminaire
de
l'IAPI
CEDEA,Q. Abuja, 2,7c29 septembre
populations. Dans de tels cas, les
pays'que l'UnionAfricaine eriâ,,~
2001,
,
gouvernants ont peur de toute
un de Ses principes,
' "
3 CEDEAO : Protoèdli relatif au mé-
revendication, aussi minime soit-
II -2
L'V riion
canisme de prévention ... op, ct.
244
Re\\':. <:::A.MES <Série B~ Vol. 005 W 1-2.2003

Sciences sociales et humaines
,
Par ailleurs, on peut,
problèmes administratifs et de
diverses tâches. Par exemple, la
légitimement, se demander si les
structur~s qu'elle ~enco'ntre. Elle
création de son mécanisme ,de
dirigeants africains accepteraient
tente en même temps de se~ de
sécurité a été confiée à trois
d'entreprendre des actions'dans le
médiat~~ dans des conflits s~u~
juristes'. Ce n'est que récemment
sensdu rétablissement dela légalité
ré~ionaux et de n~~ttre's~r pied un
que des experts en sécurité ont été
constitutionnelle, surtout siurtpays
dispositif de sécu'~ité.'Or, ses
recrutés. Le secrétariat manque
comme leNigeria est concerné.
institi.Ition~ sont insuffisamment
encore de personnel qualifié dans
,
'
développées et elle est vulnérable
ce domaine. Une formations'avère
Il ressort de l'étude
aux pressions politiques des
donc indispensable pour tout le
que les Africains consentent des
puissancesoccidentales. En outre,
personnel de la CEDEAO affecté
efforts 'quiexprimentleurs désirs,
la plupart des Etats membres
aux questions de sécurité.
non seulement de garantir la paix
comptent parmi les pays les plus
chez eux, mais aussi de trouver
pauvres du monde. Ils n'ont donc
Le problème de la
leurs propres réponses aux
pas les moyens de mener dès
logistique
et
la
faiblesse
problèmesde sécurité auxquels ils
opérations coûteuses dé maintien
opérationnelle des troupes
sont confrontés. Toutefois, force
de la paix. Aussi, la CEI?EAO
constituent les grandes faiblesses
est de reconnaîtreque lessolutions
devrait-elle, pour l'instant.partager
de la CEDEAü. Elles sont les
proposées présentent desérieuses
avec l'UA et l'ONU, le règlement
causes principales des difficultés
insuffisances. Uninstrument telque
des conflits. Cela luipermettrait de
rencontrées dans la réalisationdes
le mécanisme de sécurité de hl
se pencher sur ses pro blêmes de
objectifsfixéspar le mécanismede
CEDEAO relève encoredun
ressources.
sécurité. Op mesure , alors
idéal. Il estplusthéorique 'que
l' importance des, questions
pratique. La Communauté est
1II-2 La résolution
financières et du partenariat avec
encore loin de pouvoir gérer et
des problèmes de ressources
les-puissances occidentales et les
consolider la paix en Afrique dè
Institutionsinternationales.
l'Ouest. Comment transformer ce
Pour mener à bien ses
,
mécanisme en un véritable
activitésdemaintien de l'ordre, la
III-3 Le Partenariat
instrumentde paix ?
Communauté ouest-africaine doit
·.III - Esquisse de
se doter de moyens nécessaires.
Le
financement
solutions...
En .ajo utant
aux·:, 'fâches
demeure l'obstacle important à
Pour que les initiatives,
économiques les tâches de
lever
pour
transformer
de la CEDEAO pour maintenirla
sécurité, les compétences' et
l'ECOMOG en une (oree crédible.
paix et la'sécurité dans la sous-
l'expérience' requises sont
Face à l'incapacité des Etats
région soient efficaces, certaines
différentes de .celles dont
membres à résoudre cette
mesures sont nécessaires. Ce
l'institution a eu besoin dans le
question, lasolidarité internationale
sont': labonne gouvernance des
passé.Illui faut donc entreprendre
reste le moyen le plus sûr pour la
Etats mémbresdela CEDEAO, la
une étude rigoureuse des postes à
surmonter. Pour eela, laCEDEAO
résolution de ses problèmes de
"pourvoir et- des profils des
doit identifier les domaines où
ressources et l'élaboration d'urie
personnes à recruter. Le népotisme
l'assistance est nécessaire. Des
stratégie de collaboration avec les
et le favoritisniedoivent donc être
efforts ont déjà été fuits. En effet,
partenaires
extérieurs' ou
abandonnés dans le recrutement
l'Union européenne (DE) a fait,un
nationaux.
pourunesélectionrigoureuse et
don de deux millions d'eurosau
I11-1 t.aibonne
transparentedupersormelafin de
Département
.de s,
affaires
qouvernance des Etats merl)-
garantir la qualitéet lacompétence
politiques, de la défense et de la
bres';dè"la"CEpEAO " , .',= '
à.tous les'niveaux de la CEDEAn
sécuritépour aiderà la créationdes
~

.

.
.\\
J o . .

quatre bureaux, des zones
.r , .,:"", 'La CEDEAef s'est
En outre, elle doit
d'.o.b~f?n:at~ondeJ~ÇEJ)~~O:
,.1
Le
fixéeun programme trop arÏl6itie~
aussi s'assurer qu'unpersonnel en'
recruternent.dupersonnel de deux
qu'elle ne peirrréàliscr [l'caûsê dés
nombre s~ffis'ani esraff~èté'à s-;e~
d'entre eux a été financé.à hauteur

.
.
.
.
. . '
f · _o.
- '
-
_ r
. _ . .
0 "
_ r _ '
• • ~_
...
R~v. ÇAMES,~ Sérje B, YoL:OOS,N~.1-2: 20Q~
24~.
"

de 100 000 dollars par le Japon.
Â.fr~qu~~'dé'l'due~t~ ~n';~tr6ite
L'USAID a contribuépour 250
c()IiabQrati6h'~~~è I~CEDEAO
000 dollars au renforcement des
Celle-ci ~9Ù'ltii élabore'r uri ~a<h~
' . . ".
,
.' •.'
J
#.
'
.'
,.po'.
capacités deIa CEDEAo.. Le'
s~fat~gl,qU.~ 'qui Indique 'les
Canada-afait ûn don de 300 000
domaines'prioritaires et lesmesures
dollars pour financer la création
nécessaires 'à prendre pour une
d'ùne structuredestinée à la
coopération efficace avec l'ONU
protection
de
l'enfance.
en 'matière de' prévention des
L'Allemagne a aussi contribué au
conflits et de surveillance des
financement de la création du
processus démocratiques. En
mécanisme de 'sécurité 'de la:
résumé, l'àNU doit s'investir
CEDEA02.
beaucoup plus dansla :ré~olutio~
des conflitsen Afrique de l'Ou~;t
Mais, tous ces dons
en p~iculier" Si lesNations Unies
sont encore insuffisants à rendre
avaient joué léur' rôle
de
opérationnel ce mécanisme de
sauvegarde de la paix mondiale en
sécurité. Encore faut-il que ces
surveillant attentivementlasituatio~
dons et subventions soient bien
au Libéria, la',~at~strophe
gérés et ne finissent pas dans les
humanitaire,' que
'connaît
poches dé certains officiers ou
actuellement ce pays'aurait pu être
politiciens. Les USA, la Grande-
évitée.
'
,
Bretagne et la France pourraient
, Tous les.efforts de la
contrôler leur utilisation et 'élargir
Communauté internationaleseront
l'assistanèe qu' ils accordent
vains si tous les pays de la sous-
surtout à la formationà une aide
région: n'ont pas des valeurs
financièr~
et
,logistique
communes. -Ils, .se doivent
conséquente. Ils devraient
d'adopterdes priorités communes
égalementéviter d'attiser le feu par
en matière de sécurité et envisager
l'intermédiaire des factions
ensemble lesmoyens de s'attaquer
militaires comme c'est le cas
à l'insécurité dans la sous-région.
actuellement au Liberia où le
A cette fin, un dialogue franc et
soutiendes USA au LURD est très
ouvert doit être engagé au plushaut
visible.
'
niveau politique. Ils devraient' en
'
,
dépit de.leurs faiblesmoyens, se
De même, l'ONU, en
doter d'un budget minimum pour
créant à Dakar un bureau pour
le maintien de l'ordre dans la zone.
l'Afrique de l'Ouest et en y
La solidaritéinternationale ne serait '
nommant un représentant spécial
alors qu'un appoint. Des leçons
duSecrétaire général de l'ONU,
doivent:être tirées -des.expériences
a posé un acte positif Toutefois,
amères des 'différentes opérations
lerôle du représentant spécial doit
de maintien 'de la paix;parce que
aller au-delà de celui d'un simple
basées pdncipaJement,sur
ambassadeur itinérant. Il pourrait
l' assistance.fïnancière' des
être chargé d' exécuter .Un
puissances occidentales.L' Afrique
programme-global de résoluti6n
doit maintenant s'assumer. La
des-conflits, :d'es problèmes
.;; !.:
transfrontaliers et 'dé l'impact
-j
' . ~:
•. 1
-.'-
. -.., .."
prolongé-de lapauvreté
~. rf;.
sur 'le
l
" ,'.
.~ If.P/C!=D,I.=,~'o
... ' ..
::OR,Cit,"P:30,
'
,,"
. ,-:.. -
développement et la' sécurité en
2Id .
" ' ..
, ' , .

-
........,-_ _,.....-_,....-
- -
Sciences sociales et humaines
Références
Les chefs d'Etat ont alors pris des
continent africain. JI pourrait
bibliographiques
mesures concrètes pour son
inspirer. d'autres sous-régions
, ,
. ".~
application. La société civile peut
africaines ainsi que l'UA pour la
. AdebajoAdekeye, 2001 : « Les
aider" par des informations, à
gestion des c~~its et le maintien
Marins
de
mener ce combat. Elle peut aussi,
de la sécurité.
l'Afrique
dans.ce cadre, contribuer à limiter
T o u t e f o i s ,
en renaissance :l'ECOMOG au
l'insécurité dans les pays par les
l'importance et la diversité des
Libéria, en Sierra
pressions qu'elle exerce sur le
problèmes' que la CEDEAO
Leone
et
en
pouvoir. En effet, on passe souvent
rencontre dans l'exécution de ses
Guinée-Bissau »,
sous silence le rôle négatif que
nouvelles missions suscitent le'
Communication
jouent les forces.de police dans
doute quant à ses capacités à les
au séminaire de
l'insécurité des citoyens. Dans
assumer. Ce sentiment est renforcé
l'IPA/CEDEAO.
plusieurs pays, la police a commis
par
l' inso uciance
de
la
Abuja,
27-29
des violences au lieu de protéger
communauté internationale face
septembre.
la population civile contre des
aux conflitsafricains qui ne S?ntpas
Adedeji Adebayo, 2001 : « La
agissements criminels. En ce qui
considérés comme une menace
CEDEAü 26 ans
concerne J'utilisation des enfants,
pour les intérêts vitaux des pays
après: un voyage
dans les conflits, la société civile
industrialisés. Cette indifférence se
rëtrospectif »,
peut êtretrès utile en s'occupant
traduit par les faibles financements
Communication
de? questions de l'aide d'urgence,
qu'ilsconsentent larésolutiondes
à
_au séminaire de
des questions humanitaires et de
crises africaines.Par exemple, le
. 'l'IAP/CEDEAO
celles, relatives aux droits de
budget delaMission.de FüN.'V au
Abuja,
27-29
l'homme.· Il convient alors de
Liberia (MO~l!L) équivalait au
septembre 2001.
travaillerà réduire la méfiance qui
coût de cinq jours de lamission
Agwai Martin, 2001 : « La mission
existe entre la société civile et les
similaire dans l'ex- Yougoslavie" .
de
l'ONU
en
gouvernants pourune collaboration
Face, au, d~sengagement des
S i e
r r a
plus étr.o iteentre elle et la
acteurs de la guerre froide, la
. Leone :problèmes
CEDEAO dans le domaine de la
questionfondamentale est de savoir
. et perspectives»,
sécurité..
,'. ,
comment la CEDEAO. pourra,
Communication
CONCLUSION
après un bilan.d'une décennie
,
, au séminaire de
,
La
CEDEAO
a
d'expériences en matière de
. :.... ·l'IPA/CEDEAO,
accompli des efforts remarquables
gestion des conflits, assumer le rôle
:27-29 septembre
pour se muer, d'une organisation
que ,le~ circonstances lui ont
Bach Daniel,
2001 : « La
à vocation purement économique,
imposé. Pourra-t-elle adopter les
CEDEAO
:
en un cadre sous-régional de
mesures ~écessaires et se doter
Commerce,
maintien de la paix et de la sécurité.
des moyens adéquats pour
régionalisation et
Les efforts déployés pour faire de
qu'advienne le règne d'une
sécurité
en
l'ECOI\\1ÜG, fortement contestée
véritable « pax ouest africana »
'Afrique
de
à ses débuts, uneforce de réserve
dans rune des régions les plus
l ' ü· u-e st» ,
de la paix reconnue par.les Etats
troublées .du monde ? L'avenir
'Communication
membres-ide 'la CEDEAO,
nous le dira.:
au séminaire de
exprimentb v~lontédes Africains
.,,:.
t.'i.;·. _
.
.-I.'IAP/CEDEAO,
1 T.K. Biaya : op. cit. pp.5-36
de.garantir lapaix chez eux et de
. 2'7-29 septembre
2 J.MPalm : « Société civile et action
trouver des solutions africaines aux
pôlitiqùe.àu·Burkina Faso de 1960 à
Biaya Tshikala,
problèmes auxquels ils sont
nos jours» in Eurêka.no35.octobre-
1999 : Acteurs et
novembre 2000,p.20.
confrontés; Le, mécanisme de
3
médiations dans
éEDEAd~ r'Protoc6le du mécanisme
sécurité de-la CEDEAO est le
de -sécuru«. ...op.cit.
. , , . . . la résolution et la
premier instrument sous-régional
4 T.K.Biaya :op .cit. p48.
médiation des
dugenreà.être misen place sur le
~.,
.
1
Rev. CAMES .. Sér.ieB, Vol. 005. N°: 1..2.2003
..
- '
~
.
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-'.".~
.
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,
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